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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 25 Fevrier 2008

 

ALI NOUHOUM DIALLO, SECRETAIRE A LA SOLIDARITE DE L’ADEMA

« Pourquoi je me suis retiré »

Le Professeur Aly Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale et secrétaire à la solidarité de l’Adéma-PASJ, dans l’entretien qu’il a accordé à notre reporter, revient sur l’histoire politique récente du Mali, son parcours et donne son point de vue sur l’état de son parti, l’Adéma.

Les Echos :Monsieur le président, quel bilan faites-vous de votre accompagnement du président ATT ?

Ali Nouhoum Diallo : Je ne peux pas répondre à cette question pour la simple raison que pendant une bonne partie de l’accompagnement, j’étais à l’extérieur. Cependant, le président Dioncounda Traoré a dit qu’il est nécessaire de faire ce bilan. Je pense que la démarche serait de demander à ceux qui ont été ministres de la République pendant cinq ans de participer à cette démarche. Je pense aux ministres de l’Agriculture, qui se trouve être aussi secrétaire politique de l’Adema et du Plan et de l’Aménagement du territoire, secrétaire général du parti. Je pense que ces deux membres imminents du Comité exécutif sont mieux placés pour faire une proposition de bilan de l’accompagnement au Comité exécutif. Ce dernier, à son tour, l’examinera parce que tous ceux qui étaient présents ici suivaient aussi les autres départements. L’accompagnement se faisait aussi au niveau de l’Assemblée nationale. Donc, il serait bon que le camarade Assarid Ag Imbarcawane, qui était quand même la plus importante personnalité du Parlement au sein de l’Adema et le président du groupe parlementaire, Moustapha Dicko, dressent aussi le bilan de l’accompagnement sur le plan parlementaire. Si chacun d’entre nous parle de ce qu’il sait, c’est en ce moment que nous allons mieux nous informer.

Les Echos :Comment l’Adema prépare-t-il les élections municipales à venir ?

A.N.D. : Il est demandé à tous les militants du parti de s’investir pour confirmer que l’Adema est la première force électorale du pays, la première force politique. Là, ce sont les sections et les sous-sections qui sont les mieux placées pour préparer ces élections de proximité. Le Comité exécutif pensera seulement à trouver les accompagnements matériels, financiers, mais surtout politiques. En matière de stratégie d’alliance, la direction nationale peut accompagner les sections et les sous-sections, dans l’intérêt de conforter les résultats des dernières élections municipales, qui ont vu l’Adema s’affirmer comme la 1 e force dans le pays, le parti le mieux implanté.

Les Echos :Qu’est-ce qui explique le retrait de votre candidature aux dernières législatives ?

A.N.D. : Ma première participation aux élections législatives a été voulue par le parti. Le Docteur Bokary Tréta et Soumeylou Boubèye Maïga ont insisté pour que je sois candidat aux législatives de 1992. Dans ma tête et je le disais, je devrais retourner dans ma caserne qui était l’hôpital à la fin de la Transition, tout comme le président du CTSP ATT, qui disait qu’il retournerait dans sa caserne. Quand le problème de ma candidature s’est posé, ça a été d’abord un « non » vigoureux de ma part. Pendant deux réunions, j’ai réussi à éviter la décision du Comité exécutif. Lors de la troisième réunion, la décision a été prise alors que j’étais absent et mission a été donnée par le secrétaire à l’organisation de l’époque, Bokary Tréta à Abdoulaye Balobo Maïga, alors directeur de l’opération Puits Mopti, de se rendre à Douentza et de discuter auprès de la section son acceptation de me mettre sur la liste des candidats. Lorsque j’ai découvert cela à la conférence de Mopti sur le nord, j’étais furieux. Les Pr. Abderhamane Baba Touré, ancien président de la Cour constitutionnelle et premier président de l’Adema association et Mamadou Lamine Traoré, alors premier vice-président du parti m’ont dit de me soumettre à la discipline du parti. La section de Douentza avait déjà investi ses deux candidats, mais l’un a accepté de se désister en ma faveur.

