Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de Décembre

Les Echos du 31 Decembre

 

ATTAQUES DES BANDITS ARMES

Bahanga défie l’autorité de l’Etat !

Le Mali est un et indivisible. Cela a été toujours réaffirmé par les plus hautes autorités du pays. L’attaque de Nampala le vendredi 19 décembre et celle des villes de Goumbou et Nara la semaine dernière, prouvent que Bahanga ne s’inscrit pas dans cette vision des autorités.

Ibrahim Ag Bahanga, qui a troqué son siège de conseiller national contre la Kalachnikov, ne semble pas disposé à faire la paix. Comment parvenir à une paix définitive entre Bahanga et ses ouailles de hors la loi qui « tirent désormais sur tout ce qui bouge ? C’est la question qui taraude l’esprit de nombreux Maliens qui voient dans les actes de tuerie une défiance ouverte à l’autorité de l’Etat et une méprise affichée pour la vie humaine.

Certes, le message délivré par le président de la République, Amadou Toumani Touré, depuis la Cité des Rails où il présidait l’ouverture de la Biennale artistique et culturelle a été compris par les Maliens, mais, une fois encore, l’autorité s’est montrée par trop flexible. Sans avoir l’intention de jeter de l’huile sur le feu ni d’attiser une haine viscérale envers le tueur de Bahanga et sa troupe « d’exécuteurs », nous nous faisons le devoir de rapporter ce que la rue en pense.

Pour de nombreux Maliens, c’est parce que les parents et proches parents du locataire de Koulouba sont jusque-là épargnés par les bandits que l’Etat ne fait rien, que nos autorités sont inertes, voire montrent des signes d’impuissance ou en tout cas d’incapacité à arrêter Bahanga. Un seul homme contre toute une armée ?

Sans les suivre dans cette logique, il faut tout de même reconnaître que les Maliens auraient souhaité plus de fermeté dans le discours du chef de l’Etat. Non satisfait d’opérer dans la région de Kidal, Bahanga semble maintenant décidé à étendre ses attaques inopinées sur toute l’étendue du territoire national et les récentes attaques, qui se sont déroulées à quelques centaines de km de la capitale Bamako, sont une raison pour les paisibles populations de Ouatagouna, San, Zégoua ou Siby de se faire de soucis.

D’ailleurs, il nous revient que des participants à la Biennale artistique et culturelle qui souhaiteraient rentrer chez eux seraient toujours bloqués à Kayes. Ils auraient peur de regagner leur ville et village respectif sous peine de se voir attaquer en cours de chemin. Sans jouer à l’alarmiste ou encore à l’oiseau de mauvais augure, il est temps que l’Etat prenne encore ses responsabilités pour assurer la sécurité des populations, puis de convaincre les Etats voisins à se défaire de ce trafiquant de drogue comme le désignent les autorités.

A notre connaissance, aucun Etat, à l’heure où la chasse est engagée à l’échelle mondiale contre les passeurs de drogues et autres pirates de mer, n’aimerait accorder l’asile politique encore moins couvrir un narcotrafiquant. Or, dans ses sales besognes, il est permis de douter que Bahanga n’ait pas des appuis étrangers et venant de pays se disant amis du Mali.

Denis Koné

 

Biennale-2008 : la psychose Bahanga

Non content de mettre le Septentrion sous sa tutelle, Bahanga met le Sud sens dessous-dessus.

L’attaque du camp de Nampala en 4e région, par la troupe de Bahanga, qui s’est soldée par une dizaine de morts de militaires et civils a laissé bien de séquelles. Près d’une semaine après toute la zone des 4e, 2e et 1re régions vit dans la psychose. Il ne passe de jour sans que les populations de ces contrées dorment ou se réveillent sur des rumeurs d’attaques imminentes des hommes de celui qui est en rupture de banc. Les populations de certaines villes comme Nara, Mourdhia, Diéma se seraient même armées pour assurer leur autodéfense.

Selon des informations en provenance de Kayes, le retour des participants à la Biennale a été retardé hier jusqu’à l’arrivée d’un renfort militaire de Bamako. Le gouverneur de région, le colonel d’aviation Mahamadou Maïga a, selon les mêmes sources, décrété un couvre-feu qui ne dit pas son nom sur le tronçon Kayes-Bamako.

Tout déplacement nocturne sur cette voie est formellement interdit par le chef de l’exécutif régional. Des dispositions sécuritaires seraient également prises pour assurer une surveillance aéroportée du ciel de Kayes et environs.

