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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 18 Fevrier 2008

 

DIONCOUNDA TRAORE, PRESIDENT DE L’AN ET DE L’ADEMA-PASJ

« Je souhaite reconstituer la grande famille Adéma »

Le président de l’Assemblée nationale et de l’Adéma-PASJ, Dioncounda Traoré, parle dans l’interview qui suit du travail parlementaire, de la gestion des différentes sensibilités politiques proches du chef de l’Etat à l’Assemblée nationale, du débat sur l’aide aux partis politiques de l’abolition de la peine de mort ainsi que du retour de certains militants du parti et de la reconstitution de la grande famille Adema. Interview.

Les Echos : Comment s’organise le travail de l’Assemblée nationale ?

Dioncounda Traoré : Comme chacun le sait, le travail de l’Assemblée nationale s’organise à travers son bureau qui est vraiment la tête au niveau de l’institution et qui a un caractère politique marqué. Nous avons également la conférence des présidents qui décide de la programmation qui est faite à l’AN. La conférence des présidents est constituée de l’ensemble des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. C’est elle qui est saisie de tous les problèmes que nous discutons au niveau de l’Assemblée nationale, qui décide du gros du travail qui se fait au niveau des 11 commissions permanentes et à la commission de contrôle. C’est de là également que nous envoyons les projets de loi, éventuellement les propositions de loi. C’est également là où se font les écoutes, les assises.

En plus des commissions, le travail parlementaire s’effectue à travers des missions d’information et d’enquête qui peuvent travailler au sein ou à l’extérieur de l’Assemblée nationale. Il faut aussi souligner la possibilité de la mise en place des commissions ad hoc. Nous contrôlons l’action gouvernementale et avons la Haute cour de justice, une institution de la République. Voilà en gros comment les choses se passent. Bien entendu, nous entendons nous engager de plus en plus dans la résolution des conflits à l’intérieur comme à l’extérieur du Mali. Comme aucune loi ne vaut rien si elle n’est pas appliquée, nous avons un travail de sensibilisation des populations par rapport aux lois votées.

Les Echos : Comment l’Assemblée nationale a vécu le débat au sein de l’opinion relatif au projet de loi sur l’abolition de la peine de mort ?

D. T. : La proposition de loi portant sur l’abolition de la peine de mort est un projet que nous avons effectivement reçu, mais que nous n’avons pas à vrai dire, géré. C’est un sujet assez délicat quoi qu’à notre avis ne constituant pas une préoccupation majeure du peuple malien. C’est pour cela qu’au niveau de l’Assemblée, nous avons décidé de prendre tout notre temps pour étudier ce projet de loi, l’examiner sur tous ses angles, prendre des avis, y compris de ceux qui l’ont envoyé. A l’issue de l’intersession, nous avons terminé de collecter les avis divers. Je pense que c’est à partir de là, qu’en toute connaissance de cause que l’Assemblée aura à se déterminer par rapport à ce projet de loi.

Les Echos : Quelle appréciation, le président de l’Assemblée nationale porte sur la non-éligibilité de la quasi-totalité des partis politiques par rapport au financement public ?

D. T. : Je crois qu’il faut comprendre ce problème autrement. Quoi qu’on dise, le fait que la quasi-totalité des partis ne sont pas éligibles à l’aide publique laisse sous-entendre qu’ils n’ont pas une comptabilité fiable.

Il est normal que quiconque dispose du denier public doit justifier son emploi. Et les partis politiques ne font pas exception. Je pense que c’est ce qu’il faut comprendre.

