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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 22 Decembre

 

ATTAQUE DU POSTE MILITAIRE DE NAMPALA

L’Etat face à ses responsabilités

Neuf militaires maliens tués (officiel) : c’est le bilan d’une attaque qui a visé le poste militaire de Nampala samedi et aussitôt revendiquée par Ibrahim Ag Bahanga. L’Accord d’Alger peine à son chemin de Damas dans le guêpier du Nord-Mali, l’Etat est plus que jamais interpellé sur la sécurité des personnes et des biens.

La nouvelle est tombée samedi comme un couperet, coupant le souffle à plus d’un Malien : la garnison militaire malienne de Nampala à la frontière avec la Mauritanie a été la cible d’un groupe de rebelles touaregs du chef rebelle Ibrahim Ag Bahanga, à en croire Radio France internationale (RFI).

Cette station étrangère, citant les sources de son correspondant local, Serge Daniel, a fait état de 20 militaires maliens tués et de nombreux civils. Ces habitants, victimes innocentes de cette attaque meurtrière, auraient été pris pour des militaires déguisés en civils, ajoute RFI.

Le communiqué, rendu public samedi soir par le ministère de la Défense et des Anciens combattants, avance le chiffre de 9 militaires tués, 11 blessés dans les rangs de l’armée et « 12 bandits tués et beaucoup de blessés ». A en croire les sources gouvernementales qui utilisent le mot « bandits », les assaillants seraient des combattants liés à de bandes de narcotrafiquants.

A Kayes pour l’ouverture de la Biennale artistique et culturelle, ATT, informé de la triste nouvelle, a réaffirmé l’indivisibilité du pays tout en qualifiant l’attaque de « provocation ». Si les propos du chef de l’Etat rassurent, il est plus que jamais temps que l’Etat assume ses responsabilités en engageant un dialogue franc et responsable avec les « bandits », en prenant les mesures idoines pour sécuriser les populations civiles.

En effet, de mémoire de Malien, l’agression du camp de Nampala est la plus sanglante attaque dans laquelle des populations civiles ont été la cible depuis le 23 mai 2006. Qu’est-ce qui a bien pu motiver cette attaque ? S’agit-il de forcer le gouvernement à aller à la table de négociation ou aux « bandits » de faire passer la drogue ? Rien n’est sûr, mais Ibrahim Ag Bahanga avait toujours réclamé à défaut d’un départ, un allégement du dispositif militaire dans la région de Kidal.

Le dialogue entre les autorités et le mouvement rebelle serait au point mort. En tous les cas, le Rassemblement pour le Mali (RPM) avait, il y a une semaine, dénoncé la rupture du dialogue et un chroniqueur malien à son tour, s’étonnait dans nos colonnes que l’Etat malien ne puisse mettre à profit la période de trêve observée jusqu’à l’attaque de samedi pour élaborer et mettre en œuvre de véritables projets de développement dans la partie septentrionale du pays.

Quoi qu’il en soit, l’attaque de Nampala vient donner un coup de massue à l'Accord d'Alger, supposé apporter la paix au Nord et au pays en général.

Denis Koné

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DROITS DE L’HOMME

Menaces sur les droits civils et politiques

Le ministère de la Justice a organisé le samedi 20 décembre 2008 au Centre Djoliba une conférence débats sur « les droits civils et politiques », un sujet d’actualité à cause des atteintes graves aux droits dits fondamentaux des populations.

Les Etats ont l’obligation de garantir les droits civils et politiques de plus en menacés dans de nombreux pays.

L’un des conférenciers Mamadou Diakité, coordonnateur du Programme appui à la promotion et à la protection des droits humains et du genre au Mali (PCDHG), a défini les droits civils et politiques comme « l’ensemble des droits et libertés fondamentaux dont le respect impose à l’Etat l’obligation de ne pas empêcher la jouissance ».

