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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 17 Decembre

 

CRIME CONTRE L’ENVIRONNEMENT A KITA

A qui profite la coupe du bois de vêne ?

C’est un sentiment de « trahison » qui anime les populations de Kita qui comprennent plus l’attitude du ministre de l’Environnement et de l’Assainissement dans l’affaire de la coupe du bois de vêne.

Le Mali est un pays continental de plus en plus confronté à l’avancée du désert, la sécheresse, avec comme corollaires la dégradation de l’écosystème et la disparition de la faune. Toutes choses qui ont suscité des politiques nationales de préservation de la nature par des mesures législatives en faveur du « peu » de ressources forestières dont dispose encore notre pays.

Malgré cette réalité, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement persiste dans sa volonté de faire reprendre la coupe du bois de vêne dans la Commune rurale et les villages environnants de Kita en dépit de l’hostilité des populations de cette localité opposées à l’opération qui, à leurs yeux, ne profite pas à leur environnement.

En envoyant ses émissaires il y a quelques semaines à Kita pour convaincre les paysans et les notabilités du bien-fondé et des « bonnes techniques » de coupe de bois, le ministre Aghatam Ag Alhassane a provoqué le scepticisme chez beaucoup de Kitois qui s’interrogent désormais sur ses « vrais » motivations.

Pour qui le ministre travaille-t-il ? Œuvre-t-il pour le bien-être des populations ou défend-il la prospérité d’une société étrangère ? Ce sont quelques-unes des questions que les chefs de village se posaient au sortir de la rencontre qui s’est achevée sur le statu quo : Kita s’oppose à sa déforestation.

Il est étrange qu’un ministre de la République qui suspend l’opération de coupe suite à une marche de protestation à Kita revienne à la charge comme un élément téléguidé par la société privée chinoise « Afrique Asie bois Mali », afin d’obtenir l’adhésion d’une population qui a toujours manifesté sa réticence.

Entêtement coupable

Cette attitude est anormale dans la mesure où même l’ambassade de la Chine au Mali s’est dissociée de l’opération suite à une de nos publications intitulée : « Mali, coupe du bois contre Hôpital et 3e pont » (voir Les Echos du 16 septembre 2008). Effet, la représentation diplomatique chinoise à Bamako soutient que le contrat est signé entre le Mali à travers la direction nationale de la conservation de la nature (DNCN) et une société privée chinoise. Cette entente, selon elle, n’implique en rien le gouvernement chinois et ne saurait nuire aux bonnes relations de coopération entre nos deux pays.

Cependant, les autorités en charge de l’environnement semblent avoir une motivation suspecte à honorer un contrat signé en catimini sans l’accord préalable des populations. Le comble est que ces mêmes autorités avouent que le contrat en question qui s’étale sur une durée de 5 ans pour 100 millions de F CFA n’a pas respecté les clauses stipulant que la coupe concerne uniquement des bois de vêne en état de dégradation. Le contrat retient aussi que seulement 4 pieds de bois doivent être abattus sur 10 hectares. Mais, sur le terrain le constat est alarmant car aucun pied de bois n’a été épargné.

D’ores et déjà à Kita, tout est mis en œuvre pour préserver les ressources forestières et même certaines autorités administratives, sans le manifester ouvertement, sont opposées à la coupe et au contrat.

Certaines radios privées de la Capitale de l’arachide, dont Kayira V, diffusent constamment des émissions sur la nécessité de préserver nos maigres ressources forestières. C’est cette radio qui a brisé l’élan des émissaires du ministre à la veille de la rencontre par la rediffusion des interventions de notabilités opposées à la poursuite de la déforestation.

Amadou Waïgalo

 

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TOURNEE D’ATT AU NORD

Une route pour le désenclavement et deux radios pour la paix

Le week-end dernier, le président de la République était en tournée dans les régions de Gao et de Tombouctou. Outre l’inauguration de la route Gao-Labezzanga et la réception de deux nouvelles radios régionales ORTM, ATT a parlé beaucoup de paix.

Les populations de la région de Gao étaient sorties nombreuses pour réserver un accueil triomphal au président de la République Amadou Toumani Touré en ce samedi 13 décembre. Elles étaient fières et heureuses et elles tenaient à le faire savoir à celui qu’elles considèrent comme l’artisan du désenclavement de leur région. En effet, l’inauguration de la route Gao-Labezzanga ouvre la région sur le Niger, le Nigeria. C’est pour cette raison que de Gao à Labezzanga, c’était la mobilisation des grands jours. Massées au bord de la route, les populations rivalisaient d’ardeur et de démonstration de joie.

