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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 30 Decembre

 

BIRAMA B. SIDIBE, NOUVEAU VICE-PRESIDENT DE LA BID

« Il faut que l’aide soit efficace et efficiente »

Après 24 ans à la Banque africaine de développement (Bad), notre compatriote Birama Boubacar Sidibé, vient d’être sélectionné par un panel d’éminentes personnalités pour tenir les rênes des opérations de la Banque islamique de développement (Bid). En sa qualité de nouveau vice-président en charge des opérations de l’institution M. Sidibé de par son expérience, sa carrière est loin d’être en terrain inconnu. Avant même sa prise de fonction officielle,, il a sa feuille de route en tête bâtie autour de l’efficacité de l’aide destinée à soutenir les efforts de développement. Dans l’interview ci-dessous, il se prononce sur l’état de santé de l’institution, ses domaines d’intervention, la corruption et l’éducation et estime que les Etats africains ont plus que jamais besoin de soutien dans les domaines de l’éducation, la santé, l’agriculture… pour tenir le coup. Entretien.

Les Echos : Pouvez-vous nous présenter brièvement la Bid ?

Birama Boubacar Sidibé : La Bid est une banque multilatérale de développement à l’instar de la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque asiatique de développement. C’est la même catégorie d’instrument de coopération. Comme telle, elle intervient dans ses pays membres pour le financement du développement. Ces pays sont au nombre de 56, dont 26 situés en Afrique. Elle est l’une des premières institutions de développement. Son capital est de 30 milliards de droits de tirages spéciaux. Et son capital émis est de 15 milliards, le capital souscrit 13 milliards et environ 3 milliards libérés. La caractéristique de la Bid est qu’elle réunit les pays membres de l’OCI, mais apporte également son appui aux communautés musulmanes des pays non membres. Elle a un programme de près d’environ 5 milliards de dollars par an. Elle finance et co-finance les projets classiques, l’assistance technique, les opérations d’urgence… Son siège est à Djedda en Arabie saoudite.

Les Echos : Quels sont les domaines d’intervention de la Bid ?

B. B. S. : C’est vraiment un partenaire important. Au 1er janvier 2008, la Bid a financé 87 interventions pour un montant total d’environ 530 millions de dollars rien qu’au Mali. Les domaines prioritaires de la Bid, outre le commerce et le secteur privé, concernent les infrastructures, l’éducation, la santé et l’agriculture. Championne de la sécurité alimentaire, la Bid est l’une des premières institutions à parler de ce concept.

Les Echos : Selon vous, quel est l’état de santé de l’institution ?

B. B. S. : Quelle que soit l’institution lorsqu’on veut se faire une idée de sa santé économique, l’on regarde sa cote de crédit déterminée par les agences internationales de notation. Eh bien, la Bid a reçu la note de crédit la plus élevée par les agences de crédit soit le triple A, ce qui démontre la qualité de sa signature et sa santé financière.

Les Echos  :Comment avez-vous accueilli votre nomination au poste de vice-président de la Bid ?

B. B. S.  : J’ai été sélectionné par la Bid grâce à un panel d’éminentes personnalités qui ont été mises à contribution pour rechercher un cadre africain compétent pour tenir les rênes des opérations de la Bid. Les autorités ont accueilli et soutenu cette sélection avec bonheur. Donc, pour moi, au-delà de ma personne, c’est un honneur pour le Mali. C’est tout à fait un honneur pour ma modeste de personne de porter le drapeau du Mali. Aujourd’hui, ils sont nombreux les cadres maliens qui occupent des fonctions très importantes dans les institutions internationales. Je veux citer Hamadoun Touré, secrétaire exécutif de l’UIT, Michel Sidibé, récemment nommé secrétaire exécutif de l’Onusida et quelques autres. Aussi j’ai apprécié les encouragements et le soutien du président de la République.

Les Echos  :Vous attendiez vous à cette nomination ?

B. B. S.  : Ça été une surprise pour moi parce que je n’ai pas fait acte de candidature. Ils ont fait des recherches par référence. C’est le panel qui m’a contacté. Bien sûr, ça n’est pas la première fois qu’on me demande de venir occuper des postes. Il s’agira pour moi, à travers cette nouvelle fonction, de servir les pays membres de la Bid, l’Afrique et, bien entendu, le Mali.

Les Echos :Que comptez-vous entreprendre en termes d’investissements pour l’Afrique en général et au Mali en particulier ?

B. B. S.  : Les défis communs à tous les gouvernements, à toutes les institutions, c’est faire en sorte que l’aide se traduise par des effets concrets. C’est le plus grand défi. Que l’argent qui arrive touche la population cible. A ce titre, il faut que l’aide soit efficace et efficiente. C’est vraiment un mot d’ordre qui est très important pour moi. Au-delà des grands discours, il faut qu’on parvienne à évaluer l’aide au financement pour soutenir les efforts de développement. A part ce cadre général, je pense sincèrement que l’Afrique manque cruellement d’infrastructures. C’est la raison pour laquelle il faut plus de routes, d’eau, etc. L’infrastructure est un catalyseur de développement économique privé, public. Il faut aussi des ressources humaines de qualité à l’image du Japon, de l’Inde. Ce sont là des ingrédients de développement économique pour atténuer la pauvreté et contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Tout cela dans le cadre du dialogue avec les gouvernements.