Selon lui, ces droits consacrent d’une part les droits de l’individu face à l’Etat (respect de la vie privée, de la vie familiale, de la propriété), d’autre part la participation de l’individu à la vie collective (droit de vote, libertés fondamentales…)

« Les droits civils et politiques constituent les droits de l’homme de la première génération parce qu’ils sont les premiers droits de la personne humaine à avoir été revendiqués dans le combat contre l’arbitraire du pouvoir politique… » a expliqué M. Diakité qui a tenté de répondre à un certain nombre de questions pour mieux éclairer la lanterne de l’assistance sur le sujet.

Quels sont les droits civils et politiques ? Quels instruments juridiques assurent leur protection ? Quelles obligations ces instruments imposent aux Etats et quels sont les mécanismes de vérification du respect de ces obligations ?

Dans leurs réponses, Me Soyata Maïga, membre de la Commission de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) tout comme Mamadou Diakité, ont souligné que les droits civils et politique sont garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966, la CADHP et d’autres instruments.

Parlant de l’effectivité des droits civils et politiques au Mali, ils diront que toutes les constitutions se sont référés à la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH). Selon eux, c’est surtout dans la Constitution du 25 février 1992, rédigée suite à la révolution de mars 1991, que les droits civils et politiques ont connu au Mali un essor particulier.

Cependant, en dépit des progrès enregistrés le coordonnateur du PCDHG a déploré que certaines droits civils et politiques suscitent des « préoccupations ». « Il s’agit notamment du droit à la vie, à cause de l’existence dans la législation de la peine de mort et la non ratification par le Mali du 2e protocole au Pacte international relatif aux droits civils et politique », a-t-il regretté avant de dénoncer l’insécurité des personnes et des biens dans notre pays.

Aussi, le conférencier a estimé qu’au Mali, le droit à la justice dont l’accès n’est pas, selon lui, facile à cause de divers facteurs (éloignement, coût élevé, complexité) est fortement atteint.

Il faut noter que cette conférence qui a enregistré les contributions du Barreau malien et de l’Amnesty International/Mali, entre dans le cadre des activités programmées pour la célébration du 60e anniversaire de la DUDH.

Amadou Waïgalo

 

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FSJP

Le doyen révoqué

Le doyen de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP),.

Pr. Harouna Dembélé, a été démis de ses fonctions le jeudi 18 décembre par décision du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique suite aux irrégularités de dysfonctionnements constatées par le recteur de l’Université de Bamako qui lui avait adressé, il y a quelques jours une lettre d’explication,

Selon une source proche du ministère, le doyen de la FSJP a été jugé « incapable d’assumer ses fonctions ». Effet, il serait atteint d’une tumeur cérébrale aiguë provoquant chez lui des crises répétées. « Il lui arrivait même de piquer des crises en pleine réunion », a révélé notre source qui a indiqué que M. Dembélé doit en principe se rendre aujourd’hui en France où il sera admis dans un hôpital pour des soins appropriés.

L’administration de la FSJP a été provisoirement confiée à Bareyma Kamena, maître assistant, et Bandiougou Gakou, directeur de recherche, qui se sont aussitôt mis à la tâche, car avec les examens qui démarrent ce lundi 22 décembre, le temps presse à la FSJP.

A. W.

 

FAST

Un coup de feu crée la panique

C’est une ambiance de sauve-qui-peut qui prévalait le vendredi 19 décembre 2008 à la Faculté des sciences et techniques (Fast) suite à un affrontement entre militants de deux lices pour la tête du comité AEEM de la Faculté.

Au cours des échauffourées, un coup de feu a retenti dans la foule faisant une victime dont la vie est hors de danger. Un autre étudiant a été blessé au dos par, dit-on, une machette.

L’atmosphère n’est plus sereine à la Fast depuis le démarrage de la campagne pour l’installation du comité AEEM mettant en lice dix candidats qui n’hésitent pas souvent à user de méthodes agressives pour se faire élire.

A. W.

 

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AVICULTURE

« Wassachiè » bientôt dans vos assiettes

La pauvreté frappe la majeure partie de la population malienne. En zone rurale, elle est plus accrue à cause des faibles revenus des populations et les conditions climatiques difficiles qui ne favorisent plus la pratique de certains types d’élevages.

