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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 21 Fevrier 2008

 

COLONEL SIAKA SANGARE, DELEGUE GENERAL AUX ELECTIONS

« Nous serons prêts pour les communales »

La position de la DGE sur l’aide publique aux partis, le fichier électoral, le recensement administratif, les municipales de 2009, sont entre autres, des questions que le colonel Siaka Sangaré, Délégué général aux élections, aborde dans l’entretien qu’il a accordé à notre reporter.

Les Echos :M. le Délégué général, quel commentaire faites-vous de la répartition de l’aide aux partis politiques ?

Siaka Sangaré : Nous avons, ici à notre niveau, appliqué la loi dans toute sa rigueur et conformément aux dispositions de la charte des partis politiques, notamment les dispositions relatives au financement public des partis politiques. Nous avons fait la répartition de l’aide entre les 5 partis politiques qui étaient éligibles. Il restait environ 710 millions F CFA.

Nous ne faisons pas de commentaires particuliers parce que nous estimons qu’après 5 années d’exécution de ce financement, nous ne comprenons pas que la majorité des partis politiques ne parviennent à se faire élire au financement public alors qu’il est indispensable pour leur fonctionnement.

Les Echos : Qu’est-ce que qui manquait en gros aux dossiers des partis politiques ?

S. S.  : C’était en fait l’obligation relative à la justification d’un compte dont la sincérité et la moralité sont établis par le rapport de vérification de la section des comptes de la Cour suprême. C’est le seul critère qui a fait que tous les partis politiques qui n’ont pas pu se faire élire au financement public de 2007. Seuls les comptes des 5 partis dont j’ai parlé tantôt ont été certifiés conforme aux dispositions légales.

Les Echos : M. le délégué général pourtant, vous avez élaboré et mis à la disposition des partis politiques un manuel de procédures. Quelle était la philosophie et est-ce que vous pensez que ça a servi réellement ?

S. S.  : Si je m’en tiens aux résultats dont je viens de parler, je dirais que l’impact de ce guide n’est pas très visible. Quand nous nous sommes aperçus en 2005, qu’aucun parti politique n’était éligible au financement public, qu’ils avaient des difficultés pour pouvoir respecter certaines obligations notamment la tenue d’une comptabilité régulière et conformément aux dispositions en vigueur, nous avons, en partenariat avec la section des comptes de la Cour suprême et avec le ministère de l’Administration territoriale ; organisé une réflexion qui nous a amené à élaborer ce qu’on appelle aujourd’hui le manuel de procédure pour la tenue des comptes des partis politiques. Le projet de ce guide a été validé en session de formation avec l’ensemble des représentants des partis politiques qui ont fait des observations pertinentes là-dessus. C’est la mouture finale qui a été multipliée et mise à la disposition de tous les partis politiques. Il y a eu également une session de formation sur le contenu de ce guide.

Malheureusement, nous nous rendons compte aujourd’hui que le contenu de ce guide n’a pas été suffisamment compris par les partis politiques. La preuve c’est qu’en 2006, 6 partis politiques étaient éligibles, alors que pour 2007 ils ne sont que 5. C’est pour cela que cette année déjà, nous avons estimé qu’il faut reprendre la formation sur ce guide et à cet effet nous avons saisi par écrit tous les partis politiques pour nous donner la liste de deux représentants et nous proposons d’organiser une session de formation encore sur ce guide en partenariat avec la section des comptes de la Cour suprême et le ministère de l’Administration territoriale pour que les partis politiques puissent mieux se former. Cette occasion pourrait également nous permettre peut-être de simplifier le guide.

Les Echos : Nous avons des élections communales l’année prochaine : Est-ce que le fichier sera prêt pour cela ?

S. S.  : Pour 2009, il y aura effectivement des élections communales qui sont des élections de proximité, des élections extrêmement importantes et qui permettent en fait de préparer 2012. Donc, les enjeux de 2009 sont très importants pour nous. Je l’ai dit à plusieurs occasions. Aujourd’hui, l’une des faiblesses de notre processus électoral réside un peu dans la détérioration de la qualité des listes électorales qui s’explique en fait par les insuffisances que nous avons relevées depuis le Race (Ndrl : récemment administratif à caractère électoral) lesquelles insuffisances auraient dû être corrigées par les différentes opérations de révision annuelle qui se sont succédées depuis 2001 jusqu'à ce jour. Malheureusement, il faut le dire, les commissions administratives chargées de ces opérations n'ont pas été à la hauteur malgré la présence en leur sein des représentants des partis politiques.