Les Echos  :Quelle dynamique comptez-vous insuffler aux priorités de la Bid ?

B. B. S.  : De par ma carrière pour avoir passé 24 ans à la Bad, j’ai beaucoup d’expérience dans le domaine des opérations. Je pourrais facilement intégrer la vision de la Bid et en être le vecteur privilégié, le catalyseur pour l’opérationnalisation de cette vision. Je m’emploierai à renforcer la coopération dans les domaines prioritaires de la Bid ; à savoir : le commerce, les infrastructures, la santé, l’éducation, l’agriculture pour contribuer au développement et atténuer le fardeau de la pauvreté. Nul doute, nos pays ont besoin du financement de ces programmes. Les pays ont cruellement besoin de soutien dans les domaines pré cités.

Les Echos  :Y a-t-il des motifs de satisfaction dans la collaboration entre la Bid et les pays dans lesquels intervient-elle ?

B. B. S.  : Au regard des chiffres, c’est satisfaisant même s’il est vrai que la question doit être posée aux autorités. Mais si j’en juge par les projets financés, je pense que oui. Même s’il y a matière à amélioration, l’on s’attellera à cela.

Les Echos  :Avec la récession économique actuelle, la Bid connaît t-elle des difficultés ?

B. B. S.  : C’est difficile à dire. Je n’ai qu’une vision externe pour le moment de la Bid. Mais, à mon humble avis, la crise économique internationale ne doit pas affecter l’institution puisque la charia n’autorise pas le loyer de l’argent. Néanmoins, l’on vend les biens et les services sous forme de produits conformes à la doctrine musulmane, qui prohibe les taux d’intérêt. Mais, favorise le partage de bénéfice proportionnellement à la contribution de chaque investisseur. Beaucoup de banques aujourd’hui sont en train de se convertir au financement islamique. Je suis optimiste à long terme pour l’Afrique. L’on passera certainement par une phase difficile, mais je suis optimiste pour l’avenir de l’humanité.

Les Echos  :Que vous inspire la tenue récente des Etats généraux sur la corruption et le Forum national sur l’éducation dans votre pays ?

B. B. S. : A mon avis, la corruption est la forme d’injustice la plus grave. C’est la pire des catastrophes qui peut arriver à un pays émergent. Ce n’est pas le riche qui souffre. C’est toujours le pauvre qui en fait les frais. Pourra-t-on éradiquer le fléau ? Je n’en sais pas trop. Je pense que le problème peut se résoudre non pas par une approche répressive, mais de façon culturelle.

Cela dit, franchement, je ne voudrais pas insister sur l’importance de l’éducation et de la formation. Nos pays doivent investir massivement dans l’éducation pas forcément et uniquement académique mais dans la formation professionnelle. Je sais que notre système éducatif a des problèmes, mais nous devons beaucoup investir dans la formation structurante.

Propos recueillis par

Mohamed Daou

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RETRO 2008 SUR LA CHAINE « AFRICABLE »

Les coups d’Etat en Afrique au peigne fin

Pour faire la rétrospective de l’actualité africaine de l’année 2008, Africable a organisé un débat samedi dernier sur différentes thématiques. Le thème sur la récurrence des coups d’Etat a ravi la vedette.

Africable, la chaîne de télé privée, a innové en organisant une rétrospective de l’actualité du continent et du monde en faisant appel à une expertise aussi riche que variée. Le plateau était composé de politiques, de journalistes, d’économistes, de chercheurs et de consultants. Ils avaient à débattre de la problématique de la gouvernance en Afrique avec le spectre des coups d’Etat, de la gouvernance démocratique et justice, de l’Afrique et la crise alimentaire et sécuritaire, de l’Afrique dans la géopolitique internationale et de l’élection d’Obama, « un Noir à la Maison Blanche ».

Par le fait de l’actualité brûlante avec le coup d’Etat survenu en Guinée le 23 décembre après la mort du général Lansana Conté, le thème sur la gouvernance démocratique faisant cas du spectre des coups d’Etat, a dominé les débats. Le sujet a été abordé souvent avec passion mais dans la courtoisie parce que chaque intervenant avait sa conception et sa vision du phénomène et chacun tenait à dire sa part de vérité.

Le décor faisait apparaître les deux présentateurs (Sékou Tangara et Kolsia Ngarsoun) en face d’invités qui se faisaient face en groupe de cinq personnes. Rien ne les opposait a priori, mais dans les discussions il y avait ceux qui étaient pour l’avènement de l’ordre kaki en Guinée et tous les cas similaires en Afrique du fait de la panne des institutions et ceux qui se gardaient de faire « l’apologie des coups d’Etat ».

