Les Echos du 31 Decembre
ATTAQUES DES BANDITS ARMES
Bahanga défie l’autorité de l’Etat !
Le Mali est un et indivisible. Cela a été toujours réaffirmé par les plus hautes autorités du pays. L’attaque de Nampala le vendredi 19 décembre et celle des villes de Goumbou et Nara la semaine dernière, prouvent que Bahanga ne s’inscrit pas dans cette vision des autorités.
Ibrahim Ag Bahanga, qui a troqué son siège de conseiller national contre la Kalachnikov, ne semble pas disposé à faire la paix. Comment parvenir à une paix définitive entre Bahanga et ses ouailles de hors la loi qui « tirent désormais sur tout ce qui bouge ? C’est la question qui taraude l’esprit de nombreux Maliens qui voient dans les actes de tuerie une défiance ouverte à l’autorité de l’Etat et une méprise affichée pour la vie humaine.
Certes, le message délivré par le président de la République, Amadou Toumani Touré, depuis la Cité des Rails où il présidait l’ouverture de la Biennale artistique et culturelle a été compris par les Maliens, mais, une fois encore, l’autorité s’est montrée par trop flexible. Sans avoir l’intention de jeter de l’huile sur le feu ni d’attiser une haine viscérale envers le tueur de Bahanga et sa troupe « d’exécuteurs », nous nous faisons le devoir de rapporter ce que la rue en pense.
Pour de nombreux Maliens, c’est parce que les parents et proches parents du locataire de Koulouba sont jusque-là épargnés par les bandits que l’Etat ne fait rien, que nos autorités sont inertes, voire montrent des signes d’impuissance ou en tout cas d’incapacité à arrêter Bahanga. Un seul homme contre toute une armée ?
Sans les suivre dans cette logique, il faut tout de même reconnaître que les Maliens auraient souhaité plus de fermeté dans le discours du chef de l’Etat. Non satisfait d’opérer dans la région de Kidal, Bahanga semble maintenant décidé à étendre ses attaques inopinées sur toute l’étendue du territoire national et les récentes attaques, qui se sont déroulées à quelques centaines de km de la capitale Bamako, sont une raison pour les paisibles populations de Ouatagouna, San, Zégoua ou Siby de se faire de soucis.
D’ailleurs, il nous revient que des participants à la Biennale artistique et culturelle qui souhaiteraient rentrer chez eux seraient toujours bloqués à Kayes. Ils auraient peur de regagner leur ville et village respectif sous peine de se voir attaquer en cours de chemin. Sans jouer à l’alarmiste ou encore à l’oiseau de mauvais augure, il est temps que l’Etat prenne encore ses responsabilités pour assurer la sécurité des populations, puis de convaincre les Etats voisins à se défaire de ce trafiquant de drogue comme le désignent les autorités.
A notre connaissance, aucun Etat, à l’heure où la chasse est engagée à l’échelle mondiale contre les passeurs de drogues et autres pirates de mer, n’aimerait accorder l’asile politique encore moins couvrir un narcotrafiquant. Or, dans ses sales besognes, il est permis de douter que Bahanga n’ait pas des appuis étrangers et venant de pays se disant amis du Mali.
Denis Koné
Biennale-2008 : la psychose Bahanga
Non content de mettre le Septentrion sous sa tutelle, Bahanga met le Sud sens dessous-dessus.
L’attaque du camp de Nampala en 4e région, par la troupe de Bahanga, qui s’est soldée par une dizaine de morts de militaires et civils a laissé bien de séquelles. Près d’une semaine après toute la zone des 4e, 2e et 1re régions vit dans la psychose. Il ne passe de jour sans que les populations de ces contrées dorment ou se réveillent sur des rumeurs d’attaques imminentes des hommes de celui qui est en rupture de banc. Les populations de certaines villes comme Nara, Mourdhia, Diéma se seraient même armées pour assurer leur autodéfense.
Selon des informations en provenance de Kayes, le retour des participants à la Biennale a été retardé hier jusqu’à l’arrivée d’un renfort militaire de Bamako. Le gouverneur de région, le colonel d’aviation Mahamadou Maïga a, selon les mêmes sources, décrété un couvre-feu qui ne dit pas son nom sur le tronçon Kayes-Bamako.
Tout déplacement nocturne sur cette voie est formellement interdit par le chef de l’exécutif régional. Des dispositions sécuritaires seraient également prises pour assurer une surveillance aéroportée du ciel de Kayes et environs.
Abdrahamane Dicko
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C. A. DE L’INPS
Un budget à la dimension des ambitions
Le projet de budget 2009 de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) est arrêté en recettes et en dépenses à plus de 100 milliards de F CFA.