Je me souviens, il y a deux ans d’une autre décision qui avait cette fois disqualifié l’ensemble des partis politiques. Nous avons eu à échanger avec la section des comptes de la Cour suprême et le gouvernement. La section des comptes de la Cour suprême avait dit dans ses recommandations que compte tenu de la spécificité des partis politiques, qu’il était difficile de respecter à la lettre les termes de la loi. Il a été fortement recommandé que les textes soient relus et qu’ils tiennent davantage compte des spécificités des partis politiques. A l’époque, il avait été convenu qu’un manuel serait élaboré et mis à la disposition des partis politiques. Puisque le manuel n’était pas encore fait, il avait été adopté l’idée d’un moratoire pour le financement des partis. Malheureusement, ce moratoire n’a pas été respecté et c’est pourquoi la majorité des formations politiques n’ont pas pu satisfaire les exigences de la loi. Cependant, notre volonté à nous partis politiques est de respecter la loi. Quiconque utilise le denier public a le devoir de rendre compte de son utilisation. Personne ne rêve de se soustraire à cela. Donc, notre volonté à nous et celle des pouvoirs est de faire en sorte que chacun respecte la loi.

Nous allons faire en sorte que, dans le futur, ce à quoi nous avons assisté ne se reproduise pas.

Les Echos : Comment le président de l’Assemblée qui se trouve être président de l’Adéma et de l’ADP, gère-t-il toutes les sensibilités qui soutiennent l’action du président de la République ?

D. T. : Je pense que ce n’est pas aussi compliqué, vu que les sensibilités qui soutiennent l’action du président de la République et du gouvernement du Mali font partie de ce que vous avez appelé ADP. L’Alliance pour la démocratie et le progrès est composée des sensibilités issues des partis politiques faisant partie d’une même grande famille. Les activités de ces partis sont donc coordonnées au sein de l’ADP. Cela est une continuité jusqu’à l’Assemblée nationale. Bien sûr, il y a d’autres sensibilités non-membres de l’ADP, c’est-à-dire les indépendants, qui soutiennent l’action du président de la République et du gouvernement et avec qui nous entretenons d’excellentes relations. Nous n’avons pas de grosse difficulté à nous entendre, car nous avons le même projet. Nous avons aussi de très bonnes relations avec des sensibilités qui ne soutiennent pas a priori l’action du président de la République et du gouvernement, mais qui sont décidées d’avoir une action constructive à l’Assemblée. Quand j’ai été élu président de l’Assemblée, je me suis dit que dans tous les cas en tant que président de tous les députés, je ferai égal partage entre toutes les sensibilités. C’est ce à quoi je me suis attelé jusqu’à présent.

Les Echos : En parlant des missions de l’Assemblée nationale, vous avez évoqué le contrôle de l’action gouvernementale. Comment se fait ce contrôle-là ?

D. T. : Comme déjà ébauchées en parlant des missions de l’Assemblée, nous examinons les lois, écoutons les départements qui les initient, des personnalités dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Nous envoyons aussi sur le terrain des missions d’information et d’enquête sans oublier les interprétations de façon générale. Toutes choses qui nous permettent de suivre et de contrôler l’action gouvernementale.

Les Echos : Parlons maintenant de nos relations avec la base. La restitution à la base est-elle obligatoire pour les députés. L’avez-vous personnellement faite ?

D. T. : Les restitutions sont obligatoires. Ça fait partie du travail de député. Les lois que nous votons doivent être expliquées à nos bases qui sont censées être gérées par elles. C’est ça la restitution. Entre les sessions, les députés sont tenus d’aller dans leurs circonscriptions respectives pour expliquer aux électeurs le travail qu’ils ont fait, les lois qu’ils ont votées.

C’est ce que vise la restitution, qui par conséquent est obligatoire.

Personnellement, je ne l’ai pas encore fait parce que depuis que nous sommes rentrés, nous n’avons pas eu d’intersession. Nous avons eu la session extraordinaire qui nous a permis de mettre en place les organes de l’Assemblée. Ensuite, il y a eu une session ordinaire et nous venons de passer une session extraordinaire. C’est à partir de maintenant que l’ensemble des députés et moi-même pourrons aller à la base pour expliquer ce que nous avons fait. Tout compte fait, nous allons le faire.

Les Echos : S’agissant de votre formation, à quand le prochain congrès de l’Adéma ?