Modou Ndiaye Fada, ancien ministre et vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a estimé qu’il faut aider la junte militaire guinéenne. Pour lui « un pays qui n’a pas pu organiser les élections législatives dans les délais ne peut pas tenir une présidentielle en 60 jours ». Il a ainsi fait allusion à l’illégitimité de l’Assemblée nationale guinéenne en dépassement de mandat et dont le président ne pouvait être le dauphin constitutionnel du chef de l’Etat.

Il a indiqué que l’arrivée du jeune capitaine Moussa Dadis Camara a été même saluée par la population en liesse. Baba Dagamaïssa, journaliste et ancien conseiller en communication à la Primature, a corroboré les propos de son devancier. « Il n’y avait pas d’Etat, un président moribond en comas plusieurs fois, un président de l’Assemblée qui a fini son mandat. Il n’y a pas eu de coup d'Etat et tous les coups d'Etat ne sont pas mauvais », a-t-il indiqué.

Son confrère Serge Daniel, correspondant de RFI à Bamako, a reconnu qu’ « un coup d’Etat n’est jamais une bonne chose », ajoutant qu’il n’y avait pas d’Etat en Guinée. Il est resté réservé sur le délai de deux ans donné par les militaires pour organiser des élections. Ayant déjà travaillé dans ce pays comme correspondant, il pense que ces jeunes militaires sont de l’ère Conté.

Hamidou Konaté, directeur de la coopérative Jamana, s’est dit de nature contre les putschs. Mais il a estimé que les coups d’Etat sont la résultante de quelques facteurs de mauvaise gouvernance. « Il peut y avoir un coup d’Etat dans tous les pays africains où l’on peut organiser des élections 10 fois et les gagner avec le phénomène des changements constitutionnels ». Me Mamadou Ismaïl Konaté, avocat à la Cour, en a déduit que « l’Afrique est malade de ses institutions ».

« Quand on va sur la base des principes, les coups d’Etat ne sont pas bons. Mais quand les votes et ceux qui en sont issus font l’objet de contestations et de coups d’Etat, cela donne à réfléchir. L’Afrique est malade de ses institutions. C’est le cas en Guinée, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Mali. Il faut régler le problème institutionnel » .

Mohamed Ben Omar, ministre nigérien de la Communication, s’est insurgé contre ce qu’il appelle « l’apologie des coups d’Etat ». « Il n’y aurait pas d’excuses contre les coups d’Etat. Il va falloir se donner les moyens au niveau du Conseil de sécurité de l’Union africaine pour qu’il n’y ait plus de coup d’Etat. Il faut mettre les garde-fous pour la postérité. Les militaires ne sont pas faits pour diriger un Etat », a-t-il dit.

Adam Thiam, ancien conseiller à la communication du président de la Commission de l’UA a pour sa part affirmé qu’il existe une charte constitutionnelle de l’UA qui condamne les coups d’Etat. Il a jugé que c’est un procès en sorcellerie que de dire qu’on ne pouvait tenir des élections en 60 jours en Guinée. « On ne peut pas régler les problèmes en parlant de péremption des institutions. Si on continue sur cette lancée, il y aura 11 coups d’Etat en Afrique en 2009 », a-t-il dit. Abdoulaye Niang, directeur du bureau sous-régional de la Commission économique a conclu que « l’Afrique a des institutions qu’elle mérite ».

Abdrahamane Dicko

 

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AFFAIRE SAFIATOU TOGOLA

L’interpellateur charge la Brigade des mœurs

L’auteur de l’interpellation du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile sur la disparition de Safiatou Togola, estime que la Brigade des mœurs aurait dû garder le profil bas, après que la fille eut été retrouvée au lieu de se livrer à une publicité autour d’une affaire dans laquelle elle ne semble pas tout à fait innocente.

S’il y a un sujet qui a ravi la vedette à l’Espace d’interpellation démocratique (EID), édition 2008, c’est bien la disparition de la jeune fille Safiatou Togola, dans les locaux de la Brigade des mœurs courant janvier 2008.

Sur la question, Nouhoum Sanogo, administrateur des biens, n’a pas cherché midi à quatorze heures pour interpeller le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile qui a solennellement promis que ses services compétents mettront tout en œuvre pour retrouver la fille. Naturellement, la réaction de l’intéressé se comprenait d’autant plus que c’est sa sœur répondant au nom de Fatoumata Sanogo qui est venue de Koutiala avec la fille, pour l’aider à trouver un travail d’aide-ménagère à Bamako. C’était courant janvier 2008.

« Dès leur arrivée ma fille du nom de Penda embaucha Safiatou et l’amena à son domicile conjugal. Le lendemain, Safiatou sortit seule pour regagner notre maison. Malheureusement, ne connaissant pas la ville, elle s’est égarée. Après plus d’une semaine de recherche, nous sommes arrivés à la localiser, un homme, qui l’avait retrouvée, finit par l’amener à la Brigade des mœurs » , précise Nouhoum Sanogo, dans une correspondance adressée le 11 avril 2008 au commissaire de la Brigade des mœurs.

