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2008

Mois de Fevrier

Les Echos du 01 Fevrier 2008

 

MODIBO DIAKITE, ANCIEN MEMBRE DU CTSP

« Nos partis politiques sont devenus des GIE »

Tout en dénonçant l’aide exceptionnelle que le chef de l’Etat s’apprête à accorder aux partis politiques qui est, selon lui, une violation de la loi, Modibo Diakité, ancien membre du CTSP et ministre de la Fonction publique sous le gouvernement Ahmed Mohamed Ag Hamani, traite les formations maliennes de GIE qui tendent leur sébile de mendiant à tous vents, ce qui, a-t-il poursuivi, freine le progrès du pays. Entretien.

Les Echos : Quel est l’objectif recherché à travers l’octroi de l’aide aux partis politiques ?

Modibo Diakité : Les partis politiques ont un rôle à jouer dans l’animation de la démocratie de notre pays. Cette animation du jeu démocratique coûte cher à l’ensemble des partis politiques. Et c’est dans cet esprit que les partis politiques ont sollicité une aide de l’Etat pour leur permettre d’aller à l’intérieur, rencontrer les militants, leur parler tout en menant à leur intention des campagnes de formation, d’information dans le sens du renforcement de la démocratie.

Les Echos : Est-ce que les fonds alloués sont utilisés à cette fin ?

M. D. : Vaste question. Normalement, le financement des partis politiques répond à un certain nombre de critères. Mais à partir du moment où l’argent est mis à la disposition du parti politique, ce parti doit au moins informer la direction de la réception des fonds et de la clé de répartition pour ce qui doit en être fait. Normalement, c’est comme ça. J’ai déjà donné une conférence sur le bilan du multipartisme au Mali, au cours de laquelle, j’ai dit que finalement les partis sont confrontés à un défi de taille, c’est-à-dire prouver qu’ils sont capables de se gérer démocratiquement à l’interne. Parce que si un parti n’arrive pas à appliquer la transparence dans sa propre gestion, appliquer les règles démocratiques, sa quête de pouvoir pour renforcer la démocratie ne peut pas être très crédible aux yeux de l’opinion. Et c’est pour ça que c’est un défi important. Je dis que les partis sont devenus des GIE (groupes d’intérêt économique, Ndlr) et que les chefs de parti ont la haute main sur ces partis à telle enseigne qu’ils en font les bureaux de placement pour leurs alliés. Et là, ce n’est pas de nature à mobiliser le reste des militants. En tout cas, à ma connaissance, je n’ai pas rencontré de membres de la direction d’un parti politique qui m’a dit, nous avons reçu telle somme de l’Etat voilà ce que nous avons décidé d’en faire. J’ai été membre de la direction d’un parti politique pendant plusieurs années, je ne me souviens pas qu’on m’ait dit voilà tel montant que nous avons reçu, qu’allons-nous en faire ?

Les Echos : Quels sont les critères d’éligibilité à l’aide aux partis politiques ?

M. D. : Les critères d’éligibilité, c’est pratiquement la transparence des comptes des partis politiques. Et d’ailleurs, il y a eu tellement de débats sur la question parce qu’en réalité la charte des partis politiques de 1991 et celle qui a été adoptée à la Conférence nationale ne prévoyaient pas un financement de partis politiques par l’Etat, parce que tout simplement nous étions au début du jeu démocratique et l’Etat ne pouvait pas mettre l’argent à fonds perdu entre les mains des gens.

Mais, par la suite, il y a eu beaucoup de débats entre le ministère de l’Administration territoriale, le ministère des Finances et des partis politiques qui ont abouti à la confection par le ministère de l’Administration territoriale et la Délégation générale aux élections, d’un manuel pour la tenue des comptes des partis politiques. Et c’est dans ce manuel qu’il est prévu à l’article 29 que 0,25 % des recettes fiscales de l’Etat est remis chaque année aux partis politiques.

