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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 13 Fevrier 2008

 

CONFERENCE DE PRESSE DU SNESUP

Des preuves qui accablent le ministre Amadou Touré

La crise de l’école, qui se traduit présentement par des violences intempestives sur le personnel enseignant, menace l’avenir même du Mali. Syndicats et gouvernement s’accusent et se jettent la responsabilité. Mardi, au cours d’une conférence de presse à la Maison de la presse, le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a accusé le ministre Amadou Touré d’intimider ses militants.

L’agression à coup de machette du chef de DER de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), Ibrahim Sissaye, l’ingérence du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique dans la vie privée de syndicalistes, la ré-affectation à la FSJP des professeurs Cheick Hamala Fofana, Sékéné Moussa Sissoko et Djiguiba Sissoko et le non-respect par le ministre Touré de l’accord du 30 novembre 2007 relatif à la régularisation de la situation administrative des enseignants du supérieur étaient au centre d’une conférence de presse, hier à la Maison de la presse, du Snesup.

Face à l’ampleur de la violence qui s’abat cette fois-ci sur les professeurs, le Snesup a demandé à l’Etat de prendre toute sa responsabilité pour assurer la protection de ses militants. Mais, déjà, les révélations du Snesup font craindre pour l’avenir de l’école et partant du Mali tout entier. « Le 15 janvier 2008, aux abords du rond-point Cabral, M. Ibrahim Sissaye a été attaqué à coup de machette par deux inconnus », a révélé le Snesup, qui a aussi regretté l’attaque perpétrée contre le domicile du doyen de la FSJP, Pr. Harouna Dembélé.

Le secrétaire général du Snesup, Dr. Abdou Mallé, a accusé le ministre Amadou Touré et le commissaire du 10e arrondissement de l’avoir intimidé et sa famille avec. « Ma femme a longtemps souffert des pressions intempestives de la part du ministère ».

Des mesures radicales

La montée de la tension en dehors même de l’espace universitaire a amené les enseignants à déposer le lundi 11 février un préavis de grève illimité qu’ils entendent exécuter à partir du 26 février. Les syndicalistes avertissent que l’indifférence de l’Etat dans la gestion de la crise de la FSJP va les pousser à entreprendre des actions « vigoureuses » afin de protéger le personnel enseignant et administratif de cette Faculté. C’est pourquoi M. Mallé a exigé la recherche et la poursuite des auteurs des agressions.

Sur la question de la régularisation administrative des enseignants, le syndicat de l’enseignement supérieur ne digère toujours pas la nomination de l’ancien ministre Marimantia Diarra au grade de professeur. Au motif que « M. Diarra n’a jamais été enseignant du supérieur », le Snesup a profité de sa conférence pour exiger sa « radiation » de la décision.

De plus, il a mis en garde le gouvernement par rapport à sa position concernant la reconnaissance du doyen de la FSJP. L’Etat estime que la décision de l’élection de ce dernier est pendante devant la Cour suprême, tandis que le Snesup soutient que cette affaire est close car l’actuelle administration de la FSJP est celle qu’il reconnaît.

Amadou Waïgalo

 

L’épouse du ministre, l’enfant du policier

Les leaders syndicalistes disent à qui veut l’entendre qu’ils ont la mission de « moraliser désormais » l’école, principalement la FSJP qui, selon eux, se distinguait, il n’y a pas très longtemps par toutes sortes de pratiques.

Les mains invisibles et manipulatrices seraient à l’origine de cette crise. Le Snesup affirme que si aujourd’hui les résultats des examens de la FSJP sont contestés c’est parce que « l’enfant d’un certain commissaire de police et l’épouse d’un ministre ont été ajournés ».