A Ansongo où eut lieu la cérémonie de coupure du ruban, c’était une foule en délire qui a accueilli le président et la délégation qui l’accompagnait. Amadou Harouna Maïga, maire d’Ansongo, a manqué de mot et de souffle. Juste de quoi lui permettre de déclarer que c’était un jour nouveau qui se levait sur sa Commune et sur tout le Nord et de demander au président de réaliser l’électrification de la ville d’Ansongo.

L’ouvrage de 203 km a été entièrement financé par l’Union européenne pour un coût de 43,3 milliards de F CFA. C’est certainement pour cette raison que le représentant de l’UE au Mali, Giacomo Durazo, a insisté sur l’entretien routier pour mieux préserver la durée de vie de la route. Il a déclaré que l’Union européenne soutiendra les mesures prises par les autorités en matière de pesage et de péage.

Le ministre de l’Equipement, Hamed Diané Séméga, lui, mettra l’accent sur la sécurité routière, sur l’observance des règles du code de la route. Mais, il a également rappelé que la route Gao-Labezzanga symbolise la cohésion sociale, la paix et l’ouverture sur le Niger, le Bénin, le Ghana, etc.

Le président de la République n’a pas caché sa satisfaction devant l’ouvrage et surtout devant la qualité des relations qui lient notre pays à l’Union européenne. Alternant cousinage à plaisanterie et déclarations sérieuses, ATT a tenu à rappeler que la route qu’il vient d’inaugurer rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Cadre stratégique pour la croissance et la lutte contre la pauvreté et du PDES. Il a également insisté sur l’entretien routier et au besoin que « les femmes prennent leur savon pour la laver tous les dimanches ».

« Je n’avais pas été compris »

Le président de la République a profité de la cérémonie d’inauguration de la route pour parler de paix. C’est ainsi qu’il a d’abord annoncé la libération provisoire des 17 jeunes de Fafa, arrêtés suite à des événements tragiques ayant provoqué la mort de quatre personnes. « Nous vous remettons les enfants en attendant leur procès. Il faudra les conseiller, les envoyer dans les champs pour cultiver et leur prendre les armes parce que seuls les militaires sont habilités à être en armes », a déclaré ATT qui a ajouté avoir eu honte de ce qui s’est passé. Le président ATT a réitéré sa volonté de paix.

« Je n’avais pas été compris par mes propres compatriotes, mais pour avoir été formé pour la guerre, je sais que rien ne vaut la paix » , a ajouté le président. « Je demande à ceux qui sont dans les collines de descendre, surtout qu’il fait froid maintenant, pour qu’on développe le pays », a martelé ATT à Gao, avant de procéder à la coupure du ruban de la nouvelle station régionale de l’ORTM de Gao. Tout comme celle de Tombouctou, la station de Gao aura pour vocation de cultiver la paix, le dialogue, de promouvoir les langues nationales, la culture.

Lors de sa tournée, ATT a également inauguré le nouveau camp de garde de Gao qui aura coûté 80 millions et les 5 km de route de la ville de Tombouctou qui auront coûté plus d’un milliard. Il était accompagné des ministres de l’Equipement et du Transport, de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, de la Communication et des Nouvelles technologies, de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, du 2e vice-président de l’Assemblée nationale, du chef d’état-major général des armées et d’une importante délégation.

Tiégoum Boubèye Maïga

(envoyé spécial)

 

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NORD-MALI

Le trafic de drogue comme enjeu du conflit

L’Alliance touareg Nord-Mali pour le changement (ATNMC) d’Ibrahim Ag Bahanga n’a pas repris les armes au Nord-Mali pour des questions d’identité ou des raisons politiques. Son leader veut tout seulement protéger un no man’s land pour mieux garantir ses intérêts constitués autour du trafic de drogue et d’armes.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, avait attiré l’attention des diplomates accrédités au Mali sur cet aspect non négligeable de la supposée rébellion du Nord. Et les autorités algériennes viennent de lui donner raison à travers un rapport sur le trafic de drogue et d’armes.