Ce qui a relancé le débat, c’est que cette année à la suite du conseil des ministres du 23 janvier 2008, on a entendu parler d’un projet de décret qui faisait la répartition de l’aide financière de l’Etat aux partis politiques. Dans les informations que nous avons reçues, 62 partis avaient déposé leurs dossiers pour bénéficier de cette aide financière de l’Etat et dans le manuel qui a été communiqué aux partis politiques par le ministère de l’Administration territoriale, les partis devaient déposer leur compte le 31 mars de l’année précédente cette fois-ci auprès de la Section des comptes de la Cour suprême et du ministère des Finances. Donc, à partir de ce moment, il y a toute une procédure d’évaluation de ces comptes qui, à la fin de l’année, permettent de voir si le parti a un dossier acceptable ou pas. Voilà ce que dit la loi n°05-047 du 18 août 2005 portant charte des partis politiques en son article 27 « les partis politiques sont tenus de déposer au plus tard le 31 mars de chaque année leur compte annuel de l’exercice précédent auprès de la Section des comptes de la Cour suprême. Cette juridiction établit au plus tard le 31 décembre de l’année en cours un rapport annuel de vérification des comptes à l’exercice précédent qui est rendu public ». C’est à cet égard que la Cour vérifie si le compte est bon. Et c’est aux termes de cela que cette année dans le compte rendu du conseil des ministres du 23 janvier 2008, nous avons appris que 62 partis avaient déposé leurs dossiers.

Par la suite, nous avons appris que la répartition des fonds s’est faite entre 5 partis politiques ; à savoir : l’URD, le MPR, l’UFD, le RDR et le Mplus/Ramata pour un montant de 395 817 420 F CFA. Or, 0,25 % des recettes au titre de l’exercice précédent s’élève à 1 100 000 000 de F CFA.

Donc, il y a un reliquat de 761 798 767 F CFA. Normalement, si on se réfère à la nouvelle charte des partis politiques, le reliquat devait être reversé au Trésor public. Et le Délégué général aux élections (DGE) à lui-même fait cette déclaration en disant que ce qui est prévu, c’était le reversement du reliquat au Trésor public.

Mais en début de semaine, il y a eu un coup de théâtre. Certains journaux de la place ont annoncé que le président de la République a ordonné que le reliquat soit reparti entre les 52 partis restants. Là, ça pose un certain nombre de problèmes parce que l’année dernière, aucun des partis ne répondait aux critères d’éligibilité, mais le président de la République a estimé qu’il fallait quand même donner l’argent aux partis pour les aider à jouer leur rôle d’animation du jeu démocratique. Peut-être le manuel qui a été confectionné par le ministère de l’Administration territoriale avec l’appui de la DGE qui n’a été confectionné qu’en juin, ne permettait pas de répondre pratiquement aux conditions de dépôt de dossier qui devait être déposé le 31 mars.

Mais cette année, on n’en connaît pas les raisons exactes parce que le grand problème, c’est que si les partis politiques n’arrivent pas à se discipliner, par rapport à ceux qu’ils font de l’argent public qui leur est donné, à ce moment-là, ils ne sont plus en droit de demander à l’exécutif, à travers les élus à l’Assemblée nationale, comment le pays est géré. C’est un problème interne aussi des partis que cela pose. Qu’est-ce que le militant moyen, l’électeur moyen va penser du jeu politique ? Ils vont se dire qu’il y a une complicité entre tous ces gens-là qui prennent l’argent public et en font ceux qu’ils veulent.

Les Echos : Est-ce une bonne chose, les mesures exceptionnelles du chef de l’Etat qui consistent à octroyer le reliquat aux partis qui ne répondent pas aux critères ?

M. D. : Personnellement, ce n’est pas une bonne chose. Si vous voyez pratiquement les partis qui ont répondu aux critères selon la Section des comptes de la Cour suprême, vous constatez que les partis qui sont issus des grands mouvements de revendications démocratiques ne figurent pas sur cette liste. Ça pose un problème. Comment des gens qui se sont mobilisés pour dire que le pays est mal géré, le pays est pratiquement dans une véritable monocratie, il faut changer la situation, comment vous expliquez que les partis qui sont issus de ces mouvements n’arrivent pas à se mettre en règle vis-à-vis de la loi pour bénéficier du financement. Ça veut dire qu’il y a un problème de gestion interne que cela pose sur le plan démocratique qui, de toute façon, n’est pas une bonne chose pour la crédibilité de ces partis politiques.

C’est cet enseignement qui est le plus important. Les gens créent les partis politiques uniquement pour participer au gouvernement. Si on est dans cette logique, ça veut dire que les gens sont plus intéressés par la promotion des quelques individus que par le progrès même du pays. Et ça, c’est dangereux.

