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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 19 Decembre

 

CHASSE DES PRINCES ARABES A MENAKA

Quand l’Etat viole la loi…

Dans le Nord, des autorisations de chasse sont accordées au mépris des lois en vigueur, car elles constituent des sources de fortune pour certaines autorités au détriment du Trésor Public. Pires, les règles édictées pour la sauvegarde des espèces rares sont foulées aux pieds par les autorités à commencer par leministre del’environnement.

La faune malienne fait la fortune de beaucoup de personnes. Et un grand trafic est organisé autour de notre faune chaque année notamment dans le Nord. D’ailleurs, bien malin qui pourrait dire quelles sont les périodes d’ouverture ou de fermeture de chasse au Mali, et combien la chasse rapporte au trésor public.

Grâce à nos zones climatiques, il existe des animaux spécifiques au désert, au Sahel, à la savane, …

Pendant longtemps, pour protéger les animaux, le gouvernement avait fermé la chasse. Mais, selon les spécialistes, « cette fermeture a été une erreur. Au lieu qu’elle permette de développer la faune, la fermeture a juste entraîné le massacre des animaux et permis le développement d’un trafic important d’armes et de munitions ». La fermeture ne s’étant pas accompagnée de la sensibilisation des populations notamment des chasseurs et de moyens de contrôle.

Malgré la fermeture de la chasse, un braconnage officiel était organisé au profit des princes arabes au nom de la coopération internationale. En effet, ils venaient, « arrosaient d’argent tout le monde et les autorités fermaient les yeux sur un massacre organisé ».« Nous avons même vu des chasseurs avec des armes de guerre automatiques », confirme un agent des eaux et Forêts, ancien de la zone, pour qui, « il existe des restaurants en Arabie Saoudite qui commercialisent de la viande d’outarde ou de gazelle du Mali ». Pour y remédier, il a été décidé d’ouvrir la chasse en vue de la promotion de l’écotourisme pour la valorisation de la faune malienne. Cette faune malienne est très prisée par les princes arabes qui sont nombreux à venir chasser les outardes et les gazelles, et à pratiquer la chasse au faucon.

En 1995, l’Etat malien a adopté une loi pour une meilleure gestion de notre faune. Aux termes de cette loi, une période annuelle de fermeture de la chasse est fixée par arrêté du ministre de l’environnement et un étranger qui ne réside pas au Mali ne peut obtenir d’autorisation de chasse que sous le couvert d’une société nationale agréée pour accueillir des touristes. « Cette décision a pour but de faire en sorte que les opérateurs du tourisme soient impliqués dans la valorisation de la faune et que les populations et le Trésor Public en profitent », explique un de nos interlocuteurs. « Malgré tout, les Arabes viennent et chassent au mépris des lois, sans passer par les structures agréées, en période de fermeture de la chasse et à l’aide des moyens et méthodes interdits par la loi malienne ».

En 2003, en vue de mettre fin à la chienlit, Nancoma Kéita, alors ministre de l’Environnement, a décidé de créer des « zones d’intérêt cynégétique » conformément à la loi. Ceux qui veulent chasser au Mali peuvent investir dans ces zones pour exploitation durable de la faune en contribuant au développement local.

Au lancement de la création de ces « zones d’intérêt cynégétique », seul un citoyen de Dubaï, Sheikh Ahmed Maktoum s’est montré intéressé. À cet effet le ministre de l’Environnement à créé une zone par arrêté n°04-1958/MEA-SG du 04 octobre 2004 et la Direction nationale de la conservation de la nature a passé un contrat en septembre 2004 avec ce citoyen de Dubaï qui a créé au Mali la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL ». Il a construit sa résidence entre Koulouba et Kati pour démontrer sa foi dans les respects des lois du Mali.

Aux termes du contrat, qui est assorti d’un cahier de charge, la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL » bénéficie d’une zone d’intérêt cynégétique située sur le territoire des communes rurales de Tidermene et de Alata, dans le cercle de Ménaka (région de Gao), « en vue d’assurer une exploitation durable de la faune dans le cadre de la concession du droit de chasse à des personnes physiques ou morales, en vertu des dispositions de la loi n°95-031 du 20 mars 1995 fixant les conditions de gestion de la faune et de son habitat ». La société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL » a donc demandé et obtenu l’amodiation de la zone en vue de l’organisation de la chasse sportive sans but lucratif.