Abdrahamane Dicko

Acceuil


C. A. DE L’INPS

Un budget à la dimension des ambitions

Le projet de budget 2009 de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) est arrêté en recettes et en dépenses à plus de 100 milliards de F CFA.

Les administrateurs de l’INPS étaient réunis hier pour la 63e session budgétaire de l’Institut. Le projet de budget 2009 de l’Institut, qui a été soumis à l’examen et à l’appréciation du conseil d’administration, est arrêté en recettes à plus de 63,335 milliards de F CFA et en dépenses à plus 49,3 milliards de F CFA.

Cette session qui s’inscrit dans la dynamique du progrès réalisé en 2008 se tient dans un contexte difficile marqué par la crise internationale. Si l’INPS a connu une passe difficile entre 2000 et 2001 avec des découvertes cumulées de 8,518 milliards de F CFA, il a pu redresser la barre en 2006 avec la disparition en 2006 des états financiers de l’Institut de plus de 3 milliards de F CFA de dettes.

De même, le conseil d’administration note un dépôt de plus de 26 milliards de F CFA. Toutes choses qui ont favorisé la revalorisation des pensions, leur mensualisation ainsi que la revalorisation des Smig. Ce faisant, l’Institut a recouvert la confiance de ses partenaires et participe aujourd’hui au développement du pays.

Cependant, l’équilibre financier affiché reste précaire au regard du nombre élevé des partants à la retraite. Ce qui a fait dire au conseil d’administration que la vigilance doit être de mise pour à la fois assurer la viabilité et la pérennité du système, le rétablissement des équilibres globaux à l’effet de l’amélioration des prestations.

Les résultats éloquents obtenus ont été inscrits à l’actif des travailleurs qui, dit-on, par leur sens de responsabilité, leur clairvoyance et leur rigueur se sont engagés depuis 2004 dans un effort de rationalisation. A l’INPS, l’on estime que le budget 2008 a été correctement exécuté. Le projet de budget de l’année dernière a été exécuté à 83,97 % en recettes et à 88,38 % en dépenses.

Le président du conseil d’administration, Siaka Diakité, a engagé les administrateurs à examiner tous les éléments contenus dans le projet de budget afin de l’enrichir et de l’améliorer.

Mohamed Daou

 

[haut]

Acceuil


OPERATION COUP DE POING

La mairie améliore ses recettes sur les « sans vignette »

La maire du district de Bamako a organisé lundi dernier un e rafle des motos sans vignette . Plus de 650 motocyclistes devront s’acquitter de la pénalité de 17 500 F CFA pour reprendre leurs engins.

Une chasse aux motocyclistes sans vignette a commencé tôt le lundi 29 décembre 2008 et a pris fin aux environs de midi. Selon Dramane Diakité, agent de la mairie centrale de Bamako, ce contrôle inopiné de vignette de motos s’explique par le fait que de plus en plus les motocyclistes refusent de s’acquitter de la taxe de consommation qu’est la vignette. « Aujourd’hui, nous sommes sortis pour le contrôle des vignettes pour voir si réellement les motocyclistes sont en règle », a-t-il indiqué.

Les engins saisis ont été directement conduits au Groupement mobile de sécurité (GMS). « Pour récupérer son engin, le propriétaire doit payer le double du prix de la vignette, soit 12 000 F CFA. Et ça c’est pour l’année 2008 seulement », a-t-il ajouté.

Pour la coordination des opérations de contrôle, des équipes de la mairie, chargées de délivrer les vignettes, étaient installées sur les axes routiers. Elles étaient appuyées dans leur tâche par des agents des forces de l’ordre. « Sur place en plus de la vignette, les personnes en infraction payent la contravention fixée à 5000 F CFA ». Si la saisie des motos sans vignette permet à la mairie d’améliorer ses recettes, l’opération a aussi fait des mécontents. En cette fin d’année, nombre de nos compatriotes font face à de nombreuses difficultés financières.

« J’ai constaté que chaque année, à l’approche de la fête, ils viennent s’arrêter pour nous retirer nos motos en disant que c’est un contrôle de vignette » , a dit Abdoulaye Maïga, enseignant de son état qui ajoute qu’il est difficile d’avoir tous les jours sa vignette sur soi.

Monzon Coulibaly, un autre enseignant a, pour sa part, déploré le caractère discriminatoire de l’opération. « Certaines filles sont laissées alors que d’autres citoyens sont pris », se plaint-il.

