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2008

Mois de Janvier

Les Echos du 03 Janvier 2008

 

LE MALI D’ATT

Le temps des désillusions

Le Mali est arrêté depuis 2002 dans beaucoup de domaines. Les recettes montrées par ATT et son entourage ne l’en feront pas sortir, c’est certain. On est dans la position du berger qui dort en brousse sachant fort bien qu’à son réveil il aura des kilomètres à courir pour rattraper son troupeau parti dans son temps de sommeil.

L’année 2007 aurait due être une grande année qui aurait permis au Mali de prendre un autre départ ; elle ne l’a pas été par la faute de la politique politicienne des cadres de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui ont préféré sauver leurs meubles plutôt que de préserver les intérêts généraux de la nation. Les partis politiques de ce regroupement à but uniquement électoraliste, en refusant le combat en avril 2007, ont annulé l’événement, c’est-à-dire l’élection présidentielle, ce qui a permis au sortant de se succéder allègrement à lui-même.

Des cris d’indignation poussés çà et là par les militants du Front pour la démocratie et la République (FDR) et dénonçant les fraudes massives que même les aveugles des villes et des campagnes ont vues et dénoncées, nul n’en a eu cure et l’on a continué à chanter et à danser au son des flûtes des bergers du Kounari. Les observateurs internationaux dépêchés sur place ont avalisé les résultats publiés par le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales et écrit que jamais en Afrique de l’Ouest élection présidentielle ne fut aussi juste, équitable et transparente que celle-là.

Or, ces messieurs et ces dames, qui viennent plus en villégiature chez nous que pour surveiller des processus électoraux, quand ils édictent une sentence, aucune autre autorité de droit ne peut faire accréditer une seconde thèse. Les élections législatives qui ont suivi en juillet-août ont reproduit le même scénario que la présidentielle, n’autorisant le passage à Bagadadji que les candidats ayant fait allégeance au camp présidentiel et prêté serment de fidélité, au moins pour la durée de cet ultime et dernier mandat.

Le président dispose donc à l’Assemblée nationale d’une majorité confortable comparable à celle d’un régime à parti unique constitutionnel même si, force de l’Etat de droit et de la démocratie, une petite place est reconnue à l’opposition à condition que celle-ci veuille bien se déclarer et non plus accepter de manger avec ses adversaires comme cela fut le cas durant les cinq ans écoulés. Mais là où le peuple est allé assister à une tragédie grecque du temps d’Eschine, ce fut à l’occasion de l’élection du président de l’Assemblée nationale où les deux ténors de l’ADP, Dioncounda Traoré (Adéma/PASJ) et Mountaga Tall (Cnid) sont montés au front pour défendre, chacun, sa propre monnaie.

Le peuple malien assista médusé à ce duel serré mais dramatique entre deux hommes qui, hier encore, se donnaient l’accolade dans l’euphorie du combat électoral gagné par ATT. Les urnes mentant rarement, le vote a porté au triomphe le président de l’Adéma, envoyant son adversaire au chapelet des marabouts pour cinq ans encore. L’élection du président de l’Assemblée nationale et la mise en place des commissions de travail ont assaini la situation à Bagadadji. Tout comme sur le plan politique se sont levés certains hiatus.

Le consensus politique dont la seule raison d’être était la réélection d’ATT est maintenant jeté aux orties et personne ne le revendique plus. Les partis politiques sont maintenant autorisés à faire librement de la politique et à se montrer sous leur vrai jour. Il n’est plus question de soutenir ATT ni personne d’autre. Dorénavant appelés à reprendre du service, les programmes (pour ceux qui en avaient) ayant été vendus aux enchères pendant le consensus, les partis politiques se cherchent des points d’appui quand ce n’est pas carrément le désarroi en leur sein.

