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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 20 Fevrier 2008

 

CNID-FYT

La guerre de Troie n’aura pas lieu

Poussé plus par des leviers sociaux que par leur désir d’éviter la confrontation, les deux camps opposés au Cnid ont fumé, le lundi dernier, le calumet de la paix. Provisoirement ?

Le 15 décembre, Ndiaye Ba, ci-devant secrétaire général du parti et ministre de l'Artisanat et du Tourisme, Mme Tall Hawa Touré, présidente des femmes, et 17 autres militants de la commune VI du district de Bamako étaient suspendus par le comité directeur du parti au motif qu’ils avaient enfreint aux règles disciplinaires du parti. En représailles, ces suspendus avaient, à leur tour, appliqué « la même sentence » au président du parti, Me Mountaga Tall et à la vice-présidente, Mme Fanta Mantjini Diarra. « Le comité directeur recommande aux responsables de faire amende honorable afin que leurs cas soient éventuellement réexaminés ». La crise venait de s’installer au Cnid, la énième crise, grosse de tous les dangers.

Lundi dernier, sous la poussée d’une armada de griots, de notables, de chefs religieux et coutumiers dépêchés par la section de Kayes, le « Cnid Siège » et le « Cnid Colombus » sont parvenus à un accord. Ndiaye Ba, plus pour laisser faire les médiateurs que par conviction, est allé hier au siège du parti du Soleil Levant « pour faire amende honorable ». D’ailleurs, quelques heures avant la cérémonie, lors du conseil présidentiel pour l’investissement, à la question d’un confrère qui lui demandait s’il allait vraiment faire « amende honorable », Ndiaye Ba a lâché, la voix pleine de lassitude : « je vais faire comment ? ».

En français, faire amende honorable signifie « reconnaître son tort, demander pardon ». Le poussant à cet extrême, le camp Me Tall, s’il jubile, ne doit pour autant pas crier victoire. Car, une brèche est désormais ouverte au sein du parti qu’aucune « amende honorable » ne pourrait combler. Ce ne peut être qu’une réconciliation de façade. Car, c’est contraint et forcé, et par respect pour « les médiateurs », sa base, que Ndiaye Ba et tout le camp de l’hôtel Colombus a accepté de boire de la sorte le calice jusqu’à la lie.

Cette crise laissera des traces indélébiles, et il est presque sûr qu’on entendra encore parler de cette crise.

Alexis Kalambry

 

Un bon arrangement

La paix des braves, le mot a été lâché, par un militant du Cnid, qui n’a pas manqué de manifester sa joie dès l’annonce de la conciliation tard dans la nuit du lundi au siège du Cnid à Niaréla. Ce militant, à n’en pas douter, craignait une fissure qui guettait une fois de plus son parti.

Le parti du soleil levant a traversé des moments difficiles depuis la mi-décembre, date de la suspension de Ndiaye Ba, secrétaire général du parti et Mme Tall Hawa Touré, présidente du mouvement des femmes et 17 autres militants.

Chacun des deux camps, se tirait la couverture. Quand le comité directeur accusait les « fautifs » d’avoir violé les textes en soutenant un candidat aux législatives contre le choix du parti, Ndiaye Ba et les siens balayaient ces accusations d’un revers de la main. Dans une interview qu’il nous a accordée, le ministre Ba jurait la main sur le cœur de n’avoir soutenu aucune candidature contre celle du parti et de n’avoir enfreint aucun texte. Il refusait justement de faire amende honorable pour une faute qu’il n’avait pas commise et se plaignait d’être injustement sanctionné.

La crise a atteint un tournant décisif avec la sortie du groupe parlementaire Cnid en janvier dernier. Les 7 députés du parti sont montés au créneau au cours d’un point de presse au siège du parti pour inviter Ndiaye Ba à vite présenter ses excuses au parti. Au cas échéant, ils ont appelé le comité directeur « de prendre les dispositions pour interdire à leur camarade d’utiliser le nom et le sigle du parti ». Ils ont, par la même occasion, interpellé le gouvernement « à prendre les mesures pour tirer les conséquences de cette situation ».

