Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2008

Mois de Décembre

Les Echos du 23 Decembre

 

ATTEINTE AUX BIENS PUBLICS

Le dossier du Végal chez le procureur

De sources bien informées le procureur de la Commune III a reçu une dénonciation en bonne et due forme contre le Vérificateur général pour faux et usage de faux et atteinte aux biens publics. Les éléments du dossier seraient d’autant plus précis et chiffrés que l’enquête qui devra être ouverte ne permettra aucun classement de cette affaire.

La Section des comptes de la Cour suprême a vérifié la gestion 2004 du Vérificateur. Il a les tares qu’il reproche aux autres.

La Section des comptes de la Cour suprême a vérifié le Bureau du Vérificateur général pour seulement son exercice 2004. « C’est sûr qu’aujourd’hui les résultats seraient pires, puisque le Bureau ne peut même plus faire de missions, fautes de crédits : tout est déjà épuisé », affirme une source.

La vérification a porté sur les textes de création, d’organisation et de fonctionnement du Bureau du Vérificateur ; la gestion budgétaire et comptable ; la tenue de la comptabilité matières.

En passant au crible cette gestion, la Section des comptes de la Cour suprême épingle le Vérificateur général sur tous les aspects : non-respect de la loi et des procédures administratives pour ce qui concerne les passations de marchés, établissement de factures fictives et non conformes, complaisances dans les recrutements de sociétés prestataires…

Le Bureau du Vérificateur général est au centre, ces temps-ci, de toutes les turbulences. Le Vérificateur général, qui n’a d’égards pour aucun de ses collaborateurs, n’avait pas besoin de ce rapport qui vient remettre en cause jusqu’à ses rapports et fait désespérer de bien de choses.

Nous y reviendrons.

Alexis Kalambry

 

Acceuil


LOI DE FINANCES 2009

Le Mali s’installe dans le déficit

Le Budget de 2009, se chiffre à 1001,800 milliards de F CFA en recettes contre 129,104 milliards de F CFA en dépenses. En 2008, les recettes étaient de 936,207 milliards de F CFA dans le budget rectifié, contre 1119,472 milliards de F CFA de dépenses. Le déficit qui était de 119,472 milliards de F CFA se creuse davantage et passe à 127,304 milliards de F CFA, ce qui dénote d’un certain laisser-aller.

L’accumulation des déficits budgétaires vient gonfler l’encours de la dette publique et augmente les charges futures de l’Etat. Or, plus un Etat est endetté, plus la charge de cette dette est élevée. Celle-ci pèse d’autant plus sur son budget qu’un niveau de dette important entraîne des taux d’intérêt élevés lorsque l’Etat veut contracter de nouveaux emprunts. A terme, le poids de la dette peut ainsi devenir insoutenable par rapport au niveau des recettes de l’Etat.

Selon le ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré, « ce déficit sera financé par les ressources provenant des aides budgétaires extérieures et la mobilisation de l’épargne nationale », un saupoudrage.

Les lois de finances déterminent, pour une année civile, la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’Etat , ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui en résulte Ce sont des lois ordinaires, mais qui sont adoptées selon une procédure de vote spéciale. La loi de finances initiale (LFI) autorise notamment la perception des ressources de l’Etat et des impositions de toutes natures attribuées à des personnes morales autres que l’Etat. Les lois de finances rectificatives (LFR) ou « collectifs budgétaires » modifient en cours d’année les dispositions de la LFI. seule 31,83 %, du Budget national, celui-ci va plus dans les charges courantes que dans l’investissement, l’innovation ou la recherche. En un mot : nous avons plutôt un budget de consommation.

Le gouvernement table sur une croissance du PIB de 5,2 %, et une croissance à 7 %, supérieures de loin à toutes les prévisions de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) ou du Fonds monétaire international (FMI) et que ne sous-tend aucune activité économique. «  Le renforcement des dépenses d’investissement public et l’amélioration de leur efficacité conjugués avec l’accélération du rythme des réformes économiques constitueront les leviers essentiels du rythme de croissance économique vers l’objectif de 7 %, conformément à la Stratégie de croissance accélérée que les partenaires techniques et financiers se sont engagés à appuyer au cours de la Table ronde des bailleurs de fonds du Mali » .

Ça sonne comme un vœu pieux dans la mesure où la conjoncture internationale dément de loin ces prévisions optimistes.

Attendons donc de voir !

Alexis Kalambry

 

[haut]

Acceuil


AEROPORT DE SENOU

Négligence dans la sécurité

L’aéroport international de Bamako-Sénou est le principal aéroport du Mali. Construit en 1974 pour accueillir 250 000 passagers, l’aéroport peut en accueillir aujourd’hui 516 000. Or, la situation sécuritaire semble préoccupante.

