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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 29 Decembre

 

CIMENTERIE

Une usine de ciment à 80 000 F CFA/T

Plus d’une décennie après la liquidation de la Société des ciments du Mali (Socima), notre pays aura dans trois ans son usine de ciment qui promet de vendre la tonne à 80 000 F CFA.

Le mercredi 24 décembre 2008, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, en présence de ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, des Finances, du Logement, de l’Urbanisme et des Affaires foncières, a signé une convention de création d’une cimenterie intégrée au Mali avec le PDG de West African Ciment-SA (Wacem).

La filiale malienne de la société Wacem est Diamond Cement. « Son dossier répond mieux aux exigences du code minier sur les 18 intentions d’investissement reçues par le gouvernement », a laissé entendre Ahmadou Abdoulaye Diallo de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie. La fin des travaux d’installation de l’usine est prévue pour fin 2011 et Wacem prévoit de vendre à un prix d’usine de 80 000 F CFA la tonne. L’entreprise va générer 250 emplois permanents et 1000 emplois temporaires.

Le projet, estimé à 66 milliards de F CFA de coût prévisionnel, aura une capacité annuelle de production de 1 million de tonne de ciment. Sa production s’étalera sur 800 000 t en première année, 900 000 t en deuxième année et 1000 000 t par an de la 3e à la 10e année.

Le capital de Diamond Cement sera détenu à 70 % par Wacem et la SFI. Les 30 % seront répartis entre les privés maliens (20 %) et le gouvernement 10 %.

100 milliards de ciments importés par an

La création de la nouvelle cimenterie est attendue avec beaucoup d’optimisme par le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo. Selon lui, « le Mali importe 1 million de tonnes de ciment par an du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Togo et du Burkina Faso ». La facture d’importation est de 100 milliards de F CFA par an avec une absence de valeur ajoutée au niveau local, le manque de renforcement des capacités locales et un ralentissement du développement de l’économie malienne.

Le ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré estime pour sa part qu’ « il y aura de la valeur ajoutée locale même si les recettes au cordon douanier vont baisser ». La réduction de la facture d’importation va contribuer aussi à équilibrer la balance des paiements. Mme Gakou, Salamata Fofana, du Logement, de l’Urbanisme et des Affaires foncières a montré tout l’intérêt pour son département dans le cadre de la construction des logements sociaux.

Wacem, une société d’origine indienne, a une solide expérience de fabrication de ciment en Inde et en Afrique (Togo, Ghana et Burkina Faso). Elle a déjà effectué des recherches sur le site d’Astro à Gangonterie. Contrairement aux autres pays qui importent de la matière première pour la fabrication du ciment, le Mali dispose du calcaire estimé à 67 millions de tonnes et 11 millions de tonnes de marbre. Ce qui sera un atout considérable pour la nouvelle société, qui mise aussi sur les voies routières de la région et les rails pour écouler facilement ses produits.

La fermeture de la cimenterie de Diamou en 1997 a fortement renchéri le prix du ciment au Mali dépendant aujourd’hui de ses voisins. Le coût du transport lié à la hausse des hydrocarbures a exacerbé la hausse des prix. Le ciment a connu une forte flambée au Mali en 2008. La tonne a franchi la barre des 140 000-150 000 F CFA. Un prix qui n’avait jamais été pratiqué.

Abdrahamane Dicko

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ON VOLE, ON PILLE, ON BAILLONNE, ON BRULE

« Nos petites lâchetés ! »

Il faut une terrible passion pour tenir contre une humiliation qui ne finit point.

« La liberté ? Elle est pour les âmes fières qui méprisent la mort et savent à propos la donner. Elle n’est pas pour ces hommes faibles qui temporisent avec le crime, couvrant du nom de la prudence leur égocentrisme et leur lâcheté ». En dehors des actes concrets, toute déclaration relève de coup sang pour endormir les âmes de dignes citoyens.

Selon des informations bien vérifiées, les Américains qui surveillent le grand Sahara, ont signalé aux autorités maliennes les mouvements de colonnes de véhicules 4x4 se dirigeant vers Gao ou Tombouctou, en provenance de Kidal ou de la frontière Algérie-Mali.