On ne peut que constater le dénouement heureux de cette crise. Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès, dit l’adage.

Abdrahamane Dicko

 

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GREVE AU CENOU

Les étudiants handicapés

Le Centre national des œuvres universitaires (Cenou) observe depuis hier une grève de 72 heures à cause de la non-tenue des « engagements solennels » pris par l’Etat.

Hier matin, il était 9 h 25 mn quand nous sommes arrivés à la direction du Centre national des œuvres universitaires (Cenou). C’est une atmosphère de deuil qui nous y a accueillis avec des bureaux fermés et une cour vide. Seulement des étudiants, après avoir parcouru des milliers de kilomètres, venaient pour déposer leur dossier de réclamation de bourses, mais devaient rentrer bredouilles à cause de l’absence des agents du service.

« Nous étions venus déposer nos dossiers de réclamation par rapport aux bourses, malheureusement il n’y a personne pour nous recevoir. Nous sommes obligés de chômer d’autres cours pour accomplir le même acte. Nous pensons que l’Etat a été avisé par un préavis de grève mais n’a rien fait pour l’empêcher. Les autorités se soucient-ils vraiment de notre avenir tant le Cenou a un rôle stratégique dans la réussite de l’école ? », se sont demandés des étudiants manifestement dépassés. Au moment où d’autres étudiants se dirigeaient hâtivement vers le Cenou, certains de leurs camarades désabusés leur ont lancé : « Pas de dépôt de dossiers aujourd’hui, le Cenou est en grève et il faut encore attendre, peut-être la semaine prochaine ». « Oh Dieu, qu’allons nous devenir dans ce pays » ? ont-ils répondu sèchement.

Une demi-heure plus tard, nous avons fait un tour à l’Ecole nationale d’Ingénieurs Abderahmane Baba Touré. Ici, des étudiants attendaient vainement le bus. D’ailleurs, certains parmi eux sont venus en retard parce que le « fameux » bus n’était pas parti à leur rencontre. « Que faire durant ces trois jours si les bus ne viennent pas nous chercher ? Nous allons peut-être essayer de nous arranger entre nous pour ne pas récolter les pots cassés », a dit un étudiant, qui habite à Magnambougou. Son amertume était d’autant plus perceptible qu’à ses dires, on les avait « floués ». «  Nous avions été informés que la grève du Cenou n’aurait pas lieu dans la mesure où les autorités avaient dit avoir trouvé un terrain d’entente avec le syndicat », a-t-il déclaré.

Préavis ignoré

Toutes ces mélancolies sont consécutives à la grève du Cenou, chargé entre autres de la gestion des bourses et du transport des étudiants. « Considérant la non-exécution des accords conclus avec le département des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, la mauvaise foi et la négligence notoire du département de tutelle, le comité Snesup-Cenou, décide d’exécuter son mot d’ordre de grève de 72 heures allant du mardi 19 au jeudi 21 février 2008 à 00 heure », informe le communiqué du syndicat du Cenou tout en indiquant que le préavis de grève avait été envoyé le 12 février dernier dans les différents services concernés. Ces différents points de doléances vont de l’équipement des locaux à la tenue du 1 e conseil d’administration du Cenou en passant par le recyclage du personnel et la confection des badges…

Selon le secrétaire général du Snesup-Cenou, Abdoulaye Dramé, « rien n’arrêtera le cours normal de la grève dans la mesure où leur interlocuteur les ignore superbement ». « Les autorités ont eu assez de temps pour s’exécute. Il ont donné les dates d’exécution », a-t-il affirmé. Dans cette optique, la dernière grève avait même été annulée sine die pour « raison syndicale ». M. Dramé a laissé entendre que « si la grève avait eu lieu en ce moment, elle aurait eu moins d’effet. C’est pourquoi, nous avons jugé judicieux, de le programmer à nouveau pour maintenant ». Toutes choses qui sont contraires aux allégations du ministre Amadou Touré et du directeur du Cenou, Abdoul Haïdara. En effet, il y a quelques jours, ce dernier aurait « fièrement » déclaré qu’aucune grève n’aurait lieu. « Ils essaient de faire croire à l’opinion que tout est rose au Cenou, alors que tel est loin d’être le cas », a fustigé le secrétaire général du syndicat. Pour preuve, M. Dramé a fait allusion au « non-paiement des indemnités de traitement des bourses 2007 » avant d’inviter le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique à « faire du Cenou son problème » et à y mettre de la « volonté politique ».