C’est cette somnolence qui a permis à la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre Modibo Sidibé de passer le 14 décembre 2007 à l’Assemblée nationale avec aussi des instructions venues des hauteurs de Koulouba de ne pas trop s’agiter autour de cette affaire qui n’est au fond que du papier et un exercice traditionnel en démocratie et dans un Etat de droit ou soi-disant cela.

Obscurités

Le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga ayant rendu le tablier le 27 septembre 2007, Modibo Sidibé lui a succédé comme de droit car allié de longue date et confident du chef de l’Etat. La nomination de ses ministres, aux forceps, étala sur la place publique toute la force du clientélisme politique dans ce pays et en réalité jamais formation d’un gouvernement, sous la IIIe République, ne fit pousser autant de cheveux blancs sur la tête du personnel politique. Tout le monde, chefs de partis politiques comme simples militants, voulait devenir ministre avec ou sans compétence.

Il se raconte dans les rues de Bamako que le président ayant trop promis, des ministres sortants remerciés sont tombés en syncope. Quoi qu’il en soit, le gouvernement formé est d’un atypisme étonnant. Les chefs de partis politiques y sont absents, ce qui dénote du peu de considération que le chef de l’Etat continue de nourrir pour la classe politique.

Ensuite on en a pris un peu partout, y compris dans les formations les plus insignifiantes. L’autre aspect de ce gouvernement qui fait se retourner est le nombre élevé de femmes en son sein. Même dans les pays les plus développés et plus démocratiques que le nôtre on ne voit pas une telle inflation de femmes au gouvernement et des analystes de la place n’ont pas manqué de noter que le chef du gouvernement (ou ATT) a sacrifié l’efficacité de l’action gouvernementale sur l’autel du remplissage féminin. Dans tous les cas, la formation de ce gouvernement laissera des traces profondes dans les rangs des partis politiques et sont déjà visibles des frustrations fortes et décidées à se venger, quitte à ce que cela se fasse par le biais de la trahison ou de la traîtrise.

L’affaire dite de la maîtresse du président a fait en juin 2007 le Mali du cercle des pays d’Etat de droit pour le jeter dans celui des dictatures tropicales, sournoises et pernicieuses. Elle est venue rappeler aux gens que notre justice est pleinement au service du prince du jour. Me Fanta Sylla, alors bâtonnier de l’Ordre des avocats, avait dit lors d’une rentrée judiciaire que notre justice était indépendante de tout sauf de l’argent sale ; maintenant on peut ajouter qu’elle l’est de tout, sauf du pouvoir politique.

L’épisode, qui aurait dû être géré au sein d’un comité pédagogique, a changé de direction pour atterrir dans les tribunaux. Tout l’amalgame est venu de là, car la justice n’avait pas à s’y mêler, elle dont les bureaux sont surchargés de dossiers sur la corruption et la délinquance financière qu’elle a de la peine à dégager. On se demande d’ailleurs avec effarement comment une simple épreuve de contraction de texte a pu faire tant de vagues et aboutir à des arrestations d’enseignants et de journalistes. On a beau chercher, on s’arrête à l’idée du zèle du magistrat ou à celle de l’ordre venant d’en haut pour faire le bon exemple et museler la presse.

Tout cela s’est joué sur fond de crise économique aiguë. Le gouvernement s’étant montré incapable (il a dit qu’il n’a pas de brigades pour le faire) de contrôler les commerçants et leurs prix, l’inflation s’est installée structurellement. On l’a vu sur les prix des denrées de première nécessité qui sont devenus fous de 2002 à 2006 et que personne ne songe plus à freiner. Depuis 2002 le pays a cessé de produire et vit sur les produits d’importation des autres. On peut maintenant compter sur les doigts d’une main le nombre des usines et des entreprises qui marchent encore. La dernière à fermer ses portes est l’Huicoma pourtant naguère montrée du doigt comme un fleuron industriel et commercial. On l’a fermé pour des raisons économiques difficiles à comprendre.