En 1997 aussi, j’avais voulu me retirer avec le sentiment qu’honnêtement, j’avais accompli ce que je croyais être mon devoir. Je dois avouer aujourd’hui que les camarades Tréta et Soumeylou Boubèye ont été clairvoyants, car ils ont vu plus loin que moi. Je crois que la question « Qui allait diriger le Parlement Malien » s’était posée, mais moi je ne me la posais pas. Je suis convaincu que les Boubacar Sall et autres auraient pu le diriger, mais ils m’ont fait du bien malgré moi-même. Je dois le reconnaître aujourd’hui, car ce que j’ai pu faire pour mon pays m’a épanoui. Après, c’est le président Alpha Oumar Konaré, qui m’a appelé pour me dire qu’il voulait m’envoyer diriger le parlement de la Cédéao. Là aussi, j’ai essayé de discuter. Nous voulions le siège du Parlement, mais, puisqu’Obassanjo le voulait aussi, le Président Konaré s’est battu pour la présidence. Konaré m’a convaincu du fait que vu notre itinéraire à nous tous, nous ne pouvons qu’accepter des missions qui consistent à accélérer l’intégration africaine, voire son unité. C’est pour ça que le président Alpha Oumar Konaré a souhaité que j’accepte vraiment cette mission.

Le 16 novembre 2000 a eu lieu l’installation du Parlement à Bamako et le 26 janvier 2001, j’ai été élu président. En 2002, mon mandat devait finir ici au Mali, et je ne pouvais pas continuer le travail confié si je ne restais pas député du Mali parce que pour être député de la Cédéao, il faut être député chez soi. Voilà comment j’ai été amené à venir et à rester ; nonobstant tout mon désir de sortir vraiment de la scène politique, de la façon dont j’étais visible, je n’ai pas pu satisfaire ce défi. Naturellement, je me suis représenté en 2002 sans aucune contrainte. J’aspirais fortement, comme je l’ai dit souvent, à faire en sorte que les générations qui me suivent se hissent sur mon épaule pour voir ce que nous n’avons pu voir de par les conditions qui étaient les nôtres. Je le répète tellement à tous les aînés que, quand c’est mon tour, c’est tout à fait normal que je ne m’éternise pas dans la fonction de député

Les Echos :Cela n’a-t-il pas posé de problème ?

A.N.D. : Non, honnêtement je pense qu’il y avait des jeunes qui voulaient au contraire sauvegarder l’unité du parti à Douentza parce que tous ceux qui étaient candidats n’avaient pas les mêmes philosophies de la politique que moi. Sincèrement, de ma génération, on ne dit pas « moi je veux ça », ce sont d’autres qui disent « tu es capable de faire ceci » et en fonction, te mettent en mission. Puisque moi j’ai été formé ainsi, il va de soi que j’aie plus de facilité à dire bonne continuation à ceux qui veulent. Moi, je ne suis pas candidat, mais je reste militant du parti et toujours disponible 24 heures sur 24.

Les Echos :L’Adema a été vraiment atteint dans son unité à cause de la gestion faite de la dernière présidentielle. Est-ce que les morceaux se ressoudent ? Comment gérez-vous cette situation ?