Les Echos : L’Etat dispose-t-il de moyens pour rappeler à l’ordre des partis qui n’ont pas fait une gestion saine et transparente des fonds mis à leur disposition ?

M. D. : Dans ce schéma, le rappel à ordre n’est pas prévu. La sanction, c’est que si vous n’avez pas de compte transparent, on ne continue pas à mettre l’argent public à votre disposition et cela peut amener les partis politiques à se discipliner à l’intérieur et à renforcer la gestion démocratique même des partis politiques. Je ne veux pas que ça soit le rôle de l’Etat d’interférer dans ce fonctionnement pour dire que vous n’avez pas fait ceci, vous n’avez pas fait cela. On vous donne de l’argent public, on connaît pratiquement ce qu’on attend d’un parti politique. Ce sont les comptes qui permettent de vérifier si vous avez tenu de séminaires de formation, si vous êtes allé à l’intérieur pour rencontrer la base, si vous avez un siège qui coûte cher que vous avez payé, si vous continuez à tenir vos réunions statutaires, etc.

Propos recueillis par

Mohamed Daou

 

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FLAMBEE DES PRIX

 

L’UNTM sort les muscles

L’Union nationale des travailleurs du Mali a (UNTM) demandé l’implication du Premier ministre Modibo Sidibé pour arrêter la hausse vertigineuse des prix de denrées de première nécessité. C’était au cours de la restitution des conclusions du Forum national sur les prix des produits de première nécessité, tenu du 26 au 27 décembre 2007.

Le Premier ministre Modibo Sidibé est en possession depuis hier, du moins officiellement, des conclusions du Forum national sur les produits de première nécessité organisé conjointement par le gouvernement, le Conseil national du patronat, l’UNTM et auquel avaient pris part plus de 200 délégués représentant les acteurs concernés par la hausse des prix (associations de consommateurs, opérateurs économiques…).

La restitution des conclusions a été faite par le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité en présence des membres du gouvernement, des présidents du Conseil économique, social et culturel (CESC), de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du patronat malien et des représentants des organisations et associations de la société civile.

Tout en rappelant le contexte dans lequel s’est tenu le forum, Siaka Diakité a indiqué que le désengagement de l’Etat de l’économie de notre pays a conduit à une nouvelle donne orientée vers la libéralisation du commerce et des échanges.

« Nous avons dû faire une mue profonde pour nous adapter à ce nouveau contexte, mais au fils du temps chacun a pu constater qu’il n’y a pas de règle. Chacun fait à sa tête selon la loi d’un marché contrôlé par ceux qui le dominent. La population est ainsi piégée et personne ne sait plus à quel moment il y a abondance ou pénurie, les indicateurs demeurant obscurs à dessein pour le seul souci d’une minorité aidée par une bureaucratie insouciante et avide de gain », a expliqué le secrétaire général de l’UNTM. Ce dernier poursuit « comment peut-on être à ce point adepte d’un libéralisme triomphant sans retenue et sans pudeur alors que ceux qui nous ont enseigné ce libéralisme économique en contrôlent les conséquences désastreuses par différentes mesures ».

La population piégée

Siaka Diakité a indiqué au Premier ministre que la centrale syndicale était décidée à tenir ferme sur ce registre de la dérive des prix pour plus d’équité et de justice sociale. Il sollicitera du Premier ministre son « coup de pousse » afin d’arrêter la hausse incontrôlée des produits de première nécessité.

Ce message du secrétaire général ne semble pas tombé dans une oreille sourde. Le Premier ministre Modibo Sidibé dans sa réponse, tout en insistant que la flambée des prix était un phénomène global, qui a pour origine l’insuffisance de l’offre sur le marché mondial des produits alimentaires, a indiqué que parmi la série de conclusions, 12 retenaient particulièrement l’attention du gouvernement (voir encadré). Il a appelé à tirer deux leçons principales de cette crise. La première est que la crise serait d’ordre structurel. Ainsi des mesures à très court, court et moyen terme seraient nécessaires pour la juguler. La seconde leçon, aux dires du PM, est que celle-la commande de tous une remise en cause des habitudes et méthodes. En d’autres termes, nous devons produire davantage ce que nous consommons. Le chef du gouvernement a rassuré que l’Etat continuerait sa politique de modulation des mesures fiscales chaque fois que de besoin, pour garantir un approvisionnement conséquent du pays en produits de première nécessité à des prix accessibles aux consommateurs.