La fonction publique n’embauche plus alors que le marché de l’emploi est saturé de jeunes diplômés qui ne demandent qu’à mettre leur savoir au service de la nation. En réponse à ce cauchemar économique on nous sort le Programme de développement économique et social (PDES) qui semble être une copie pâle ou un parent lointain du défunt Fonds d’investissement pour le développement économique et social (Fides) élaboré par les autorités de la IVe République dans les années 1950 et qui a permis à la France de réaliser dans ses colonies le peu qu’elle a pu y faire en plus d’un demi-siècle de colonisation.

Tous les spécialistes vous le diront : ce document est dangereusement flou et après l’avoir lu trois ou quatre fois, on se demande où veulent aller ses auteurs, tant il ressemble à une dissertation générale sur l’économie libérale avec des mérites reconnus à la planification et au dirigisme d’Etat.

Le Mali est arrêté depuis 2002 dans beaucoup de domaines. Les recettes montrées par ATT et son entourage ne l’en feront pas sortir, c’est certain. On est dans la position du berger qui dort en brousse sachant fort bien qu’à son réveil, il aura des kilomètres à courir pour rattraper son troupeau parti dans son temps de sommeil.

Yiriba

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« PARTI DU SOLEIL LEVANT »

Me Mountage Tall suspendu du Cnid/Fyt

Le Congrès national d’initiative démocratique (Cnid/Fyt) n’arrive pas à résoudre ses contradictions internes. Me Mountaga Tall, président du parti, et Fanta Mantchini, première vice-présidente, ont été suspendus par le comité directeur

Décidément rien ne va plus au sein du Cnid Faso Yiriwa ton : son comité directeur, réuni en session extraordinaire le mardi 1er janvier 2008, a décidé de « la suspension jusqu’aux prochaines assises nationales, de toutes activités et fonctions au sein des instances du parti les responsables Me Mountaga Tall, président, et Fanta Mantchini, première vice-présidente ».

En outre, le comité directeur a levé les sanctions qui frappaient Ndiaye Bah, par ailleurs ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Tall Haoua Touré et 17 autres membres de la section de la Commune VI. Selon le communiqué signé par le secrétaire politique du parti dont une copie nous est parvenue, la suspension de Me Tall et de la première vice-présidente découle de plusieurs faits et constats.

Premièrement, le comité directeur du Cnid indique « qu’il constate avec regret que les efforts de médiation et de réconciliation ne cessent de faire l’objet de sabotages et d’obstruction systématique de la part de Me Tall ».

Deuxièmement, souligne le communiqué, « le comité directeur constate que les décisions de suspension susmentionnées (Ndlr : suspension de Ndiaye Bah, de Mme Tall et 17 autres) ont été prises en violation flagrante des dispositions statutaires du Cnid et des principes généraux du droit applicables en matière disciplinaire ».

Et troisièmement, l’instance dirigeante du parti « estime que la crise née après ces décisions illégales a été voulue et entretenue par le président Me Mountaga Tall dans le seul but d’assouvir ses desseins personnels au détriment de l’intérêt général du parti et de la démocratie ».

Pour rappel, cette crise, qui est montée d’un cran au sein du parti du Soleil levant (emblème du Cnid), trouve son origine dans la désignation des candidats du parti aux élections législatives de juillet 2007 en Commune VI.

Ndiaye Bah et d’autres militants du Cnid avaient été suspendus du parti au motif qu’ils avaient soutenu une autre candidature que celle du parti, imposé par Me Tall. En effet, Ndiaye Bah et ses partisans étaient beaucoup plus portés sur le choix de Me Demba Traoré. Me Demba, qui n’avait pas eu le soutien de Me Tall, s’est retrouvé sur une liste de l’Union pour la République et la démocratie (URD), où il a signé son adhésion définitive fin décembre.

Le Cnid/Fyt se porte bien. Dieu merci !