Le Mali dispose d’importantes potentialités d’élevage de volailles particulièrement de poules et de coqs. Bon nombre de paysans peuvent y tirer de revenus considérables leur permettant d’améliorer leurs conditions de vie. Dans le but de consolider les acquis de sa première phase, le Pasaop a initié en direction des populations la diffusion des poules métis « wassachiè ».

Il s’agit d’une souche créée en station par l’Institut d’économie rurale (IER) suite à des croisements de Rhode Island et de race traditionnelle (kokochiè). La semaine dernière, une délégation du ministère de l’Elevage et de la Pêche était sur le terrain pour s’enquérir de l’état de vulgarisation de cette espèce de volaille, qui augure un avenir certain de l’aviculture dans notre pays.

Le supplément « wassachiè » vise la mise en place des coquelets et des noyaux de multiplication pour une diffusion à large échelle de la race et à améliorer le niveau de productivité de la volaille afin de lutter contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire en zone rurale.

Huit unités de multiplication du « wassachiè » sont mises en place dans deux cercles : 5 à Banamba et 3 à Dioïla. Une unité de « wassachiè » compte 13 sujets (1 coq + 11 poules). L’unité est cédée au paysan à un prix subventionné, soit 1000 F CFA le sujet. Ce paysan, au bout d’un an, cède à un autre paysan une unité au même prix.

A Banamba, Mme Awa Keita ne tarit pas d’éloges sur cette race de volaille. Elle parvient à satisfaire ses besoins quotidiens grâce aux ressources générées par l’élevage des poules « wassachiè ». Un « wassachiè » est cédé sur le marché au prix de 4000 voire 5 000 F CFA.

La femelle adulte peut pondre entre 160 à 170 œufs par an d’un poids moyen de 45 g contre 60 à 80 œufs pour les races locales. La croissance des poussins est rapide. Ces derniers atteignent un poids de 1000 g à 1600 g en 6 mois. Ce sont ces performances qui lui ont valu le nom « wassachiè » donné par les utilisateurs des résultats de recherche. Sa diffusion en milieu rural permettra d’améliorer la productivité des races locales par le métissage.

Aux dires des techniciens rencontrés sur le terrain et de bénéficiaires, d’une manière générale, l’évolution des effectifs est croissante surtout au niveau des métis des coquelets. Seule fausse note : le « wassachiè » est mauvais en couveuse. En plus, les unités installées éprouvent certaines difficultés liées au problème d’alimentation. Ainsi, le taux de mortalité reste encore élevé au niveau des effectifs des métis de coqs « wassachiè » tandis qu’il demeure faible au niveau de l’évolution des unités de multiplication.

Le suivi zootechnique régulier des unités est assuré par 6 agents de base des SLPIA. Ce suivi comporte l’enregistrement des paramètres bio-économiques et des productions, le conseil aux éleveurs sur les techniques d’élevage et d’alimentation, la paralysie.

A en croire les techniciens et les paysans bénéficiaires, l’avenir de l’aviculture réside dans la diffusion de cette race de poulet qui s’adapte particulièrement aux zones arides et semi-arides. Et vu son taux d’augmentation qui dépasse 50 %, les Maliens auront bientôt le « wassachiè » dans leurs assiettes.

Denis Koné

 

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CLOTURE DE LA SESSION D’OCTOBRE DE L’AN

Le satisfecit de Dioncounda Traoré

La session d’octobre de l’Assemblée nationale, ouverte le 3 octobre 2008 s’est achevée vendredi dernier. Le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, s’est félicité du bon déroulement des travaux et surtout de l’esprit démocratique qui a animé les débats.

Le rendez-vous pour les députés à l’Assemblée nationale est prévu pour le mois d’avril prochain à moins que le gouvernement ne sollicite une session extraordinaire. La session du mois d’octobre s’est achevée vendredi dernier. La veille, les députés avaient voté le projet de loi du budget 2009 qui est équilibré en dépense et en recettes à 1129,104 milliards de F CFA contre 1055,800 milliards de F CFA.

