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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 14 Fevrier 2008

 

BANCONI

Le marché reprend vie

Pour obtenir la libération de leurs camarades, les usagers du marché « Filabougou » du Banconi ont finalement accepté le projet de construction de latrines, une initiative de la mairie de la Commune I à laquelle ils s’étaient opposés mardi en décrétant une « journée sans marché ». Ils ont repris mercredi le chemin de leurs places et étals.

Les activités ont repris hier au marché du Banconi. Trois commerçants arrêtés pour offense au maire de la Commune I, ont été libérés à la suite d’un accord entre la mairie et le comité de gestion du marché. Les commerçants ont finalement accepté la construction de latrines sur une dimension de 6/15.

« Mardi, dans l’après-midi, nous avons rencontré le maire et son état-major au commissariat du 6e arrondissement. Nous avons trouvé un point d’accord. Ils ont libéré nos camarades et ils vont en contrepartie construire leurs latrines sur des dimensions de 6/4 au lieu de 20/15. Pour que nos camarades soient libérés, nous avons été obligés d’accepter le projet. On n’avait pas le choix. La lutte ne pouvait pas continuer» , a déploré Moussa Konta, président du marché « Filabougou » et de la commission de surveillance de la Coopérative des marchés de la Commune I.

L’opposition du marché principal de Banconi au projet de construction de latrines s’explique par le fait qu’il n’a pas été associé à la prise de décision. « Le document de stratégie de mobilisation des ressources du marché précise que les recettes de la mairie ne peuvent être améliorées qu’en associant les responsables du marché. Dans ce cas précis, la mairie n’a pas respecté la règle. Officiellement, elle est obligée de travailler avec nous. Dans chaque marché, il y a un comité de gestion qui est coordonné par une coopérative qui en est le chapeau. Avec une telle organisation comment la mairie peut-elle prendre une décision sans nous aviser ? », s’est insurgé le président de la commission de surveillance de la Coopérative des marchés de la Commune I.

M. Konta a ajouté qu’ils ont été en réalité forcés d’accepter le projet, mais qu’en tant que citoyens respectueux des autorités, ils ont compris qu’il fallait arrêter cette lutte.

« Notre arrestation était une mesure illégale. Si des latrines doivent être construites dans le marché, j’en serais par exemple fort pénalisé parce qu’elles seront faites sur l’espace qui me sert de place » , a expliqué l’un des trois ex-détenus Bah Diakité. « En démocratie, il faut négocier mais le maire ne veut pas entendre de pourparlers », a-t-il poursuivi.

Un simple citoyen qui assistait à l’entretien a ajouté que « la mairie de la Commune I a toujours agi ainsi ».

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

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COTATION DE LA SEMA-SA EN BOURSE

La Séma première entreprise non bancaire à la BRVM

La Société d’équipement du Mali (Séma-SA) a été admise à la cote de la Bourse régionale des valeurs mobilières de l’Afrique de l’Ouest (BRVM) avec un emprunt de 6,85 % sur la période 2007-2012 pour un montant de 5 milliards de F CFA. La cérémonie officielle de son entrée comme première entreprise non bancaire du Mali à la BRVM s’est déroulée le 11 février à Bamako.

La Séma-SA a des besoins importants en capitaux à court et long terme pour financer ses activités de logements sociaux au compte de l’Etat. Le DG de la BRVM, Jean-Paul Gillet, a souligné que le recours à l’épargne publique n’est pas chose aisée dans la sous-région.

Il existe de nos jours 36 sociétés de la sous-région qui sont cotées à la BRVM. La Banque de l’habitat du Mali (BHM) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA), pour le Mali, sont dans ce lot. En tant qu’entreprise non bancaire, la Séma-SA est la première société de notre pays à les rejoindre.

Cet emprunt, aux dires du PCA de la Séma-SA, Idrissa Coulibaly, est le fruit d’un partenariat entre l’Etat et le secteur privé dans le cadre du financement par la Séma-SA de 406 logements sociaux. Il est aussi, selon lui, le signe d’une confiance que les responsables de la BRVM portent à sa société. Un millier d’autres logements seront bâtis à Kati en 2007-2008.

La construction de logements sociaux par des privés, a indiqué pour sa part, le PDG de l’Office malien de l’habitat (OMH), Moussa Baba Diarra, s’est déroulée à la satisfaction de l’Etat. Selon lui, l’emprunt obligataire est un bon créneau qui doit inspirer les promoteurs immobiliers pour minimiser les risques et les charges. Ce partenariat, selon M. Diarra, va se renforcer avec la construction de 1178 logements sur un programme immobilier de 6000 maisons.

Abdrahamane Dicko

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FORMATIONS

Le danger de la prolifération des écoles de santé

Aujourd’hui, tout le monde veut servir dans le domaine de la santé au Mali par passion ou par espoir d’être « grandement rémunéré ». Ce qui a fait que les écoles privées de santé poussent tous azimuts surtout avec le numerus clausus ou concours indirect à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS). La conséquence de ce foisonnement est que c’est un danger qui pend sur la tête des Maliens, car peu de lauréats seront aptes à exercer leur fonction.