D’importants travaux de sécurisation ont été faits à l’aéroport de Bamako-Sénou par le département de l’Equipement et des Transports. Mais, en dépit des efforts déployés pour lui donner un meilleur visage, force est de constater que des questions de sécurité se posent encore avec acuité.

Dimanche 14 décembre. Il est 12 h environ. Les passagers du vol Bamako-Cotonou sont convoqués pour l’enregistrement de leurs bagages et l’embarquement dans la salle d’attente après avoir passé quelques heures à dormir dans la salle d’attente (ce jour-là l’avion à destination de Cotonou accusait 3 h de retard).

Après les formalités aux différents niveaux de contrôle, les passagers sont convoqués dans la salle d’embarquement. Pour y accéder, obligation est faite à tous de se soumettre aux fouilles corporelles aussi bien que des bagages à main.

Notre surprise a été que nos bagages à main n’ont pas été fouillés. La machine était en panne. Des passagers ont tranquillement continué leur chemin. Beaucoup ont été étonnés du fait que les agents les ont laissés passer aussi facilement. Réagissant à l’absence de scanner, l’un des préposés assis derrière la machine en train de somnoler a répondu que l’appareil est en panne.

Quelles pourraient être les conséquences de ce laisser-aller à l’aéroport de Sénou en cette période d’attentats ?

Il y a quelques mois, des passagers en provenance de Douala avaient franchi la porte de l’aéroport sans être fouillés. Aujourd’hui, dans tous les aéroports du monde des mesures drastiques sont en train d’être mises en place. Au Mali, on se moque de la sécurité comme de son premier rot.

Amadou Sidibé

 

 

[haut]

Acceuil


LYCEE DE YAFOLILA

Les misères des profs et étudiants

Le lycée de Yanfolila a été créé sans les infrastructures. Les étudiants et les professeurs souffrent. Comme pour ne rien arranger à la situation, le proviseur qui leur a été envoyé, les fait voir des vertes et des pas mûres. En effet, le proviseur, Ferdinand Dackouo, qui a déjà fait Koro et Dioïla et les a quitté parce qu’il a des difficultés à s’entendre avec les populations, les enseignants et les élèves, a été envoyé à Yanfolila.

Les choses ne s’arrangent pas là non plus. Il ne s’entend avec personne et ne fait aucun effort. Pour lui, il bénéficie de la protection du directeur national de l’enseignement secondaire, Gabriel Diarra. « Depuis qu’il est arrivé, le lycée connaît des débrayages, une situation nouvelle chez nous », témoigne un ressortissant de la localité.

M. B.

 

[haut]

Acceuil


CAMPAGNE COTONNIERE

Maigres récoltes

190 000 tonnes : telle est la production cotonnière cette année. Une production pire que l’année du boycott.

La Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) attend pour cette année une production de 190 000 tonnes de coton graine. La CMDT explique ce faible rendement par le faible taux du plan de la campagne, les besoins en urée non satisfaits totalement dans certaines régions du Mali ; le manque de pesticides pour 1/3 des superficies coton.

« La montée du cours mondial a permis aux acteurs de la filière coton de fixer le prix aux producteurs à 200 F CFA/kg de 1er choix, 175 F CFA/kg le 2e choix et 155 F CFA/kg le 3e. Malgré ce prix attractif, la campagne agricole 2008/2009 a connu un démarrage très difficile à causse de désaffections très prononcées des productions par rapport à la culture cotonnière » . Telles ont été les conclusions tirées par les acteurs de la filière lors de la traditionnelle réunion de commercialisation.

Selon les experts de la CMDT, « les estimations de productions et rendements sont en baisse pour toutes les cultures de céréales sèches (maïs, mil et sorgho) à cause des difficultés des cultures, les superficies emblavées, en diminution de -17% ».

La commercialisation a démarré en novembre 2008 par l’égrenage de la nouvelle production. La fin de la campagne est prévue pour le 31 mars 2009 au niveau de la filiale nord-est tandis que la filiale centre prévoit fin février 2009 et la filiale sud au plus tard fin janvier 2009.

Les achats seront effectués exclusivement par les équipes villageoises au sein des associations villageoises. Selon les spécialistes, « les perspectives du marché mondial de la fibre de coton, les capacités réelles de l’outil industriel et la volonté manifeste de relance de la culture cotonnière commandent avec prudence de maintenir la superficie coton Mali pour la prochaine campagne ».

« Nos objectifs de production coton, qui étaient de 462 000 tonnes, tombent à 190 000 tonnes (41 %) après le comptage capsulaire. La campagne 2008/09 a fait l’objet d’un suivi particulier sur le plan phytosanitaire en zone CMDT plusieurs espèces de ravageurs ont été observées au cours de cette campagne sur les principales cultures, mais il faut signaler que la situation phytosanitaire était relativement calme dans presque toutes les régions exceptée Kita où elle a été relativement mouvementée » .