A en croire M. Dramé, le ministère du Travail, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat leur a envoyé une correspondance pour leur demander de faire des propositions en vue de la formation de la commission de conciliation. C’est ainsi que le Cenou a proposé Baba Ackib Haïdara, Younouss Hamèye Diko et Mme Diakité Sanaba Sissoko, à qui le gouvernement d’Ousmane Issoufi Maïga avait promis de répondre favorablement aux doléances. L’Etat va-t-il s’engager à nouveau pour ne pas s’exécuter ? est la « question logique » que le Cenou se pose. L’Etat est-il une continuité ?

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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CONSEIL PRESIDENTIEL POUR L’INVESTISSEMENT

Des résultats palpables

Le chef de l'État, Amadou Toumani Touré, a présidé lundi dernier à Koulouba, la 5 e session du Conseil présidentiel pour l'investissement (CPI). Des résultats visibles au vu du chemin parcouru.


Une année après la tenue du dernier Conseil Présidentiel pour l’investissement (CPI), ses membres (investisseurs étrangers et nationaux ainsi que des experts de la Banque mondiale) se sont réunis le lundi 18 février à Koulouba pour la 5 e fois. La rencontre était placée sous la présidence du président de la République, Amadou Toumani Touré en présence des membres du gouvernement.

Le CPI est un organe consultatif d’une quinzaine de membres nationaux et étrangers. Il ambitionne de créer les conditions propices à l’avènement d’une agro-industrie malienne à forte valeur ajoutée.

Le thème de la session de lundi était : « quels nouveaux partenariats publics-publics pour une croissance accélérée au Mali ? ». Les échanges ont porté sur l’état d’exécution des recommandations des précédentes sessions, notamment sur des questions relatives au développement du secteur agricole en rapport avec les ambitions de puissance agricole du Mali déclinées dans le PDES.

A sa première session tenue il y a 5 ans, le CPI, avait choisi comme thème : « Comment passer d'une économie basée sur une agriculture de subsistance à une économie agro-industrielle à grande valeur ajoutée ? ». Les membres du conseil avaient à l’époque examiné plusieurs recommandations se rapportant aux marchés cibles à conquérir, aux infrastructures minimales pour le décollage industriel, au développement des ressources humaines et à l'accès au financement. Nombre de ces recommandations qui s'insèrent dans le programme de travail gouvernemental ou le complètent, ont retenu l'attention du chef de l'État.

Ce thème initialement adopté, selon ATT, a finalement attiré toute leur attention, depuis le début de leurs réunions en raison, dira-t-il, « de sa très grande pertinence ».

Il a permis, à en croire ATT, « d’aborder et de traiter les questions liées aux cinq axes stratégiques, que sont : les marchés, les infrastructures, les ressources humaines, les finances, et la gouvernance ».

« Premiers verdicts »

Pour ATT, « le CPI a joué son rôle de conseil, de formulation, d’initiation de reformes et même d’agitation d’idée, dans un cadre libre au bénéfice du développement économique du Mali. L’état d’exécution de ces différentes recommandations examiné prouve à suffisance le chemin parcouru, dans la réalisation des objectifs stratégiques retenus, ainsi que dans le renforcement des pôles de croissance économique, en vue de passer d’une agriculture de subsistance, à une agro-industrie à haute valeur ajoutée.