Cette information, vous l’imaginez, a été traitée avec les rigueurs du laxisme des renseignements militaires. La liberté, c’est le droit pour tout homme, de vivre avec honneur, de penser et de parler sans hypocrisie. L’homme qui cache ce qu’il pense ou n’ose dire ce qu’il pense, n’est pas un homme honorable.

L’homme qui obéit à un mauvais pouvoir, sans œuvrer pour qu’il s’améliore, n’est pas un homme honorable. L’homme, dès qu’il est en âge de raisonner doit réfléchir à tout ce qu’il voit : il doit souffrir pour tous ceux qui ne peuvent vivre dans l’honneur, et lui-même doit se comporter en homme d’honneur.

L’homme qui ne réfléchit pas à ce qui se passe autour de lui et se contente de vivre sans savoir s’il vit convenablement, est comme l’homme qui vit des activités d’un brigand, il est en passe de devenir canaille lui-même.

Mais l’honneur, c’est quoi au fait ?

Pour le Malien l’honneur, c’est avant tout l’argent. La dignité c’est aussi l’argent. Les principes qui font d’un homme un vrai homme respectable c’est également l’argent qu’on vole au peuple. Nous n’avons jamais vu de la dignité de l’homme que dans la sincérité de ses passions.

Il est certain que ceux qui sont hauts perchés, sont mieux nourris que les autres Maliens, mieux couverts, mieux vêtus, plus facilement transportés. Ils possèdent, à n’en pas douter, ce qu’ils appellent une meilleure situation. Mais cette chose divine, la dignité, compagne de la liberté, il faut qu’ils la méritent pour la posséder, or celui qui s’accapare des deniers publics n’a aucune dignité.

Est-ce le sentiment de dignité morale qui nous pousse à refuser tout ce qui peut ou pourra aller à l’encontre de notre intégrité personnelle ou simplement le refus de troquer notre conscience contre des intérêts furtifs et malhonnêtes ?
Dans l’un ou l’autre des cas, l’honneur nous amène à meubler notre conscience de principes qui vont toujours à l’endroit des règles sociales qui nous régissent. Si tel est le cas, nul ne saura vivre ou bien vivre en choisissant délibérément d’aller contre les règles sociales, de briser en lui tous les principes, toutes les barrières entre le bien et le mal. En somme de détruire en lui tous les fondements qui font qu’un homme peut se prévaloir d’honneur.

Ce qui est inquiétant au Mali de l’oligarchie ostentatoire, c’est le silence de certains face au mal qui ronge le pays entier. « Ça ne va pas », c’est le soupir de soulagement qui nous affranchi des recherches de causes à nos problèmes actuels. Nous oublions que le pays ira de plus en plus mal, si nous ne cherchons pas à savoir pourquoi ça ne va pas. « Ça ne va pas », simple comme un bonjour. On vole, on pille, on bâillonne, on brûle.

A cet égard, c’est un criminel consentement que de se taire, lorsque ceux qui nous gouvernent sont décidés à mener le pays dans le chaos plutôt que d’œuvrer à la résolution des questions essentielles du moment.

La mauvaise gouvernance sur toutes les lignes

Crise du Nord gérée avec fébrilité et amateurisme. Les renseignements militaires quasi-inexistants, la police politique appelée pudiquement Sécurité d’Etat s’étant mise au service d’un homme et de son régime, ce sont plutôt des « opposants » et des paisibles journalistes qui sont mis perpétuellement sur écoute téléphonique, surveillés et contrôlés dans leur moindre geste et déplacement. Les rebelles, eux, peuvent se permettre de parcourir plus 2000 kilomètres (Kidal-Nampala ou Diabali) pour perpétrer des attaques.

Une école laissée pour compte ; inadéquation entre formation et marché de l’emploi, il y a une floraison de véritables fabriques de chômeurs si ce ne sont des milliers d’écoliers qui ne sont pas tout simplement orientés.

Une administration affairiste caractérisée par le clientélisme et le népotisme qui travaille à peine 4 heures par jour, les travailleurs venant au bureau 9 h et qui commence à déserter à 11 h. On va au travail pour prendre son pot-de-vin et s’en aller. Tant qu’on reste bon client des oligarques, on ne risque rien.

Le vol systématique de tout ce qui appartient à l’Etat est désormais le nouveau sport national, on s’accapare de toutes les ressources du pays, car c’est la course effrénée à l’enrichissement rapide. Personne n’est puni, plus on en parle, davantage les membres de la nouvelle oligarchie gagnent en promotion avec des congratulations publiques du chef lors des cérémonies télévisées.