Selon Issa D. Konaré, receveur et percepteur de la mairie du district, la vignette est un impôt communal et le moyen le plus approprié de savoir si les motocyclistes s’acquittent de cet impôt est de procéder à un contrôle général sur la voie publique.

Pour l’opération de lundi, environ 650 motos et 10 vélos ont été saisis. Leurs propriétaires doivent s’acquitter de la somme de 17 000 pour récupérer leurs engins. Cette somme sera versée dans la caisse de la mairie en tant que collectivité.

Selon des statistiques de 2008, Bamako compte 110 000 motos qui ont une vignette du district. Plus de 40 000 motos seraient sans vignettes.

Le bon citoyen, c’est celui qui respecte les lois de la République.

Aminata Traoré

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


LE MALI FACE A LA REBELLION ET AU BANDITISME

Le pouvoir de l'esprit sur l'option militaire...

Rien ne justifie, certes, le long chapelet d'attaques des localités d'Ansongo, de Diabaly, d'Abeibara, de Nampala, entre autres, et aujourd'hui, de Nara ? Révoltant, inadmissible, impénitent... Ce ne sont pas les qualificatifs qui manquent. Mais la riposte souhaitée par les Maliens, fort logiquement blessés dans leur amour-propre et soucieux de laver l'affront dans le sang, est-elle pour autant la solution ?

A vrai dire, j'étais de ceux-là qui prônaient l'option militaire face aux bandits armés de Bahanga et consorts. Mais, auparavant, un éclairage s'avère nécessaire.

Contrairement à ce qui se dit çà ou là, les attaques des bandits ne sont nullement motivées par la misère ou le sous-développement du Nord. Si le terrorisme était le fruit de la pauvreté, la dernière arme du déshérité, alors tous les attentats commis depuis 30 ans auraient dû l'être par des pauvres. Ce qui n'est pas le cas. Fort heureusement !

Les raisons qui sous-tendent l'attitude des agresseurs, n'est pas tant les erreurs de gouvernance, la question du développement du Nord-Mali, encore moins la non-application des différentes résolutions signées depuis le début des attaques armées, même s'il faut, évidemment travailler à la résolution définitive de la crise. C'est pourquoi la recherche éperdue des causes, quand bien même elle émane d'une bonne volonté, fait fausse route. Autant d'illusions dont nous devons nous défaire pour retrouver au plus vite la solution.

L'objectif de la rébellion, à l'origine, est de créer un autre Etat dans la bande sahélo-saharienne. La stratégie consiste, pour ce faire, à entraîner les autres communautés, Touaregs, Arabes et Tamasheqs, Maures, Sonrhaïs, Peuls, en semant la confusion et inciter les populations à s'affronter. La théorie du chaos ! Ils sont aujourd'hui parvenus à transformer le Nord de notre pays en zone de recrutement pour le terrorisme international. Les pouvoirs publics maliens ne doivent pas se tromper de combat en lançant une guerre dont l'issue reste incertaine. Surtout, à ne pas céder à la provocation malgré la tentation !

Elles doivent se poser des questions judicieuses du genre, pourquoi donc le Mali a été, jusqu'à nos jours, épargné par les bombes humaines, les voitures piégées et autres explosifs ? Tout simplement parce que malgré les incitations et provocations, la majorité des concitoyens, du Sud au nord, n'adhère pas encore à la cause des insurgés... La tragédie algérienne reste toujours vivace dans les mémoires. Le véritable piège aujourd'hui tendu par les assaillants, consiste à inciter les autorités maliennes à s'en prendre à une cible, par exemple, Bahanga lequel vient de signer un accord de paix avec le Mali.

Le scénario est classique. Souvenez-vous en ! Après les attaques du 11 septembre 2001, le jour où le monde a tremblé, la réaction des Américains fut de trouver un bouc émissaire, qui qu'il soit et où qu'il soit. L'Irak et l'Afghanistan furent alors les proies idéales, la tête de turc et, Saddam Hussein et Ben Laden, les auteurs de tous les malheurs de ce bas monde, furent considérés comme les ennemis publics internationaux, des hommes à abattre. Georges W. Bush ne put se dispenser de lourdes frappes et d'une interminable traque.

Mais était-il sûr d'avoir trouvé les vrais coupables dans la mesure où l'identification des auteurs de ces attentats, paraissait, à l'heure du crime, encore largement hypothétique et la réaction, plutôt prématurée et inadaptée à la circonstance ? L'histoire n'est pas encore totalement et définitivement écrite. Elle le sera dans les décennies à venir à travers le mandat de Barack Obama... ; des chaussures lancées à la figure de l'homme le plus puissant du monde, la flambée du prix du baril de pétrole, la crise financière internationale...