Denis Koné

 

Des conclusions à retenir

1. Création d’un conseil national des prix

2. l'élaboration du décret d'application de l'Ordonnance 07-025/P-RM  du 18 juillet 2007 portant organisation de la concurrence ; l'affichage et l'étiquetage des prix ;

3. la bonne tenue des indicateurs économiques et l'amélioration des statistiques relatives à leur suivi ;

4. la diffusion régulière des prix par les médias publics et tout autre moyen de communication dans les langues nationales et en français ;

5. la fixation de prix plafonds conjoncturels par produit et par localité, pour les opérateurs économiques qui auront bénéficié d'exonérations de droits et taxes sur l'importation des produits de première nécessité ;

6. le renforcement de notre système de sécurité alimentaire ;

7. le renforcement des capacités des structures de surveillance des marchés, en moyens humains, matériels et financiers pour la collecte et l'analyse des informations sur les prix et les stocks ;

8. l'accélération de la mise en œuvre des projets visant à accroître la production intérieure de riz, de blé, de lait cru local, de produits oléagineux et de sucre ;

9. l'intensification du programme d'économie d'eau et d'énergie ;

10. la création d'une Agence de Promotion des Exportations

11. l’affichage des prix

12. la mise en place d’une commission de suivi des conclusions du forum composé du gouvernement, de l’union nationale des travailleurs du Mali et du conseil national du patronat

D. K.

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RENFORCER LA GESTION DE L’EAU

L’ambition du projet « Fleuve Niger »

Le séminaire de lancement du projet « Niger-Loire : gouvernance et culture » a démarré hier à la Maison du partenariat Bamako-Angers. Il réunira pendant deux jours des participants de certains pays africains dont le Mali, la France , des agences du système des Nations unies au Mali et les ministères concernés.

La gestion efficiente des sources d’eau est une responsabilité publique qui incombe à tout le monde, acteurs étatiques et privés. Elle est surtout intimement liée aux populations riveraines des sources d’eau, qui en font souvent des usages des plus abusifs.

Au Mali, les eaux sont souvent utilisées en fonction des réalités culturelles des localités par lesquelles les cours d’eau passent. L’association des bordiers des eaux avec toutes leurs pratiques culturelles dans la gestion des eaux s’avère une nécessité en ce sens qu’elle permet de dégager une stratégie commune pour une exploitation judicieuse et profitable des eaux tout en les sauvegardant.

Le fleuve Niger, un géant du continent qui sert plusieurs pays, est largement utilisé par les populations du Mali d’un bout à l’autre. Le projet « Fleuve Niger (Mali) : renforcer la gouvernance de l’eau à travers la mise en réseau des collectivités locales riveraines et l’appropriation des ressources culturelles » tombe à point nommé surtout quand on sait que ce fleuve est menacé. Une initiative salvatrice de l’Unesco à travers son programme Fleuve et patrimoine, qui se servira du double aspect scientifique et culturel pour gérer au mieux le Niger.

Basé sur la coopération entre le Niger et la Loire , le projet mobilise les collectivités territoriales, les établissements spécialisés dans la gestion de l’eau et les universités. Selon Juma Shabani, le représentant multi-pays de l’Unesco à Bamako, « il s’agit d’améliorer la gestion des ressources en eau à travers la mobilisation et la sensibilisation des populations riveraines, l’attention portée à leurs pratiques socioculturelles, à leur connaissance des milieux, à leur expérience quotidienne du fleuve sans oublier de stimuler les activités économiques liées au fleuve ».

Un intérêt manifeste

Le projet répond aussi à un vœu de la communauté internationale, qui s’est engagée à travers les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)  à améliorer et à assurer d’ici 2015 l’accès à l’eau potable des populations manquant de l’eau saine. C’est pour toutes ces raisons que le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Agathan Ag Alassane, a souhaité une synergie d’actions autour du projet qualifié de « dénominateur commun à nous tous »

La Commission européenne joue un grand rôle dans la réalisation du projet, qu’il finance à hauteur d’un milliard de F CFA à travers son programme « Facilité ACP-UE pour l’eau ». Une occasion pour son chargé d’affaires, Gabin Hamann, de souligner l’importance qu’accorde sa structure à la gestion décentralisée de l’eau et surtout à la prise en compte des besoins des populations riveraines et environnementaux.