« Le silence face au mal fait du témoin un complice » . Il n’y a donc pas pire collaboration que d’afficher l’indifférence face à la gestion de notre patrimoine et la direction que l’on veut donner à notre avenir. Est-il raisonnable de vendre sa vie par le silence et acheter des misères et de crier entre amis que le pays ne va pas ?

De banals errements politiques peuvent se révéler à court ou à long terme être de véritables catastrophes pour des générations à venir. C’est le cas aujourd’hui du système éducatif. Quand on choisit par exemple de bricoler un système éducatif, on est tout à fait conscient que c’est l’avenir du pays qu’on bricole.

Pour ne pas être « comme l’homme qui vit des activités d’un bandit », il faut que chaque Malienne, chaque Malien se dise que, parce que je suis Malien, ce qui concerne les autres compatriotes me concerne aussi. Apprendre à dépasser le cadre restreint de notre famille n’est pas seulement un signe d’amour pour notre pays, c’est aussi le prix de notre survie collective.

Le pessimisme que nous prenons comme prétexte pour cacher notre « incapacité pour ne pas dire nos petites lâchetés » à devenir protagoniste de notre propre histoire est en réalité une démission vis-à-vis de nos responsabilités. C’est parce que nous avons peur de les assumer. Notre responsabilité, c’est de créer les conditions d’éclosion d’un environnement heureux pour nous et pour les descendances.

Tant que nous n’aurons pas l’idée du service de la patrie, tant que nous ne comprendrons pas que « la première des vertus est le dévouement à la nation », tant que nous resterons indifférents face au banditisme en col blanc, au sabotage de l’avenir des générations futures, le pays ira toujours mal et nous ne cesserons de dire « ça ne va pas ».

Abdoul Karim Dramé

(journaliste indépendant)

 

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HUILERIES AU MALI

Injustice dans la fourniture de coton graine

Le marché de fourniture de coton graine aux huileries a tout l’air d’une mafia orchestrée au détriment de la société Alcoma en dépit de ses nombreux investissements et du paiement d’une avance de 460 millions de F CFA à la Compagnie de développement des textiles (CMDT) pour acquérir du coton graine.

Tout semble être mis en œuvre par la CMDT pour pousser l’huilerie moderne Agroma/Alcoma à la fermeture. Dans la politique de distribution du coton graine par la Compagnie, il y a deux poids, deux mesures. Agroma/Alcoma dispose de deux unités : une à Bougouni, qui tourne essentiellement sur le coton, et l’autre à Kita.

Alors que la société vient d’investir environ 2 milliards de F CFA dans des équipements pour mener à bien sa mission de production de l’huile, la CMDT n’a trouvé mieux que de mettre à sa disposition 95 tonnes de coton graine alors que la capacité de production de l’usine est de 300 tonnes par jour. Cela après qu’elle eut payé à la Compagnie 460 millions de F CFA pour acquérir du coton graine.

Au grand dam de cette société, la CMDT a fourni 35 000 tonnes de coton graine à l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) qui ne tourne pas et 5000 tonnes à la Fabrique malienne d’aliment bétail (Famab). Selon nos sources, ces deux unités ont une capacité de production inférieure à celle d’Agroma/Alcoma. Pourtant, la société a été autorisée à exercer dans les mêmes conditions que Huicoma et Famab.

Pourquoi alors cette discrimination qui n’est pas de nature à rassurer les investisseurs étrangers. Surtout quand on sait que Agroma/Alcoma est dirigée par des Indiens. Face à cette situation, la société, pour manque de coton graine, ne pourra pas atteindre les objectifs qu’elle s’était assigné et sera contrainte de mettre la clé sous le paillasson avec son corollaire de pertes d’emploi pour des centaines de chefs de famille.

Nous ne cesserons de nous interroger sur les raisons de cette discrimination vis-à-vis d’une société qui s’est dédiée à la création de la valeur ajoutée, la lutte contre la pauvreté et le chômage. A quoi bon fournir des millions de tonnes de coton graine à une société qui est en faillite alors qu’une autre est dans le besoin ? Que représentent 95 tonnes de coton graine pour une unité de production qui a une capacité journalière de 300 tonnes ?