D’ailleurs, à ce jour, le contrat n’étant à terme, le gouvernement n’a aucune raison de se plaindre de la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL » qui a respecté les textes du Mali et son cahier de charge à la lettre. La société a investi plus d’un milliard de FCFA, créée une société de tourisme. Il a financé l’élaboration et la validation d’un plan d’aménagement, conduit du reste par un bureau d’étude national, Agefor. Ce plan d’aménagement précise comment repeupler la zone, comment participer au développement des communes riveraines, comment l’exploiter de manière durable…

Et Le gouverneur de Gao s’en mêla

Car vint un prince saoudien, Bandar Ben Mohamed Ben Abdrahamane El Saud, connu dans la zone pour les carnages qu’il organise. Selon nos sources, il aurait mis en jeu plus de 400 millions de FCFA beaucoup d’autres promesses. En tout cas, il a réussi à faire en sorte que le gouverneur de Gao se substitue au ministre de l’Environnement, au directeur national de la conservation de la nature, et aux agents forestiers sur le terrain, pour s’impliquer directement dans le dossier. Il s’interpose à la mise en œuvre du contrat d’amodiation d’Ahmed Maktoum au profit Bandar et tous autres arabes qui seraient passés par lui. Le gouverneur a voulu créer une zone pour Bandar englobant déjà la zone créée par arrêté du Ministre de l’Environnement et accordée à la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL » conformément aux textes en vigueur en la matière. Cette affaire a tourné au tragique, puisque le Directeur régional de la conservation de la nature de Gao en son temps qu’il aurait impliqué dans cette manœuvre frauduleuse est trouvé mort arme au point en dehors de la ville de Gao. Or, selon une correspondance du 5 mai 2005 signée du Directeur National de la Conservation de la Nature, il n’était pas possible de créer pour Bandar Ben Mohamed Ben Abdrahamane El Saud, une zone entre « Tamasna Sud et Azaouagh Nord » pour quatre raisons: La zone englobe déjà la partie accordée à la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL » ; La zone comprend une réserve de faune qui bénéficie d’un financement de la coopération française ; Le Mali a déjà signé des engagements avec des partenaires pour la création de cette entité. Et la zone dépasse de loin les superficies susceptibles d’être accordéeS en matière de concession du droit de chasse.

Malgré tout, toujours est-il que Bandar Ben Mohamed d’Arabie Saoudite bénéficie de l’appui des autorités du Mali au mépris de nos lois et qu’il vient fréquemment au Mali chasser sur la zone créée par arrêté du ministre de l’Environnement et accordée à la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL ».

Selon beaucoup de témoins, le désordre serait dÛ en partie au nouveau ministre de l’Environnement, certes, mais aussi son conseiller occulte, un coopérant français à la retraite, qui s’est reconverti dans ce trafic juteux pour lui. D’ailleurs, Bandar Ben Mohamed Ben Abdrahamane El Saud aurait bénéficié d’une autorisation spéciale du ministre de l’environnement et chasse actuellement dans la zone sous contrat avec la société « Chasse Sheikh Ahmed Maktoum et fils SARL » avec la bénédiction du Gouverneur de Gao, et ce depuis le 9 décembre dernier, alors que la chasse n’est même pas officiellement ouverte conformément à l’article 47 de la loi régissant la chasse au Mali.

Affaire à suivre

Alexis Kalambry

 

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LA QUESTION DE L’ENVIRONNEMENT

Et si l’on révisait le Totémisme ?

Il me semble que c’est Victor Hugo qui a proclamé que « le 19 ème siècle est grand » et prédit que « le 20 ème sera heureux ».

Les scientifiques pensent que le 21 ème siècle aura moins de chance si l’homme continue à vivre comme il l’a toujours fait, c'est-à-dire en détruisant son environnement pour le soumettre à sa domination. La question essentielle de ce siècle est devenue celle de l’environnement, au point que la question même de la présence de l’homme sur la terre commence à pointer le bout du nez. Claude Lévi-Strauss (dont nous venons de fêter le 100 ème anniversaire) l’avait susurré en craignant que « le monde ne finisse comme il avait commencé, c’est à dire sans l’homme ».

La question ne se pose plus de savoir ce qui va nous arriver, si nous continuons à pratiquer ce consumérisme destructeur et à scier toutes les branchettes sur lesquelles nous nous tenons désormais dans la plus grande précarité, mais bien de se demander ce que nous pouvons faire pour renverser les tendances et retarder les échéances.

Gloire aux militants de Kyoto, au GIEC, à Al Gore et à bien d’autres qui ont pris la température (aujourd’hui fort alarmante) du péril et se battent pour conjurer le danger ! Mais il faut ajouter que cette guerre est planétaire, multiforme. Chacun doit balayer devant sa porte.

Et là je pense que l’Afrique a des solutions originales, des modèles à proposer, sur la base de la revalorisation du totémisme.

Je sais bien que certains vont froncer les sourcils, et que d’autres iront même plus loin en tentant de ringardiser l’approche. Je leur dirais tout simplement que nous n’avons plus beaucoup de choix et qu’ils me rappellent cette histoire comique : un amant se fait surprendre par un mari cocu ; et pendant que ce dernier frappe obstinément à la porte pour se faire ouvrir, la femme demande à l’amant de sauter par la fenêtre ; quand celui-ci, effrayé, lui fit remarquer qu’ils sont quand même au 13 ème étage de l’immeuble, la femme lui rétorqua que ce n’était vraiment pas le moment d’être superstitieux !