Des propos renforcés par le partenaire incontournable du projet, le Haut conseil des collectivités territoriales. Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, le président de cette institution, qui présidait la cérémonie, s’est dit convaincu que ce séminaire de lancement du projet fournira les mesures les plus efficaces possibles pour améliorer notre espace vital avec un « moyen local » et insuffler ainsi une dynamique de développement à notre pays.

Tout en mettant en cause l’homme dans la dégradation de l’environnement en général et des eaux en particulier, il a invité les populations à adhérer aux activités du projet aux « effets positifs inestimables ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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PADEC

Plus de 250 micro projets en vue à Kayes et Koulikoro

Le Projet d’appui au développement communautaire (Padec) a en perspective, cette année, la réalisation de 251 micro projets socioéconomiques de base. Ces actions intéresseront 505 villages de 53 communes des régions de Kayes et de Koulikoro.

La première réunion du comité national de pilotage du Padec s’est tenue jeudi dans les locaux de la direction administrative et financière (Daf) du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées. Cette année, dans le cadre de ce projet, il est prévu la réalisation de 251 micro projets à Kayes et Koulikoro.

Selon Amadou Rouamba, le secrétaire général du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, « le Padec dont l’objectif spécifique est de contribuer au développement communautaire de 505 villages de 53 communes des régions de Kayes et de Koulikoro a une duré de 5 ans et est articulé autour de trois composantes ; à savoir : le renforcement des capacités,  l’extension des micro projets et des services financiers, la gestion du projet ».

Pour la réalisation de toutes ces activités, le secrétaire général du MDSSPA ajoutera que le Projet a un coût total de 14,489 milliards de F CFA. M. Rouamba, a rappelé que le Padec constitue la seconde phase du Projet de réduction de la pauvreté (PRP) et qu’il tire son essence des enseignements de celui-ci.

Globalement, il est attendu dans les activités 2008 du Padec la réalisation de 251 micro projets socioéconomiques de base, le renforcement et l’extension des services de micro finance par la création de caisses de crédit et des comptoirs, la mobilisation de l’épargne locale et l’octroi de prêts de plus de 2,8 milliards de F CFA pour le financement des AGA.

Dans son organisation institutionnelle, le Padec prévoit un comité de pilotage qui constitue l’organe d’orientation et de coordination du Projet. Il est chargé d’approuver les budgets d’exécution, les plans et programmes opérationnels du Padec. Il assure également la cohérence des activités par rapport aux objectifs du Padec. L’objectif de la première réunion de son comité national de pilotage était d’examiner le rapport annuel d’activités 2007, le programme annuel d’activités et le budget 2008.

D’autres actions ambitieuses sont prévues par le Padec cette année. Elles concerneront le renforcement des capacités d’intervention et d’organisation des populations bénéficiaires, des collectivités territoriales (commune, conseil de cercle, assemblées régionales), de l’administration locale, des services techniques régionaux de l’Etat et de tutelle.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

 

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AMBASSADE DES ETATS-UNIS AU MALI

L’USAID et le MCC dans leurs locaux

L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et le Millenium Challenge Corporation (MCC) ont désormais leurs propres locaux dans un même bâtiment, dans l’enceinte de l’ambassade des Etats-Unis au Mali.

Le joyau a été inauguré mardi après-midi par le Premier ministre et par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, S. E. M. Terency P. McCulley, en présence du directeur résident de MCC au Mali, John Anderson, du directeur de l’USAID au Mali, Alex Newton, des membres du gouvernement et de plusieurs autres personnalités de marque.

La réalisation de l’immeuble, selon le directeur de l’USAID démontre le raffermissement des liens entre les deux pays et la pérennisation de leur présence au Mali. Il est un signe de l’engagement des Etats-Unis à demeurer un partenaire fort dans le développement du Mali, a poursuivi l’ambassadeur McCulley. Mais, pour le diplomate américain, le succès de ce partenariat dépendra en grande partie de la force et de l’énergie du peuple et du gouvernement maliens.

L’accompagnement du gouvernement américain, à travers ces deux organismes, se traduira par des interventions dans bien de domaines stratégiques pour le développement du Mali, notamment l’éducation, la croissance économique, la bonne gouvernance, les nouvelles technologiques de l’information et de santé.