A.N.D. : C’est que c’est très pénible qu’on parle aujourd’hui de morceaux à ressouder parce que ça correspond à la vérité. J’ai dit à plusieurs reprises aux camarades que ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise. J’ai produit en son temps un texte intitulé : « contribution au débat du troisième congrès ». Je ne l’ai pas lu vu l’atmosphère, mais je l’ai remis aux camarades. J’ai analysé longuement tout ce qui se passait dans le parti, à Gao, Douentza, un peu partout. J’ai estimé qu’à y regarder de près, il n’y a pas de divergences idéologiques ni politiques, mais des divergences de positionnement personnel. J’en suis très peiné. J’ai toujours estimé, quand nous avons enregistré le départ de Mamadou Lamine Traoré, qu’il ne fallait pas insulter le passé commun et qu’il ne fallait pas tenir des propos qui compromettent définitivement l’avenir. J’ai également estimé qu’il faut éviter de blesser. Je crois que les blessures physiques peuvent cicatriser facilement, mais les blessures morales, psychologiques cicatrisent difficilement. Lorsque je sentais venir le départ d’IBK, j’ai dit à mes camarades : attention, sortez de vos tranchées. Il m’est arrivé de leur rappeler en réunion du Comité exécutif, que le jour où celui qu’on croit minoritaire s’en ira, on verra qu’il bouchait quand même un trou.

Conscient de tout ce que je viens de dire, je suis spécialement venu d’Abuja pour le congrès des 16, 17 et 18 janvier 2004, au cours duquel j’ai remis une déclaration au président Dioncounda Traoré et à un certain nombre de dirigeants. Dans ce document déjà, j’ai dit aux camarades qu’il fallait que la grande famille Adema se retrouve. Sept ans, ce n’est pas trop pour s’efforcer de panser les blessures et réunifier la famille. Je salue d’ailleurs le discours de Dioncounda Traoré. Comme il dit parfois dans ses discours, nous pourrons réussir si nous sortons de nos égaux et si nous sortons de ce qu’il appelle la rente révolutionnaire. C’est valable pour chacun de nous.

Les Echos :Est-ce que vous pensez réellement que l’Adema originelle peut se retrouver ?

A.N.D : Il n’y aura d’obstacles que si chacun dit qu’il a plus de légitimité que l’autre, donc plus apte à être candidat à la présidentielle. Pour les nommer, qu’un Soumaïla Cissé qui a été notre candidat ; qu’un Ibrahim Boubacar Kéita que d’aucuns considéraient comme un candidat naturel, si avec eux nous sortons de ces personnalisations et surtout de ce désir de dire que moi j’ai plus droit à ceci qu’un autre, la retrouvaille se fait difficilement. L’esprit militant est ce qu’Abderhamane Baba Touré nous a inculqué. Le premier jour où il nous mettait dans le Parti malien du travail, en 1963, il nous a dit voilà, vous êtes mes anciens élèves, je vous connais bien, je vous explique de quoi sera faite la gestion. Si vous n’êtes pas d’accord, vous allez me le dire. Si vous ne me suivez pas, vous n’allez pas me dénoncer. Nous sommes un certain nombre, nous avons créé un parti clandestin. En vous demandant d’y venir, je voudrais que vous sachiez que je ne promets ni couronne ni laurier. Au contraire, vous risquez d’être pourchassés, emprisonnés, frappés, torturés et peut-être même passés au poteau d’exécution. Mais le jour de la victoire, quand le peuple va venir à bout des oppresseurs, alors ce jour-là, vous aurez la satisfaction d’avoir servi votre pays, d’avoir couru tous les risques imaginables pour arriver à la liberté, la justice sociale et à la solidarité humaine.

C’est cet esprit qui nous anime et qui exclut tout esprit de rente. Si nous sommes dans cette logique, l’Adema, le RPM, l’URD, le Miria se retrouveront et le chef de chacun de ces formations fragments de l’Adema originelle n’aspirera pas à dire moi d’abord. Ceux qui sont à l’Adema ne diront pas que vous êtes des militants de seconde zone, et c’est ça qu’il faut éviter. Si nous évitons cela, il est indéniable que nous allons choisir entre nous, comme nous l’avons fait avec Alpha Oumar Konaré, celui que nous pensons le mieux susceptible d’incarner le projet, d’être à l’intersection des générations et de pouvoir, de ce fait, mobiliser ses aînés, sa classe d’âge et ses cadets. Avec l’accompagnement des aînés, Alpha s’est retrouvé dans une situation où ni Abderhamane Baba Touré, ni Kadari Bamba, ni moi, ni Birama Diakité, ni Zoumana Mamadou Maïga, etc. n’aspirait à être chef d’Etat, même pas un homme d’Etat. Nous nous sommes habitués à ce qu’on nous dise voilà ta mission, tu peux l’accomplir. A partir du moment où le monde évolue et que les jeunes sont capables de dire moi je veux, ce qui est normal, essayons de voir les meilleurs, le parcours de chacun. Au bout de ça, sans aucun préjugé, nous allons choisir le meilleur, et l’Adema va reconquérir le pouvoir.