Depuis, M. Sanogo multipliait les contacts comme en témoignent ses nombreuses correspondances adressées au directeur national de la police à qui il a demandé d’user de son influence auprès de ses services pour l’aider à retrouver Safiatou Togola.

Quelques jours après l’EID, les autorités de la Brigade des mœurs ont annoncé par voie de presse que Safiatou Togola a été retrouvée et que contrairement aux arguments développés par l’interpellateur à l’EID, elles ne sont impliquées ni de près ni de loin dans la disparition de la fille. « La fille n’a pas été vendue et elle avait plus de 18 ans. Donc, sa garde ne relevait pas de nous après son passage dans nos locaux lorsqu’elle a été retrouvée », ont expliqué les autorités de la Brigade.

Mais, cette sortie des autorités de la Brigade de mœurs a mis mal à l’aise Nouhoum Sanogo qui s’est vu dans l’obligation d’apporter des précisions. « En aucun moment, je n’ai dit que la fille a été vendue et je n’ai jamais dit qu’elle a 13 ans », dément l’interpellateur.

A bout de nerf, il explique que c’est une inspectrice de la Brigade des mœurs, Rokia Traoré, qui a informé sa sœur que la fille « se trouve bien ici et que seulement elle l’avait placée dans une famille par l’intermédiaire de sa sœur qui avait voyagé et devrait revenir vers le 10 février 2008. Et que dès que cette dernière serait de retour, elle remettrait la fille à notre disposition et depuis rien. Personnellement, j’ai effectué deux visites à la Brigade de mœurs courant mars, le seul langage que Rokia m’a tenu est : on la retrouvera ».

Cette déclaration, selon lui, en dit long sur la responsabilité de la Brigade des mœurs. Fort de cet argument, il signe et persiste que la Brigade sait quelque chose de la disparition de sa nièce Safiatou Togola. « Sinon, comment comprendre qu’en un laps de temps après la sortie du ministre suite à mon interpellation que la fille ait été retrouvée. Si ce n’est pas du montage », proteste-t-il.

Mieux, il estime que la protection de l’homme est un devoir sacré et qu’il appartient en priorité aux forces de sécurité d’assister ceux qui sont en détresse. Or, dit-il, dans cette affaire, « l’homme est considéré comme moins que rien ». Il dit ne pas comprendre comment un enfant égaré qu’on conduit à la police à l’effet de retrouver les siens, est plus tard déclaré porté disparu.

Nouhoum Sanogo s’est dit outré par la publicité faite par la Brigade de mœurs dans cette affaire douloureuse. Tout porte à croire que l’interpellation aurait servi à quelque chose car, Safiatou Togola a été retrouvée saine et sauve et devrait regagner son Koutiala natal.

Mohamed Daou

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EVENEMENTS DE CONAKRY

Sauver la Guinée, repenser l’Afrique

Les événements actuellement en cours en Guinée-Conakry interpellent notre conscience africaine et exige de nos organisations communautaires plus de lucidité et de capacité de discernement.

Il est trop facile d’applaudir par pur sentimentalisme africain le capitaine Moussa Dadis Camara et ses hommes ou de les condamner « par principe » en suivant aveuglément la nébuleuse « communauté internationale » à l’agenda et aux intérêts diffus. Il est plus difficile de regarder froidement la réalité en face, de l’analyser et d’en tirer les leçons.

S’il urge de sauver enfin la Guinée après la mort du président Lansana Conté, il est tout aussi impératif que dès à présent les événements de Conakry, au-delà de la Guinée, servent à repenser l’Afrique, ses institutions et son leadership. Pour ce faire, permettons-nous une petite digression dans l’histoire récente de la Guinée, vue à travers le prisme des institutions africaines et notamment de l’Union africaine (UA) anciennement Organisation de l’unité africaine (OUA).

Il y a un peu plus de 24 ans, en mars 1984 précisément, disparaissait Ahmed Sékou Touré, héros et père de l’indépendance du pays dont le parcours et les dernières années de règne sans partage rappellent tragiquement ceux du président zimbabwéen Robert Mugabe (tous deux acculés par l’Occident et victimes de leur nationalisme radical ainsi que de leurs positions résolument anticolonialistes).

Le président Sékou Touré parti, il fut offert au peuple guinéen une occasion historique de se définir une nouvelle trajectoire et de se donner une nouvelle destinée. Son élite exilée, son peuple encore timoré et sous le choc, la Guinée et les Guinéens de l’époque furent incapables de saisir cette opportunité.

Des militaires avec à leur tête le colonel Lansana Conté sautent quant à eux sur l’occasion et s’emparent du pouvoir en avril de la même année. Le président Conté y restera jusqu’à son dernier souffle et finira un peu comme son prédécesseur, dont il avait promis de rectifier les erreurs par le truchement du Comité militaire de redressement national qu’il avait mis en place dès sa prise du pouvoir.