Au cours de la présente réunion, le CPI a rendu ses premiers « verdicts ». Déjà à l’ouverture des travaux, le chef de l’Etat, s’est félicité des premiers résultats qui contribuent à l’amélioration du cadre des affaires au Mali à travers le processus « Doing business », de la Banque mondiale, qui a également connu des avancées. Ainsi dira-t-il dans le rapport « Doing Business 2008 », « sur les 178 pays comparés, en fonction de la facilité d’y faire des affaires, notre pays est passé de la 162 e à la 158 e place, soit un gain de quatre places ». Cependant a averti ATT, des efforts supplémentaires sont à faire. « Ces résultats, doivent nous encourager à poursuivre les réformes nécessaires et à avoir encore plus d’ambition, pour notre progrès économique. C’est tout le sens, du projet pour le développement économique et social (PDES), proposé aux Maliennes et aux Maliens, que le gouvernement a la charge de mettre en œuvre d’ici 2012 ».

La démarche du Chef de l’Etat est un modèle de pragmatisme et de réalisme dans la mesure où il ambitionne de bâtir l’industrialisation nationale sur le socle de notre production agricole. Pour le président de la République, « il s’agit d’accélérer la croissance économique du Mali, pour atteindre un taux de croissance économique d'au moins 7 % par an, en faisant du Mali une puissance Agropastorale, à travers : le développement de l’agriculture, la poursuite du programme d’expansion des infrastructures de base, le développement du secteur privé, et l’accroissement de l’investissement dans les ressources humaines. La recherche de cette croissance accélérée, passe forcément par des ruptures, un nouvel état d’esprit et un nouvel élan. Elle nécessite donc d’envisager, d’autres moyens permettant d’accroître significativement et rapidement, la réalisation des actions, des projets et des activités ciblés par le PDES ».

Promotion du secteur privé

A ce propos, ATT a présenté le partenariat public-privé (PPP) comme une alternative aux modèles du « tout État » ou du « tout privé » qui ont montré leurs limites.

Cette affirmation du président a été confirmée par des membres du CPI et du gouvernement. Face à la presse, des membres du secteur privé ont affirmé, que « sans l'intervention de l'État, les privés, seuls, n'auraient pu tenir le pari de certaines réalisations ». Le ministre de l’agriculture a quant à lui cité l'exemple de la nouvelle Société sucrière de Markala (Sosumar), qui est un exemple de partenariat puplic-privé. Dans ce domaine l'investissement attendu est de 320 millions de dollars, (environs 175 milliards de FCFA). L'apport de l'État est de 150 millions de dollars (plus de 80 milliards de FCFA). « L'intervention publique a permis aux investisseurs privés d'accéder à des ressources concessionnelles pour financer leur participation » ont dit certains intervenants.

Par le biais du partenariat puplic-privé, Sosumar, à les en croire, va créer 7 000 emplois directs et va produire de l'électricité pour les Maliens et la mise en lace d’une unité de production d’engrais minéraux.

La promotion du secteur privé à travers le CPI, est une réalité au Mali et une constante de la politique économique du Chef de l’Etat. Les impacts des 5 ans d’existence du CPI, selon le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Mme Bah Fatoumata Néné Sy sont visibles. « Le CPI est entrain de contribuer à l’amélioration de la performance de certains projets et programmes de développement et de réformes économiques ». Les Membres du CPI et du gouvernement ont cité entre autres actions visibles : l’amélioration du service du secteur financier, le développement du secteur privé. Le CPI ont-ils affirmé, a permis la suppression de la patente au titre de la 1 e année civile pour toute création d'entreprise, la simplification des formalités, la réduction du nombre des opérations de paiement des taxes et impôts.

Toutes choses qui démontrent que le partenariat public-privé est plus que jamais en marge dans notre pays.

Amadou Sidibé

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PRIVATISATION DE LA SOTELMA

Le « non » du Synatel

Les travailleurs de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), regroupés au sein du syndicat national des télécommunications (Synatel), s’élèvent contre la privatisation de leur service, dont selon eux, les conditions ne sont pas réunies.

La Sotelma , selon le calendrier du gouvernement et les partenaires financiers, sera privatisée en fin 2008.`Dans une correspondance parvenue à notre rédaction, les travailleurs dénoncent les conditions dans lesquelles l’Etat veut opérer cette privatisation. Dans la lettre, adressée au ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, le Synatel (l’un des deux syndicats de la Sotelma affilié à la CSTM) dit « niet » à la privatisation de la société.