Donc aujourd'hui, il y a ce problème que nous sommes entrain de résoudre. Nous venons de recevoir le tableau rectificatif issu des dernières révisions de 2007 que nous sommes en train de vérifier et de saisir. Donc à la suite de ces opérations de saisie, nous allons avoir le fichier électoral de 2008 qui en fait doit être soumis à une dernière révision avant 2009. A cette occasion, nous voulons une fois de plus fournir le maximum d'efforts en faveur des partis politiques en attendant peut-être la relecture de la loi pour que les révisions de 2008, en prévision des élections communales de 2009 puissent réussir, être une réussite totale. Voilà les dispositions que nous sommes entrain de prendre et nous allons procéder en 2008 à la formation des délégués des partis politiques en tout cas des membres des commissions administratives. Nous voulons former des formateurs qui seront présents dans tous les cercles si nous avons évidemment les moyens car ça pose un problème de moyen dont nous n'avons pas la solution à notre niveau seul.

Les Echos :Est-ce que vous pensez que pour les communales, il n'y aura pas de problème surtout qu'un moment il avait été question d'auditer le fichier ?

S. S. : Avec les dispositions que nous sommes en train d'envisager, je pense qu'il ne doit pas y avoir de problèmes. C'est vrai, vous avez parlé de fameux problème d'audit du fichier et il y en a qui ont cru que la DGE n'en voulait pas. Ce n'est pas du tout ça. Nous avons toujours dit qu'en fait les élections sont dites transparentes si et seulement si les informations sont accessibles et s'il n'y a aucune barrière pour empêcher un groupe d'électeurs en raison de sa race, son ethnie, de sa religion de participer aux élections. Et c'est le cas. La revendication d’audit du fichier électoral, je crois que c'est venu un peu par mimétisme parce que, dans certains pays, on l'avait demandé et on l'avait obtenu. Seulement, si on compare l'environnement institutionnel de ces pays à celui du Mali, ce n'est pas du tout le même. Dans le contexte, il y a une structure aujourd'hui chargée de la supervision, du suivi et du contrôle des opérations électorales, laquelle structure comprend les représentants des partis politiques. Donc il appartient à mon avis aux partis politiques, à travers cette structure, de demander l'audit ou de faire les vérifications nécessaires. Toutes les opérations des élections de 2007, tous les actes que nous avons posés étaient sous le contrôle de la Céni. Si on doit exiger, en un moment où ce n'était pas indiqué, moi je pense que c'était difficile et ça allait compromettre la bonne organisation des élections. Les dispositions nous envisageons de prendre, avec la volonté politique de tout le monde, je suis sûr et certain que nous pourrons surmonter les difficultés relatives aux imperfections contenues dans le fichier électoral.

Propos recueillis par

Alexis Kalambry

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ADDUCTION D’EAU DE N’KOURALA

La promesse non tenue d’ATT

Dans la ferveur de la campagne présidentielle en avril 2007, le président de la République, ATT avait promis une adduction d’eau à N’Kourala, une Commune rurale de Sikasso. Les Nkouralais rappellent au chef de l’Etat de tenir sa promesse.

Les populations de N’kourala réclament au président de la République, Amadou Toumani Touré, la réalisation de son adduction d’eau. A en croire une correspondance adressée à notre rédaction, l’adduction d’eau a été une promesse faite par le candidat ATT, lors de la campagne électorale pour l’élection présidentielle en avril 2002, aux populations de cette contrée située sur la nationale 7 à une cinquantaine de km de Sikasso.

En effet, c’est dans la région de Sikasso que le candidat ATT avait lancé sa campagne électorale et avait fait une escale à N’Kourala « Le village court toujours derrière son adduction d’eau depuis 2002 et déjà vers fin février (NDLR : février 2008) les puits sont taris et le calvaire commence », écrit le signataire de la correspondance qui n’est autre qu’un ressortissant de la zone. « Et Hamed Diané Séméga peut témoigner de notre calvaire en matière d’eau », ajoute-t-il.

Selon le signataire de la correspondance, dans ce village, qui est aussi une sous-préfecture, les paysans du Kénédougou avaient promis au candidat 300 voix par village.

Denis Koné

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COUPE DE BOIS A KITA

Une société chinoise accusée de déforestation

Ceux qui ont pu séjourner ces derniers temps dans le cercle de Kita ont dû constater la présence d’une société chinoise spécialisée dans la coupe et la transformation industrielle de bois. Un ressortissant de Kita, sous le saut de l’anonymat, nous a donné l’alerte. Il se dit frustré et inquiet.

A en croire notre source, une vingtaine de remorques chargées de « bois d’ébène » quittent fréquemment notre pays. Une situation qui, selon lui, relève du paradoxe, car « au moment où on interdit les nationaux de s’adonner à la coupe abusive de bois , descontrats sont signés avec des étrangers. Pour quelles retombées pour les populations ? », s’est-il interrogé.