« Le gouvernement du Mali sait pouvoir compter sur l’appui politique, diplomatique et matériel des pays et organisations que vous représentez pour endiguer cette nouvelle menace à la paix et à la sécurité internationales que constituent le terrorisme et les trafics d’armes et de drogue »  ! Telle était la conclusion de la déclaration duministre des Affaires étrangères lors d’une rencontre avec le corps diplomatique sur la crise au nord du Mali.

Après quelques attaques sanglantes (armes lourdes, mines…), il s’agissait de démontrer à l’opinion internationale que Bahanga et ses hommes n’étaient pas des rebelles qui revendiquaient une identité et plus de moyens pour le développement de la région de Kidal, mais des « bandits armés » dont le trafic de drogue et d’armes étaient menacés par la paix et le repositionnement stratégique de l’armée malienne dans le Septentrion du pays. Les autorités algériennes viennent implicitement de donner raison à leurs homologues du Mali.

En effet, il y a quelques jours, l’Algérie avait manifesté son inquiétude par rapport au trafic de drogue croissant dans l’espace méditerranéen. Et, par ricochet, dans toute la bande sahélienne. Les chiffres annoncés par Alger, repris le lendemain par tous les journaux du pays, sont effarants. Ainsi, au cours de 2008, près de 23 000 personnes impliquées dans le trafic de drogue ont été arrêtées.

En fin septembre dernier, les services de sécurité algériens avaient saisi au moins 18 tonnes de cannabis. Pour l’année 2008 dans sa totalité, on s’attend à un chiffre record de 23 tonnes de cette drogue dont le trafic ne cesse de proliférer en Afrique subsaharienne. Une région où des saisies records ont été enregistrées dans des pays comme le Mali, le Burkina Faso...

Un terrain conquis des réseaux mafieux

El Watan (quotidien algérois) constatait ainsi, « l'espace méditerranéen est devenu un carrefour pour le trafic de drogue. Entre cette rive sud de la mer Méditerranée, point de départ de flux en tout genre vers l’Europe et ceinture frontalière terrestre connue pour être une passoire pour les trafiquants, l’Algérie se trouve devant le défi de faire barrage aux influences négatives venant de toute part ».

La Tribune , autre quotidien algérien, s’alarme des connexions entre les réseaux de drogue, d’armes et le terrorisme. « Un lien nettement établi par les services de sécurité », relève le journal qui remarque aussi que ces trois réseaux ont uni leurs forces pour organiser le blanchiment de l’argent dans toute la bande méditerranéenne et sahélo saharienne.

De nombreux observateurs sont maintenant convaincus que la région méditerranéenne est un point de passage privilégié des réseaux mafieux tout comme le Sahara, notamment la zone de Tinzawaten au Mali pour laquelle Bahagan et compagnie se battent pour qu’elle n’échappe pas à leur emprise.

L’ambition de Ibrahim Ag Bahanga n’est pas le développement de Kidal. Mais, l’érection d’un no man’s land où il peut assez profiter du trafic de drogue et d’armes. La preuve est qu’il ne fait aucun effort pour se rallier à la volonté de dialogue des autorités maliennes.

La paix ne fait pas l’affaire de ses bandits armés prêts à se rallier aux réseaux terroristes pour mieux préserver leurs intérêts. Un moment rallié à l’Alliance du 23-Mai pour le changement (ADC) sous la médiation algérienne, qui a voulu que tous les groupes rebelles reconnaissent l’Accord d’Alger comme document de base à la négociation, Bahanga s’était un moment réfugié à Tripoli.

Depuis la Libye, il n’a pas caché son intention d’adjoindre une deuxième aile de négociation à celle initiée par le médiateur algérien. Les autorités libyennes ont accordé une attention particulière à cette proposition du rebelle malien et ont accepté qu’on leur prête le mérite de la libération des otages militaires qu’il détenait.

« Si dans les jours qui viennent les autorités maliennes ne répondent pas à notre invitation de dialogue, elles assumeront ce rejet de dialogue qui pourrait avoir des répercussions graves sur le terrain » , s’était-il même permis de menacer le gouvernement malien. Et ce bandit armé refuse toute représentativité à l’ADC dont il se démarque. C’est dire qu’il est dans une logique de confrontation armée. Le seul langage qu’il semble maîtriser !

Dan Fodio

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SECURITE ALIMENTAIRE EN AFRIQUE

La presse à la recherche de solutions à Cotonou

Des journalistes africains des pays francophones sont réunis à Cotonou depuis lundi pour une rencontre sur la sécurité alimentaire en Afrique.