« Il n’y a pas photo sur la faiblesse du niveau à l’école. Et chaque fois que la question est évoquée, les acteurs, la main sur le cœur, jurent religieusement de tout mettre en œuvre pour redorer le blason terni de l’éducation » , tranche un confrère. Une prise de position plus que jamais justifiée parce que le « niveau exécrable » et le « futur compliqué de l’indicatif » du Mali deviennent de plus en plus certains.

Les fruits de cette école ne sont donc que des « nuls » de notre époque appelés à être des relais dans les jours à venir, pensent des Maliens. Certes, la mauvaise qualité de notre école est chose bien regrettable et condamnable, mais il y a une de ses composantes, où la médiocrité n’est point permise tant elle engendre des conséquences dévastatrices pour toute une nation. Il s’agit de la santé.

Alors que l’indice de santé du Mali est parmi les plus bas au monde, selon des statistiques et que le souci majeur des autorités scolaires et sanitaires doit être d’assurer une bonne formation des « détenteurs de nos âmes », les écoles privées de santé poussent comme des champignons, menaçant du coup la santé publique au vu et au su de tous alors que rien n’est entrepris pour réguler le secteur.

La création anarchique des écoles de santé indique que la qualité n’est plus au rendez-vous dans bon nombre de ces établissements avec le laxisme dans les évaluations, la pléthore, des travaux dirigés et pratiques « inefficaces »... On nous informe que cette situation est encouragée au nom du renforcement des capacités nationales dans le secteur de la santé grâce à la formation du personnel médical et paramédical (infirmiers, aides soignants, matrones, sages-femmes et autres personnels d’appui).

La multiplication des écoles de santé est une bonne chose, mais elle doit être accompagnée par un certain nombre de mesures, c'est-à-dire un cahier de charges et un suivi régulier, vu la primauté du secteur, pour que ces écoles comblent les attentes des populations.

Tel n’est pas le cas aujourd’hui. La gangrène qui mine l’école malienne dans son ensemble affecte aussi les écoles de santé. « Nous payons notre argent et nous devons passer quelle que soit la situation », affirme fièrement un élève d’une école de santé. Cette affirmation est bien démontrée par la réalité dans la mesure où « beaucoup de lauréats d’écoles de santé ont toutes les peines du monde à traiter leurs patients ».

Des stages payants ?

« Tout laisse à croire que dans beaucoup de ces écoles, les élèves passent sans avoir le niveau requis » , regrette un parent d’élève. Pour lui, la preuve est que « beaucoup parmi ces élèves ne savent même pas faire une simple injection, la base de leur profession ».

En tout cas, une enseignante dit passer le plus clair de son temps à expliquer les leçons à ses élèves, mais ces derniers mentent le plus souvent en affirmant avoir compris parce qu’ils « ont en tête qu’ils passeront de toute façon ». Et d’ajouter que « j’ai amené mon enfant dans un centre de santé où l’on devait lui administrer une vitamine. N’eût été ma connaissance du domaine et ma promptitude, la soignante (Ndlr une lauréate d’une école privée de santé) lui aurait administré une dose létale… »

La pratique est primordiale dans le domaine de la santé, ce qui n’est pas évident dans des écoles de santé. « Lors des travaux dirigés, vu le notre nombre élevé, nous touchons seulement les matériels et nous quittons la salle », déplore un recalé de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) qui a trouvé refuge dans un établissement privé de santé.

Pis, dans certaines écoles, le stage pratique n’est pas « prioritaire ». « Nous partons dans un centre de santé une fois par semaine jusqu’à la fin de l’année. Après quoi, nous ne sommes pas obligés de faire d’autres stages », témoigne un futur infirmier.

Le hic c’est que la majorité d’entre eux ne partent pas régulièrement pour mettre en pratique leurs notions théoriques. D’ailleurs, des hôpitaux se montrent peu enclins à les recevoir ou du moins exigent des sommes à payer au préalable avant un stage. Une des raisons de cet acte est certainement le niveau bas des stagiaires et le fait que les centres savent qu’ils ne peuvent en fait rien leur apporter.

« On m’a demandé de payer 12 500 F CFA pour 45 jours de stage. Comme je n’ai plus d’argent pour renouveler le stage, je reste à la maison pour le moment » , a dit un diplômé, qui s’apprête à exercer comme matrone dans son village.

Quoi qu’il en soit, si l’Etat tient réellement à la santé des Maliens, il doit maintenant transcender les discours en procédant à un « toilettage » des établissements privés de santé avec un cahier de charges strict et un suivi contrôle infaillible. Il en va du salut de la nation. Le ministre de la Santé, Oumar Ibrahima Touré, ne l’a-t-il lui-même admis dans une de ses déclarations ? Mais depuis, rien de concret n’a suivi.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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HOMMAGE A UN MEDECIN

La promotion de l’ORL prônée

La salle de conférence du Centre de santé de référence de Lafiabougou en Commune IV a abrité hier une matinée scientifique et de formation médicale continue de l’Association de Dr. Mamadou Sacko pour la promotion de l’oto-rhino-laryngologie (AMASAORL).