A. W.

 

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COUR CONSTITUTIONNELLE

Renouvellement à 100 %

Le président de la République a signé le 10 février 2008 le décret n°08-080/P-RM portant nomination des membres de la Cour constitutionnelle. Par cet acte, la Cour constitutionnelle est remaniée à 100 %. Elle enregistre l’arrivée de personnalités comme Mallé Diakité et Mme Manassa Daniogo, respectivement président et procureur de la Cour lors du procès « des crimes de sang » à l’issue duquel l’ancien chef de l’Etat le général  Moussa Traoré (1968-1991) avait été condamné à mort pour le meurtre de plus d’une centaine de personnes lors des événements de janvier-mars 1991.

Au total, ils sont sept magistrats, un administrateur civil et un juriste habilités par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et le Conseil supérieur de la magistrature à enfiler la toge de « sages », une redoutable mission qui, bien menée, devra leur permettre de jouer un rôle prépondérant dans la consolidation de la démocratie malienne.

La Cour constitutionnelle, faut-il le rappeler, doit veiller à ce que les décisions ou actes pris par les autorités et les institutions soient conformes à l’esprit et à la lettre de la Constitution. Mais, la majorité des Maliens retient surtout de cette institution celle qui se prononce sur la validité des candidatures et des résultats aux élections présidentielles et législatives.

Nous vous livrons ci-dessous la teneur du décret présidentiel.

Vu la Constitution ;

Vu la loi n°97-010 du 11 février 1997 modifiée par la loi n°02-011 du 5 mars portant loi organique déterminant les règles d'organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle ;

Vu la décision n°002/P-RM-C du 10 février 2008 du président de la République portant désignation des membres de la Cour constitutionnelle ;

Vu la décision n°011/PAN-RM du 8 février 2008 du président de l'Assemblée nationale portant désignation des membres de la Cour constitutionnelle ;

Vu la décision n°001-CSM du 10 février 2008 du président du Conseil supérieur de la magistrature portant désignation des membres de la Cour constitutionnelle ;

Décrète

Article 1er : Sont nommés membres de la Cour constitutionnelle :

1. Membres désignés par le président de la République :

Mme Dao Rokiatou Coulibaly, magistrat ;

M. Boubacar Tawaty, administrateur civil ;

M. Amadi Tamba Camara, magistrat ;

2. Membres désignés par le président de l'Assemblée nationale :

M. Makan Keremakan Dembélé, juriste ;

Mme Fatoumata Diall, magistrat ;

M. Mohamed Sidda Dicko, magistrat ;

3. Membres désignés par le Conseil supérieur de la magistrature :

Mme Manassa Daniogo, magistrat ;

M. Ousmane Traoré, magistrat ;

M. Mallé Diakité, magistrat.

Article 2 : Le présent décret, qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistré et publié au Journal officiel.

Bamako, le 10 février 2008

Le président de la République

Amadou Toumani Touré

 

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BANCONI

Le marché déserté

Aucune activité commerciale n’a eu lieu hier au marché principal du  Banconi. L’incarcération de trois négociants pour offense au maire de la Commune I, après l’échec des pourparlers relatifs à la construction de latrines, a mis le feu aux poudres.

Le marché « Filabougou » au Banconi était totalement vide mardi. Les marchands ne décolèrent plus, car le maire de la Commune I du district de Bamako a fait écrouer trois de leurs camarades. Ils ont abandonné hier le marché pour aller défendre ces derniers mis au frais au commissariat de police du 6e arrondissement. Les trois commerçants avaient été convoqués à la mairie pour négocier au nom de tout le marché un projet de construction de latrines de la mairie.

« On nous a sevrés aujourd’hui. Où allons-nous acheter nos condiments ? Il n’y a plus personne au marché ! »  se sont insurgées des ménagères désespérées. « Allez au marché de Fadjiguila ! », leur ont conseillé des marchandes chargées de surveiller l’équipement pour empêcher toute tentative de vente.

Le marché « Filabougou » est assez vaste et s’étend jusqu’à l’Association de santé communautaire du Banconi (Asacoba). Il y a quelques années, la mairie avait fait déguerpir une bonne partie des usagers dans le but de le construire. Malheureusement, elle n’a pas tenu sa promesse. Les marchandes ont alors décidé de ne plus se prêter au jeu de la mairie, qui veut encore dégager une autre partie afin d’y ériger des latrines.