D. T. : Le prochain congrès de l’Adéma est prévu pour le mois de juillet. Je sais qu’il y a beaucoup de bruits qui courent puisque les gens donnent des dates plus ou moins fantaisistes les unes que les autres. D’ici juillet, il y a, bien entendu, toutes les activités préparatoires qu’il faudra mener dans diverses localités pour expliquer les thèmes sur lesquels le congrès va se tenir. Il est également prévu des renouvellements au niveau des structures de base. Je pense, que ceci nous permettra de poser un diagnostic correct de l’état actuel du parti.

Les Echos : Quels sont alors les thèmes du congrès ?

D. T. : Le congrès, c’est pour vraiment le confort du parti, c’est-à-dire, la remise de l’Adéma au travail. Vous savez qu’en dehors des périodes électorales, la plupart des partis sont en hibernation. Cependant, nous avons l’ambition de faire ce que nous n’avons jamais eu le temps de faire, particulièrement avant les élections communales de 2009 et surtout les élections générales de 2012. C’est ainsi la volonté de refonder sérieusement le parti, le ramener à ses valeurs originelles et de faire en sorte, qu’il redevienne véritablement un parti de militants et cesse d’être seulement une formidable machine électorale.

Nous allons également faire en sorte que reviennent dans le parti la cohésion, la confiance, l’unité, la solidarité, la fraternité et la discipline.

Les Echos : Cela passe-t-il par le retour de Soumeylou Boubèye Maïga ?

D. T. : Oui, cela passe par l’éventuel retour de tous ceux qui à un moment ou à un autre ont eu à commettre des actes qui ont été sanctionnés. Vous savez, à l’Adéma, nous sommes toujours prêts à pardonner parce qu’en réalité tous ceux qui ont eu à partir de l’Adéma ou même qui ont fondé de nouveaux partis n’ont jamais remis en cause le projet du parti. Ils ont pensé que certaines choses sont des problèmes secondaires, ceux qui sont partis, s’ils veulent revenir, la porte est grandement ouverte. Il n’y a absolument aucun problème.

Simplement, nous sommes un parti et nous avons des textes. Vous avez parlé de Soumeylou Boubèye Maïga, son retour est fortement souhaité. Si lui-même le souhaite, la porte lui est ouverte.

Les Echos : Y a-t-il un projet de fusion entre l’Adéma, l’URD et le RPM comme cela se dit dans les salons ?

D. T. : Je ne sais pas si ça se dit dans les salons. Ça a toujours été une politique constante de l’Adéma. Je ne sais pas si vous avez suivi l’ensemble de mes discours, je parle toujours de trois choses : la moralisation de nos relations avec l’ensemble des partis politiques sans distinction ; le rapprochement avec les partis plus ou moins issus du mouvement démocratique du 26 mars ; la retrouvaille avec les partis issus de l’Adéma. J’ai toujours souhaité reconstituer la grande famille Adéma avec des partis tels que le RPM, l’URD, le Miria, voire même effectivement fusionner les partis issus du Mouvement Démocratique. Maintenant, les propos avancés qui sont faits dans les salons ou ailleurs, je ne sais vraiment pas d’où elles viennent.

Propos recueillis par

Alexis Kalambry

 

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CRISE UNIVERSITAIRE

Le Snesup préfère la médiation de la commission de conciliation

Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a refusé jeudi dernier de rencontrer le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique. Motif : le Snesup juge que le ministère du Travail, de la fonction publique et de la Réforme de l’Etat est plus « habilité » à négocier avec lui, avant l’entrée en vigueur de son mot d’ordre de grève illimitée à compter du 26 février.

La rupture est-elle consommée entre le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) dans la gestion de la lancinante crise qui paralyse l’école malienne ? C’est la question que posent nombre d’observateurs, eu égard à la tournure que prennent les événements, qui se déroulent à l’Université de Bamako.

Le jeudi, 14 février, une rencontre était prévue entre le Snesup et le ministre Touré pour relancer les négociations sur les doléances des syndicalistes. Une rencontre annulée sine die suite à la décision du Snesup d’interrompre tous pourparlers avec le cabinet du ministre Amadou Touré « avant les négociations réelles au sein de la commission de conciliation » mise en place par le ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Reforme de l’Etat (MTFPRE).