Propos recueillis par

Alexis Kalamabry

 

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TOILETAGE DE LA FSJP

Le Conseil de l’université dit « non » à la magouille

La crise à la Faculté des Sciences juridiques et politiques (FSJP) défraie la chronique. La situation a occupé une place de choix au récent Conseil restreint de l’Université de Bamako. Tout en condamnant la corruption, qui est devenue monnaie courante, les administrateurs ont pris des mesures visant à freiner toutes les pratiques jugées anormales à la FSJP.

Les sept chefs d’établissement accompagnés chacun d’un représentant des étudiants ont échangé avec Mme le recteur de l’Université de Bamako à la faveur du Conseil de l’Université de Bamako tenu les 06 et 07 février 2008. Même si nul ne doute aujourd’hui, que l’école malienne est à la merci de la gangrène, le cas de la FSJP est pire avec des pratiques désormais ancrées dans les habitudes.

Le doyen de ladite Faculté a beau affirmer qu’il faut dorénavant travailler pour passer à la FSJP, les réalités sont tout autre. Mettant l’Etat face à ses responsabilités, dont l’autorité est « touchée » par ces manœuvres sordides, les orateurs ont vivement regretté le « passage en classe supérieure de plusieurs étudiants dans des conditions anti-pédagogiques, dans le laxisme et dans la corruption ».

Une position d’autant plus justifiée que des centaines d’étudiants dans la même Faculté, se sont récemment plaints. « Nous avons payé notre argent et nous devons passer ». Une situation, qui y a entraîné du coup l’escalade de la violence ces derniers temps. Il est aussi impossible de ne pas citer les ventes de brochures « illicites ». « Celui qui achète ma brochure écrit son nom et on verra la suite après », diraient des enseignants à leurs étudiants. Les intervenants se sont aussi élevés contre les « cours privés spéciaux » à la veille des examens et le « favoritisme » lors des évaluations.

Concernant les mesures anti-pédagogiques, figure en premier lieu l’attribution des notes administratives non prévue par un texte réglementaire et auquel l’administration avait recouru suite au refus de certains professeurs de rendre leurs notes.

Le repêchage et les représailles

Cet acte avait suscité la colère de certains parents d’élèves dans la mesure où tous les étudiants, à les en croire, ne méritent pas la moyenne attribuée. Malgré tout, les résultats ont été jugés catastrophiques et le traitement des réclamations a permis seulement d’avoir une « légère hausse ». C’est pour toutes ces raisons que des intervenants au cours du conseil, ont souhaité la stricte application des « normes docimologiques » étant donné que le comité de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de la FSJP, en plus d’autres facteurs défavorables, imposent leur quota de passage à l’administration au risque de prendre l’année académique en otage.

Après avoir fait l’état des lieux, le conseil de l’université a fait une recommandation contre le repêchage à l’examen du Baccalauréat, un phénomène dont se servent les autorités pour « gonfler » le taux de réussite et convaincre les bailleurs de fonds de la bonne santé de notre école quant bien même il a de sérieuses répercussions sur le niveau des diplômés.