Denis Koné

 

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LES MISES EN GARDE DE L’ASCOMA

Les huiles impropres provoquent la stérilité chez l’homme

L’huile de consommation humaine produite par une cinquantaine d’unités industrielles du Mali contiendrait du gossypol, une substance toxique qui provoque la stérilité chez l’homme, l’interruption de la grossesse, des problèmes gastriques, cardio-vasculaires et le cancer. La révélation a été faite, hier, par l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma) au cours d’un point de presse sur la sécurité des produits alimentaires.

Les consommateurs maliens ont-ils conscience de la qualité de leur bouffe ? Certainement pas, répond l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma). Conformément à ses missions d’information, de dénonciation et d’interpellation, elle a mis en garde, mardi, les consommateurs et le gouvernement sur les dangers de la consommation de l’huile produite et commercialisée par certaines unités industrielles du Mali.

« Aujourd’hui, il y a des risques pour la santé du consommateur. Ces huiles contiennent une substance toxique : le gossypol qui provient de la graine de coton et qui est normalement éliminé par le processus de raffinage industriel » , a expliqué Dr. Ibrahima Sangaré, vétérinaire hygiéniste et membre de l’Ascoma. Mais, a-t-il poursuivi, il se trouve que seules quelques unités de production disposent d’équipements adéquats capables de produire de l’huile raffinée.

La quasi-totalité de ces unités de production, a-t-il révélé, ne disposent même pas de toute la chaîne complète du processus de raffinage de l’huile. Il s’agit le plus souvent des unités de production artisanales qui ne peuvent produire que de l’huile brute ou de l’huile neutre, impropres à la consommation humaine et animale. Ce triste constat a été fait par les services techniques de l’Etat.

Une première mission technique effectuée en 2006 a révélé que sur 29 huileries, seules trois produisaient de l’huile raffinée. Une deuxième mission en juin 2007 a conclu à une augmentation du nombre d’huileries, 57 au total et sur lesquelles deux disposent de la chaîne complète pour le raffinage de l’huile, les autres produisant de l’huile de coton impropre à la consommation humaine. Enfin, une troisième mission effectuée en novembre dernier à San, Ségou, Sikasso, Koutiala, Bougouni est arrivée à la conclusion que sur les 40 huileries, seules cinq disposent d’équipements de raffinage adéquat, donc à même de produire de l’huile de coton raffinée.

Dangers de mort

« Les risques pour le consommateur après une longue période d’absorption de l’huile non-raffinée sont énormes. Elle contient du gossypol qui provoque l’infertilité permanente voire la stérilité chez l’homme (l’azoospermie, diminution de la libido, de la spermatogenèse et de la mobilité des spermatozoïdes de manière irréversible. Certains contraceptifs masculins sont d’ailleurs à base de gossypol). Il provoque également l’irrégularité ou l’arrêt des menstrues, l’interruption de grossesse chez la femme, des problèmes gastriques dus aux effets toxiques sur le foie, des pathologies cardio-vasculaires à l’origine d’arrêts cardiaques ainsi que des cas de cancers » , a averti Dr. Sangaré.

Aux dires de la présidente de l’Ascoma, Mme Coulibaly Salimata Diarra et de son vice-président Abdoul Wahab Diakité, l’analyse de ces risques relève de la responsabilité de l’Etat à trois égards : l’appréciation des risques, leur gestion et la communication à propos du risque. Même appel du président du Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali (Redecoma) Badou Samounou qui s’est joint à l’Ascoma pour la cause. « C’est un problème de santé publique. Donc, le gouvernement ne doit pas voir les petits profits et les petits emplois de ces unités. Mais, la santé des citoyens », a-t-il martelé.

Pour sa part, l’Ascoma a adressé aux autorités une série de recommandations portant, entre autres, sur la fermeture immédiate et définitive de toutes les unités qui ne sont pas en mesure de produire de l’huile propre, rendre obligatoire la traçabilité pour les huiles alimentaires qui permet de trouver l’historique des produits à partir de l’étiquetage sur les emballages, communiquer sur les risques de santé publique, définir une véritable politique nationale en matière de mise sur le marché des denrées alimentaires.