Dans une lettre qu’il a néanmoins adressée au ministre Amadou Touré pour expliquer les motifs de son « faux-bond », le Snesup rappelle, qu’ « il a déposé le 11 février 2008 un préavis de grève auprès du MTFPRE, qui prendra effet à partir du 26 févier prochain ».

Les syndicalistes précisent aussi dans la lettre, que « l’unique point de revendication du préavis de grève est « la sanction totale des auteurs des agressions physiques et morales du personnel enseignant et administratif du supérieur et le rétablissement total de la sécurité dans les Facultés, Instituts de l’Université de Bamako et grandes écoles ».

C’est dire que l’année scolaire est en train de s’achemine vers un fiasco.

Amadou Waïgalo

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CONGRES ORDINAIRE DE L’UMP

L’école s’invite au débat

L’Union des Maliens pour le progrès (UMP) a tenu le week-end son premier congrès ordinaire. Le Pr. Amadou Touré, ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et président du parti est monté au créneau pour évoquer les problèmes de l’école.

Placé sous le signe de la mobilisation des militants UMP autour du Programme de développement économique et social (PDES) du président ATT, le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, président de l’UMP n’a pas passé sous silence les problèmes liés à l’école, une des composantes du PDES.

« Pour une école de nos besoins, osons inventer » , pouvait-on lire sur une des banderoles. Amadou Touré estime, que le Mali doit opérer une révolution au sein de l’enseignement, en faisant de l’école « la ruche des arts et des métiers » et en « créant une université de nos besoins ». Pour y parvenir « il faut que les professeurs de lycées et universités se sentent associées à cette révolution ». « Le maître a l’obligation de remplir son devoir d’enseigner, de former, de montrer la meilleure voie de réussir… », pense le chef de l’UMP.

Au cours des travaux,les délégués ont examiné le rapport d’activité du bureau, débattu des préoccupations nationales. En plus des questions liées à l’école, celles qui sont relatives à la santé, la démocratie et au développement tout court du pays ont été examinées par les congressistes. Aux termes des travaux, une série de résolutions et de recommandations ont été rendues publiques. (Nous y reviendrons).

Denis Koné

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TELEPHONIE MOBILE

Remacotem dénonce « la mort de l’opérateur historique »

Avec la privatisation annoncée pour fin 2008 de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma), le Réseau malien des consommateurs de téléphonie mobile (Remacotem) monte au créneau et dénonce la volonté manifeste d’étouffer l’opérateur historique .

Crée en septembre 2006, le Réseau malien des consommateurs de la téléphonie mobile (Remacotem), était face à la presse vendredi dernier. Objectif : échanger sur les objectifs du réseau et les actions qu’il compte entreprendre dans le cadre de la privatisation de la société des télécommunications du Mali (Sotelma).

Selon le président du Remacotem, Dr. Adama Traoré, « pour privatiser une société, il y a des préalables. Ailleurs, on a commencé par privatiser avant de libéraliser. Et cela pour permettre à l’opérateur historique d’être dans les mêmes conditions qu’une société privée qui arrive sur le terrain. Mais, c’est l’inverse qui s’est produit au Mali. », s’est-il indigné.

De plus, le réseau s’est dit désabusé par le fait que le Mali n’a aucune emprise sur son secteur de télécommunication. Or, « celui qui contrôle les télécommunications, contrôle l’économie. Tout a été mis en œuvre pour étouffer la Sotelma, pour l’empêcher de grandir », pense le réseau.

Les segments du mobile au rabais

Le plus grave aux dires du réseau, c’est le fait que tous les segments de la téléphonie mobile sont cédés au rabais. « Nous sommes en danger, nous avons vendu au rabais tous nos segments à 30 milliards de F CFA. Or, un seul segment de GSM a été vendu au Sénégal à 100 milliards de F CFA », révèle Bakary Guindo, un membre du réseau. A ses dires, «  la Sotelma est à la croisée des chemins. Pour faire fonctionner le mobile ou le fixe, nos moyens sont subordonnés aux moyens de l’Etat. Ouvrir tous les secteurs à la concurrence avant la privatisation de l’opérateur historique, c’est un cas atypique au Mali. Entre la décision et l’investissement, nous sommes obligés d’attendre 6 mois ou une année », a expliqué M. Guindo.