Refus d’obtempérer ?

« La mairie désire une grande surface de notre marché. Si l’on enlève cette  partie du marché, il n’en restera plus grand-chose. La mairie a ce projet en main depuis plus d’un an. On ne l’a jamais accepté. Il y a une semaine, ses agents nous ont rencontrés à propos du même problème. Nous leur avons signifié que nous ne l’accepterons pas car il scellera le sort de beaucoup de personnes », a expliqué une marchande.

Pour un autochtone de Banconi, « le pays va très mal parce que les autorités se fichent du bonheur de la population. Si on fait déguerpir cette partie du marché, c’est pour mettre de nombreuses personnes en difficulté ». Et un autre d’ajouter qu’il a fait le déplacement à la mairie pour dire aux autorités municipales « qu’elles ne doivent pas agir de la sorte dans un quartier sensible. Toutes nos femmes sont en train d’aller à Fadjiguila ».

« On a un contrat avec un service pour construire des latrines dans plusieurs marchés de la Commune. Une toilette est appropriée dans un marché. On a déjà construit les latrines de Laïbougou. C’est à Banconi qu’on a eu toutes sortes de problèmes. Ils nous trimbalent depuis plus d’une année. Ils ont dit que l’espace est grand, on l’a diminué. L’autre jour, on leur a proposé de nous indiquer un endroit et la dimension de leur choix. Et après cela, trois personnes sont venues offenser le maire et ses adjoints. Le maire a alors porté plainte pour offense. C’est ainsi qu’on les a enfermées. On est là pour la population. C’est pour l’avenir qu’on a décidé de construire des latrines modernes », a expliqué M. Diop, 1er adjoint au maire de la Commune I.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

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IMMIGRATION ET DROITS DE L’HOMME

Menotté et attaché : direction Bamako !

Il semble que quand il s’agit des immigrés, les droits de l’Homme sont sans importance.

Il y a quelques jours, dans une émission « d’information » de TV5 (j’avoue avoir oublié le titre, ce qui n’est pas glorieux pour un journaliste), j’ai vu un morceau de reportage sur les talents de la police française en matière d’expulsion des sans papiers. La caméra nous montrait comment ces braves flics, défenseurs de l’ordre et de la loi, procédaient pour embarquer les dangereux immigrés pris lors des rafles ou des contrôles de faciès.

Un honorable monsieur qui, de surcroît, parle français avec l’accent parigot a été mis aux fers puis attaché (je vous le jure, il a été ligoté) aux deux jambes avec du ruban adhésif afin qu’il puisse être transporté facilement jusqu’à l’avion et renvoyé dans son patelin de misère qu’il voulait fuir. Puis, une autre dame, à l’accent bantou, a subi le même sort.

Un ami à moi, très naïf et agité sur les droits de l’Homme m’a téléphoné en hurlant presque : « Ont-ils besoin d’attacher ainsi les gens ? » Il faut dire que le bonhomme, avant d’atterrir au Canada avec un visa d’immigrant en bonne et due forme et devenir citoyen de la feuille d’érable, avait goûté à la médecine de la police française.

Installé confortablement à Paris de 1991 à 1996, il a été cueilli un jour sur son lieu de travail, suite à une dénonciation anonyme. Il a été menotté puis attaché à son siège de Roissy à Sénou sans même pouvoir se désaltérer une seule fois. Dans sa fureur du jour, il me demande candidement : « Pourquoi ces gens ne nous respectent pas ? Penses-tu qu’ils oseraient traiter ainsi un Roumain ou un Russe ? »

Non, mon cher droit-de-l’Hommiste ! Certes pas. Sauf que, il y a à peine un mois, des dizaines de Maliens ont été arrêtés, emprisonnés, battus, spoliés de leurs biens et jetés dans un avion à destination de Bamako sans même provoquer un simple communiqué de protestation de nos autorités. Ce n’était pas en France mais au… Mozambique. Eh oui, en Afrique. Et en plus, un pays que le Mali et Modibo Kéita ont aidé à devenir indépendant.