Cette « vente » de la Sotelma suscite des inquiétudes tant au sein des consommateurs de téléphonie mobile que des travailleurs de la société.

Les travailleurs de la Sotelma estiment que « les conditions d’une bonne privatisation de la Sotelma ne sont pas encore remplies ». Ils évoquent notamment « l’ouverture du secteur des communications avant la privatisation de la Sotelma avec à la clé l’octroi de tous les segments et l’international aux privés et à des prix modiques ». Faut-il dire à propos des prix de cession des segments que, selon le Réseau malien des consommateurs de téléphonie mobile (Rematecom) tous nos segments seraient vendus à 30 milliards, alors qu’au Sénégal voisin un seul segment de GSM se serait vendu à 100 milliards.

Inquiétudes

L’autre inquiétude des travailleurs réside dans le fait, expliquent-ils dans leur correspondance, « qu’aucun optimisme n’est permis pour les travailleurs eu égard au nombre d’agents qui seront licenciés, les emplois qui seront supprimés et au mode de financement d’un plan social ».

Mais les travailleurs ne sont pas foncièrement contre la privatisation. Ils préconisent des solutions alternatives. Une de ces solutions alternatives est que l’Etat cherche un partenaire stratégique pour la Sotelma comme cela a été le cas en Guinée, en Gambie, au Togo et au Burkina Fasso. L’autre solution préconisée par les travailleurs serait que l’Etat renégocie la première licence accordée afin de réorganiser le secteur. En effet, le syndicat de la Sotelma estime que leur concurrent (NDLR : Orange-Mali) a tellement pris d’avance qu’aucun autre privé ne peut lui faire face.

Les travailleurs de la Sotelma ne sont pas les seuls à s’opposer à la privatisation dans les conditions suscitées auxquelles il faut ajouter une crise de trésorerie due en grande partie aux créances de l’Etat. La semaine dernière, le Réseau des consommateurs de téléphonie mobile était aussi monté au créneau pour attirer l’attention de l’opinion publique sur ce dossier brûlant qui, mal diligenté, aura des conséquences certaines sur l’économie et le social.

Denis Koné

 

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FORUM DE BAMAKO

Les maux du continent africain à la loupe

La 8 e édition du Forum de Bamako, qui s’ouvre ce jeudi, va se pencher sur les problèmes du contient africain.

La 8 e édition du Forum de Bamako a pour thème central : « l’Afrique un nouveau pôle géostratégique, les enjeux ». Ce thème découle du fait que continent reste confronté aux conflits, à l’immigration, la mauvaise gestion et l’exploitation des ressources naturelles, l’emploi, la formation professionnelle, la mauvaise gouvernance. Pendant deux jours, les participants, intellectuels africains et experts étrangers, vont débattre et échanger sur les enjeux du développement de l’Afrique. Ils traiteront aussi les sujets relatifs aux négociations des contrats, au partage des ressources, au transfert des compétences et des technologies et de la gestion de l'environnement.

Selon les organisateurs, une matinée sera consacrée à la jeunesse, afin de faire l’état des lieux de l’emploi des jeunes en Afrique et chercher les voies pour l’insertion des talents africains dans les économies africaines dans un contexte mondialisé. La fuite des cerveaux sera un autre sujet dominant du Forum.

A en croire, Abdoullah Coulibaly, le président-directeur général de l’IHEM, initiateur du Forum, celui-ci a pour objectif « de donner une approche globale à la résolution des problèmes sur le continent africain, mais avec des spécificités en fonction de la zone géographique ». Selon lui, « le Forum représente un espace de discussion, de concertation et de réflexion sur les grandes questions de développement afin de répondre aux besoins et sollicitations du continent africain par la confrontation des expertises et des expériences ». A terme, il doit contribuer au renforcement des capacités en étant une force de proposition au service des dirigeants africains par la création d’un réseau de compétences bien formées, informées et soucieuses du devenir de l’Afrique, favorisant l’intégration économique et la croissance économique.