A l’époque il n’était pas encore de coutume de « condamner » de manière quasi-unanime et aussi systématique les coups d’Etat en Afrique. On les condamnait suivant les clivages idéologiques entre l’Est et l’Ouest, suivant les allégeances des putschistes et suivant les alliances régionales et sous-régionales du moment. On était loin du tumulte des « conférences nationales » de la décennie 1990 qui finirent par amplifier et cristalliser l’aspiration des peuples à une gouvernance démocratique et à plus de justice sociale.

A l’OUA, qui n’était pas encore devenue l’UA, la seule politique applicable lorsque survenait un coup d’Etat était alors celle de la « non-ingérence » dans les affaires intérieures des Etats-membres. L’article 3 de la charte de la défunte OUA entérinait les principes suivants comme fondement de son existence : « Egalité souveraine de tous les Etats membres ; non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats ; respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque Etat et de son droit inaliénable à une existence indépendante ».

Dans de telles conditions, ni l’OUA ni aucun Etat africain ne pouvait s’en prendre aux militaires guinéens de l’époque. Lansana Conté pouvait régner, participer à l’aise aux sommets de l’organisation panafricaine sans critique ouverte de la part de ses « pairs » africains et sans grand risque.

Aujourd’hui 24 ans après, alors que pour la Guinée l’histoire semble se répéter et que le pays se trouve une nouvelle fois à la croisée des chemins, le contexte africain a, lui, sensiblement évolué.

Au principe sacro-saint de « non-ingérence » édicté plus haut, l’Afrique a accouplé celui du droit ou du devoir d’ingérence, principe sur lequel s’appuie l’Union africaine pour « condamner » la prise du pouvoir par les militaires guinéens et exiger un « retour à l’ordre constitutionnel ».

Avec la naissance de l’UA, et contrairement à ce que l’on croit généralement, la règle de la « non-ingérence  dans les affaires intérieures des Etats membres » reste toujours un des « principes » fondateurs de la nouvelle Union. La clause est clairement posée dans les mêmes termes dans l’article 4 de l’acte constitutif de l’UA qui a été définitivement adopté le 11 juillet 2000 à Lomé.

La nouveauté cependant, c’est l’introduction dans le même article 4, qui porte sur « les principes » qui fondent l’Union, du concept « d’interdépendance » entre les Etats membres et de nouveaux paradigmes tels que « le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre » ou encore « le droit des Etats membres de solliciter l’intervention de l’Union pour restaurer la paix et la stabilité » et enfin « la condamnation et le rejet des changements anticonstitutionnels de gouvernement ». Bref, le droit d’ingérence !

Ces principes, déjà édictés à Alger l’année précédente (juillet 1999), allaient désormais guider la nouvelle politique de l’Union africaine face à ce que d’aucuns appellent « la malédiction des coups d’Etat militaires ». Mais n’est pas malédiction tout coup d’Etat militaire et n’est pas bénédiction tout « ordre constitutionnel » !

Ceci a été prouvé de manière fort éloquente par le putsch perpétré en Mauritanie par le colonel Mohamed Ely Ould Vall en août 2005. Ce putsch a mis fin au régime autocratique de Maaouiya Sid’Ahmed Ould Taya, ensuite d’aller vers une transition jugée « exemplaire » et enfin de porter au pouvoir pour la première fois de l’histoire de la Mauritanie indépendante un président démocratiquement élu (malheureusement destitué depuis août 2008 par un autre putsch).

A côté de la Mauritanie et plus d’une décennie plus tôt, un autre officier, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, a permis au Mali voisin de mettre fin à une violente crise politico-sociale, de destituer un régime autocratique en mars 1991 pour mener le pays vers une transition « démocratique » encore citée de nos jours en exemple en Afrique et ailleurs dans le monde. Amadou Toumani Touré comme Mohamed Ely Ould Vall quitteront le pouvoir une fois les transitions qu’ils ont promises achevées.

Nous admettons que le contraire est tout aussi vrai avec les cas du président Blaise Compaoré du Burkina Faso (au pouvoir depuis 21 ans), de Yahya Jammeh (depuis 14 ans en Gambie) et du défunt général ivoirien Robert Guéï, pour nous limiter à quelques cas parmi les plus emblématiques en Afrique de l’Ouest où en cette année 2008, les coups d’Etat militaires semblent revenir à la mode.

La leçon à en tirer ? Il faut juger les hommes par leurs actes et les actes dans leur contexte avant de saluer ou de condamner « par principe » ou de vouer aux gémonies des « putschistes ». Plus que le putsch, c’est sa portée patriotique ou non, sa dimension salvatrice ou pas qu’il faut juger. Mieux encore, la question de la gouvernance démocratique, que ce soit en Guinée ou ailleurs, ne se limite pas seulement à la question du « contrôle » du pouvoir. Mai c’est là un autre débat.

Pour en revenir à la Guinée et à l’Union africaine, la condamnation « par principe » avancée par le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, aurait eu plus de valeur et de crédibilité aux yeux des Guinéens et des autres Africains si l’Union africaine avait agi en amont.