A en juger par ses investissements, Agroma/Alcoma ne mérite pas un tel traitement. La pratique actuelle en cours à la CMDT ne fait pas honneur à la Compagnie et contribuera à ternir l’image de notre pays aux yeux d’autres investisseurs. Peut-être que le fournisseur de coton graine se ressaisira en mettant Alcoma dans ses droits.

Mohamed Daou

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IL faut le dire

Prévenir vaut mieux…

Inspecteur « X » par-ci, inspecteur « Y » par-là, des chefs de Brigade de recherche de commissariats de police, à en croire la presse, qui ne passe pas une semaine sans parler d’un de leurs « exploits », sont des policiers exceptionnels à la perspicacité à toute épreuve.

L’un de ces fins limiers, entre autres prouesses, a récemment débusqué un meurtrier qui avait commis l’outrecuidance de laisser traîner sur le lieu de son crime une carte téléphonique qu’il avait pu utiliser dans l’accomplissement de son forfait.

Avant le « cadavre » du cimetière, bien des malfrats qui ont croisé le chemin de ce policier ont fait les frais de sa science presque innée. Ne dédaignant aucun indice, il questionne, mène une guerre des nerfs au présumé coupable jusqu’à ce qu’il crache le morceau.

Des amis cinéphiles trouvent que sa technique d’investigation ressemble à certains égards à celle du lieutenant Colombo ou de l’Allemand Derrick qui, au cours de leur carrière cinématographique, ont démêlé bien des enchevêtrements sur un petit détail, un crime n’étant jamais parfait !

Mais, tout en rendant hommage à la dédicace de l’homme et de tous ses émules à la traque des bandits de tout acabit, il y a lieu de s’interroger sur l’efficacité de la publicité sur leurs performances respectives. Car au vu de la multiplication des attaques criminelles, la guerre qu’ils mènent semble un éternel recommencement. Rien ne prouve que les quartiers qu’ils « ratissent » soient définitivement débarrassés de la vermine.

Au lieu donc d’une police qui « guérisse », les populations ont plutôt besoin d’une police qui prévienne : en tenant à l’œil les malfaiteurs qui sont plus ou moins connus des services de police, en les harcelant sans cesse et ainsi de réduire sensiblement le taux de criminalité qui va crescendo dans une capitale qui connaît chaque jour un afflux de populations contraintes à l’exode rural.

Toujours est-il qu’en s’affichant dans la presse, nos brillants enquêteurs vont en fin de compte se laisser découvrir et permettre à leurs « adversaires » d’affiner leurs techniques pour ne rien laisser au hasard, c’est-à-dire effacer tout indice pouvant aboutir à leur culpabilité.

A. M. T.

 

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CONQUETE DU PODIUM

Ségou affiche ses ambitions

En choisissant l’unité nationale, l’entente, l’excision, le Sida, la scolarisation des filles, Ségou voulait évoquer les plaies qui rongent le Mali d’aujourd’hui et le public du stade Abdoulaye Makoro Sissoko n’a pu contenir sa satisfaction.  

De toutes les prestations des troupes qui se sont produites jusqu’à mercredi (Tombouctou, Mopti, Kidal), celle de Ségou paraît aux yeux de beaucoup de spectateurs comme étant sans doute l’une des plus belles troupes et qui affiche de sérieuses ambitions pour le trophée 2008 de la Biennale Kayes.

Si le talent et l’engagement des acteurs, chanteurs, instrumentistes et danseurs ont aidé en cela, il faut reconnaître que c'est surtout les thèmes abordés qui ont mis le feu à la salle. Par son rythme traditionnel, l’orchestre moderne de Ségou a fait sensation en interprétant un morceau dénommé « Djamana déen », une chanson qui exhorte les Maliens, partout où ils se trouvent, au travail, à l’union sacrée pour que vive le Mali dans une Afrique prospère.

Dans la pièce de théâtre « Dougoutigui déen », les acteurs ont rappelé les conséquences néfastes de l’excision sous toutes ses formes. Le thème a mis toute la lumière sur la résistance du conservatisme de certaines traditions face au modernisme où la pratique de l’excision est de plus en plus condamnée.

C’est l’histoire de la fille du chef de village, qui après avoir été excisée par une vieille exciseuse, tombe sous le poids de l’hémorragie. Et du coup comme on a coutume de le voir, l’exciseuse attribue cette énormité à des mains invisibles.