Au cours de la session d’octobre, les députés ont voté une dizaine de projets de loi. Outre la loi de finances 2009, les honorables députés ont examiné et approuvé des projets de lois se rapportant à la ratification d’accords de prêts, la création d’établissements publics, etc. Certains projets de lois, notamment le projet de loi portant abolition de la peine de mort, ont été reportés à la session prochaine pour complément d’information.

Dioncounda Traoré, président de l’AN, en clôturant les travaux, s’est réjoui de l’atmosphère qui a prévalu au sein de l’hémicycle tout au long des trois mois de travaux. Il s’est également félicité du fait que le nouveau bureau mis en place « s’est efforcé de refléter la configuration de l’Assemblée nationale ».

La session a été mise à profit pour corriger certaines imperfections du règlement intérieur de l’Hémicycle, notamment le point relatif au temps de parole accordé à l’opposition parlementaire. Selon le nouveau règlement, l’opposition parlementaire disposera du 1/4 de l’ensemble du temps de parole.

Les problèmes de l’heure de la nation (crise financière, insécurité, vie chère) n’ont pas été du reste. Mais fidèle à la ligne qu’elle a tracée, le président de l’Assemblée nationale, a indiqué que la majorité allait continuer à soutenir les actions du président de la République.

Denis Koné

 

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PANTHEON DE LA GLOIRE DU SPORT AFRICAIN

Mutola, Milla, Diack et ATT au pinacle

Le Comité national olympique du Mali (Cnosm), en collaboration avec le Jappo SA, a organisé la cérémonie d'intronisation au « Panthéon de la gloire du sport africain ». C’était le samedi dernier sous la présidence du directeur de cabinet de la présidence de la République.

Honorer les meilleurs athlètes et dirigeants du sport africain : telle est l’ambition de l’agence Jappo en initiant la cérémonie d’intronisation au « Panthéon de la gloire du sport africain ». Et c’est le Mali, à travers le Comité national olympique et sportif (Cnosm), qui était à l’honneur pour accueillir la 2e édition de ce prestigieux événement.

A travers cette cérémonie, la société Jappo voulait honorer des athlètes et dirigeants qui ont porté haut le flambeau du sport africain. L'élection des différents récipiendaires a eu lieu en marge de la 2e édition de la Convention internationale du sport en Afrique (Cisa). Une rencontre qui s'est tenue en février dernier à Abuja (Nigeria). Le choix du jury s’est porté cette année sur la Mozambicaine Maria Mutola (athlète féminin), le Camerounais Roger Milla (athlète masculin) et le Sénégalais Lamine Diack, président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) comme le meilleur dirigeant sportif.

La cérémonie était également consacrée aux « Jappo Awards ». Ainsi, le premier trophée de la réalisation d'infrastructures sportives a été remis au président de la République tunisienne, Zine Abidine Ben Ali, le 11 juillet 2008 au palais de Carthage. Samedi dernier, c’est le directeur de cabinet de la présidence de la République qui a reçu cette distinction au nom du président Amadou Toumani Touré.

Des trophées spéciaux Cisa-2008 ont été décernés. Celui du fair-play est allé au président du Comité national olympique de la Gambie, Abou Dandeh Njie. D’autres récompenses ont été remises, notamment aux comités nationaux olympiques du Sénégal et du Mali, à l’Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (Acnoa) pour son soutien inconditionnel à la CISA et à Jappo.

Pour le président du Cnosm, le choix porté sur le président ATT « est un mérite au vu de ses efforts constants dans le développement du sport à travers sa présence constante auprès des sportifs avant et après chaque campagne, les chèques d’encouragement et la décoration d’anciens sportifs ».

La cérémonie a été émaillée de présentation d’un sketch des tout-petits sur la population du sport avec la culture du fair-play, des projections vidéo dont les actions du Cnosm dans le développement du sport au Mali et surtout de la belle prestation des artistes Soumaïla Kanouté et un autre « Grammy Awards 2007 de la musique », ambassadeur des Nations unies pour la lutte contre le Sida, Toumani Diabaté.

Boubacar Diakité Sarr

 

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