Les administrateurs de l’INPS étaient réunis hier pour la 63e session budgétaire de l’Institut. Le projet de budget 2009 de l’Institut, qui a été soumis à l’examen et à l’appréciation du conseil d’administration, est arrêté en recettes à plus de 63,335 milliards de F CFA et en dépenses à plus 49,3 milliards de F CFA.
Cette session qui s’inscrit dans la dynamique du progrès réalisé en 2008 se tient dans un contexte difficile marqué par la crise internationale. Si l’INPS a connu une passe difficile entre 2000 et 2001 avec des découvertes cumulées de 8,518 milliards de F CFA, il a pu redresser la barre en 2006 avec la disparition en 2006 des états financiers de l’Institut de plus de 3 milliards de F CFA de dettes.
De même, le conseil d’administration note un dépôt de plus de 26 milliards de F CFA. Toutes choses qui ont favorisé la revalorisation des pensions, leur mensualisation ainsi que la revalorisation des Smig. Ce faisant, l’Institut a recouvert la confiance de ses partenaires et participe aujourd’hui au développement du pays.
Cependant, l’équilibre financier affiché reste précaire au regard du nombre élevé des partants à la retraite. Ce qui a fait dire au conseil d’administration que la vigilance doit être de mise pour à la fois assurer la viabilité et la pérennité du système, le rétablissement des équilibres globaux à l’effet de l’amélioration des prestations.
Les résultats éloquents obtenus ont été inscrits à l’actif des travailleurs qui, dit-on, par leur sens de responsabilité, leur clairvoyance et leur rigueur se sont engagés depuis 2004 dans un effort de rationalisation. A l’INPS, l’on estime que le budget 2008 a été correctement exécuté. Le projet de budget de l’année dernière a été exécuté à 83,97 % en recettes et à 88,38 % en dépenses.
Le président du conseil d’administration, Siaka Diakité, a engagé les administrateurs à examiner tous les éléments contenus dans le projet de budget afin de l’enrichir et de l’améliorer.
Mohamed Daou
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OPERATION COUP DE POING
La mairie améliore ses recettes sur les « sans vignette »
La maire du district de Bamako a organisé lundi dernier un e rafle des motos sans vignette . Plus de 650 motocyclistes devront s’acquitter de la pénalité de 17 500 F CFA pour reprendre leurs engins.
Une chasse aux motocyclistes sans vignette a commencé tôt le lundi 29 décembre 2008 et a pris fin aux environs de midi. Selon Dramane Diakité, agent de la mairie centrale de Bamako, ce contrôle inopiné de vignette de motos s’explique par le fait que de plus en plus les motocyclistes refusent de s’acquitter de la taxe de consommation qu’est la vignette. « Aujourd’hui, nous sommes sortis pour le contrôle des vignettes pour voir si réellement les motocyclistes sont en règle », a-t-il indiqué.
Les engins saisis ont été directement conduits au Groupement mobile de sécurité (GMS). « Pour récupérer son engin, le propriétaire doit payer le double du prix de la vignette, soit 12 000 F CFA. Et ça c’est pour l’année 2008 seulement », a-t-il ajouté.
Pour la coordination des opérations de contrôle, des équipes de la mairie, chargées de délivrer les vignettes, étaient installées sur les axes routiers. Elles étaient appuyées dans leur tâche par des agents des forces de l’ordre. « Sur place en plus de la vignette, les personnes en infraction payent la contravention fixée à 5000 F CFA ». Si la saisie des motos sans vignette permet à la mairie d’améliorer ses recettes, l’opération a aussi fait des mécontents. En cette fin d’année, nombre de nos compatriotes font face à de nombreuses difficultés financières.
« J’ai constaté que chaque année, à l’approche de la fête, ils viennent s’arrêter pour nous retirer nos motos en disant que c’est un contrôle de vignette » , a dit Abdoulaye Maïga, enseignant de son état qui ajoute qu’il est difficile d’avoir tous les jours sa vignette sur soi.
Monzon Coulibaly, un autre enseignant a, pour sa part, déploré le caractère discriminatoire de l’opération. « Certaines filles sont laissées alors que d’autres citoyens sont pris », se plaint-il.
Selon Issa D. Konaré, receveur et percepteur de la mairie du district, la vignette est un impôt communal et le moyen le plus approprié de savoir si les motocyclistes s’acquittent de cet impôt est de procéder à un contrôle général sur la voie publique.
Pour l’opération de lundi, environ 650 motos et 10 vélos ont été saisis. Leurs propriétaires doivent s’acquitter de la somme de 17 000 pour récupérer leurs engins. Cette somme sera versée dans la caisse de la mairie en tant que collectivité.
Selon des statistiques de 2008, Bamako compte 110 000 motos qui ont une vignette du district. Plus de 40 000 motos seraient sans vignettes.
Le bon citoyen, c’est celui qui respecte les lois de la République.
Aminata Traoré
(stagiaire)
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