Le Remacotem, qui ambitionne de défendre les intérêts des consommateurs, organisera dans les jours à venir des débats sur les antennes des radios de proximité, des journées portes ouvertes pour davantage éclairer la lanterne de l’opinion sur tout ce qui entoure la privatisation de la société historique.

Après plus d’une année d’existence, le Remacotem compte 596 000 adhérents à travers le territoire national.

Mohamed Daou  

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10 e ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MGR LUC SANGARE

Un homme qui a marqué son temps

En marge de nombreux témoignages sur les qualités de Mgr Luc Sangaré, samedi au cours d ’ une conférence animée dans le cadre du dixième anniversaire de sa mort, l ’ occasion était donnée au conférencier Tiégoum Boubèye Maïga de deviner ce que Mgr Luc aurait pu dire au président de la République lors des dernières présentations de vœux sur la crise scolaire, la pauvreté, la lutte contre la corruption...

Le centre Monseigneur Luc Sangaré, situé dans l’enceinte du lycée Prospère Camara, a servi, le 17 février, de cadre à la conférence de témoignage dans le cadre du dixième anniversaire de la mort de celui dont il porte le nom. L ’ évènement a regroupé des leaders politiques, religieux, communaux, des acteurs du mouvement démocratique du représentant des chefs de quartier, des étudiants etc.

El hadj Tiégoum Boubèye Maïga, journaliste, conférencier a présenté sa communication en deux parties. Dans la première partie, il a parlé des qualités innombrables de Mgr Luc. « Ce que les Maliens n ’ oublieront jamais, c ’ est incontestablement la personne de Luc Sangaré même. Une voix, une grande voix, leur voix. Une voix qui résonne comme la voix des sans voix. Une voix inimitable qui, des décennies durant, aura résonné comme celle des Maliens. Parce que pendant le temps qu’a duré son magistère, Mgr Luc Sangaré ne s’est jamais permis de différencier ou de catégoriser les Maliens » , a laissé entendre le conférencier.

M. Maïga a paraphrasé un propos de Mgr Sangaré, «  j ’ ai la conviction qu ’ un jour, lorsque je serai face à Dieu, il m ’ interpellera ainsi : Luc, qu ’ as-tu fait de tes frères et sœurs du Mali, qu ’ ils soient catholiques, protestants, musulmans, animistes ou athées ? C ’ est pourquoi je proteste dans mon âme, chaque fois que j ’ entends appeler tubabumori. Non, je suis bèè jè mori » . Et El hadj Tiégoum Boubèye Maïga de poursuivre que, « Il a transcendé les différences religieuses, gommé les frontières sociales, pour échapper aux Chrétiens afin d ’ appartenir à tous les Maliens. Parce que Mgr Luc Sangaré était d ’ abord un Malien. Il parlait peu mais bien. C ’ était un atout parce qu ’ il était attendu, il était cru » .

Abondant dans le même sens, de nombreux témoignages ont touché tous les aspects de l ’ exaltante vie de Luc Sangaré. Ses qualités humaines, son engagement et dévouement sur le plan religieux, social, civique, etc. … Selon Salif Berté, le doyen de la Flash, « Mgr Luc aimait tout le monde ». « Dire et agir en vérité faisait partie des qualités de Mgr Luc Sangaré », a témoigné Pr. Aly Nouhoun Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale.

« Vœux presque imaginaires »

Mme Sy Kadiatou Sow s ’ est limitée à évoquer ses rencontres avec ce grand homme. « Mes rencontres avec Mgr, les leçons de vie que j ’ ai tirées de sa conduite tout au long de ces deux dernières décennies, m ’ ont beaucoup aidée et continuent de m ’ inspirer dans ma carrière professionnelle mais aussi dans ma relation de tous les jours avec les autres » , dira-t-elle.