Autant d'aléas que nul ne peut se targuer de maîtriser. En clair, ce sont là quelques conséquences de la réaction épidermique des Américains après les attentats du 11 septembre 2001. En voulant éliminer deux terroristes ou supposés l'être, ils en ont crée des milliers et multiplié les risques d'attentats au quintuple. Par ce geste irréfléchi, le visage du monde est aujourd'hui en train de changer...

En somme, les faits de guerre attestent aujourd'hui partout dans le monde, que ce n'est plus la puissance militaire qui est garante de la suprématie et du maintien de la paix et de la sécurité sur un territoire, mais plutôt, le bon usage de la matière grise, la bonne et saine information, la sensibilisation, une meilleure adéquation des ressources humaines avec les structures dirigeantes...

Voilà les seuls ingrédients dont le déficit a rendu possible la plus terrifiante attaque non militaire à laquelle un pays a eu à faire face. Imaginez que les Etats-Unis ont été attaqués par leur propre flottille civile. Et les soldats, malgré eux-mêmes, amenés à leur insu sur le champ de bataille furent de simples Américains en déplacement dans leur propre pays. Aujourd'hui, ce n'est pas tant le nombre terrifiant des victimes qui dépassera hélas, sans aucun doute, les 2404 morts américains, ni le fait qu'il s'agissait de cibles civiles arbitraires qui ont produit un si fort impact sur moi, mais c'est plutôt l'attitude du terroriste lui-même qui mérite ici une attention particulière.

Il n'ignorait aucunement qu'en faisant écraser « son » avion sur World Trade Center de New York, il perdra lui-même la vie. Mais qu'importe ! Ce choix délibéré, cette défiance à la mort trouve quelque part explications. Mais où ? Si vous avez la réponse à cette question, alors vous pouvez combattre le terrorisme par la guerre classique. Aussi, l'attaque du 11 septembre 2001 est symptomatique de notre époque qualifiée d'ère de l'information et de la communication.

L'on sait que la suprématie économique d'une nation se fonde aujourd'hui sur ses ressources matérielles, réserves en sous-sol, potentiel industriel, ressources agricoles, mais aussi et surtout sur sa capacité à innover et à inventer, en un mot, sur l'intelligence humaine, dont les Américains avaient pourtant fait le sigle de leur agence d'espionnage : la CIA. Mais qu'adviendra-t-il ?

Désormais confiante à la technologie, l'Agence négligera quelque peu ses méthodes classiques d'espionnage sur le terrain, d'infiltration de l'ennemi, de diversion, entre autres, se contentant juste d'interpréter les données informatiques et virtuelles renvoyées par les satellites. Conséquence de cette option : l'attaque du 11-Septembre signera alors la revanche de l'immatériel sur le matériel jusque dans le domaine militaire... Le Financial Times du 16 décembre, cité par Jeune Afrique du 21 décembre dernier, retrace ainsi les conséquences de l'aventure américaine : « L'administration Bush, pour des raisons qui ne tenaient pas debout, a détruit l'Etat irakien, expédié ses classes moyennes aux quatre coins du Moyen-Orient, fait prospérer le djihadisme, déclenché un conflit religieux qui traumatisera la région pendant longtemps et fait de l'Iran une puissance régionale ».

Revenons aux assaillants du Nord-Mali. Il convient tout d'abord de savoir s'il s'agit de bandits armés, de terroristes ou de simples mercenaires en mal d'aventures. En tout état de cause, ces hommes tués au cours de l'attaque ont fait le sacrifice de leurs vies dans le seul but d'entraîner dans leur mort le plus grand nombre de victimes et causer ainsi le choc psychologique qui n'épargnera pas le président de la République lui-même. « Trop, c'est trop ! Nous ne pouvons plus continuer à compter nos morts et nos blessés... Nous ne pouvons plus continuer à subir, nous devons faire quelque chose », dira-t-il en substance.

Mais n'est-ce pas là, M. le président, une faiblesse notoire, un manque de vision stratégique, que de recourir aux méthodes de l'ennemi ? Le concept du politologue américain Karl Schmitt, résume bien la situation. Pour lui, nul ne saurait survivre sans le courage de reconnaître, nommer et partant, combattre l'ennemi qui le menace. Mais la question ici, M. le président de la République, est votre difficulté à clairement identifier l'ennemi lequel reste encore sans visage ou presque puisque se confondant toujours avec le reste du peuple.