Sétè Traoré

Kandja Coulibaly (stagiaire)

 

Les cultures sèches en déficit

Dans les zones CMDT, les rendements pour la campagne sont identiques à la campagne précédente pour le mil et augmentent de plus 3 % pour le sorgho. La production attendue des céréales sèches est estimée à 1,1 million de tonnes est en régression de -12% par rapport à l’année 2007/2008 qui était de 1 282 965 tonnes avec une quantité disponible pour habitant d’environ 282 kg contre 331 kg campagne précédente.

Pourtant, les pluies enregistrées de mai à octobre 2008 ont été suffisantes dans l’ensemble malgré quelques manques enregistrés au niveau de toutes les régions sauf Fana et Bougouni où les pluies ont été exceptionnellement bien réparties. Des retards de précipitation ont été enregistrés à Sikasso et Kita.

En définitive, la zone CMDT a été déficitaire de 56 % en coton et 25 % en cultures vivrières par rapport à l’année dernière.

S. T. et K. C.

[haut]

Acceuil


 

CHAMPIONNAT NATIONAL

Journée des nuls et d’un talent

La 2e journée du championnat national de football de Ligue 1 a pris fin dimanche dernier. Elle a été marquée par des scores de parité dont le choc Stade-Djoliba (1-1). Une rencontre qui a permis au public de découvrir le talent du milieu des Blancs de Bamako Cheick Mohamed Chérif Doumbia alias « Makoun ».

La 2e journée du championnat national de football de Ligue 1 a été un festival de matches nuls. La rencontre inaugurale, disputée vendredi, s’est soldée par un nul (1-1) entre l’Asko et le Réal. Aussitôt après cette rencontre, deux attaquants réalistes (Mohamed Traoré et Moriba Diop) se sont envolés respectivement pour Tunis et Alger.

Si à Tunis, selon un responsable du club, il est question de signature de contrat pour l’ancien pensionnaire du Centre de formation de Nantes (France) pour le compte du Club africain, par contre pour Moriba Diop (23 ans) il s’agit juste d’un essai au sein de l’équipe algéroise de l’USM.

Les oppositions entre le CSK et l'AS Bakaridjan ont toujours été difficiles pour le premier. Et celle de samedi n'a pas échappé à la règle avec le nul (1-1) concédé par les Centristes face aux joueurs de Barouéli. En seconde rencontre également, le Onze Créateurs de Niaréla et l'ASB n'ont pu se départager et se sont quittés sur un nul vierge. Cette rencontre a été marquée par le premier carton rouge du championnat attribué à la 52e à Moussa Samaké de la formation de Niaréla. Dur, dur pour les promus, car ils ont concédé leur seconde défaite d’affilée.

Al Farouk a rendu visite au SMS dans son antre du Babemba. Ce derby a tourné à l’avantage des locaux, victorieux (2-1). Tout comme l’équipe de la Cité des 333 Saints, la JA s’est également inclinée (1-0) devant l’Usfas.

Dans le choc au sommet de la journée, le Djoliba a été coincé (1-1) par le Stade au terme d’une partie âprement disputée tandis qu’au même moment à Koulikoro, le COB, grâce à Amadou Diamouténé, a gardé son fauteuil en ramenant les points du nul (1-1).

Boubacar Diakité Sarr

 

STADE-DJOLIBA (1-1)

Makoun : l’homme du match

Il a été le bourreau des Rouges dimanche dernier. Malgré sa petite taille, il a été à l’origine de toutes les actions dont le corner occasionnant l’unique but stadiste. Il s’agit de Cheick Chérif Doumbia alias « Makoun ».

Le public qui a fait le déplacement dimanche pour le choc Stade-Djoliba comptant pour la 2e journée du championnat national a été témoin de l’immense talent du petit milieu du Stade malien de Bamako. Incontestablement, « Makoun » a été l’homme du match.

Combatif et généreux dans l’effort, il a été au four et au moulin durant toute la rencontre. Le président de la JA, qui est l’un des grands admirateurs du garçon, a salué l’intelligence et l’altruisme du joueur. Sur un des 9 corners du Stade, il a offert le but de son équipe à Adama Touré « Damus ».

Rapide, le joueur, qui rêve de disputer la prochaine Can des juniors en janvier, illumine par son talent le jeu stadiste. Ses appels en profondeur, sa lecture du jeu, sa combativité et son altruisme ont permis aux Blancs de revenir dans le match après l’inscription du but djolibiste.

Si le jeu de l’entraîneur ivoirien du Stade s’est bonifié en 2e mi-temps, c’est grâce à la clairvoyance de son milieu de terrain. A 17 ans (il est né le 19 août 1991), « Makoun », qui a fait ses débuts au Centre de formation du Stade malien de Bamako à l’avenir pour lui. A condition qu’il évite de brûler les étapes.

B. D. S.

 

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org