La présentation des vœux au président de la République était l ’ un des rendez-vous que Mgr Luc Sangaré ne ratait pas avec les Maliens. Il se savait attendu parce que c ’ était des moments où ses « paroles agissent comme une bouffé d ’ oxygène et servent comme une lueur d ’ espoir » .

En tant que analyste, El hadj Tiégoum Boubèye Maïga, a consacré la deuxième partie de son exposé à ce que Mgr Luc aurait pu dire au président de la République lors des dernières présentations de vœux sur la crise scolaire, la pauvreté, l ’ Etat actuel de notre démocratie...

« Monsieur le président, … nous avons enregistré des fraudes électorales d ’ une ampleur jamais égalée dans l ’ histoire du Mali … notre démocratie est malade de la faiblesse du taux de participation. Monsieur le président l ’ école demeure pour nous une préoccupation constante. Nous avons salué en son temps la signature du Pacte de partenariat pour une école apaisée et performante tout en en émettant le souhait qu ’ il soit un catalogue, un de plus, de bonne intentions rangé dans les tiroirs. Hélas nos craintes semblent fondées parce qu ’ il est difficile d ’ attester aujourd ’ hui que l ’ école est apaisée. L ’ école n ’ est pas apaisée parce que les années scolaires sont entremêlées, les années scolaires se chevauchent sans qu ’ on ne sache dans quelles années nous sommes. L ’ école n ’ est pas apaisée parce qu ’ elle est devenue le lieu de toutes les violences, violences verbales, violences physiques perpétrées à coup d ’ objets contondants, à coup d ’ armes blanches et parfois d ’ armes à feu », dira Mgr Luc Sangaré dans la présentation des vœux imaginaires. Il poursuivra que, « Or une école qui n ’ est pas apaisée ne peut être performante. En témoigne le niveau de notre enseignement. En témoignent les notes. Elles ne sont seulement mauvaises, mais elles sont devenues sexuellement transmissibles de l ’ avis des apprenants et de leurs enseignants » .

Il ajoutera que, « Monsieur le président, que dire de la lutte contre la corruption. Le Vérificateur général vous a remis en primeur copie de son rapport qui porte sur 102 milliards de fonds détournés …. parce que ces détournements ne sont pas le fait des pauvres et ils appauvrissent le pays. La lutte contre la corruption qui semble vous tenir à cœur ressemble de plus en plus, hélas à un slogan …  ».

Pour Mgr Jean Zerbo, Mgr Luc Sangaré a été envoyé par Dieu pour une mission qui entrait dans le cadre de la paix sociale, de solidarité …

Il faut rappeler que Mgr Luc Sangaré est décédé le 11 février 1998 à Abidjan.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

Les Konaré témoignent

Depuis Addis-Abeba, l’ex-couple présidentiel, Adam Ba Konaré et son époux ont adressé une correspondance à l’archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo.

Dans cette lettre, qui a surpris agréable l’archevêque, les Konaré disent se souvenir de Mgr Luc Sangaré et témoignent du commerce fructueux qu’ils ont eu avec lui. Ils en profitent pour assurer la communauté de leurs prières.

Cette correspondance a été lue à la rencontre, ce qui en a ajouté à l’intensité de l’émotion.

S. D.

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Le COB en difficulté, l’Usfas et le Réal au mieux

Après la Coupe d’Afrique des nations, la 7 e journée du championnat national s’est jouée la semaine dernière. Certaines équipes se sont montrées efficaces alors que, d’autres peinent à retrouver leurs marques. Le Club olympique de Bamako (COB) fait partie de ces équipes en panne d’inspiration. Visiblement handicapé par le départ de son ancien coach, Aliou Badra Diallo « Conti » au Djoliba, les Verts de Bamako, dirigés aujourd’hui par Adama Traoré « Boxeur » se sont inclinés 1 but à 0 face au Club sportif Duguwolonfila (CSD) à Koulikoro. Du coup, ils sont relégués à la 9è place au classement avec 8 points. Le Centre Salif Kéita (CSK), désormais 3 e au classement avec 14 points, s’est imposé 3 à 1 à Ségou face à l’AS Bakaridjan alors que, l’Association sportive de Bamako (ASB) a enfoncé la lanterne rouge, le Nianan de Koulikoro battu 1 à 0. Avec 14 points, les protégés du président Hamalla Nimaga sont 4è au classement derrière le CSK mais avec un goal différentiel moins favorable. L’Association sportive de Korofina (ASKO) a été tenue en échec (0-0) à Bamako par le Stade malien de Sikasso.