Dans la pièce, les différentes interventions des guérisseurs traditionnels, des gins, n’ont pu sortir « Dougoutigui déen » de la souffrance. Elle n’a trouvé son salut que grâce à l’intervention du médecin. Au finish, la vieille exciseuse, sous le coup de la sensibilisation, décide d’abandonner l’excision.

« Bèen » (L’unité) était le titre du chœur qui invite les fils à l’entente et à la bonne collaboration. Le solo de chant, chanté en langue nationale, a porté sur la scolarisation des filles

Sur la danse traditionnelle, Ségou a fait vibrer la foule avec des chants et pas de danse bobo. Les danseurs avec leurs figures acrobatiques ont démontré que Ségou c’est aussi la diversité culturelle. De même, l’ensemble instrumental a fait revivre le rythme traditionnel bobo par ses nombreux instruments traditionnels.

En ballet, Ségou a choisi le thème de la lutte contre le Sida. « Avez-vous fait le test du Sida ? Décidez vous sans tarder ! », « Prenons soins des personnes infectées et affectées par le Sida ». Tels étaient les messages que la troupe a fait passer.

Ce ballet de la Capitale des Balanzans, représenté par une douzaine de danseurs, ont à travers une mise en scène bien articulée et une bonne occupation de l’espace décrypté le thème VIH/Sida. Les danseurs ont appelé les uns et les autres à la prévention ou à l’abstinence.

Amadou Sidibé

(envoyé spécial)

 

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AIGLES

Samassa opte pour le Mali

Désireux de rendre son équipe plus compétitive, le sélectionneur des Aigles, Stephen Keshi, avait entrepris une opération séduction en direction des pros maliens de la diaspora. Le résultat commence à tomber puisqu’un d’entre eux vient de répondre favorablement à l’offre du technicien nigérian. Il s’agit de l’attaquant de l’OM, Mamadou Samassa.

Mamadou Samassa sera Malien. Il a définitivement clos le débat sur sa sélection en équipe nationale du Mali. Le talentueux attaquant de l’Olympique de Marseille (Ligue 1 française) en vacances au pays et que nous avons approché n’a pas caché son intention de porter le maillot des Aigles si on lui fait appel. Mieux, il a déclaré vendredi dernier sur les ondes d’une radio de la place qu’il jouera avec le Mali. « Si jamais on me fait appel, je répondrais. J’avais refusé un moment, mais j’ai changé d’avis. J’ai joué avec l’équipe de France Espoirs, il n’empêche je veux jouer avec le Mali si… »

Appelé pour la première fois lors des préparatifs de la Can-2008 par l’ancien coach français Jean-François Jodar, Samassa avait décliné l’offre en indiquant qu’il voulait se donner le temps de la réflexion avant de faire un choix.

En marge du match amical Mali-Gabon dans un premier temps et surtout en novembre dernier, c’était au tour de l’encadrement technique des Aigles avec l’appui des personnes ressources, dont Mohamed Lamine Sissoko, de lui faire appel. Une invitation en match amical contre l’Algérie à Rouen en France n’a pas été du goût de Samassa qui a fait savoir quelques jours avant le match que : « Je ne sais pas encore… »

Ce qui ne découragera guère Keshi. Ce dernier avait indiqué dans une de nos parutions vouloir mettre tout en œuvre pour que l’attaquant de l’OM et bien d’autres, dont Lamine Gassama de Lyon également acceptent de porter les couleurs de leur pays d’origine alors qu’ils ont déjà arboré la tunique bleue de l’équipe de France Espoirs.

Le Franco-Malien a bien compris le message du technicien nigérian des Aigles et veut bien jouer avec le Mali, tout comme d’autres comme Modibo Diakité de la Lazio de Rome (Serie A italienne). « Il y a certains joueurs que j’ai côtoyés. C’est une équipe très combative, avec des éléments de grande qualité. Pour ma part, j’aimerais apporter mes capacités et tenter de contribuer à la prochaine qualification du Mali à la Can et au Mondial-2010. Ça reste un objectif », a-t-il ajouté.

La suite de l’offensive de charme de Keshi en direction des pros maliens de la diaspora est à suivre avec intérêt.

Boubacar Diakité Sarr

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