Le Mali a fourni aux combattants mozambicains armes, argent, entraînement militaire et tribune politique. Il paraît que l’ambassadeur du Mali au Mozambique avec résidence en Afrique du Sud était trop occupé pour daigner épauler ses compatriotes. Il n’avait même pas le temps de venir leur dire « au revoir ». Il était sûrement débordé de travail… Mais oui, mon cher.

Le Malien est ainsi fait. En France, en Russie, en Hongrie, au Gabon, au Zaïre, au Congo-Brazza, au Zimbabwe, à Diapaga ou Fongolimbi, tu peux l’arrêter, le battre, le spolier, le torturer et même le tuer, oui proprement le tuer (comme dirait Aimé Césaire), tu es sûr que personne ne lèvera le petit doigt pour le défendre. Alors, les Maliens ont appris à se défendre tout seuls, à encaisser, à endurer. Et ce n’est pas demain que cela va changer.

En réalité, au-delà du cas anecdotique de ces Africains présentés sur TV5, je pense que le fond du problème réside dans l’image de misère et de nécessité que véhicule le continent africain. Tant que l’Afrique ne représentera pas un intérêt économique, ce mépris ne disparaîtra jamais. Cela confirme que l’histoire qui circulait au début des années 1980 dans les milieux branchés reste encore d’actualité.

Un chef d’État africain en visite en France veut se faire tailler des costumes sur mesure. Il envoie son ambassadeur chercher Yves St-Laurent en promettant au couturier une commande de 50 costumes à 100 000 francs français l’unité. Quand l’ambassadeur transmet le message à Yves St-Laurent, ce dernier lui répond sans lever les yeux : « Va dire à ton cannibale qu’il est président de sa république bamboula chez lui, ici, il est un nègre parmi des milliers d’autres. Je ne me déplace pas pour lui ! »

L’histoire est certes apocryphe mais il est curieux de constater qu’elle n’a jamais porté sur un chef d’Etat arabe ou asiatique.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

 

 

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IMMIGRATION

Des Africains interpellés dans un foyer à Paris

Les immigrés africains en Occident et particulièrement en France ne sont pas au bout de leurs peines. Selon le journal « Le Monde », une centaine de travailleurs étrangers dont la plupart sont des Maliens et des Sénégalais ont été arrêtés par des policiers de la Préfecture du 13e arrondissement de Paris. La scène de violence aurait fait des blessés. Certains parmi les interpellés risquent d’être expulsés.

« Mardi matin 12 février, des dizaines de voitures de CRS et des centaines de policiers bouclent le secteur situé entre la porte d'Ivry et la station de métro Olympiades, dans le 13e arrondissement de Paris. Le dispositif est impressionnant : les services de la préfecture de police procèdent depuis l'aube à un contrôle inopiné et à des centaines d'interpellations dans un foyer situé à l'angle de la rue Albert et de la rue des Terres au Curé », a remarqué notre confrère Le Monde.

En effet, ces étrangers, estimés à environ 300 et majoritairement des Maliens et des Sénégalais, ont été cueillis à froid par l’énorme dispositif de policiers venu leur barrer la route de sortie avant qu’ils n’aient le temps de vaquer à leurs occupations respectives. La raison avancée par un magistrat instructeur est « l'existence de filières de logeurs hébergeant à prix fort des travailleurs étrangers dans des conditions insalubres dans le quartier ». A en croire les responsables locaux, ce raz-de-marée vise à mettre fin à « la sur-occupation » et à l’insalubrité, deux raisons qui ont eu des conséquences dramatiques sur les immigrés africains par le passé.

D’ailleurs la préfecture a informé que le foyer a « un taux d'occupation deux fois supérieur à sa capacité d'accueil ». « La plupart des chambres, disposant de trois lits, servent à loger entre cinq et six personnes, pour la plupart des membres de la famille des résidents récemment arrivés en France et en attente d'une autre solution de logement », a ajouté, Mylène Stambouli, adjointe (Verts) au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargée de la lutte contre l'exclusion.