Des Touaregs ne sont-ils pas morts les armes à la main lors de l'attaque meurtrière de Nampala, défendant la cause de leur patrie, le Mali ? Faut-il salir leur mémoire en les assimilant aux assaillants et par ricochet, inciter leurs frères loyalistes à changer de camp ? Le colonel Gamou, pourtant Touareg comme tant d'autres, ne restent-t-ils pas toujours fidèles à l'armée malienne, à votre armée, M. le président ?

La troupe artistique de la région de Kidal, lors de la prestation à la Biennale à Kayes, en fin de semaine dernière, a certainement donné la meilleure leçon à leurs frères des autres régions du Sud et d'ailleurs. Des artistes touaregs, peuls, maures, arabes et autres, sans distinction de la couleur de la peau ont, dans une pièce théâtrale remarquable, fustigé l'attitude des assaillants de quelques bords qu'ils soient et prié religieusement pour la paix, la tolérance et la prospérité de leur pays, de notre pays, le Mali.

Vous n'avez pas d'autre issue, M. le président, que de nouer un vrai dialogue avec les communautés du Nord, toutes les communautés, du Nord au sud, en leur offrant une vraie perspective dans le partage des rôles et des richesses de notre pays ne plus continuer à miser sur les accords signés entre le gouvernement et les bandits, des bandits dont le point fort n'est pas la confiance et arrêter d'aller chercher un arbitre extérieur à votre pays et qui, en réalité, ne vous aime pas non plus... Autrement, c'est la voie royale pour préparer d'autres déconvenues...

Issiaka Coulibaly

(directeur général Complexe Communication)

[haut]

Acceuil


DOSSIER

FETES DE FIN D’ANNEE

« Malimag » : un marché des jouets et décorations

La fin d'année est une période où chacun se laisse porter par son imaginaire, ses rêves et peut, au gré de ses envies, se lancer dans la décoration afin de bien passer le Réveillon.

Le décor des magasins, des rues et des grandes avenues a complètement changé « 31 » oblige. Les magasins sont bien approvisionnés en sapins, cadeaux, objets de décoration, etc. Mais les clients restent rares ou hésitants. La crise économique risque de donner à la fête un goût amer. La fête de fin d’année est synonyme de multiples dépenses. C’est une période où il faut satisfaire les enfants et les plus proches parents en leur offrant des cadeaux, des habits, des chaussures... Pour cela, les magasins, boutiques et autres commerces sont approvisionnés afin d’attirer la clientèle.

Sur la « rue du 18 juin » du Grand marché, le décor a changé. Une atmosphère de fête règne sur le site. Tout au long de cette rue, sapins, objets de décoration, jeux de lumières occupent l’intérieur des boutiques ainsi qu’une partie des trottoirs et des façades. Des guirlandes sont accrochées aux épaules de marchands à la sauvette.

Baba Diarra, vendeur de sapins et objets de décoration affirme que « contrairement aux années précédentes, les affaires ne marchent pas cette année. Les gens viennent au compte-gouttes. D’habitude, en cette période, ce sont des bousculades dans les magasins, mais comme vous le constatez, les clients sont, jusque-là, hésitants ».

Mme Maïga Fatoumata, institutrice, indexe la conjoncture et la cherté des articles. « Les parents ont des préoccupations plus urgentes que d’acheter des sapins et des cadeaux. En plus, je trouve que les prix des articles proposés sont chers. Le grand sapin est vendu à 20 000 F CFA et le petit à 1400 F CFA par la majorité des commerçants sans compter tous les autres objets de décoration».

A la place du Souvenir, le constat est le même. Les magasins attendent toujours des clients. Les marchands à la sauvette ont investi les rues et les avenues à la recherche d’acheteurs encore peu nombreux. « Je parcours à longueur de journée les rues pour n’écouler que deux sapins. Je ne gagne que des miettes. Alors que l’année dernière, mes bénéfices de Noël et du 31 s’élevaient à 30 000 F CFA. La conjoncture difficile a ralenti notre commerce. C’est vraiment dommage », se plaint Oumar Barry, la mine défaite.