Les conclusions et recommandations des travaux du Forum de Bamako seront remises au président de la République.

Le Forum a lieu chaque année et porte sur des thèmes d’ordre économique, socio culturel et politique.

Denis Koné

 

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FESTIVAL DIAM WARI

Mopti rehausse sa culture

C’était attendu, c’est enfin arrivé, Mopti a désormais son festival. L’ouverture officielle a eu lieu le vendredi, 15 février sur les berges du fleuve Bani.

« Diam wari » (l’avènement du bonheur en Peul) est le nom de ce festival que la Venise malienne vient d’inaugurer et qui promet de rehausser la valeur de la culture à Mopti reconnu comme l’un des points névralgiques du tourisme malien.

Le festival « Diam Wari », aux dires du maire de Mopti, Oumar papa Bathily, « permettra aux Mopticiens, où qu’ils soient, de se l’approprier et d’en faire un rendez-vous à ne pas manquer ». Il dira aussi que « ce rendez-vous appartient à la jeunesse qui est sur la voie de s’égarer vis-à-vis de sa propre culture au profit de celle importée, de renouer avec elle et de comprendre qu’on n’est mieux servi que par soi-même. Et aussi de comprendre que sa culture a de la valeur de s’identifier à elle. Il n’y a pas de culture archaïque, mais de culture millénaire », dira-t-il.

Le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, a affirmé dans son allocution d’ouverture que, « Mopti vient de retrouver la parure qui lui manquait ». Il ajoutera aussi que, « la tenue de ce festival à Mopti ne peut que témoigner de la volonté des autorités municipales qui sont à l’origine de l’initiative, de promouvoir l’activité culturelle et touristique ».

Pendant trois jours de manifestation, le public a eu droit à des expositions de produits culturels, des visites de sites touristiques, conférences débats, animations folkloriques ainsi que des concerts gratuits. Des artistes de renommée internationale tels que Abdoulaye Diabaté, Amadou et Mariam, Chéché Dramé, Koko Dembélé, Afel Bocoum, et des groupes artistiques comme l’orchestre Kanaga de Mopti, Tambour sans frontière, la troupe Maurepas de France, la troupe Babemba de la Commune II du district de Bamako, le groupe Seguedji ont fait parler leurs talents.

Le festival a été soutenu par plusieurs partenaires dont la Fondation orange Mali, le lycée Bakaina Maiga de Sevaré, l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), Seydoni Mali, la presse locale, nationale et internationale, la présidence de la République, les mairies de Maurepas, Commune II de Bamako et de Ouahigya au Burkina Faso.

« Diam Wari » s’ajoute à d’autres festivals culturels comme le festival d’Essakanes à Tombouctou, celui sur le fleuve Niger à Ségou et tant d’autres.

Son lancement officiel a vu la participation de nombreuses personnalités de notre pays qui ont, par leur présence donné un éclat à l’évènement. On pouvait noter, entre autres, la présence de Sékou Doucouré représentant spécial du président de la République, Mohamed El Moctar ministre de la Culture et parrain de cette première édition ainsi que le représentant du ministre de l’Artisanat et du Tourisme et de l’honorable Sidy Hamed Diarra député à l’Assemblée nationale, élu à Mopti.

Dans le cadre du jumelage coopération, les maires des communes II du district de Bamako Gaoussou Ly, celui de Ouahigouya (Burkina Faso) et le représentant du maire de la commune de Maurepas en France, étaient également présents. Ces trois communes sont jumelées à Mopti.

Ce festival, selon ses initiateurs, aura pour vocation, de permettre aux populations de Mopti, de se concilier avec leur culture et d’être une opportunité pour les touristes de découvrir le riche patrimoine culturel de la Venise

(Correspondance particulière)

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Duel au sommet entre le Stade malien et le Djoliba.

Le choc de la septième journée en retard du championnat national de football oppose cet après-midi l’actuel leader, le Djoliba à son dauphin, le Stade malien de Bamako.