Mais, ce dernier reconnaît volontiers qu’il y a d’autres raisons à cette chasse aux sorcières, particulièrement la détection des sans papiers, qui devront certainement dire au revoir à l’Hexagone. « D'ici quarante-huit heures, certains des résidents interpellés seront relâchés ; d'autres, dont les papiers n'étaient pas en règle, risquent d'être envoyés en centre de rétention », a-t-elle laissé entendre.

Tout en dénonçant la violence avec laquelle ce qui est qualifiée être l’une des plus grandes opérations en France ces derniers temps, les immigrés n’entendent pas pour autant se résigner. Selon Makam Tounkara, le délégué du foyer, « à l'intérieur du foyer, les portes ont été défoncées, le bureau du gérant a lui aussi été saccagé. Un habitant raconte avoir été violemment bousculé et mis à terre. Deux d'entre eux ont été légèrement blessés durant cette opération qui a duré plusieurs heures, jusque peu après 8 heures du matin » .

L’ambition est maintenant de dénombrer le nombre d’étrangers interpellés, estimé à 107 par certains, mais surtout de « faire en sorte que le plus grand nombre d'entre eux soit relâché ». Toutes choses qui s’avèrent d’ores et déjà difficiles parce que l’ordinateur du foyer dans lequel sont enregistrés les noms des occupants a été endommagé dans l’opération sans oublier l’acharnement dont les étrangers font l’objet aujourd’hui en France.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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REMISE DE DONS

LWR au secours des couches défavorisées

Deux millions de dollars US, soit 800 millions de F CFA, c’est la valeur des dons que l’ONG américaine World Luthern Relief (LWR) a remis hier au Fonds de solidarité nationale (FSN). Le matériel sera distribué entre les couches défavorisées de l’ensemble du pays. Le lot reçu par le FSN est composé d’habits pour enfants, de layettes, de kits scolaires et sanitaires, de draps, de couvertures....

Mardi, une forte délégation composée du président, du vice-président, du directeur Afrique et le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest de LWR ont été les témoins de la remise symbolique de dons à 11 bénéficiaires. Le président de LWR, John Arthur Nunes a remis un lot de matériel aux représentants des organisations d’assistance aux malades du Sida, aux enfants orphelins infectés et affectés par le VIH/Sida.

Les Maliens rapatriés de la RDC, les femmes fistuleuses, le village de Keniégoué (Kangaba) ravagé par un incendie, l’Amaldeme, le Centre Maridié Niaré-couture, l’Umav… ont également reçu du matériel. Ces associations se sont partagées des dons d’une valeur de 53 370 894 F CFA.

Le lot remis par John Arthur Nunes, selon le président du conseil d’administration du FSN, El hadj Sidi Konaké, n’est pas une première de LWR dans notre pays. En 2006, 45 associations pour le développement communautaire, à travers le pays ont bénéficié des dons que le FSN a réceptionnés. Dans la même période, 26 Asaco ont été dotées en produits nécessaires aux dispensaires et aux maternités. Les écoles, à en croire M. Konaké, ont été aussi équipées en kits scolaires et autres commodités dont les élèves et leurs encadreurs peuvent avoir besoin.

Se félicitant du geste de son partenaire américain, le PCA a plaidé pour une diversification dans le jeu partenarial avec LWR. « Si l’enfant et la femme constituent les principaux bénéficiaires des dons LWR, un des besoins fondamentaux de ces deux couches se trouve être l’eau », a-t-il insisté.

Le donateur, M. Nunes, après s’être félicité du partenariat entre le FSN et LWR, a été décoré par l’association ASE-Mali ambassadeur pour la cause des couches défavorisées. Le reste de la délégation a reçu des attestations.