L’inquiétude de la population de Kita, est surtout liée, selon lui, aux problèmes environnementaux notamment la problématique de la régénération de la forêt et les raisons qui peuvent expliquer l’implantation de cette société chinoise au Mali, qui se bat contre l’avancée du désert.

Le ressortissant de la ville de l’arachide s’insurge aussi contre le fait que les Kitois sont obligés de subir le bruit des machines. «  Pendant que des projets comme la GTZ ou le BIT investissent dans la conservation et la protection de l’environnement d’autres initiatives travaillent à saborder leurs actions » , a-t-il regretté.

Birama Diabaté, chef de division aménagement des forêts de la Direction nationale de la conservation de la nature (DNCN), explique que le principe est qu’on « ne peut exploiter sans un plan d’aménagement ». Selon lui, ce principe a bel et bien été appliqué au contrat que sa direction a signé avec des Chinois qui opèrent à Kita.

Pour M. Diabaté, cela correspond à un bon choix de type de coupe, à un endroit et au bon moment. « Cela veut dire que c’est une coupe qui respecte des normes environnementales, une coupe qui concerne un type de bois (Pterocarpus erinaceus). La coupe s’effectue aussi dans une zone bien délimitée dans le contrat », a ajouté le forestier.

Le chef de la division aménagement de la DNCN dit avoir bien compris l’inquiétude des Kitois, c’est pourquoi il pense « qu’il faut également faire de la sensibilisation auprès des entrepreneurs et du public en général et que la société reconnaisse le travail bien fait en récompensant les propriétaires, notamment les mairies et collectivités, qui font un bon aménagement ».

Il a attiré l’attention des populations, précisément les collectivités qui doivent, selon lui, s’approprier du projet tout en effectuant, comme le stipule le contrat, une certaine surveillance des opérations. « Des motos ont été achetées par les Chinois pour des agents de la mairie qui doivent superviser l’opération ».

Cependant, il reconnaît qu’après six mois d’exploitation, qu’il est urgent qu’une mission puisse se rendre sur le terrain pour en tirer les premiers enseignements de ce que fait l’entreprise chinoise.

Amadou Waïgalo

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TRADITION ORALE ET HISTOIRE DU MANDEN

Dans la mire du Festival international du Manden

Dans le cadre de l’organisation de la première édition du Festival international du Manden « Bogna ma segui », les organisateurs du festival tiennent depuis hier un colloque de deux jours sur « Tradition orale et histoire du manden ».

Premier du genre dans le cercle de Kangaba, le festival international du Manden dénommé « Bogna ma segui » se déroulera du 22 au 24 février à Bamako et à Kangaba. Les deux jours de colloque sur le thème « Tradition orale et histoire du manden » cherche à baliser le terrain et à préparer des documents pour créer un cadre permanent de concertation et d’échanges au cours du festival.

Adama Sogodogo, le directeur du festival dira, qu’un certain nombre de questions les ont amenés, sous l’égide du ministère de la Culture et d’autres partenaires, à organiser ce colloque.

Le festival « Bogna ma segui » est organisé en partenariat avec les ministères de la Culture et de l’Artisanat, les Communes de Manidian, Kaniogo, Naréna et Karan. Il est organisé à l’intention, d’une part, des populations et élites locales pour une prise de conscience des potentialités culturelles et touristiques existantes pour un meilleur développement socioculturel, économique et d’autre part, des tours opérators, touristes et agences de voyage en vue de susciter l’intérêt autour de la destination.

Trois jours durant, les festivaliers assisteront à des activités aussi riches que diversifiées tels que des conférences débats, un Rallye pédestre à travers les authentiques villages mandingues, des soirées de théâtre et de « Jeliya », une veillée de démonstration mystico magique des chasseurs. En marge de ces trois jours d’intenses activités, le festival organise un autre colloque regroupant des experts et acteurs culturels, une exposition des instruments de musique traditionnels, une foire commerciale de l’artisanat et de la médecine traditionnelle du Manden.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

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FORUM DE BAMAKO

La jeunesse et les femmes privilégiées

Le Forum de Bamako, qui s’ouvre aujourd’hui, regroupe plus de 200 participants maliens et étrangers et va débattre de cinq thèmes : « la gestion des ressources naturelles, le partenariat et la coopération, la gestion des conflits, la jeunesse et l’emploi et le rôle de la femme dans le développement ». Tous ces thèmes seront exposés par d’éminentes personnalités, a indiqué Lassine Diallo, le coordinateur du Forum, au cours de la conférence de presse d’hier.

Selon lui, la principale innovation de la 8 e est que «  la Fondation du Forum s’occupera désormais de l’organisation du Forum en lieu et place de l’IHM ». L’autre particularité de cette édition est que deux tables rondes sur les cinq seront consacrées aux questions des femmes et des jeunes qui seront en première ligne, c’est-à-dire, au centre des débats.