Pour le compte du dernier match en retard de la 7 e journée, le Stade malien de Bamako affronte aujourd’hui le Djoliba, actuellement en tête du classement.

Les Blancs ont essuyé leur première défaite de la saison à l’issue de la précédente journée en retard. Et pour une défaite, elle était dure à concéder. Les Blancs de Bamako ont, en effet été battus 0-1 par l’As Réal, une équipe qui depuis l’arrivée de « Gorgui » à sa tête retrouve ses marques et reprend de plus en plus espoir à quitter la lanterne rouge.

En plus, ce premier revers a coûté à l’équipe de Sotuba son fauteuil de leader, conquis victorieusement auprès de son homonyme de Sikasso. L’affiche de cet après-midi est donc palpitante et l’enjeu est de taille. Le Djoliba compte poursuivre sa lancée en gardant le fauteuil de leader et le Stade fera tout son possible pour faire oublier sa douloureuse défaite au premier tour préliminaire de la ligue africaine des champions à domicile le dimanche.

Les poulains de Cheick Diallo concentreront désormais tous leurs efforts sur le championnat national et tentent de mieux se positionner dans le classement général. Apparemment, la rencontre d’aujourd’hui entre le Stade malien de Bamako et le Djoliba, les deux gros calibres du football malien est un enjeu véritable. Parce qu’elle va déterminer le leader.

Faire oublier les précédentes défaites

Mais, les rencontres Stade-Djoliba vont toujours au-delà de simples enjeux, pour la simple raison que ces deux clubs revendiquent en même temps le titre de club le plus populaire. C’est donc au nom de cette popularité que ces deux équipes se défendent aujourd’hui bec et ongle pour sortir gagnantes de cette confrontation.

Au-delà de l’enjeu de la popularité, le Stade après sa première sortie ratée en compétition africaine dimanche dernier face à la formation angolaise du Primero De Agosto, ne joue maintenant que la carte du titre de champion national que lorgnent également les pensionnaires de Hérémakono. Mais Mahamadou Samaké alias « Sam Djèma » et son équipe n’ont que faire des ambitions de leur rival. Mieux, les Blancs veulent, à travers cette rencontre, faire oublier les précédentes défaites en championnat et en coupe africaine. C'est-à-dire réussir une victoire sur le Djoliba.

«  Nous allons leur prouver qui nous sommes » , déclare fièrement un supporter du Stade. Au Stade, l’on est certain qu’il n’y a jamais un sans deux. Le match d’aujourd’hui est la photocopie conforme de celui de la super coupe (le Stade avait gagné par 1-0 contre le Djoliba). Mais Karounga Keita « Kéké » avait dit qu’il ne voulait plus jamais revoir ça. Et cela est un signe pour qu’Amadou Sidibé et Souleymane Dembélé (tous du Djoliba), les meilleurs des Aigles à la Can au Ghana et leurs camarades ne se laissent pas intimider.

Boubacar Diakité Sarr

 

Tout peut arriver

Stade–Djoliba ou Djoliba-Stade est un match où tout peut arriver et qui risque de basculer sur des détails. Le Stade a l’avantage psychologique, mais les rouges du Djoliba sont dans une excellente période. Les arguments ont donc tendance à s’équilibrer. Les Blancs en championnat depuis la saison 2001-2002 ont peut-être un savoir faire, une expérience que les rouges ne possèdent pas.

Pour le Djoliba, les données du problème sont simples, il doit gagner pour creuser l’écart avec le Stade. « Conti » et sa bande possèdent-t-ils aujourd’hui les arguments nécessaires pour triompher des poulains de Cheick Diallo ? Tout dépendra donc de l’état d’esprit des joueurs de Hérémakono.

En tous les cas, en ouverture de la saison, trophée super coupe, le Stade avait battu le Djoliba 1-0. Et la saison écoulée les deux équipes s’etaient séparée sur un score nul 1-1 à l’aller et 0-0 au retour. Et cette fois-ci on verra bien.

B.D.S

 

 

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