Revenons aux choses sérieuses.

Sur quelles bases s’appuie notre approche ? 

L’Afrique est, par excellence la terre du totémisme, cette croyance qui rattache un groupe social donné à un ancêtre mythique appartenant le plus souvent au règne animal ou au règne végétal. Pour rappel, Cheikh Anta Diop (cf. Nations Nègres et Cultures) l’avait même placé parmi les critères essentiels permettant d’affirmer l’origine égypto-nubienne des Nègres. Autrement dit, le référentiel fondateur des civilisations négro-africaines s’appuie très fortement sur le totémisme.

Encore quelques rappels rébarbatifs, mais nécessaires à la compréhension des fondements du mythe et de ses implications.

Freud (cf. Totem et Tabou) situe son origine dans les premiers parricides qui ont permis à l’homme d’éliminer l’existence du mâle dominant dans la société humaine et de fonder la civilisation (on est parfaitement en droit de penser que l’hypothèse de Freud se place aux moments de l’apparition de la famille punaluéenne décrite par Engels d’après Morgan). Mais c’est ce même parricide qui a amené le sentiment de remords chez les enfants meurtriers et induit l’assimilation de l’ancêtre assassiné à un totem, lequel sera désormais sacré pour le clan, donc protégé de toute menace. Ainsi, par exemple, les DIARRA ne s’attaqueront jamais au lion parce que celui-ci est le symbole de l’ancêtre naguère assassiné qu’ils se doivent maintenant de protéger, par remords. Et même quand les Coulibaly se jurent de ne plus manger de silure parce que celui-ci les a soustraits à l’ennemi en leur faisant traverser un fleuve sur son dos, le postulat de l’ancêtre assassiné n’est pas remis en cause : c’est bien parce qu’il avait au préalable reconnu les siens (qui eux ne l’avaient peut-être pas encore identifié) que le poisson leur avait gracieusement offert ses services.

Il n’empêche que malgré ses très séduisantes explications, Freud a quand même conclu à la nature profondément névrosée du totémisme qui n’est finalement pour lui que « la persistance de la peur de l’inceste ».

Et maintenant, quelles sont les implications de ce mythe ?

L’hypothèse de Claude Lévi-Strauss (cf. Le totémisme aujourd’hui) nous semble plus logique et plus positive que les conclusions de Freud : c’est parce qu’il affirme cette parenté profonde entre le règne animal et / ou végétal et son clan que l’homme va s’appliquer à lui même la vision qu’il a de ces règnes. On ne peut pas affirmer plus clairement l’harmonie entre l’homme et la nature !

Nous serions incomplets si nous ne signalions pas qu’il existe de très nombreuses variantes du totémisme, à tel point que beaucoup d’auteurs renoncent à toute classification : du serpent-python bienfaiteur du royaume de Ouagadou aux varans protecteurs de la cité de Diamarabougou-Markala, en passant par le serpent-génie qui rendait régulièrement visite au père de Camara Laye (cf. L’Enfant noir), le puits sans fond de Djonkoloni et les innombrables bois sacrés qu’abritaient nos villages, l’univers du négro-africain est décidément truffé de signes révélateurs du contrat entre l’homme et la nature, ou mieux, de la fusion quasi charnelle entre l’homme et la nature (comme l’atteste de façon magistrale l’intégration des Pygmées à la forêt).

Récapitulons.

Nous (négro-africains) avons une société totémique.

Nous avons donc forcément au niveau du clan un ancêtre tutélaire qui peut être un animal, un arbre, une brindille, un cours d’eau …..

Nous avons par ailleurs un continent dont les forêts sont pillées sans retenue aucune, dont les espèces animales disparaissent à un rythme hallucinant, dont les cours d’eau s’ensablent ou pourrissent sous le poids des déchets de toute nature. Nous subissons plus que tout autre les effets de l’agonie de la planète. Tout Africain conscient est aujourd’hui hanté par une angoisse existentielle centrée sur la question de savoir quel monde nous allons laisser à nos enfants.

Pourquoi donc, face à ce désastre, ne pas sublimer ce groupe social qu’est le Clan, en lui confiant la haute responsabilité de protéger son totem ? En rêvant (un tout petit peu), on peut parfaitement imaginer un espace africain où des espèces animales et végétales seraient « parrainées » par des communautés claniques, qui par effet de réciprocité, seraient amenées à respecter également celles des autres ! On pourrait extrapoler en exploitant à fond tous les méandres de la totémisation. Pourquoi des communautés urbaines comme Bamako ne s’engageraient-elles pas à protéger le caïman qu’elles ont adopté comme porte-bonheur ? Pourquoi la nation malienne dans son entièreté ne s’interdirait-elle pas de tuer l’hippopotame pour l’avoir choisi comme emblème depuis le 13 ème siècle ? Pourquoi toutes ces équipes nationales de foot, de basket, d’athlétisme ne jureraient-elles pas respect à ces innombrables mascottes animales qu’elles se plaisent à exhiber sur les terrains de compétition ?