Mais, contrairement à d’autres endroits où sont vendus ces jouets et décors, les produits affichent des prix relativement abordables. Le décor à l’instant T invite à la fête, mais à la différence que les affaires semblent marcher sur cette avenue. En témoignent les propos de Mme Tall Aminata, la trentaine, qui soutient que les prix des articles proposés sont abordables. « La diversité des articles permet aussi à tout un chacun de faire un bon choix », ajoute-t-elle.

Ailleurs, les magasins et autres lieux de vente de jouets et de décorations attendent toujours des clients. Autant dire que ce n’est pas encore la grande affluence.

Assitan Haïdara

 

UNE ANNEE S’ACHEVE, UNE AUTRE S’ANNONCE

Des Bamakois se prononcent

Pour les préparatifs de la fête de fin d’année, nous avons approché quelques jeunes qui ont bien voulu se prononcer sur le Réveillon, l’année 2008 et leurs projets pour 2009.

Mohamed Kamaté(étudiant au CIP) : « Je serais chez moi avec mes amis pour prendre du thé parce que je n’ai pas de copine. Je n’ai pas encore de projet pour l’année à venir ».

S. S.(jeune diplômé sans emploi) : « Je n’ai rien à faire parce que la vie est dure. Je n’aime pas traîner en ville les nuits de la fête car il y a beaucoup d’accidents. La capitale n’est pas sécurisée. J’ai un projet de voyage ».

Namory Kéita(transporteur) : « La nuit du 31 décembre, je vais me promener en ville et après je rentre me coucher jusqu’au petit matin. Je souhaite que l’année 2009 soit meilleure pour le monde et qu’elle soit pour beaucoup le début d’une carrière professionnelle ».

Mohamed Lamine Diabaté(transitaire) : « Je n’ai pas eu de travail et je fais le gardiennage. En attendant le jour de la fête, je me lave et je me couche comme d’habitude. Pour l’année 2009, j’aimerais bien aller en Espagne ».

Fatoumata Penda Cissé (étudiante à IUG)  : « Je fête à la maison avec mes parents et les amis. Je souhaite une année de réussite pour moi parce que je suis en classe d’examen. Je compte me marier et avoir des enfants ».

Aïda Ndao(jeune diplômée sans emploi) : « Je fête en famille et après je sors rejoindre des amis. J’aimerais que l’année 2009 soit une année de plein emploi pour nous les jeunes et qu’elle soit une année de bonheur et surtout de paix pour le pays ».

Propos recueillis par

Kandia Coulibaly

(stagiaire )

 

MARCHE D’HABITS ET DE CHAUSSURES

Une clientèle essentiellement féminine

Malgré la cherté de la vie, les femmes et les jeunes filles dépensent sans compter pour se rendre belle pour la Saint Sylvestre, communément appelée fête du 31 décembre. En cette circonstance, des Maliennes sont prêtes à tout dépenser.

Au Grand marché de Bamako les boutiques d’habits et de chaussures sont prises d’assaut par une clientèle féminine, chacune à la recherche d’habits rares pour le Réveillon.

Bourama Koné, vendeur de prêt-à-porter, soutient malgré tout que « les ventes se font au compte-gouttes contrairement à l’année dernière où les prix des articles étaient beaucoup plus abordables ».

La plupart des jeunes filles qui s’offraient des habits de luxe, se contentent cette année d’articles moins chers, note-t-il. A ses dires, les habits vont de 10 000 F CFA pour les body et les pantalons à 35 000 F CFA pour les « tailleurs » (costume pour femme).

Notre interlocuteur se dit confiant, car prévoit-il, quelque soit la dureté du moment des femmes « vont acheter aujourd’hui, demain et après-demain ».

Beaucoup de ses pairs prédisent que le marché sera bon. Mahamadou Nimaga, vendeur de chaussures, assure que le marché est certes peu fréquenté mais que des « gros bonnets » (grandes dames) viennent toujours acheter les chaussures « griffées » de France ou des Etats-Unis. Le prix de ces chaussures varie entre 7000 et 20 000 F CFA.

Sètè Traoré

 

MARCHE DE VOLLAILE A LA VEILLE DU 31

L’incertitude gagne les revendeurs de poulets

A un pas de la fête du 31 décembre, le marché de volaille, inondé de poulets et de pintades, s’avère peu prometteur. Toujours à l’attente des clients, les vendeurs de volailles gardent l’espoir de réaliser la meilleure vente le jour même du 31.

A l’instar de la Tabaski, « fête de moutons », le 31 décembre correspond à Bamako à la « fête du poulet ». Ainsi, à chaque veille de fin d’année, la capitale est ravitaillée en poulets par des zones de campagne des quatre coins du pays. Ces poulets sont proposés entre 1250 et 3000 F CFA.