Sidiki Y. Dembélé

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INSTITUTS DE FORMATION DES MAITRES

Des étudiants dribblent l’Etat sur la bourse

Les instituts de formation des maîtres (IFM) suscitent aujourd'hui un véritable intérêtchez certains étudiants qui profitent des avantages comme la bourse pour ensuite filer à l’anglaise.L'ambition du gouvernement de former, quantitativement et qualitativement, des maîtres est menacée.

A partir des critères de mérite et des mesures d'incitation, l'Etat accorde des bourses mensuelles à bon nombre d'étudiants des Facultés et différentes écoles. Des centaines de millions sont mobilisés chaque année pour améliorer les conditions de travail de milliers d'étudiants. Mais depuis quelques années, les autorités scolaires constatent un vrai règne de la mafia autour des bourses.

En effet, pour bénéficier des avantages de la bourse, certains étudiants n'hésitent plus à s'inscrire en même temps dans plusieurs écoles publiques afin d'empocher irrégulièrement plusieurs bourses au détriment des caisses de l'Etat.

Récemment, ce sont des centaines d'étudiants qui ont fait le concours d'entrée des instituts de formation des maîtres (IFM) où l'Etat a instauré des mesures incitatives pour encourager les étudiants à s'orienter vers les métiers de l'enseignement.

Inscrits dans l'une des facultés de la capitale, des étudiants une fois déclarés admis au concours des IFM font tout pour toucher le trousseau ( 38 000 F CFA) et au moins les bourses des trois premiers mois, c'est-à-dire trois fois 26 250 F CFA pour ensuite disparaître.

A en croire un des responsables de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) la complicité de certains responsables de l'administration des IFM est clairement établie dans ce vagabondage financier. Ces fonctionnaires de l'Etat, selon notre interlocuteur, profitent de la situation car empochent à leur tour toutes les bourses du reste de l'année scolaire.

Une source, proche du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique indique que son département est bel et bien au courant du phénomène qui ne pourrait être combattu, selon elle, que par l'informatisation et la maîtrise de l'effectif des étudiants.

En attendant, les étudiants et les fonctionnaires insouciants s’en donnent à cœur joie. Certains observateurs s'inquiètent déjà de l'avenir de notre pays car ils estiment que cette attitude de futurs cadres du pays est immorale et dangereuse.

Amadou Waïgalo

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LIBERTE DE LA PRESSE

Le nombre de journalistes tués a augmenté de 244 % en 5 ans

Au moins 86 journalistes ont été tués dans le monde en 2007. Depuis 2002, ce nombre est en augmentation constante.

En cinq ans, le nombre de journalistes tués est passé de 25 à 86, correspondant à une hausse de 244 %. Il faut remonter à 1994 pour trouver un chiffre plus élevé. Cette année-là, 103 journalistes avaient trouvé la mort dont près de la moitié pendant le génocide au Rwanda, près d'une vingtaine en Algérie, victimes de la guerre civile, et une dizaine en ex-Yougoslavie.

En Somalie (8 tués), une vague d'attentats inédite a ponctué l'une des années les plus meurtrières depuis dix ans, au cours de laquelle des insurgés islamistes ont harcelé les troupes du gouvernement de transition et de son allié éthiopien.

Dans ce contexte, alors que la presse étrangère évite généralement de se rendre dans l'un des pays les plus dangereux du monde, les journalistes somaliens, en première ligne, ont été les victimes de la violence et de l'anarchie. Moins de collaborateurs de médias ("fixeurs", chauffeurs, traducteurs, techniciens, agents de sécurité, etc.) ont été tués en 2007 que l'année précédente (20 en 2007, contre 32 en 2006).