S’il y a deux équipes qui se portent mieux aujourd’hui, c’est bien l’Usfas et l’AS Réal. Dirigés maintenant par l’ancien entraîneur du Djoliba, Fanyéri Diarra, les militaires ont créé la surprise en dominant 2 buts à 0 les 11 Créateurs de Niaréla. Un succès auquel l’ex-attaquant du Raja de Casablanca, Makan Dembélé a beaucoup contribué. Après avoir infligé sa première défaite au champion en titre, l’AS Réal semble petit à petit retrouver son football d’antan. Les scorpions ont en effet pris le meilleur sur le Débo club de Mopti au Stade Baréma Bocoum. Les Mopticiens ont perdu 1 but à 0.

En raison du tour préliminaire de la Ligue africaine des champions que le Stade malien de Bamako devait jouer hier à Bamako contre les Angolais de Primeiro de Agosto, la principale affiche de la 7 e journée a été reportée au mercredi prochain. Nous y reviendrons.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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MINISTERE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS

La feuille de route élaborée

Le ministère de la Jeunesse et des Sports vient de déposer sa feuille de route à la Primature. Elle est le fruit d’une concertation de deux jours entre les membres du cabinet, tous les responsables des services rattachés au département, du Comité olympique et sportif et des structures nationales et internationales œuvrant dans le domaine du sport et de la jeunesse. L’ambition du département est de porter le sport et la jeunesse malienne au flambeau avec des actions novatrices .

« Le renouveau de l’action publique est aujourd’hui une condition sine qua non du renforcement de l’autorité de l’Etat sans laquelle tous nos efforts de développement risquent d’être vains. Il suppose l’amélioration de la qualité de la gouvernance et le renforcement des relations entre nos services et les usagers » , avait déclaré Seydou Dawa, secrétaire général par intérim du ministère de la Jeunesse et des Sports lors de l’atelier de concertation organisé les 28 et 29 janvier dernier. La feuille de route, qui est conforme aux volets sport et jeunesse du Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République et à la Déclaration de politique générale du Premier ministre, est donc le reflet d’une volonté politique affichée avec comme objectif de hisser le sport et fortifié la jeunesse à travers des actions novatrices.

Ayant constaté « le recul de certaines valeurs de base, notamment la ponctualité, le respect du bien public et la probité tant au niveau central que régional et sub-régional, l’insuffisance des ressources humaines (en termes d’effectif et de qualification) tant au niveau national que régional et sub-régional, la faiblesse de l’autorité de l’Etat et son problème récurrent du non-respect des lois et règlements en vigueur, l’inexistence d’une ligne de crédit de fonctionnement au niveau des services de jeunesse, des sports, des arts et de la culture des cercles et des communes du District de Bamako … »

L’équipe du ministre Hamane Niang veut maintenant rompre avec le passé et redorer le blason du secteur. Pour y parvenir une série d’actions et de mesures sont envisagées, de la ponctualité dans les services affiliés à l’amélioration significative des différents services en passant par l’ « élaboration d’un cadre de partenariat avec les collectivités locales autour des infrastructures de proximité et des activités de jeunesse et sport » et l’établissement de bureaux d’accueil et d’orientation dans les services centraux.

C’est tout un schéma d’audit qui sera mis en place pour exhorter les agents à travailler et s’assurer que les actions se déroulent comme prévues (pointage des heures d’arrivée et de départ, procès, rapports temporels…). Au finish, ce sera la création d’un cadre idéal de travail et des structures indispensables au « renouveau de l’action publique ». Toutes choses qui permettront la satisfaction des usagers des services du département et d’avoir des effets conséquents sur le sport et la jeunesse.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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