En matière alimentaire, la FAO a fait état la semaine dernière de 963 millions d’individus sous-alimentés dans le monde en 2008. En Afrique sub-saharienne, bien que la proportion de personnes souffrant de faim chronique ait diminué, passant de 34 à 30 % pour la période allant de 1990-1992 à 2003-2005, le nombre des personnes sous-alimentées s’est accru depuis 1990 avec la croissance démocratique, passant de 169 millions à 212 millions d’individus sur la période. Selon la FAO, vers la mi-2008, les prix réels des aliments étaient de 64 % plus élevé qu’en 2002.

Une vingtaine journalistes qui jouent un rôle crucial auprès des gouvernements et des citoyens sur cette question sont réunis dans la capitale béninoise depuis lundi 15 décembre à l’initiative de la Coalition des organisations africaine pour la sécurité alimentaire et le développement durable (Coasad).

La rencontre se veut une action concrète en direction des médias dans la perspective d’une sensibilisation africaine et internationale en faveur de la sécurité alimentaire saine et durable à l’échelle du continent.

L’atelier régional, selon le directeur du bureau de Liaison d’Onu/Habitat auprès de l’UE, Jean Bakolé, intervient dans une actualité internationale difficile où le monde est affecté par des crises graves sans précèdent. Il s’agit principalement des crises énergétique, alimentaire et financière. Pour cela a-t-il souligné, la voix de journalistes permettra de faire la différence.

« Votre voix peut sensibiliser les gouvernements pour faire passer la question de la sécurité alimentaire au premier plan des priorités gouvernementales » , a-t-il poursuivi M. Bakolé.

Pour lui, la presse à un grand rôle a joué pour atteindre l’opinion internationale, pour que l’Afrique ne soit plus perçue comme une Afrique-poubelle mais comme une Afrique-réservoir ! « C’est vous que les Africains écouteront pour réapprendre une nouvelle hygiène alimentaire dans la ville et à la campagne, ainsi qu’une gestion responsable des stocks ».

Quatrième du genre organisé par la Coasad, l’atelier, selon le vice-président de la Coasad, le représentant résident de la FAO au Bénin et celui du ministre des Relations avec les institutions du Bénin, qui ont présidé la cérémonie d’ouverture au Centre international de conférence de Cotonou, devra aboutir à l’adoption d’un plan de communication à l’attention des pouvoirs publics et des partenaires au développement dans les pays de chaque participant.

Amadou Sidibé

(envoyé spécial à Cotonou)

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AGISSEMENTS DE NKUNDA EN RDC

SOS pour un jeune étudiant enlevé

« Bonjour, chers amis du monde entier,

Je vous envoie d'urgence ce message pour m'aider à la diffusion. L'insécurité est grandissante. La semaine passée, un de mes professeurs a été assassiné à Butembo par des hommes en uniforme. Les étudiants ont marché et trois jours de deuil ont été observés dans les établissements du primaire, du secondaire et de l'Université.

Ne parlons plus de ce qui se vit en ville de Butembo la nuit. Les hommes ne dorment plus chez eux mais dehors autour du feu pour attendre l'ennemi qui défonce les maisons des paisibles paysans sans défense dans les quartiers.

Moi-même comme prêtre, je ne suis pas épargné. Je passe la nuit en des endroits différents pour éviter d'être attaqué. Maintenant, je suis résolu à monter dans un arbre pour échapper aux attaques nocturnes des bandits. Telle est la vie quotidienne vécue indépendamment de notre volonté.

Si je prends l'initiative de vous adresser cette lettre, c'est pour vous demander un secours de rechercher un étudiant répondant au nom de Musongora qui a été enlevé par les rebelles de Nkunda lorsqu'il revenait de Goma où il fait son stage. Il est étudiant en 3e graduat en sciences politiques et administratives de l'Université catholique du Graben.

Selon les témoins qui voyageaient avec lui à bord du bus, il a été enlevé parce qu'il était étudiant.

Pouvez-vous user de votre influence et vos connaissances pour interpeller la rébellion de laisser ce jeune homme qui a encore besoin de formation à l'Université avant d'entrer en fonction.

Merci d'avance pour ce service que vous allez rendre à l'Université pour sauver la vie de ce jeune homme. Je voudrais que les médias internationaux en parlent.