Mardi, au marché de Lafiabougou en Commune IV, de nouveaux marchands de poulets venus des différentes régions du pays se sont installés. « Je suis de San. Je suis venu hier soir (Ndlr : dans la nuit de lundi) pour vendre mes poulets. J’ai une vingtaine de poulets que j’ai achetés dans des zones de campagne de San », explique Bourama Tangara.

A l’instar du marché de Lafiabougou, les autres marchés et points de vente de volailles de Bamako accueillent de nombreux nouveaux vendeurs. Contrairement aux années précédentes où il y a eu souvent une pénurie de poulets aux marchés, le marché de volailles cette année grouille de poulets et de pintades. Ceci n’est pas sans conséquence sur le rythme habituel du marché de volailles qui ne fait plus assez de recettes.

Désespoir

Broulaye Doumbia, un vétéran au marché de Lafiabougou, laisse entendre que « le marché est lent parce qu’il y a trop de poulets sur le marché ».

M. Doumbia indique toutefois que « c’est le jour du 31 qu’on fera le maximum de vente. Le marché est lent mais il y aura certainement afflux des acheteurs ».

Au marché moderne de volailles d’Hamdallaye, contiguë au cimetière, les vendeurs perdent l’espoir. « Les années précédentes, à une journée du 31, il y a embouteillage. Cette année ce n’est pas le cas », dit Seydou Tangara.

Cependant, M. Tangara explique que le rythme du marché à la veille du 31 est différent des autres jours. Des « déplumeurs » de poulets réitèrent qu’ils gagneront beaucoup à la veille du 31. Qu’importe la cadence du marché.

Sidiki Doumbia

 

[haut]

Acceuil


 

BIENNALE-2008 

La gestion du pouvoir écorchée

Les rideaux sont tombés mardi 30 décembre 2008 sur la Biennale artistique et culturelle, Kayes 2008.  Comme à l’ouverture, le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré a présidé la cérémonie de clôture au stade Abdoulaye Macoro Sissoko.

Dix jours durant les troupes venues des 8 régions du Mali et du district de Bamako ont rivalisé dans les disciplines retenues : orchestre, ballet, chœur, solo de chant, pièce de théâtre, danse traditionnelle, ensemble instrumental, exposition. La rencontre a aussi enregistré la participation d'une troupe artistique et culturelle de nos compatriotes de l'Hexagone, composée d'une cinquantaine de jeunes Franco-maliens, dont la majeure partie découvre le Mali pour la première fois.

Les Maliens de France, non retenus pour le moment dans la compétition, ont démontré au cours des prestations qu’ils restent attachés à leur culture même à des milliers de kilomètres de la patrie. Ils n’avaient rien à envier aux différentes troupes qui se sont produites tant par la qualité des prestations.  Les jeunes ont éclaboussé la Biennale de leur talent.

Ils se sont produits dans toutes les disciplines comme les autres. Au département de la Culture, des réflexions sont en train d’être menées sur l’élargissement de la Biennale à la diaspora.

A la Biennale plusieurs sujets brûlants de l’heure ont été décortiqués devant des décideurs à la grande satisfaction du public. Il s’agit notamment de la scolarisation des filles, l’autosuffisance alimentaire, la lutte contre le Sida, l’immigration, le retour à nos valeurs sociétales, la paix… Parmi ces messages les aspects qui auront retenu l’attention ont trait à la paix et au laxisme des gouvernants.

Ces messages de paix, d’unité nationale, de réconciliation de dialogue entre fils ont été au cœur de la prestation de l’ensemble instrumental de Bamako dans « Kélé Magni ». Pour la troupe, seul le dialogue demeure la meilleure solution pour l’instauration de la paix.

La recherche de solutions adéquates à certains problèmes comme l’éducation, la santé, l’emploi, est ressortie dans le chœur « Gueleya » qui évoque les difficultés socio-économiques qu’endurent les Maliens. Quel avenir pour la jeunesse qui est censée prendre la relève ? Autant de questionnements que la troupe de Bamako, dirigée par Moussa Mariko, s’est posée au cours de sa prestation dimanche soir.

Le point culminant de la Biennale aura été l’incapacité des plus hautes autorités dans la résolution des problèmes brûlants de l’heure. La troupe de Gao en a fait une mise en scène remarquable en pièce de théâtre. C’est un parti qui vient juste de gagner les élections. Avant même que le président soit installé, ses partisans ont changé de train de vie, chacun lorgnant un poste ministériel où il pourra s’adonner à cœur joie dans le pillage.