Deux procès essentiels en 2008

Environ 90 % des assassinats de journalistes restent totalement ou partiellement impunis. En 2007, l'organisation a ainsi dénoncé, neuf ans après les faits, le comportement scandaleux des autorités du Burkina Faso qui ont rendu un non-lieu dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste Norbert Zongo alors qu'il existait des éléments accablants contre des éléments de la garde présidentielle. Elle a également condamné fermement les blocages dans l'enquête sur l'assassinat, en décembre 2004, de son correspondant Deyda Hydara, en Gambie. Là encore, la piste la plus sérieuse mène dans les couloirs du palais présidentiel.

Au 1er janvier 2008, 135 journalistes étaient emprisonnés dans le monde. Ce chiffre ne varie guère depuis quelques années. Les journalistes libérés sont aussitôt remplacés par de nouveaux détenus. Au total, 887 journalistes ont été privés de leur liberté au cours de l'année 2007. C'est au Pakistan que Reporters sans frontières a recensé le plus grand nombre de cas d'interpellations de journalistes : 195. Viennent ensuite Cuba, avec 55 arrestations et l'Iran, avec 54.

L'année 2007 en chiffres

- 86 journalistes tués en 2007, une hausse de 244 % en cinq ans

- L'Irak, la Somalie et le Pakistan sont les pays les plus meurtriers

- Plus de 880 journalistes arrêtés en un an

- Plus de 2600 sites Internet et blogs fermés en un an

 

Les chiffres essentiels :

En 2007 :

- 86 journalistes tués

- 20 collaborateurs des médias tués

- 887 journalistes interpellés

- 67 enlevés

- 1511 agressés ou menacés

- 528 médias censurés

Et concernant Internet :

- 37 blogueurs interpellés

- 21 agressés

- 2676 sites fermés ou suspendus

A titre de comparaison, en 2006 :

- 85 journalistes tués

- 32 collaborateurs des médias tués

- 871 journalistes interpellés

- 56 enlevés 

- 1472 agressés ou menacés

- 912 médias censurés.

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INCOMPREHENSIONS ENTRE MAGISTRATS

Le Prodej répond au juge Founè Mahalmadane

Monsieur le directeur,

En ma qualité de chef de la Cellule de coordination du Prodej, le devoir me commande de rétablir la vérité, suite à l'interview de M. Founè Mahalmadane publiée dans votre livraison n°3013 du 19 décembre 2007. Monsieur Mahalmadane dit ceci : « Avec l'organisation du Forum national sur la justice en 1999, on avait pensé que les solutions seraient trouvées à tous les problèmes de la justice. Malheureusement, le Prodej qui en est issu n'a pas comblé toutes les attentes. Aujourd'hui, le Prodej semble être un projet à la disposition de quelques privilégiés où dominent des règles qui jurent avec le bon fonctionnement de la justice, l'équité et l'intérêt public. Le peu de matériel que le Prodej semble mettre à la disposition des juridictions est reparti à la tête du client et souvent avec des considérations qui n'ont rien à voir avec le service public... »

Sans aucun commentaire, j'oppose à cette déclaration les propos tenus par M. Mahalmadane dans la livraison n°006 du mois d'avril 2006 de Info-Prodej. Lisez ce que dit ce docte et scrupuleux syndicaliste. « Les efforts du Prodej sont perceptibles au point de vue des infrastructures, des ressources humaines et du matériel. En Commune IV, nous avons enregistré la construction de nouveaux bâtiments, ce qui fait qu'aujourd'hui, nous disposons d'un greffe fonctionnel. Nous avons également reçu du matériel du Prodej qui nous permet de maintenir le cap de l'informatisation. Autrement, sans ce matériel d'accompagnement nous sérions tombés en panne sèche. Tout va mieux qu'hier. Beaucoup a été fait. Nous avons beaucoup de considération pour ce que le Prodej a fait. Mais la justice était dans un tel délabrement qu'il reste toujours beaucoup à faire ».