« Le bâtiment représente un pont entre le MCC, le peuple américain, le peuple malien et le gouvernement du Mali », a schématisé M. Anderson.

La coupure du ruban et la visite des lieux ont mis fin à la cérémonie.

Amadou Sidibé

 

 

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HUMEUR

La même guigne

Nos Aigles ont fait leur troisième sortie à la Can-2008 le mardi 29 janvier 2008 contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire. Une date désormais sombre dans les annales du football malien, la rencontre s’étant soldée par un score sans appel de 3 buts à zéro en faveur des Ivoiriens. 

Cette rencontre était d’une importance capitale pour notre équipe nationale qui avait besoin d’un nul pour accéder au second tour. Mais, comme d’habitude, face à la Côte d’Ivoire, nos représentants, comme on pouvait s’y attendre ont volé bas, très bas.

Et pourtant le sélectionneur national, Jean-François Jodar, avait affirmé lors du point de presse qu’il a animé le 28 janvier à Accra, que les Aigles ont le moral au beau fixe et que l’espoir était permis. Face à une équipe ivoirienne qui est loin d’être imbattable malgré ses potentialités, les Aigles aussi avaient des armes redoutables à exhiber lors de cette rencontre, malheureusement la guigne était encore là. Si le Mali pouvait se contenter d’un nul à défaut d’une victoire, ce n’était pas le cas de la Côte d’Ivoire qui tenait à faire un parcours sans faute afin d’éviter le pays organisateur.

Dès l’entame du match, l’inévitable Didier Drogba, avec art, est parvenu à tromper la vigilance de Sammy Traoré qui avait pour mission de le tenir à l’œil. Après s’être échappé à la 10e, l’Ivoirien a battu le portier Maha, inscrivant le 1er but. Malgré ce but, de Yélimané à Andéraboukane et de Kadiolo à Ouronguiya les cœurs des 13 millions de Maliens continuaient à vibrer avec confiance.

Tous, dans un élan de solidarité, s’accordaient à dire qu’impossible n’est pas malien, mais pour combien de temps ? Le but matinal de Drogba, considéré comme un incident à réparer, ouvrait en fait la voie de l’hécatombe. Les Aigles, devenus méconnaissables, ont, durant les 90 minutes, multiplié les erreurs tout en se montrant incapables de produire un jeu collectif cohérent.

Avec assurance, les Eléphants termineront la partie la tête haute : 3 buts à 0. Un score qui met de l’eau au moulin de ceux qui pensent que le mythe ivoirien est loin d’être brisé.

Une victoire ivoirienne, certes logique au vu de la physionomie de la rencontre, mais une défaite des Aigles qui laissera sans doute des regrets aux Maliens qui n’avaient jamais connu une élimination aussi prématurée dans une phase de finale de Can.

Sur les 5 participations, le Mali a été finaliste malheureux en 1972 à Yaoundé, demi-finaliste en 1994, 2002 et 2004. Les prémices d’une marche à reculons ? s’interrogera-t-on. Qu’est-ce qui a manqué à l’équipe de Jodar ? Avouons-le, jamais on n’a vu chez les Aigles un engagement à la hauteur de l’enjeu. Des querelles de leadership, des sautes d’humeur, tout sauf la volonté d’offrir aux Maliens la possibilité de rêver.

Sous d’autres cieux, des joueurs moins nantis que les nôtres ont loué des cars, invitant des supporters et en prenant en charge leurs frais de séjour au Ghana. Des joueurs, pour motiver leurs camarades à redoubler d’ardeurs leur ont promis des sommes conséquentes en cas de victoire. Les exemples sont nombreux et variés. Alors qu’est-ce qui a manqué aux Aigles ? En  tout cas tout sauf le soutien du peuple malien.

Avec courage, les Aigles doivent reconnaître qu’ils ont péché, qu’ils ont transformé le rêve de tout un peuple en cauchemar. Eux qui étaient considérés comme l’une des équipes sérieuses de cette compétition. N’ont-ils rien à se reprocher ? Pourront-ils regarder ce peuple qui, malgré ses ressources limitées, a consenti d’énormes sacrifices pour les mettre dans des conditions les meilleures ?