En amont dans le contexte guinéen, c’est-à-dire lorsque le président Conté décidait en novembre 2001 de modifier la Constitution approuvée par le peuple dans le seul but de pouvoir se représenter à la présidentielle de 2003 et de perpétuer son règne. L’Union africaine aurait eu plus de crédibilité si elle avait averti (ou parlé avec) le président Conté et condamné cet amendement constitutionnel dans les mêmes termes et avec la même intransigeance qu’elle le fait aujourd’hui avec le capitaine Moussa Dadis Camara et ses hommes.

La condamnation de l’UA, aurait eu plus de valeur et de poids, si pendant ces trois à cinq dernières années, elle s’était mise au côté du peuple guinéen qui, ne l’oublions pas, s’est à plusieurs reprises violemment soulevé contre le président Lansana Conté et les caciques de son régime.

L’insurrection la plus mémorable de la série reste celle de janvier/février 2007, pendant laquelle le peuple guinéen tout entier, malgré la répression, a tenu tête à son « président » et ouvertement exigé puis obtenu la nomination d’hommes « neufs » aux commandes du pays. Qu’a fait l’Union africaine lorsque le président guinéen, une fois la tempête passée, a remis en cause les accords signés et ramené les barons de son régime aux affaires ? Rien. Absolument rien.

La même question peut aussi être adressée à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), qui a certes eu le mérite d’avoir facilité la sortie de crise et la signature des accords entre Conté et les meneurs de la fronde contre son régime, mais qui a failli lorsque ces mêmes accords ont été bafoués par le président Conté.

Que font l’Union africaine et la Cédéao en apprenant qu’au Niger, il y a des velléités de changer la Constitution pour permettre une prolongation de la présence de Mamadou Tandja au pouvoir, lorsqu’ils apprennent que le président sénégalais Abdoulaye Wade change à sa guise la Constitution sénégalaise, etc. ?

Ces quelques exemples juste pour dire que les institutions africaines pour être plus crédibles se doivent de se mettre au service de l’Afrique et des peuples africains avant même que n’éclatent les crises ; et après de hurler avec les loups de la « communauté internationale », en usant de slogans sans aucune emprise avec la réalité.

Et c’est en cela que les événements de Conakry, en plus d’aider à sauver la Guinée-Conakry, devraient servir de leçon et de déclic pour repenser l’Afrique, ses crises, ses institutions, son leadership…

Pour y arriver, il faudra un effort colossal qui permette de sortir des sentiers battus, avoir le courage de douter et de questionner le « politiquement correct » de la communauté internationale, qui ne nous apportera jamais la réponse à nos interrogations essentielles et existentielles, si tant est qu’elle s’y intéresse. Les réponses idoines, à notre humble avis, ne viendront d’abord que de l’Afrique et des Africains eux-mêmes.

A ce titre, l’une des premières obligations que doivent désormais s’imposer les organisations africaines, qu’elles soient continentales ou régionales, c’est de s’armer des outils d’analyse adéquats leur permettant de décrypter les signes précurseurs des grandes crises, de déchiffrer les cris de détresse que poussent les peuples à des moments critiques de leur histoire et enfin de se doter des moyens de faire appliquer le « droit » d’ingérence que l‘UA s’est auto attribuée.

Rappelons-nous encore le cri pathétique d’Alpha Omar Konaré qui a dirigé la Commission de l’UA de 2003 à 2008 et qui lors du sommet de Banjul de l’organisation tenu les 1er et 2 juillet 2006 disait : « nos structures, beaucoup de comportements, certaines de nos décisions mériteraient (…) des adaptations. On ne saurait aller vers une organisation d’intégration, s’il n’est pas accepté le principe de domaines de souveraineté, de domaines à partager ».

Parmi ces domaines, la paix, la sécurité, la gouvernance démocratique et la stabilité de chaque Etat membre comme incombant à la responsabilité collective, ne devraient-ils pas figurer en bonne place ?

Les Guinéens, par leurs manifestations successives ces dernières années ont plus qu’envoyé des signaux. Ils ont agi et avaient besoin d’être accompagnés dans leur action par l’UA, qui aurait pu le faire au nom du principe de la défense de « la paix et de la sécurité » et de celui de « l’interdépendance » entres les Etats membres contenus dans l’acte constitutif de l’organisation, au même titre que le rejet des gouvernements « anticonstitutionnels ».

Une telle politique, fondée sur l’anticipation, la participation, la facilitation du dialogue et l’action là où c’est nécessaire, permettrait d’éviter les impasses qui sont mères de toutes les crises, et aurait plus de mérite que les simples condamnations souvent bien tardives.

Voilà ce qui aurait pu sauver la Guinée bien avant que les militaires ne songent à prendre le pouvoir. Aujourd’hui encore la Guinée a besoin d’être accompagnée et non d’être isolée. Les militaires de Conakry n’ont encore perpétré aucun acte antipatriotique ou autre qui mériterait qu’ils soient « condamnés ».