On pourrait rêver d’un monde bénéficiant d’une meilleure biodiversité. On pourrait tout simplement rêver d’un meilleur monde.

Bien entendu, il y aura des précautions à prendre. Le groupe social (Clan, tribu ou autres) a si souvent été folklorisé ! Si souvent été instrumentalisé au profit d’intérêts politico-maffieux ! Mais ces dérapages ont pu survenir parce qu’on avait justement réussi à les détourner de leur vocation, celle de préserver l’identité du groupe social pour assurer sa présence dans le monde, donc son intégration au monde. En remettant le clan sur ses pieds, on peut espérer ralentir son dépérissement et par ricochet, espérer ralentir l’émiettement de nos sociétés.

Et si les environnementalistes et les chercheurs en sciences sociales voulaient bien se donner la peine d’examiner cette approche ?

Et si les ministres africains en charge de la Culture et ceux en charge de la Recherche se penchaient sur cette proposition ?

Abdoul Traoré dit Diop

 

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ENERGIE ET ENVIRONNEMENT SOUS OBAMA

Au compte de la relance économique

Le futur président des USA ambitionne de redorer le blason de l’économie américaine avec, en partie, des politiques énergétiques et environnementales grandeur nature. Annoncée lundi dernier, l’équipe chargée des deux secteurs s’activera à assurer non seulement l’indépendance énergétique de l’Amérique avec à la clef millions d’emplois, mais aussi à faire face aux challenges environnementaux de notre temps comme le réchauffement climatique.

Si l’économie et les guerres en Irak et en Afghanistan ont été des sujets décisifs lors de l’élection présidentielle du 04 novembre dernier, l’énergie et l’environnement n’en ont pas été moins. Les candidats ont tiré de toutes leurs forces pour proposer des solutions viables face aux problèmes énergétiques et environnementaux qui menacent l’humanité. Barack Obama s’est particulièrement montre impressionnant dans cet exercice, et son rival républicain McCain, pour revenir dans la course, avait jeté son dévolu sur le gouverneur Sarah Palin d’Alaska comme nominée à la vice-présidence, en avançant l’argument que cette dernière avait réalisé de belles choses dans le domaine de l’énergie. Ce qui n’a pas fait de poids devant les messages de changement lances par l’ex-sénateur de l’Illinois. « Notre pays ne peut plus se permettre les politiques habituelles, pas en un moment où le challenge énergétique auquel nous faisons face est si grand et que les conséquences de l’inaction sont si dangereuses. Nous devons agir rapidement et efficacement pour transformer notre économie entière, de nos voitures à nos habitations en passant par nos carburants et nos usines ».

Dans le domaine de l’énergie, l’homme prévoit de grandes révolutions qualifiées d’ « audacieuses » par bon nombre d’observateurs et d’experts. A long terme, son plan s’articulera surtout sur l’indépendance énergétique des USA, qui importent notamment le pétrole du Moyen-Orient et du Venezuela alors que, pour le court terme, les efforts seront accentués sur la réduction du prix de l’essence à la pompe. Croyant que les USA sont confrontés au double challenge de leur liaison au pétrole étranger et du réchauffement climatique, lesquels sont la résultante de « notre dépendance aux fossiles combustibles », Obama est convaincu que ce n’est point une utopie d’avoir « notre propre source d’énergie ».

 L’homme qui sera investi le 20 janvier compte injecter 150 milliards de dollars dans le financement des énergies renouvelables au cours des dix prochaines années. Tout en rendant l’Amérique énergétiquement indépendante et en la propulsant à la pointe de la technologie d’un secteur économique, ces dépenses permettront de créer 5 millions d’emplois. Une ambition qui est une partie intégrante de son objectif de mettre l’économie américaine sur les rails, à travers entre autres, l’abondance de l’emploi.

Environnement viable

Et mention en a été faite lundi dernier lors de la présentation de son équipe en charge de l’énergie et de l’environnement. « Nous pouvons créer des millions d’emplois, en commençant par un plan de redressement économique qui met les Américains au travail de construction éolienne, panneaux solaires et de véhicules économes en carburant. Nous pouvons susciter le dynamisme de notre économie à long terme par des investissements dans les énergies renouvelables qui donneront vie à de nouvelles entreprises et industries, avec de bons emplois qui paient bien et qui ne peuvent pas être sous-traités ».

La question qui en découle naturellement est d’où viendront les ressources nécessaires à l’application de ce plan. Le futur président défend que « le fondement de notre indépendance énergétique est ici, en Amérique : la puissance de l’énergie éolienne et solaire, les nouvelles plantes, les nouvelles technologies dans l’innovation de nos scientifiques et des entrepreneurs ainsi que le dévouement et la compétence de notre main-d’œuvre ».  