Créée en 2003, l’AMASAORL, présidée par Hamidou Sacko, docteur en oto-rhino-laryngologie à l’hôpital Gabriel Touré et fils du défunt, a décidé cette année de commémorer la disparition de cet homme courageux, décédé il y a onze ans.

De nombreux amis, sympathisants et ex-collaborateurs du disparu étaient présents à cette cérémonie. Un des anciens collaborateurs de Dr. Mamadou Sacko, en l’occurrence Mamadou Pam, n’a pas tari d’éloges. « Dr. Mamadou Sacko fut le premier médecin chef et spécialiste en ORL au Mali. C’était un homme dynamique et un syndicaliste qui luttait pour l’indépendance de notre pays », a-t-il déclaré.

L’association a été créée pour rendre grâce aux cadres médicaux maliens qui ont joué un rôle prépondérant dans la création d’un espace idéal pour une meilleure transmission de génération en génération du savoir-faire des pionniers dans le domaine de la santé de nos populations.

Feu Dr. Mamadou Sacko fut le premier médecin ORL du Mali indépendant et celui qui avait contribué à la création du premier ORL et l’amélioration des soins spécialisés en ORL pour nos populations. La naissance de l’AMASAORL, selon ses initiateurs, s’inscrit aussi dans le respect de la mémoire des cadres médicaux disparus.

L’AMASAORL, à travers son programme d’activités, compte œuvrer pour la promotion de l’oto-rhino-laryngologie dans notre pays afin de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population malienne. Elle œuvre également pour le développement de la formation dans le domaine de l’ORL afin de doter le personnel de notions théoriques et pratiques indispensables à la bonne prise en charge des patients souffrant de maladies de l’oreille, du nez et de la gorge.

Dr. Hamidou Sacko a déclaré, qu’au cours de ce forum du donner et du recevoir seront abordés « des sujets qui sont en rapport avec les maladies ORL telles que l’hémorragie nasale, la rhino-pharyngite de l’enfant ». Ils ont joint l’utile à l’agréable, en organisant un jeu concours à l’intention des élèves et étudiants dans le but de rehausser leur niveau de connaissances en ORL. Ce jeu concours portait sur des cas cliniques et questions pratiques dans le domaine du diagnostic du traitement des maladies de l’ORL.

Ramata Kéita

Sétè Traoré

(stagiaires)

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L’EGYPTE CHAMPIONNE D’AFRIQUE

Le mérite d’Hassan Shehata

Hassan Shehata, l’ancien attaquant international, devenu sélectionneur national des Pharaons d’Egypte en 2004 après le départ de l’Italien Marco Tardelli, a réussi à bâtir un ensemble homogène et complémentaire.

On ne l’attendait pas à une si belle place et les médias égyptiens et même étrangers n’avaient guère, avant la Coupe d’Afrique des nations (Can-2008), ménagé cette équipe et même Hassan Shehata. Mais, l’ancien attaquant international et ex-sociétaire du Zamalek s’est opposé à bien d’autres assauts avec un autre succès.

Aujourd'hui, on peut s’apercevoir du chemin parcouru. Les jeunes se sont bonifiés aux côtés des anciens alors que ceux-ci semblent avoir retrouvé enthousiasme et fraîcheur d’action au contact des plus jeunes comme Mohamed Zidan. Mais le plus grand mérite d’Hassan Shehata est d’avoir réussi en trois ans à reconstituer le puzzle et à bâtir une équipe homogène.

En effet, sur les 23 joueurs égyptiens, seulement six évoluent dans les clubs étrangers, et il ne s’agit nullement de joueurs essentiels. Tous les autres viennent des clubs locaux, surtout Mohamed Abo-Treika, le milieu de terrain d’Al Alhy, et le gardien de but El Hadary.

A ces locaux au nombre de neuf, il convient d’ajouter le défenseur « qatari », Wael Gomaa, ainsi que « l’Allemand » Mohamed Zidan Hambourg pour avoir le onze type de l’entraîneur égyptien.

Venus donc de tous les coins d'Egypte, de la Belgique, du Qatar, d’Allemagne, de l’Arabie Saoudite et de l’Angleterre, ils sont parvenus en un laps de temps relativement court à retrouver leurs marques, à réussir une osmose qui s’améliore d’année en année.

Plus que le Cameroun, le Ghana et la Côte d’Ivoire, cette équipe a démontré qu’elle possédait un fond de jeu solide qui allait se bonifier au fil des rencontres. Même lors de leur dernier match de poule à Kumasi face à la Zambie, les Pharaons ont poussé chaque fois qu’ils le désiraient. On sentait d’ailleurs qu’ils étaient maîtres de la situation et qu’ils pouvaient à tout moment renverser la vapeur à leur bénéfice.

Mais devant une certaine agressivité de bon aloi, il faut le reconnaître, les Pharaons ont préféré assurer, gérer intelligemment le match et surtout ne pas prendre de risques inutiles.

Cette parfaite maîtrise tactique et technique est le signe qui distingue les bonnes équipes, et l’Egypte d’Hassan Shehata en est une incontestablement.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

 

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