Dans un sursaut national, et dans une pauvreté ambiante, le peuple malien comme un seul homme a mobilisé près de 500 millions F CFA pour les Aigles. Une somme suffisante pour construire au moins dix écoles de six classes équipées ou des centres de santé communautaires dont le pays a fortement besoin. Tout ça pour ça ?

Idrissa Sako

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CAN-2008

 

Les fausses notes du système Jodar

L’issue de l’opposition Côte d’Ivoire-Mali (3-0) de mardi dernier a fini par convaincre les sportifs maliens, même les plus optimistes, sur les insuffisances tactiques et techniques de Jean-François Jodar, le sélectionneur des Aigles du Mali. Dans ce match capital pour les nôtres, Jodar a été, n’ayons pas peur des mots, décevant au regard des lacunes qu’il a étalées.

Il n’y a eu aucun sursaut d’orgueil de la part de Bassala Touré et de ses camarades mardi face aux Eléphants. Les Ivoiriens, déjà qualifiés, leur ont infligé, sans forcer leur talent, une défaite cuisante. Il est vrai que les Aigles,  privés de leur capitaine Mahamadou Diarra, suspendu, avaient en face une grande équipe de la Côte d’Ivoire avec des joueurs de qualité. Mais force est de reconnaître que le technicien français des Aigles a fait preuve de bégaiements tactiques, voire de naïveté à ce niveau de responsabilité.

Si le choix de certains joueurs ne souffre d’aucune contestation, il n’en est pas de même de Sammy Traoré, Djibril Sidibé, qui étaient absents lors des deux premières journées. Dans un match essentiel comme contre les Eléphants, il aurait été plus professionnel de débuter uniquement avec des « habitués ». Pis, Sammy n'a même pas évolué à son poste habituel. De plus, Djibril Sidibé, à qui le coach a fait confiance, n’a pas aujourd’hui le coffre, le rendement d’un vrai relayeur. Il n’a pas la vitesse d’exécution d’un Mohamed Lamine Sissoko que Jodar a étonnamment laissé en touche.

En optant pour Djibril Sidibé, Jodar a manqué de rigueur. Sachant qu’il n’avait droit qu’à trois remplacements, sans tenir compte des possibilités de blessures, comme ce fut le cas avec les sorties inattendues de Frédéric Oumar Kanouté et d’Adama Coulibaly « Police », le patron des Aigles a tout simplement dilapidé ses munitions.

« Je ne suis pas satisfait de la façon dont Momo a quitté notre camp d’entraînement. Il a manqué de respect au football africain », a-t-il regretté. Tout comme Djibril Sidibé, Sammy Traoré a été le choix d’une autre expérimentation hasardeuse. Jodar l’a incorporé pour surveiller d’abord Drogba, plus en jambe. Ce n’est qu’après la sortie de Police que Sammy a retrouvé son poste. Le médecin après la mort.

 

Comme au village

Mamadou Diallo, d’ordinaire percutant à l’attaque n’a pu retrouver ses marques. La raison en est que l’entraîneur lui avait confié une autre mission auprès de Frédéric. Faisant office du milieu aide, il avait la lourde responsabilité d’aller chercher le ballon sur la ligne médiane et de faire la percussion sur les versants gauche et droit de la défense adverse.

Un véritable travail d’hercule qui a vite épuisé l’attaquant d’El Qatar. En aucun moment, Mamadou Diallo n’a été capable de faire ses débordements habituels pour créer le danger dans le camp ivoirien.

Le système 4-4-2 de Jodar, axé sur le jeu de couloir, est de plus en plus prisé dans le football moderne. La France et le Brésil, deux anciens champions du monde, l’ont adopté. Et Jodar, qui ne veut pas rester en marge de cette évolution, mondialisation oblige, essaie de l’expérimenter. Or, il s’est trouvé que dans ce dispositif, Adama Tamboura, l’un des animateurs vedettes, n’était pas au mieux de sa forme.

Dans l’axe central, les Aigles ont également souffert. Il n’y avait ni de bons  passeurs, ni de véritables distributeurs puisque Seydou Kéita, en l’absence de Djilla, était beaucoup plus porté sur le travail de destruction que d’organisation.

Bassala Touré, qui pouvait alimenter l’attaque en balles propres, a été blessé à la 59e. Conséquence, les Aigles ont produit spectacle quelconque, insipide et lassant. Un jeu décousu où chacun joue et rate le ballon comme au village.

Boubacar Diakité Sarr

 

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