Le mot « Hybride » est assez révélateur de cette ambition présidentielle. Obama s’est fixé un objectif d’un million de voitures hybrides sur les routes américaines d’ici à 2015. Ce qui comptera aussi dans la sauvegarde de l’environnement quand on sait que la pollution atmosphérique est grandement liée au gaz dégagé par ces engins. « Un programme de plafonnement et d’échange s’appuiera sur la puissance du marché pour réduire les émissions dans un bon rapport coût efficacité, de manière flexible. Dans le cadre de ce programme, un plafond national sur les émissions de carbone sera établi. Les émissions permises seront réparties en quotas individuels qui représentent l'autorisation d'émettre par quantité. Les entreprises seront libres d'acheter et de vendre des quotas afin de continuer à opérer de la manière la plus rentable. Celles qui seront en mesure de réduire la pollution à un faible coût
pourront vendre leurs quotas supplémentaires aux entreprises confrontées à des coûts élevés. Chaque année, le nombre de quotas diminuera de façon à réaliser les objectifs de réduction annuelle »
.

Le président élu souhaite particulièrement instaurer un seuil contraignant de gaz à effet de serre pour les constructeurs d’automobiles. Et 4 milliards en crédits d’impôts et garanties de prêts seront consacrés aux fabricants d’équipements automobiles afin de garantir des véhicules propres « made in America ».

Les sources d’eau ainsi que les tuyaux d’écoulement des eaux usées bénéficieront d’une plus grande attention afin d’assurer que les populations continuent d’avoir accès a des eaux respectant les normes.

Qui parle d’environnement parle de forêts et de parcs. L’Amérique, surtout l’Etat de Californie, connaît de temps en temps des incendies qui ont des conséquences dramatiques sur l’écosystème. Obama promet d’user de tout son pouvoir pour la restauration et la préservation de la faune et de son habitat, y compris les moyens législatifs. Toutes choses qui contribueront à éloigner l’Amérique et le monde des effets tant craints du réchauffement climatique. Par rapport à ce dernier, Obama voudrait faire de l’Amérique un pionnier de la prévention du fléau avec le renforcement des structures environnementales internationales et des gestes significatifs.

Pour la conduite de ces objectifs nobles, le natif d’Honolulu (Hawaï) a eu la clairvoyance de constituer une équipe chevronnée. Il a aussi eu le bon sens de discuter d’énergie et d’environnement avec l’ancien vice-président Al Gore, qui, avec Bill Clinton, a  judicieusement exploité les deux secteurs pour enfin partir avec un bilan flatteur à tout point de vue.   

Ogopémo Ouologuem

(USA)

 

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LETTRE A MONSIEUR BARACK OBAMA,

Président élu des Etats-Unis d’Amérique

Nous sommes Mardi, 04 novembre 2008. Il est 20h12 GMT, lorsque j’entreprends de vous adresser ce message, que je terminerai sans doute après la proclamation des résultats du scrutin. Le monde entier, dans une fébrilité perceptible dans les villes et les campagnes, les palais et les chaumières, les palaces et les maquis, autant dans les maisons que dans les rues, attend la fin du suspense, celui de vous voir transformer l’essai et gagner ces élections.

Je doute, assailli par tant de problèmes, de préoccupations, et bien d’autres sollicitations, que vous ayez le temps d’apprécier l’enjeu de la chaîne de sympathie et de solidarité planétaires qui s’est formée autour de vous, présage d’un nouveau monde, d’un autre avenir de l’espèce, face aux démons qui s’acharnent dans des manipulations hasardeuses et irresponsables à détruire les équilibres de l’être et du cosmos.

Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, des personnes de toutes races, cultures, confessions, de toutes origines, conditions, obédiences, se mettent ensemble à espérer, prier, appelant de tout leur vœu le sacre d’un seul et même homme qu’ils ont à peine vu, entendu, écouté, encore moins connu. Un miracle ! En quelques mois, vous avez produit un effet que les apôtres ne réussissent qu’au bout d’une vie entière.

Une fois installé dans vos fonctions, tâchez, s’il vous plaît, de ne pas décevoir le Monde : toutes ces légions d’anonymes aux quatre coins du globe, ni noirs ni métis ni américains ni chrétiens, qui vous ont adulé, acclamé, supporté… dans les larmes et la joie.

Vendredi, 07 novembre. Il est 20H08. Tout d’abord, mes félicitations, Monsieur le Président. Je voudrais vous rassurer sur ma motivation. Jeune Africain décomplexé, je nourris l’intime prétention de témoigner de toutes les espérances de ma génération sur le continent.