Je ne serais pas surpris, si M. Mahalmadane niait l'évidence, c'est-à-dire, l'authenticité de ses propos car c'est tout ce qui lui reste à faire. Mais une telle dénégation serait bien tardive dans la mesure où le n°006 de Info-Prodej est disponible dans toutes les juridictions du pays depuis deux ans bientôt. Le moins qu'on puisse dire, c'est que M. Mahalmadane allie inconstance, incohérence et inconséquence ; autant de comportements inquiétants de la part de celui qui a la prétention d'être un magistrat exemplaire, au point de s'offrir en modèle aux autres membres de la corporation.

Sur le même registre, je rappellerai à M. Mahalmadane que, quand on défend l'éthique et la déontologie, on ne prend pas la tête d'une expédition punitive contre l'ex-maire central de Bamako (qui a simplement déclaré au cours d'un débat que la corruption existe au sein de la magistrature) et le directeur de l'ORTM (pris en qualité de directeur de l'office, qui a diffusé le débat en question). Mais où étaient l'éthique et la déontologie ?

Pourtant, avant l'irruption de M. Mahalmadane dans cette affaire, son adjoint avait trouvé, comme cela sied au digne et loyal magistrat, pétri de pondération et de sagesse, une solution honorable pour toutes les parties. Je pourrais multiplier les exemples, j'évite de le faire pour ne pas m'écarter du sujet.

Je sais que la caque sent toujours le hareng, et nul n'ignore ceux qui ont en un moment conduit la magistrature malienne au ras des pâquerettes, et qui s'opposent désespérément à sa rédemption. Mais, malgré les difficultés de toutes sortes, la corporation gagne en maturité de jour en jour, et rien ne sera plus jamais comme avant ; les combats d'arrière-garde n'y feront rien.

Le Prodej poursuivra sa marche inexorable vers une justice plus accessible et plus efficace, malgré l'action de petits vandales révoltés contre la société et contre eux-mêmes.

En espérant que vous avez compris le sens de ma démarche, veillez agréer Monsieur le directeur de publication, l'expression de ma parfaite considération.

Brahima Mamadou Diallo

(médaillé du Mérite national avec effigie abeille)

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   CAN « GHANA-2008 »

Les 23 Aigles appelés au combat

Le sélectionneur national Jean-François Jodar a rendu publique, au cours d’une conférence de presse mercredi au siège de la Fédération malienne de football, la liste définitive des 23 joueurs retenus pour la Coupe d'Afrique des nations « Ghana-2008 ». Il a ajouté 3 joueurs locaux supplémentaires pour pallier les éventualités. L’équipe de Jodar est principalement constituée de joueurs expatriés parmi lesquels ne figure Soumaïla Coulibaly, ancien capitaine des Aigles.

L'équipe nationale du Mali, dont le milieu défensif du Réal Madrid, Mahamadou Diarra « Djilla », est le capitaine, compte trois joueurs locaux. Il s’agit du milieu défensif du Djoliba, Souleymane Dembélé, du défenseur latéral du même club Amadou Sidibé et du gardien de but du Stade malien de Bamako Soumaïla Diakité.

Dans cette liste, on note également le retour du soulier d’argent du Mondial junior « Nigeria-1999 » et sociétaire du club belge de première division Roolers, Mahamadou Dissa, et surtout du défenseur d’Auxerre Sammy Traoré absent du groupe depuis le premier match des éliminatoires de la Can-2008 à Freetown.

« Nous partons pour gagner la coupe », a expliqué d’entrée de jeu Jodar, avant de dire ses meilleurs vœux aux nombreux journalistes présents. Le coach français des Aigles a avoué que le séjour aux Emirats arabes unis pour l’ultime phase préparatoire de « Ghana-2008 » est capital dans la préparation de son équipe. « Nous sommes pas seul, la Côte d’Ivoire y sera, le Ghana cherche à aller, comme d’autres aussi », a déclaré Jodar. Mais d’après ce qu’il a dit à la presse, sa troupe serait prête pour la bataille du titre continental.