L’adhésion populaire massive au mouvement initié par le Comité national pour la démocratie et le développement prouve que si l’acte posé par les soldats guinéens est « anticonstitutionnel », il peut néanmoins revendiquer plus de légitimité aux yeux du peuple guinéen que ne l’aurait eu une transition menée par les caciques du régime Conté.

En cela, et au-delà des frontières guinéennes, ces putschistes ont peut être beaucoup plus de « légitimité » que la plupart des « chefs d’Etat » soit disant élus, au prix de contorsions constitutionnelles énormes ou de fraudes électorales massives pour légaliser des forfaits, assimilable à tous égards à des « coups d’Etat » civils.

C’est là l’autre leçon à tirer des événements de Conakry, les coups d’Etat civils (prolongation de mandats qu’aucune crise grave ne justifie, modifications constitutionnelles au gré d’intérêts personnels, émergence de dynasties présidentielles) ne doivent plus prospérer.

Les institutions africaines doivent poser au plus haut niveau le débat sur « la longévité » au pouvoir (ses causes et ses effets sur nos sociétés) et y apporter des réponses idoines à prendre en compte dans notre quête et notre pratique démocratiques.

On ne le sait que trop bien, cette « éternisation » au pouvoir entraîne (par la nature même du pouvoir) népotisme, corruption et velléités dynastiques, avec tout ce que cela comporte d’injustice et de frustrations qui mènent aux impasses, aux crises violentes et au chaos souvent vécus par les peuples du continent.

Il urge donc, pour l’Union africaine, de la même manière qu’elle s’oppose aux changements anticonstitutionnels de gouvernement, de s’opposer à la « longévité » hors norme au pouvoir - pour la petite histoire, entre l’arrivée de Sékou Touré au pouvoir et la mort de Lansana Conté, soit un demi siècle, les Etats-Unis ont connu onze chefs d’Etats (en y incluant le président élu Barack Obama) là ou la Guinée n’en a connu que deux.

Encore une fois, cela implique de sortir du « politiquement correct » et de penser les problèmes africains de manière spécifique, nous allions dire iconoclaste - nous savons tous que le défunt président Eyadéma du Togo est mort au pouvoir par crainte de poursuites judiciaires contre sa personne alors qu’on lui prêtait l’intention de vouloir céder sa place.

Si l’Afrique du Sud post-apartheid a réussi sa transition vers la démocratie et vers une société « non raciale » sans que cela ne se traduise par le chaos et la vengeance aveugle, c’est parce que les Sud-Africains ont accepté de sacrifier le « non à l’impunité » à l’autel de la « réconciliation ». Ils ont préféré la paix et stabilité à la justice (prise dans son sens étriqué de justice prononcée par des tribunaux).

Aujourd’hui, en brandissant - parce que le Nord et l’Occident le veulent - partout et aveuglément le spectre du « non à l’impunité » contre nos chefs d’Etat, et uniquement nos chefs d’Etat d’Afrique noire (que fait-on de l’Américain George Bush, de l’Israélien Ariel Sharon, ou même du Sud-Africain Frederick De Klerk ?), on empêche plusieurs pays du continent de se donner la chance d’aller plus vite au renouvellement de leur classe politique pour se façonner un autre visage, se tracer de nouveaux destins.

Or, c’est de cela que l’Afrique d’aujourd’hui a besoin, un renouvellement de sa classe politique et l’émergence d’un leadership nouveau capable de trouver des solutions alternatives audacieuses : les crises et les problèmes sont si nombreux et si complexes qu’ils exigent un esprit de dépassement, des choix certes pas toujours faciles entre justice, impunité, stabilité, réconciliation, paix civile, pardon, etc.

La nature et la complexité de ces questions-là et surtout la difficulté des choix qu’elles entraînent sont telles qu’elles demanderaient peut-être un glissement de la simple analyse politique vers une réflexion à connotation… philosophique, en tout cas une réflexion pointue loin des seuls cadres étroits définis par des besoins politiques ou ceux de la « communauté internationale » !

La persistance des crises nous pousse à croire qu’il faut repenser l’Afrique et y réinventer des solutions. La recrudescence des coups d’Etat peut et doit nous servir de déclic.

Nous terminerons par ces propos d’Alpha Omar Konaré, prononcé lors du sommet de Banjul cité plus haut, des propos que nous faisons nôtres : « Ma conviction que l’Agenda pour l’Afrique doit être fait par les Africains eux-mêmes, ma conviction que nous devons d’abord compter sur nous-mêmes et que nous sommes, par Dieu, maître de notre destin, cette conviction est d’airain ».

En vérité ces propos, et c’est là notre conviction et notre souhait à nous, devraient servir de viatique à chaque Africain pour que nous puissions enfin amorcer cette renaissance africaine tant de fois annoncée et tant de fois trahie mais toujours rêvée.

Hamadou Tidiane Sy

(journaliste, fondateur Ouestafnews)

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BIENNALE 2008

Sikasso fait des réserves contre Bamako

Estimant que la troupe de Bamako a aligné des éléments « hors compétition », Sikasso a formulé des réserves auprès du jury de la Biennale 2008.