Logiquement, tous ceux qui vous ont pris en estime souhaitent votre réussite. Nombreux sont ceux qui attendent de vous des solutions aux problèmes récurrents dont ils souffrent. Or vous ne pouvez, objectivement, trouver des remèdes à "toutes les misères du monde". Personne n’est assez dupe pour ne pas comprendre que vous êtes au service de votre pays, les Etats-Unis, légitimement fondé à défendre ses intérêts ; surtout en cette période critique "d’état d’urgence mondial". Personne n’ignore la probable contrainte d’une non remise en cause dans l’immédiat de certains des choix incongrus de l’administration sortante, malgré votre engagement à opérer le Changement. Personne, enfin, ne vous dénie le droit et le devoir de développer une stratégie de puissance propre à garantir la sécurité et obtenir le meilleur rang possible pour votre pays sur tous les plans.

Que malgré tout la Terre entière frémisse pour vous est, entre autres, une preuve que votre pays n’a jamais été l’objet de la haine d’aucun autre, comme les va-t-en-guerres des "croisades de la sainte bêtise" ont voulu le faire croire. C’est en couvrant l’Islam d’opprobre que, pensent-ils, ils se justifient de leur stupide politique d’agression inspirée d’une théorie psy de "choc des civilisations". C’est en cassant du musulman que, pensent-ils, ils se justifient de leur désastreuse stratégie de "guerre préventive" de rapine, à faire main basse sur le pétrole, le gaz et les marchés juteux des guerres provoquées. Un brigandage d’Etat, où le voleur crie "Au voleur", contraire aux principes de liberté de cette grande nation formée de communautés provenant de tous les horizons, avec des citoyens de tous les pays du monde.

C’est dire combien cette pratique méprisable de puissances voyous, contre la volonté des Nations Unies, qui a reçu des coups bas au passage, a dégoûté le monde réfléchi, choqué par tant de barbarie, d’abus en tous genres, d’usage de la force brutale, et justifiés par des motifs mensongers, des arguments paranos, au mépris du droit international sans cesse violé, et aux dépends de l’honneur, de la sécurité et de la vie de nombreux citoyens américains, accablés d’ignominies, sacrifiés par la crapule.

L’étoile émérite de premier shérif de la première économie du monde est une responsabilité unique. J’ai noté dans la presse la mention unanime de votre intelligence. Plus qu’un simple compliment de circonstance, nous en attendons tous au moins une chose : la fin de ce cauchemar sanglant de l’inculture travestie en dérive sécuritaire. "Assez, …notre pays vaut mieux que ça" disiez-vous. C’est ce dépit de raison qui vous fait porter l’espoir de milliards d’individus qui, sans vous connaître, scandent votre nom du fond de leurs baraques, de leurs cases, de leurs huttes, de leurs paillottes, de leurs tentes, de leurs igloos, de leurs pilotis, mais aussi du fond de tant de "prisons" où règne l’INJUSTICE. A y voir clair, qu’est-ce qui différencie Guantanamo d’un camp de concentration nazi ?

Faites donc en sorte que votre pilotage ne souffre le complexe d’un chauvinisme alibi vous amenant à vouloir en faire trop, comme s’il fallait vous dédouaner. Le meilleur service à rendre à vous-mêmes, aux vôtres, à votre pays, au monde entier, à mon avis, est d’ignorer, autant que faire se peut, votre couleur de peau, qui ne vous a pas fait élire. Je ne vous apprends rien. Seulement, une certaine presse occidentale, malveillante et sournoise, a voulu au départ vous cloîtrer dans une candidature de la race. Avec la victoire également, les mêmes médias se cabrent sur l’argument de l’origine, comme si votre succès aurait jamais été possible sans une mobilisation déterminante de "l’électorat blanc", écrasante majorité démographique.

Je voudrais dire que les tentatives d’opposer Noirs et Blancs qui ont émaillé le parcours de cette élection relevaient d’un vil stratagème subversif. Vos électeurs, Blancs et Noirs, ont communié dans une formidable leçon d’amour, de fraternité et de patriotisme montrant du coup que les discriminations, lointaines réminiscences d’un délire névrotique, sont de plus en plus un fonds de commerce résiduel que s’ingénue à exploiter en politique et dans les affaires une minorité d’insuffisants, adeptes pour cause de la violence, unique argument à tailler le monde à l’image de leurs fantasmes psychotiques.

Monsieur le Président,

L’ordonnateur divin impose aux premiers de ses "troupeaux" un devoir d’exemple. Les Etats-Unis, à l’avant-garde de l’humanité dans la conquête de son futur, doivent être la boussole du devenir, l’étalon de la forge humaine dans le destin du genre. C’est pourquoi ils devraient figurer les qualités d’homme, tenus à nous convaincre de leur mérite avéré, pour nous rallier volontiers à leur dessein dans la gestion du tout patrimoine universel : la vie de l’homme sur Terre.