En plus, sur décision du recteur de l’université de Bamako, le conseil « a interdit les cours privés et la vente des polycopies dans les établissements ». Contre les enseignants « indociles » et ne faisant pas honneur à la FSJP, le conseil a aussi fait des recommandations. Dans cette optique, il a conseillé de « retirer les cours aux enseignants incompétents et corrompus en les faisant remplacer par des consultants du Tokten et muter ou permuter certains enseignants entre les établissements ». Des mutations trouvées « arbitraires » par les « challengers » affiliés au Syndicat national de l’éducation et la culture (Snec) de l’actuel doyen Harouna Dembélé et auteurs de la rétention des notes.

Pour le conseil, « tous les enseignants qui retiennent leurs notes doivent être consignés à la justice car c’est un devoir pour eux de rendre les notes des évaluations ». Comme conséquence de la pléthore, le Conseil a suggéré de « supprimer les épreuves orales ». Enfin, le conseil a recommandé d’empêcher toute ingérence extérieure dans la gestion de la FSJP et lors des évaluations.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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VIOLENCE EN MILIEU SCOLAIRE

Les administrateurs condamnent

Aujourd’hui, l’espace scolaire vibre au rythme de la violence à tel point que le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Synesup) a menacé de décréter une grève illimitée qui commence normalement demain. Dans le prolongement de cette logique, le Conseil de l’université de Bamako a dénoncé la violence tout en mettant les autorités face à leurs responsabilités.

Le fait que l’école malienne soit transformée en une scène de violences n’ayant rien à envier à une « théâtre d’opérations militaires ». Ce n’est pas du tout du goût de l’administration de l’Université de Bamako. Réunis en conseil restreint de l’université, les doyens des Facultés et les responsables des grandes écoles ont, avec le recteur, Mme Siby Ginette Bellegarde, d’abord fait le point des « actes barbares » enregistrés ces derniers temps au niveau de l’Université de Bamako. Les actes de vandalisme dont les enseignants sont maintenant la cible ont été jugés « inacceptables et excessives ». Au nombre de ceux-ci, il y a l’incendie « volontaire » qui a endommagé le domicile du doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), professeur Harouna Dembélé, et perpétré par des étudiants recalés mécontents de leurs résultats.

La maison du doyen de la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) était aussi visée par les assaillants. Le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur, Dr. Abdou Mallé, avait même martelé, que « nous sommes agressés dans les lieux de travail, dans les rues, des membres de nos familles sont menacés puis violentés. Les locaux de certains établissements sont saccagés ou incendiés… Nous ne pouvons plus supporter cette situation qui n’a que trop duré. L’Etat doit s’assumer ».

Comme si c’était pour montrer que l’insécurité à l’école est grandissante et que le fléau existe bien, des étudiants manu militari et se réclamant de la FSJP ont « fait irruption » dans la salle de réunion du Conseil de l’université alors que les administrateurs étaient en pleins travaux. Ces Ninja « enturbannés » ont sommé de voir Mme le recteur avant qu’il « ne leur soit indiqué de s’adresser d’abord au secrétariat et que Mme le recteur ne bougerait pas » . Déçus, les brigands, tout en menaçant de perpétrer des représailles sur le domicile du recteur, auraient dit que, « ça ne se passerait pas comme ça » .

« Des policiers fautifs »

Le Conseil restreint de l’université s’est aussi penché sur l’insécurité des étudiants non seulement aux alentours des salles de classe mais surtout dans les internats, lieux où circulent librement des « armes à feu » et où existent des « salles de torture » . L’endroit appelé « Elysée » par les étudiants en est la parfaite illustration. La responsabilité des policiers chargés de sécuriser les lieux n’a pas été occultée par les administrateurs étant donné que certains parmi les forces de l’ordre sont étudiants dans certaines Facultés.

A en croire des intervenants au cours du conseil, « de nombreux porteurs d’uniforme qui sont étudiants à la FSJP et à la FSEG ne sont pas admissibles » . Une situation, qui, pour eux, a motivé leur « sabotage des consignes de sécurité » .