Pour le conférencier, le Forum a l’ambition d’être à l’image de celui de Davos, où les intellectuels africains et même étrangers pourront débattre des problèmes de l’Afrique, ébaucher des pistes de résolutions d’une manière participative.

Aux dires du conférencier, les conclusions et résolutions du Forum sont toujours remises au président de la République. Ce dernier s’en inspire peu pour élaborer ses politiques de développement économique, social et culturel. Le conférencier note tout de même que les actes posés par le président de la République en matière de développement économique, social et culturel vont souvent dans le sens souhaité par les recommandations et résolutions du Forum de Bamako.

Mais, selon M. Diallo, les étudiants et autres chercheurs en France sont friands des actes édités par le Forum de Bamako car ce sont d’excellents outils de recherche sur les problèmes de développement en Afrique. Selon lui, « la présente édition permettra aux cadres africains d’actualiser leurs connaissances dans une dynamique de métissage de connaissances et de compétences ». En outre, il s’agira de confronter leurs expertises et expériences sous l’égide d’une émulation saine entre cadres au service du développement de l’Afrique.

Denis Koné

 

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APRES LA DEROUTE DES AIGLES A LA CAN GHANA 2008

Malifoot se décharge sur le ministère

« Quand dans ce milieu, on présente des factures fantaisistes et qu’on refuse de payer, bien sûr ça gêne des gens habitués depuis toujours à la magouille, à la double facturation et à la surfacturation. D’autant plus qu’on leur payait tout cela. Alors qu’on veut passer au peigne fin les devis proposés. Une attitude qui ne plait pas à certains. C’est pour quoi, il y a eu des écris pour salir »  ! C’est ainsi que répondait un responsable sportif en réaction à certaines accusations formulées contre le ministère de la Jeunesse et des Sports après l’élimination précoce des Aigles du Mali de la Can« Ghana 2008 ».

Certains membres de Malifoot n’ont trouvé mieux pour se défendre que de dire dans la presse que la fédération a été écartée de la gestion des fonds par le ministère et lesdits fonds ont été gérés par un proche du ministre. Et pourtant, ceux qui étaient à la Can savent pertinemment que les fonds en question ont été gérés à partir d’un compte ouvert sous le couvert de l’ambassade du Mali au Ghana et que la DAF du département avait un représentant dans la délégation officielle du Mali pour assurer la régularité de cette gestion.

Mais, comme on pouvait s’y attendre, la Fédération malienne de football (Malifoot) a implicitement indexé le ministère de la Jeunesse et des Sports et son premier responsable, d’être à la base du dérapage de la Can « Ghana 2008 ».

De Sekondi-Takoradi à Accra et même à Bamako des accusations moins argumentées ont été faites contre le département. Les responsables de Malifoot ne sont pas innocents dans cette campagne de dénigrement.

Des propos accusateurs, à deux jours de l’important match contre la Côte d’Ivoire, ne visaient qu’à se donner bonne conscience à préparer l’opinion à accabler Hamane Niang, le ministre de la Jeunesse et des Sports.

Eventuel bras de fer

Certains défenseurs de Malifoot, sur les ondes de radios et dans les colonnes de journaux, ne font qu’aller dans le sens de leur patron : un éventuel bras de fer entre le ministère et la fédération. Heureusement, le ministère n’est pas dans cette logique de confrontation. Ces responsables sont conscients qu’il faut rendre compte au gouvernement et au peuple. Et ils s’activement présentement à préparer le rapport de la participation malienne à la 26 e Can de football.

Un document qui va tirer les enseignements de notre échec en mettant en évidence nos forces et faiblesses. Ce qui est sûr, c’est que les Maliens sont fatigués de l’éternelle chasse aux sorcières. Il est temps que dans l’échec que chacune des parties s’assume au lieu de chercher le bouc émissaire.

Il ne faut pas accuser les autres quand on perd et se féliciter quand on gagne. Hier, le président de Malifoot n’avait rien trouvé à dire concernant la tutelle quand les Aigles se sont qualifiés pour la Can 2008. Salif a bénéficié, seul des retombées sportives. Aujourd'hui que la défaite est là, on veut abandonner la tutelle et le sélectionneur national. Quand est-ce que certaines personnes comprendront que quand on se marie, c’est pour le meilleur et pour le pire ?

Mais, la défaite est orpheline contrairement à la victoire qui a plusieurs pères. Après leur élimination dès le premier tour de la Can 2008, les Aigles et leur sélectionneur sont devenus orphelins plus que jamais. Il faut qu’au sortir du débat télévisé de ce soir que toute la lumière soit faite sur cette autre affaire.

Boubacar Diakité Sarr

 

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Du nouveau aux éditions jamana

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