Le Commandant en Chef n’a pas vocation à montrer au monde des biceps de Hulk pour faire peur et se servir, avec une diabolique machine à intimider les intellectuels, assassiner les journalistes, empoisonner les observateurs, tuer des innocents, victimes de "dommages collatéraux", et passant au compte des pertes et profits le bombage de pauvres populations sans défense croupissant sous la botte, la matraque et l’instinct de conservation de marionnettes irresponsables, impuissants, pris au piège de leur usurpation autorisée, ou commandée, d’un pouvoir sans vertu.

Le Président des Etats-Unis a pour lanterne "les préceptes des pères fondateurs" que vous rappeliez au peuple américain dans votre discours de consécration. Ils s’étaient, eux, affranchis du joug colonial de la couronne britannique, pour porter l’étendard de la LIBERTE. Le pays n’a pas intérêt à vouloir assujettir la communauté internationale à la loi du plus fort, prenant ses libertés avec les règles conventionnelles, et obligeant les autres, à l’exception de ses protégés, à observer des règles de droit qu’il récuse et bafoue à son gré. Le prix de cette arrogance sera un déclin inéluctable, car David aura raison de Goliath.

Monsieur le Président,

Sortez l’Amérique de cette armure ridicule à saigner les gens au passage, soi-disant qu’elle se protège. Au lieu de passer le temps à inquiéter l’opinion américaine sur d’imaginaires "actions ennemis" redoutées, que cessent sur la scène internationale les manifestations de mépris, les blessures, les vexations inutiles. Dans la nature humaine, le règne de la peur finit toujours par céder à une part d’orgueil qui l’ignore, et qui ne recule devant plus rien.

En retour de l’alléluia planétaire pour votre ascension, faites savoir au reste du monde que les Etats-Unis ne sont pas le diable rouge qui est passé par là, par accident, et que Obama aime toutes les communautés éprises de paix et de liberté. Je vous garantis un résultat qu’aucune espèce de diplomatie ne saurait produire. Les peuples ont marre des fauteurs et seigneurs de guerre, connus et camouflés des réseaux d’intelligence. Les Etats-Unis doivent changer, en finir avec les paradigmes d’une rivalité idéologique qui n’est plus de saison pour redresser la barre vers un horizon de paix, de liberté et de justice pour tous, Blancs et Noirs, femmes et hommes, Américains et non Américains.

Monsieur le Président,

Que vous soyez fêté au Kenya ou dans n’importe quel pays africain, cela peut se comprendre aisément. En Indonésie, ou à Hawaï, pareil. Mais, que les Japonais d’Obama s’enorgueillissent de l’homonymie patronymique, et manifestent leur soutien au Président des Etats-Unis, est la preuve de tout ce qui ne saurait s’expliquer autrement que par l’Amour. Et, pour tant de raisons, je voudrais vous adresser cette prière …

De grâce, souffrez ma naïveté, mais faites en sorte que cessent en Afrique toutes ces guerres et rebellions insensées, provoquées et alimentées par l’Occident et ses bras séculiers, profitant de notre vulnérabilité et de l’ignorance épaisse qui règne pour mettre le feu et faire croire aux bornés que nous ne sommes victimes que de nous-mêmes. Vivre sur le dos de l’Afrique sans en avoir l’air est, ma foi, possible sans les massacres, les tueries, les génocides, à nous coller une génétique de violence d’une nature sauvage. L’Afrique est une terre d’amour. Notre patrimoine millénaire, malheureusement, se désagrège sous le coup des bêtises apocalyptiques, de l’incapacité de l’élite africaine à faire face au jeu du chat et de la souris des puissances coalisées. Je sais que nous devons nous assumer et non supplier. Mais, il est évident que nous ne sommes pas prêts de nous défaire tout seul de ce fardeau avec ses traîtrises intérieures. Faites donc en sorte que l’humanité entière ne se déshérite bêtement en perdant cette moisson unique de savoirs et de savoir faire. Les puissances peuvent tirer parti de leur rapport à l’Afrique sans ces minables dégâts du fait accompli de bandes d’amateurs, pas à la hauteur du défi mondial actuel qui n’est plus le recours aux armes.

De grâce, répondez au cri d’espoir des Israéliens et des Palestiniens qui veulent faire la paix. Les meilleurs parmi les officiers israéliens ont rendu le tablier parce qu’ils réprouvent la politique belliciste de politiciens de peccadille jouant aux durs et assassinant des pacifistes de tout bord, attisant le feu à chaque fois que la cendre refroidit. Israël est bien capable de la Paix. Clinton avait ouvert la porte avec Arafat. Bush l’a refermée sur son cadavre semant avec ses acolytes la discorde entre les Palestiniens. Au lieu de prendre partie, ou de donner raison, défendez la juste cause humaine. Elle est inaccessible aux "illuminés". Cessez de soutenir les criminels impunis et disculper les bourreaux en trouvant des excuses, ou des boucs émissaires. Si les peuples se haïssent, c’est toujours par le truchement d’apprentis sorciers de la politique, sans background suffisant, inaptes pour la compétition de l’intelligence des nations. La violence est presque toujours un signe de faiblesse de l’intellect. Le monde en émoi salue une Maison Blanche avec un mieux de Matière Grise.