Amadou Sidibé

 

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AMELIORATION DES SOINS DE SANTE EN 6e REGION

La Cité Mystérieuse s’est dotée d’une feuille de route

La région de Tombouctou est désormais nantie d’une feuille de route en matière de santé. Le document met l’accent sur l’amélioration des soins de santé de la population ainsi que les conditions de travail du personnel socio-sanitaire.

La feuille de route de Tombouctou en matière de santé, traduite en des recommandations, est le résultat d’une large concertation après une visite de terrain du ministre Oumar Ibrahim Touré dans les cercles de la 6e région entre les acteurs socio-sanitaires, les membres des comités de gestion des Cscom et centres de référence et le département de la Santé. Aux termes de la consultation, il a été décidé, outre l’isolement de tous les cas de dracunculose (5 cas non isolés sur 15 à Gourma-Rharous et 1 cas non isolé à Diré) par les équipes socio-sanitaires de cercle et de Cscom.

Le ministre de la Santé a instruit aux collectivités et Asaco d’honorer leurs engagements dans le système de référence/évacuation dès ce premier semestre 2008. Toutes les communes ne payent pas régulièrement leur quote-part dans le cadre du système de référence/évacuation (5 sur 8 communes à Niafunké, 3 sur 6 communes à Tombouctou).

Dans tous les cercles des décès maternels liés à l’hémorragie ont été  enregistrés à cause de l’absence d’un mini banque de sang et de donneurs potentiels de sang. Les collectivités, Asaco et médecins chefs  ainsi que les DRS/hôpital et le CNTS ont été invités à prendre des dispositions pour assurer la disponibilité permanente de sang.

Sur la réhabilitation ou la construction de nouveaux centres de santé, les acteurs ont retenu la construction de 4 Cscom et l’équipement du Cscom de Salakoïra (Diré) en 2008 sur financement BID. Il faut dire qu’à Diré, 9 aires de santé sur 16 ne sont pas fonctionnelles. Pour ce qui est de la gestion des déchets biomédicaux, l’engagement a été pris de doter tous les Cscom en incinérateurs conformément au plan opérationnel de 2008 et de remplacer les RAC de courte portée par des RAC plus performants.

Quant au volet logistique, le département de la Santé, par la voix du ministre, a indiqué qu’une partie des besoins sera satisfaite. En effet, la DAF dispose déjà de 20 ambulances équipées de RAC, 25 véhicules tout terrain de liaison qui seront repartis entre les plus nécessiteux. Face à l’insuffisance et à l’instabilité du personnel sanitaire qualifié, le ministre a instruit aux services techniques de valider le document de politique de développement des ressources humaines et la création d’une direction des ressources humaines. En attendant, une partie des besoins sera satisfaite grâce au recrutement 2007 de la Fonction publique, a expliqué le ministre.

Si les activités d’investissement dans la région ne connaissent pas de difficultés, celles du fonctionnement sont tributaires des difficultés du Trésor de Tombouctou. Aussi la concertation a-t-elle opté pour une nomination de régisseur au niveau des directions régionales de santé et la déconcentration des crédits et des services financiers au niveau des cercles.

Sur le plan de la communication, la solution alternative préconisée sur l’absence d’un réseau formel de transmission électronique de l’information entre les différents acteurs a été de redynamiser le dispositif de prévention et de communication notamment par la tenue régulière des comités de crise, de gestion, des réunions statutaires avec la participation de tous les membres du conseil de gestion.

Dans le domaine de la lutte contre le VIH/Sida, si le dépistage est possible dans la région, il n’existe cependant pas d’unité de prise en charge. Ce qui a conduit les acteurs à réhabiliter le local des grandes endémies et de rendre disponibles les ARV.

Pour favoriser l’installation des dépôts privés de médicaments (il n’en existe aucun), le ministre a demandé à l’Ordre des pharmaciens de faciliter l’installation de privés dans la région. Car l’absence de dépôts privés pose à Tombouctou un problème de disponibilité dans l’approvisionnement de la population dans certaines spécialités.

Denis Koné

(envoyé spécial)

 

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