La décision du président de la République de les sanctionner sera nulle et non avenue. Parce qu’ils constituent son électorat et en plus ce sont des amis proches ou des parents.  Quel est le sort réservé à un tel peuple avec la « démission » du premier responsable du pays incapable de prendre une décision ? Mais pour la troupe de Gao « on est chef où l’on ne l’est pas ».

Amadou Sidibé

 

Les potins

Bilan positif

Quelques heures avant la clôture de la Biennale artistique et culturelle, le gouverneur de la région de Kayes, le colonel d’aviation Mahamane Maïga, s’est entretenu avec la presse pour tirer le bilan de la manifestation. Ce bilan, par rapport à l’objectif assigné, est positif malgré quelques difficultés constatées çà ou là. « Nous savons que tout n’est pas sans reproche, il y a toujours des choses à parfaire », a-t-il dit. Même son de cloche chez les gouverneurs des régions, les directeurs régionaux de la jeunesse des arts et de la culture, les directeurs de troupe, qui ont tous exprimé leur satisfaction quant au bon déroulement de l’événement.

Pénurie de préservatifs

La Biennale est une fête qui mobilise beaucoup d’invités et de visiteurs. Pour l’accompagner, le secrétariat exécutif régional du Haut conseil national de lutte contre le Sida a organisé le samedi 27 décembre une caravane de sensibilisation qui a sillonné les grandes artères de la Cité du Rail. Avoir de bons comportements sexuels en utilisant le préservatif masculin et féminin et surtout être fidèle ont été les messages forts lancés. Mais là où le bât blesse c’est qu’il y a eu  pénurie de préservatifs masculins dans beaucoup de points de vente notamment dans les boutiques et pharmacies. L’explication : c’est que des visiteurs se sont emparés de tous les stocks de préservatifs.

146 millions mobilisés par la région

Sur 146 millions mobilisés par la commission régionale, après toutes dépenses au 29 décembre, il ne restait que 6 millions F CFA dans la caisse. Le bilan financier laisse apparaître une recette de 146 976 430, contre une dépense de 127 105 093 F CFA pour un solde de 19 671 000 F CFA. Sur cette somme, 7 millions, en mandat, ne sont pas encore perçus. La somme se trouvant sous la main à la date du 29 décembre est chiffrée à 12 millions de F CFA. Des 12 millions seront déduits 6 millions de CFA pour servir de frais d’hôtels et d’hébergements. La liquidité sous la main est estimée à 6 millions F CFA. La part donnée par le département de la Culture pour l’organisation de la Biennale est chiffrée à 320 millions F CFA.

Plus de 1500 visiteurs

A 24 heures de la fin de la biennale artistique et culturelle Kayes 2008, selon les donnés du gouverneur le nombre de visiteurs avoisinait 1 500 personnes contre 1 200 qui étaient attendus au début de la fête. La troupe composée officiellement de 900 personnes est à prendre en compte dans le lot.

Vingt millions pour assurer la sécurité

Pour la sécurité de la Biennale 2008, ce sont 20 millions de F CFA qui ont été déboursés par le gouvernement et la commission régionale qui ont donné chacun 10 millions. Quant à l’assainissement de la ville, la région a mis 17 millions pour dégager les ordures dans les grands centres de dépôts qui se trouvaient en ville. A cela, il faut ajouter 10 tonnes de mil par quartier pour les associations de femmes qui interviennent dans l’assainissement.

Un camp des pionniers

Profitant de la tenue de la Biennale, les pionniers du Mali se sont retrouvés pour un camp de formation appelé « Camp de formation Hamane Niang ». Ce sont 56 pionniers, dont 51 cadres de toutes les régions qui se sont retrouvés pendant dix jours pour des modules de techniques pionnières, la bonne gouvernance, le secourisme, le VIH/Sida. La formation a eu lieu au Groupe scolaire Kayes Plateau C. Les pionniers ont reçu la visite de leur parrain, Hamane Niang.

Huit gouverneurs présents

La Biennale a enregistré la présence de 8 gouverneurs de région. Pour des raisons de calendrier chargé, le gouverneur de Kidal n’a pu effectuer le déplacement. Les 8 chefs de l’exécutif régional ont, pour certains, pendant une semaine été aux côtés de leur troupe pour les soutenir.

Rassemblées par A. Sidibé

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org