Bonne chance Monsieur le Président !

Que Dieu vous bénisse. Et, que soit béni votre pacte tacite avec tous ceux qui, au pays de souffrances, ont rêvé pour vous, notamment en Irak, en Afghanistan, au Pakistan, au Kurdistan, en Israël, en Palestine, en Somalie, au Congo, au Soudan, au Vietnam, en Thaïlande, au Japon et en Chine, sur tous les îlots de l’oubli, mais aussi en Corée du Nord, en Iran, à Cuba, au Venezuela, à Haïti, au Sénégal et au Mali – Welcome à Tombouctou !

Que l’esprit et le rêve du Pasteur King triomphent !

Mohamed Coulibaly

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REFORME DE L’ETAT

Doter les collectivités de moyens financiers et humains

Il y a 6 mois, le gouvernement, les collectivités territoriales, les bailleurs de fonds et la société civile s’étaient rencontrés à la faveur de la réunion du panel du développement institutionnel et décentralisation pour faire le point de leur coopération, des objectifs de la décentralisation et de développement institutionnel. Dans le souci de maintenir le cap des échanges et d’avancer sur le thème de la décentralisation et réforme de l’Etat, les parties se sont retrouvées hier. L’importance de la rencontre se justifiait par la présence de 3 membres du gouvernement : Fonction publique, Agriculture, et Administration territoriale.

Pour cette deuxième réunion du panel du développement institutionnel et décentralisation pour l’année 2008, il s’agissait pour les participants d’aller à l’indispensable travail d’évaluation en débattant de fond en comble des projets d’arrangement spécifique entre le gouvernement et ses partenaires, et des perspectives pour le programme d’appui aux collectivités territoriales. Au regard des réalités sur le terrain et de la réelle nécessité d’appuyer les collectivités, les participants admettent qu’il faut mettre plus de ressources humaines et financières à leur disposition afin qu’elles puissent jouer pleinement le rôle qui est le leur. Ce qui passe par le renforcement de leur capacité d’autofinancement qui permettra d’assurer leur pérennité et viabilité.

Il a été reconnu que le Mali a consenti de nombreux efforts pour rendre le processus de la décentralisation irréversible. Toutefois, l’une des fausses notes réside dans le faible décaissement des fonds mis à la disposition des collectivités par les partenaires techniques et financiers. Mais, ce n’est pas cette situation peu reluisante qui fera arrêter l’élan des bailleurs de fonds. Ils ont annoncé 7,4 milliards de F CFA en faveur du gouvernement dans le cadre du Parad. Le tout dénote de la volonté des bailleurs à accompagner la décentralisation. Il est prévu en 2009 la finalisation par le Mali du processus de décentralisation avec à la clé le transfert des ressources aux collectivités. De l’exposé sur les priorités politiques des partenaires techniques et financiers sur la réforme de l’Etat, il ressort que le terrain est balisé pour le renforcement du Commissariat au développement institutionnel à travers le recrutement du personnel additif. De même, des plans de formation pour un montant d’un milliard de F CFA sont finalisés. Par ailleurs, d’autres thématiques comme les perspectives du plan opérationnel du Programme de développement institutionnel ont été abordées. Elles ont été suivies des questions d’éclaircissements et débats.

Mohamed Daou

 

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HYDROCARBURES

Les prix baissent à la pompe

Les prix à la pompe du carburant connaissent une légère baisse depuis le jeudi à minuit, selon un communiqué de la Commission de suivi du mécanisme de taxation des produits pétroliers, publié hier par la direction générale de l’Office national des produits pétroliers (Onap).

Le supercarburant sans plomb est vendu à 665 F CFA le litre, le Gas-oil à 565, le pétrole lampant à 470, le distillat diesel oil (DDO) à 565, le fuel-oil à 375, et le gaz butane à 719 le kg.

A l’analyse, l’essence a baissé de 15 F CFA avec moins 10 F CFA sur les autres produits. Au mois de novembre, la commission avait consenti une diminution de prix de 15 F et de 10 sur les mêmes produits.

Le pétrole qui avait enregistré une flambée sans précédent sur le marché international depuis un an commence à chuter. Le baril était sous la barre des 40 dollars le mercredi 17 décembre.

Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo expliquant la baisse des prix du mois dernier, affirmait que, l’Etat continuera à réajuster les prix à la pompe conformément à l’évolution du marché international. Selon lui, le mécanisme de taxation des produits pétroliers obéît à plusieurs facteurs qui font que les baisses sur le marché du pétrole ne peuvent pas être automatiquement appliquées à la pompe.

Abdrahamane Dicko

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

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