Cordial salut ».

Abbé Valérien Katsinge

(administrateur de l'Université catholique du Graben)

 

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ALASSANE D. CISSE, S. G. SYNDICAT DES FINANCES A PROPOS DE LA GREVE PROJETEE

« Les espoirs de satisfaction de nos doléances sont minces »

Pour le secrétaire général de la Section syndicale du ministère des Finances, Alassane D. Cissé, la grève projetée au ministère des Finances a de fortes chances d’avoir lieu car la partie gouvernementale paraît peu encline à mettre fin à la discrimination qui frappe les agents d’un même département. Tout en admettant la nécessité d’assurer le service minimum, il rejette toute autre forme de réquisition et déplore que c’est la première fois, depuis l’indépendance, que le ministère des Finances seul grève. Entretien.

Les Echos  : Quelles sont les raisons qui expliquent le dépôt de votre préavis de grève pour les 18 et 19 décembre 2008 ?

Alassane D. Cissé  : Elles sont simples. Il s’agit de répondre et réparer une situation de disparité du régime d’intéressement existant au niveau du ministère des Finances. Les agents des services d’assiette de recouvrement et de gestion des fonds publics bénéficient, outre les traitements indiciaires, d’autres avantages qui sont le bénéfice du fonds commun, des pénalités, des ristournes et de la prime de rendement. Tandis que les services affectés à la conception, à la régulation et au contrôle du budget ne bénéficient de rien à ce titre. Est-ce à dire que la maîtrise de la dépense publique n’est plus une fonction rentable ? Nous pensons que non. On a beau faire des recettes si les dépenses auxquelles ces recettes sont affectées ne sont pas maîtrisées, il y aura toujours un impact négatif sur l’exécution du budget.

Les Echos  : Quels sont les points de votre préavis de grève ?

A. D. C. : Le préavis de grève comporte 3 points : l’octroi de la prime de rendement au taux de 18 % du traitement indiciaire ou du salaire de base à l’ensemble des agents des services de la dépense, l’octroi d’une prime spéciale de fonction à l’ensemble de ces mêmes agents, l’attribution d’un local à la section syndicale et à la Mutuelle des finances.

Les Echos : A combien évaluez-vous l’incidence financière de vos doléances pour le budget d’Etat ?

A. D. C. : L’incidence financière est de 1,1 milliard par an pour 15 services totalisant 800 agents. Ce montant est largement en dessous des exonérations que le gouvernement accorde à des opérateurs économiques. Ce n’est pas la mer à boire. Et nous savons de quoi nous parlons.

Les Echos :Quel est le point d’avancement des négociations ?

A. D. C. : Les négociations continuent. Nous tenons à faire aboutir nos revendications et la grève ne peut être que le dernier recours. Mais il faut dire que les espoirs d’un dénouement heureux de la situation sont minces. Depuis dix jours que les négociations ont commencé, le département n’a fait aucune proposition concrète allant dans le sens d’un apaisement. Sur les 13 points, nous avons choisi trois. Et ils nous tiennent à cœur.

Les Echos : Confirmez-vous que la grève aura lieu ?

A. D. C. : Tout dépendra de l’issue des négociations. Elles ne sont pas encore ni bouclées ni rompues. Nous sommes prêts à négocier jusqu’à mercredi à 23 h 59.

Les Echos : Quel peut être l’impact de la grève des services financiers dans le pays ?

A. D. C. : L’incidence est difficilement évaluable en termes financiers. Mais au cas où la grève a lieu, des mandats seront retenus, l’administration sera paralysée et du fait de l’action transversale du ministre des Finances dans d’autres structures départementales, celles-ci seront aussi touchées. De l’indépendance à ce jour, il n’y a jamais eu de grève sectorielle au niveau du ministère des Finances.

Les Echos  : Croyez-vous en la réussite du mot d’ordre ?

A. D. C. : Les gens sont intéressés et conscients de l’enjeu. Tous nos services de l’intérieur sont mobilisés et ils sont informés en temps réel de l’évolution de la situation.

Les Echos : En cas de grève, le service minimum sera-t-il assuré ?

A. D. C. : Le service minimum est prévu par les dispositions réglementaires. Nous ne pouvons pas nous y opposer. Mais, nous n’accepterons pas les réquisitions abusives.

Propos recueillis par

Mohamed Daou

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