C’est fort de tout cela que le Conseil a adopté des recommandations à transmettre aux autorités. Un accent particulier a été mis sur l’implication des autorités publiques dans la sécurisation de l’espace scolaire. Ces propositions vont du renforcement de la sécurité des établissements et des familles des dirigeants de l’Université de Bamako à l’application stricte des textes et à la moralisation des acteurs de l’université à travers des actions de sensibilisation en passant par la prise de sanctions disciplinaires à l’endroit des fauteurs de trouble, de tous les étudiants violents.

Aux yeux de beaucoup d’observateurs, c’est ce dernier point qui a envenimé la situation dans la mesure où il n’y a point de répressions après les actes de vandalisme.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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UNIVERSITE DE BAMAKO

Manque d’infrastructures et d’équipements

Alors que certaines Facultés de l’Université de Bamako n’ont pas encore démarré l’année académique 2007-2008, ce sont des infrastructures et des équipements qui se font désirer. Le Conseil restreint de l’université vient de faire le point.

Le Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République, qui ambitionne d’améliorer qualitativement et quantitativement notre école, a un long chemin à parcourir. L’atteinte de cet objectif passe par des conditions minimales de travail pour les étudiants et leur encadrement. Le Conseil de l’université de Bamako, dont fait partie les doyens des Facultés et les responsables des grandes écoles, a informé de la nécessité d’ériger des infrastructures et des équipements pour un bon nombre de composantes de l’université de Bamako.

D’abord, les besoins de salles de classe sont énormes, particulièrement au niveau de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) et de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG). « Le démarrage des cours en fin février est quasi impossible si les nouveaux locaux de la colline de Badalabougou ne sont pas disponibles. Avec la 4 e année, les évaluations seront achevées pour leur permettre de sortir », a indiqué le conseil. A propos de la FSEG, il a estimé que, « l’immeuble Tomota est en très mauvais état. Il serait imprudent d’y organiser des activités pédagogiques avec une masse d’étudiants ».

La Faculté des sciences et techniques (Fast) n’est pas en reste de ce problème. Elle a urgemment besoin des salles de classe avec surtout le démarrage du système Licence-master-doctorat communément appelé LMD. Une situation qui donne raison aux plus sceptiques quant à la réussite de ce système au Mali en ce sens qu’il demande assez de moyens logistiques. Ce qui est sûr, c’est qu’une délégation de l’ex-ministère de l’Education nationale s’était rendue au Maroc en 2006 pour voir l’application du LMD au niveau du Royaume chérifien. Ce pays, malgré ses moyens colossaux, éprouve des difficultés dans la bonne application du système. C’est pourquoi, l’Association des étudiants maliens au Maroc avait signifié à la délégation, que « notre pays ne pourrait satisfaire les exigences de ce système vu nos moyens en terme d’équipements, d’infrastructures et de ressources humaines, sans oublier les grèves interminables ».

Concernant les équipements, le Conseil a souligné des besoins en tables-bancs à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odonto stomatologie (FMPOS) et à la FSJP. A ces problèmes, il conviendrait d’ajouter celui de la pléthore, la réclamation des indemnités de correction des copies d’examens à la Flash et le paiement des bourses de 250 étudiants oubliés sur les états de l’année 2006-2007, demandé par l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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PRIVATISATION DE LA CMDT

La colère des cotonculteurs

Les cotonculteurs ont, samedi face à la presse, exprimé leur opposition à la privatisation de la CMDT. Ils se sont montré déterminés à se battre, main dans la main, pour contraindre le gouvernement à abandonner le projet de la privatisation de la Compagnie.