Pour le choix des joueurs convoqués pour cette Can, Jodar a évoqué la régularité des joueurs comme premier critère. « Certains ne sont pas motivés, comme Eric Sékou Chelles de Valenciennes», a-t-il expliqué. Il a aussi fait cas de certains expatriés qui ne jouent presque pas ou ne sont pas titulaires, bref qui ne font pas son affaire. C’est le cas de Soumaïla Coulibaly (Borussia Monchglenbach, Allemagne) ou de Mamadou Bagayoko (Emirats arabes). Pour Jodar, le premier doit s’adapter au football du Golfe et le second ne lui convient pas. « L’essentiel pour moi, c’est de voir le public derrière son équipe ».

Pour préparer la Can, Jodar dispose d’une stratégie et il dit avoir idée de tous ses adversaires de poule. « Nous allons superviser le Nigeria, et la Côte d’Ivoire, mais pas le Bénin que nous avons déjà vu », affirme le technicien français. Et d’ajouter qu’il ne prend pas ses adversaires en fonction de leurs styles. Il précise que « le staff technique sera étoffé avec la venue d’un observateur expatrié qui supervisera les adversaires des Aigles, sans oublier lerestaurateur des Aigles , en l’occurrence l’équipe de l’hôtel Kanaga de Mamadou Seyba dit Kado qui fera le déplacement  ».

Le coach des Aigles a aussi rappelé que le regroupement des Emirats se fera à partir du 7 janvier, et cela en fonction du calendrier des championnats européens. Sur place les Aigles livreront deux matches dont le premier le 10 janvier contre les Pharaons d’Egypte, et le 14 contre l’Iran. Le premier est le champion d’Afrique en titre et le second est l’une des meilleures équipes du Moyen-Orient. Deux sparring-partner respectés par Jodar. Il a révélé que le président Amadou Toumani Touré s’est personnellement engagé à prendre toutes les dispositions utiles pour que l’équipe soit dans des conditions idoines.

Les Aigles sont dans le groupe B de la Can-2008 en compagnie du Bénin, du Nigeria et de la Côte d’Ivoire.

Boubacar Diakité Sarr

 

Liste des Aigles retenu

Trois gardiens  : Mahamadou Sidibé (Pasginnia, Grèce), Soumaïla Diakité, (Stade Malien, Mali), Oumar Cissoko (Metz France).

Huit défenseurs : Souleymane Diamouténé (Lecce Italie), Adama Coulibaly (Lens, France), Cédric Kanté (Nice, France), Adama Tamboura (Helsingborg Suède), Samy Traoré (Auxerre, France), Boubacar Koné (Fès, Maroc), Moussa Coulibaly (Mouloudia d’Alger, Algérie), Amadou Sidibé (Djoliba, Mali).

Sept milieux : Djibril Sidibé (Châteauroux France), Mahamadou Diarra, (Réal Madrid, Espagne), Seydou Kéita (FC Séville, Espagne), Mohamed Lamine Sissoko (Liverpool, Angleterre), Bassala Touré (Levadiaskos, Grèce), Drissa Diakité (Nice),Souleymane Dembélé (Djoliba, Mali).

Cinq attaquants : Frédéric Oumar Kanouté (FC Séville, Espagne), Dramane Traoré (Locomotive Moscou), Mamadi Sidibé (Stoke City, Angleterre), Mahamadou Dissa (Roolers, Belgique), Mamadou Diallo (FC Qatar).

Trois joueurs additifs : Lassana Fané (Djoliba Mali), Mahamane Abdramane Traoré (CSK, Mali), Bakary Coulibaly (Stade malien de Bamako, Mali).

Entraîneur : Jean-François Jodar

Adjoint : Amadou Pathé Diallo

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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