Les responsables de la troupe de Sikasso, juste après la prestation de Bamako dimanche soir au stade Abdoulaye Makoro Sissoko et conformément à l’article 4 du règlement intérieur qui stipule que « toute troupe, pour contester une œuvre d’une autre troupe, doit faire des réserves devant le jury… » ont fait des réserves devant le jury contre la troupe de Bamako.

Selon le directeur régional de la jeunesse des sports et de la culture, (DRJSAC) de Sikasso, Modibo Bakaga, la réserve est motivée par la violation par la troupe de Bamako du règlement intérieur de la Biennale qui, dans son article 4, dit que : « Seules les troupes locales et régionales, régulièrement présentées par les services de jeunesse des cercles ou des communes et les directions régionales de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture et du district de Bamako, sont autorisées à participer aux compétitions des phases de la Biennale artistique et culturelle » .

Alors que la troupe de Bamako, a-t-il martelé, a fait évoluer des éléments qui n’ont jamais joué aux différentes phases comme mentionnées dans le règlement. Certains acteurs qui y évoluent sont des professionnels qui ont fait leurs preuves dans d’autres troupes. Ce qui va, à ses dires, à l’encontre de l’objectif même de la Biennale, qui est de détecter des artistes en herbe et de nouveaux talents…

Les arguments du DRJSAC de Sikasso sont battus en brèche par son collègue de Bamako, Souleymane Diarra, qui a estimé que la réserve contre sa troupe est sans fondement. Bamako, a-t-il souligné, n’est nullement en déphasage avec le règlement intérieur de la Biennale. « Certes, Bamako à des avantages par rapport aux autres régions, mais cela ne doit pas être l’objet de frustration ».

Selon les confidences de M. Diarra, la réserve de son collègue de Sikasso peut s’expliquer par le rejet d’une proposition de relecture du règlement de la Biennale à la veille de la manifestation.  Il y a peu, a dit M. Diarra, un des responsables de la troupe de Sikasso avait émis le souhait de relire le règlement intérieur afin d’en préciser des zones d’ombre. Ses vœux n’ont pas été pris en compte au motif que seul un forum national peut décider des innovations. Notre interlocuteur a ajouté avoir confiance au jury qui a été saisi de l’affaire lundi matin.

Si Sikasso, selon des sources, se permet de faire des réserves contre Bamako, elle doit d’abord voir à son niveau si elle est sans reproche. Notre source souligne que les acteurs de la pièce de Sikasso seraient des membres d’un groupe privé qui sont couramment sollicités pour des campagnes de sensibilisation dans le cercle de Kadiolo.

En attendant le verdict du jury, les commentaires vont bon train sur le maintien ou non de la réserve de Sikasso.

Rappelons que la troupe de Bamako lors de sa prestation a fait sensation dans presque toutes les disciplines. Elle a été tout au long de la soirée applaudie par le public.

Amadou Sidibé

(envoyé spécial)

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Les favoris à la peine

La 3e journée du championnat national de football de Ligue 1 a pris fin dimanche dernier. Elle a été marquée par la défaite du champion sortant. Le vice-champion n’a pu que partager les points avec le CSD.

Comme la précédente journée, la 3e journée du championnat national de football de Ligue 1 a été un festival de matches nuls, soit quatre au total, dont trois scores vierges. La rencontre inaugurale, disputée vendredi, s’est soldée par une victoire du Réal (1-0) face au Djoliba.

Après deux nuls contre l'Asko et l'ASB, les Scorpions ont signé leur première victoire de la compétition et comptent désormais 5 points à leur compteur. Un succès qui vient à point nommé pour l’AS Réal, qui aura du moral avant son face-à-face avec le Stade malien de Bamako lors de la prochaine journée.

En seconde rencontre, le CSK s'est largement imposé (3-1) devant Al Farouk de Tombouctou. Pourtant, c’est l’équipe de la Cité des 333 Saints qui a ouvert le score. Les Verts du COB restaient sur une victoire et un nul contre respectivement l'Usfas et le CSD. Mais samedi, à l’instar des Centristes, les protégés d’Ibrim Diallo ont renoué avec la victoire en s’imposant (1-0) devant la JA.

C’est un dur apprentissage pour les promus, car ils ont concédé leur troisième défaite d’affilée. Quatre équipes ; à savoir : l’ASB, le Stade malien de Bamako, l’Asko et l'AS Bakaridjan n'ont pu se départager et se sont quittés sur des nuls. Excepté Bakaridjan qui a été coincé (2-2) à domicile par l’Usfas, les trois premières équipes ont concédé le nul vierge face respectivement au SMS, au CSD et au Onze Créateurs.

A l’issue de la journée, le COB et le CSK, avec 7 points chacun, se classent en tête tandis que les deux promus, la JA et Al Farouk, demeurent les lanternes rouges de la compétition avec zéro point.

Boubacar Diakité Sarr

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