L’ordre du jour de la rencontre que le collectif des producteur agricoles du Mali et des syndicats des producteurs de coton ont organisé portait sur la privatisation de la CMDT et les pratiques du bâillonnement orchestrées par le ministère de l’Agriculture sur les organisations et institutions du monde rural. «Avant-hier c’était Kita, Koulikoro avec leur huilerie, hier c’était Niono, aujourd’hui c’est au tour de la zone CMDT. Nous sommes déterminés à nous battre vaille que vaille, main dans la main, pour contraindre le gouvernement à abandonner toute idée de privatisation de la CMDT », a déclaré le collectif.

Le collectif des producteurs agricoles du Mali et des syndicats des producteurs de coton a affirmé qu’il a la force de mobiliser l’ensemble des agriculteurs de ne plus produire le coton. « La privatisation de la CMDT fragilise les paysans. Nous sommes prêts à mourir que de cultiver le coton après la privatisation de la CMDT. Nous conseillons à ceux qui achèteront la CMDT d’amener avec eux des agriculteurs qui leur produiront le coton », a affirmé un cotonculteur.

Selon le président du collectif, Dianguina Toungara, « Si jamais, ils font la privatisation, le coton ne sera pas cultivé. Tout le monde peut grever, mais si nous grevons qui va nous remplacer au champ. Nous sommes en train de négocier ave l’Etat. En cas d’échec, nous serons obligés d’agir autrement ».

Diakaria Diawara, secrétaire général de la section syndicale de la CMDT a clarifié la position des travailleurs de son service face au projet de la privatisation. « Notre position est claire, on ne veut pas la privatisation. A défaut de tous les efforts de protestions, si l’Etat privatisait, nous allons exiger le plan social. La privatisation n’a réussi dans aucun pays de la sous-région. A cause des effets de la privatisation, le trésor public connaît beaucoup de problèmes », a-t-il développé.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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DE RETOUR DE LA CAN 2008,

Un car de supporter attaqué

Après la CAN au Ghana, certains supporteurs sont rentrés immédiatement au bercail. D’autres ayant des parents au Ghana y sont restés quelques jours. A leur retour le bus ayant à son bord plusieurs nationalités dont un Malien, a été attaqué dans le village entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, par cinq bandits.

Selon B. S. le seul Malien, ils ont emprunté un bus de transport gouvernemental du Ghana (STC), le lundi 18 février à 10h pour Ouaga. Arrivés à Ouaga le lendemain, les passagers ont pris un bus de transport interurbain du Burkina « TCR » en direction de Bobo.

Au cours du trajet, le bus a été attaqué à 3km de Paga sur la route de Ouaga vers 16h. Armés de fusils de guerre et cagoulés, les bandits ont tiré sur les deux véhicules qui les devançaient pour obliger les chauffeurs à s’arrêter. Les coupeurs de route ont fait descendre tous les passagers et les ont mis à plat ventre à part une jeune fille qui a été utilisée pour fouiller ses compagnons de voyage.

Toujours selon le rescapé B. S., parmi les cinq bandits, il y avait un qui n’était ni cagoulé, ni armé. Sa tache consistait à fouiller dans les bagages et à l’intérieur du véhicule. Tout le monde a été dévalisé. Un jeune voulant s’enfuir a reçu une balle à l’épaule. Sa vie n’est pas heureusement en danger.

A en croire la victime B. S., les bandits parlaient Mossi, la langue du terroir. Les passagers étaient majoritairement des Burkinabé avec quatre Guinéens et un Malien. C’est après leur forfait que les bandits ont rebroussé chemin sans être inquiétés laissant les passagers à leur sort. Ceux-ci n’avaient le choix que de reprendre la route.

« La scène s’est déroulée dans la quasi-indifférence des villageois qui nous regardaient dans les mains de nos bourreaux comme s’il y a avait une sorte de complicité tacite entre eux » , a déclaré B. S. Notre chauffeur a été faire la déclaration à la gendarmerie de Paga, qui n’a pas non plus daigné compatir à notre douleur, poursuit-t-il.

Ramata Kéita

Sétè Traoré

(stagiaires)

 

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