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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 15 Decembre

 

NOTE ZERO

A M. le Végal

Dépenses de prestige, auto-octroi d’avantages indus, heurts quasi-quotidiens avec le personnel… Toutes les pages de ce journal ne suffisent pas pour énumérer les récriminations à l’égard du Vérificateur général.

Non content de se « taper », à la fin de chaque mois, plus de 4 millions de F CFA d’argent public pendant que la plupart de ses compatriotes vivent dans la pauvreté crasse, celui qui était perçu à sa nomination comme le redresseur de torts que toute la République attendait est tombé bien bas : en étant pris (la formule est d’un confrère) la main dans le « pot de confiture ».

C’est que la gestion du Végal, « vérifiée » par la Section des comptes de la Cour suprême, est l’apologie de la délinquance financière et du mauvais management des ressources humaines. Au BVG, les « affaires » sont entachées d’irrégularités inadmissibles de la part de celui qui est censé incarner la lutte contre la corruption. Entre lui et les structures contrôlées et auxquelles il reproche dans ses rapports plus de 130 milliards de F CFA disparus : c’est jus vert et verjus.

Délit d’initié, dépassements d’indemnités, collaborateurs oppressés auxquels des avancements légaux sont refusés… ont fini par rendre l’atmosphère « sosso-toxique » au BVG où le « chef » s’est mué en terreur pour tous. Comme un pistolero, il tire sur tout ce qui bouge.

Imbu de sa personne, le Bamananké en est arrivé à oublier l’adage qui dit que « la longévité appartient au serpent qui sait faire preuve de discrétion ». Mais de pondération, il n’a que dalle ! C’est pourquoi lui qui devait incarner Lucky Luke pour envoyer derrière les barreaux les prédateurs de la nation, s’est transformé en Joe Dalton, chef de la fratrie des pickpockets du Far West.

Pour avoir détourné le BVG de sa mission historique en donnant plus dans le folklore de mauvais goût, le Végal n’a pas rendu service au pays et mériterait d’avoir sur la pierre tombale une épitaphe du genre : « Ci-gît Sidi Sosso Diarra, Dors en paix Zéro ! ».

Bayer

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REGARD D’UN LECTEUR SUR L’ORTM

« Vingt-cinq ans de Sida culturel »

« L’un des domaines où l’ORTM a réussi le mieux, c’est celui de l’abrutissement de nos enfants et la dégradation de nos mœurs ». Tel est le jugement implacable d’un lecteur des Echos qui invite la télé nationale à faire preuve d’ingéniosité et à s’adapter à ses missions.

Le 25e anniversaire de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali m’offre l’occasion de livrer quelques lignes sur ce service.

En 25 ans, on dispose d’un recul suffisant permettant de constater le développement remarquable de l’ORTM sur le plan de l’outillage et des compétences. Cet impressionnant essor de notre moyen de communication devait normalement lui permettre de servir de rempart à notre nation contre les forces d’acculturation.

Mais en voyant certains programmes diffusés par l’ORTM, on reste perplexe quant à ses objectifs. Je commence par les films (brésiliens et autres) qui font fortement sensation au sein de notre jeunesse (surtout les filles) ; lettrées et non lettrées se ruent sur le petit écran et les passions se déchaînent bruyamment. Une de mes filles qui a eu la chance d’étudier est constamment sollicitée comme interprète. Une des nombreuses téléspectatrices lui demande : « Qu’a-t-il dit ? » En recevant la réponse, elle se met à rire à gorge déployée et à crier.

Et pourtant, si ces films ont quelque chose de sacré, c’est bien ce que l’ORTM leur a donné. Notre pays regorge de talents artistiques. L’ORTM dispose déjà d’une collection de films maliens. Des films bien faits qui reflètent nos réalités et nos préoccupations. En aucune façon, ils ne peuvent manquer d’intérêt pour notre jeunesse. Pour des raisons commerciales, nous ne pouvons y accéder. Or, je suis sûr que les films étrangers qui peuvent avoir une influence néfaste sur notre jeunesse, ne sont pas cédés gratuitement.

L’un des domaines où l’ORTM a réussi le mieux, c’est celui de l’abrutissement de nos enfants et la dégradation de nos mœurs. C’est lui qui fait miroiter les habillements et les danses pornographiques ; c’est lui qui focalise l’intérêt sur des futilités comme les élections Miss. On se justifiera en me disant que d’autres pays et même d’importantes institutions l’organisent. Cela ne veut rien dire. Quand le vent souffle, chacun s’occupe du fardeau qu’il a sur la tête. Je voudrais savoir ce que ces élections Miss apportent concrètement sur le plan de la culture et l’éducation. Ne peut-on pas y substituer un divertissement plus intéressant ?

Je ne dis pas que l’ORTM ne fait que du mauvais. Par exemple, ses descentes dans le terroir profond pour pérenniser notre folklore doivent être encouragées, tout comme l’octroi d’un espace d’antenne au magazine culturel Nko. Ce ne sont que des exemples sur la longue liste des bons programmes.

L’ORTM a un rôle extrêmement important à jouer pour notre épanouissement dans un monde où l’argent et la communication règnent. On s’inquiète quand beaucoup d’usagers de notre station, des artistes notamment, parlent de la marchandisation des services de l’ORTM. Je n’insiste pas sur ce point, préférant laisser le soin à ceux qui l’affirment d’en donner les preuves.

Pour terminer, j’exhorte l’ORTM à rester attentif à la préservation de nos valeurs culturelles. Il y a un autre Sida moins connu, mais non moins grave qui a pour nom : l’acculturation. C’est elle qui réduit l’homme au rang de bête de somme ; qui le condamne à vivre sans repères et sans défense dans la jungle que constitue le monde d’aujourd’hui.

Drissa Doumbia

(écrivain, domicilié à Yirimadio, Tél. : 76 28 02 42, Bamako)

 

 

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DROITS DE L’HOMME

La DUDH décortiquée

Dans le cadre du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH, 10 décembre 1948), le ministère de la Justice, en partenariat avec la société civile, a organisé le samedi 13 décembre 2008 au Centre Djoliba, une conférence-débats sur la Déclaration universelle.

« Dignité et justice pour tous » , c’est le thème choisi cette année par l’Assemblée générale des Nations unies pour célébrer le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH).

Me Moussa Maïga président de la Commission des droits de l’Homme du Mali, a fait un exposé l’historique de la DUDH, un texte qui, a-t-il rappelé, a été initié par les Nations unies au lendemain de la 2e Guerre mondiale (qui a fait des millions de morts) pour prévenir tout acte de barbarie et de torture sur la personne humaine. Dans son tout premier article, a-t-il souligné, la DUDH stipule que : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits ».

A l’unanimité, la conférence a soutenu que la DUDH est la « mère » de tous les droits. « C’est avec la DUDH que la dignité humaine a retrouvé toute sa place dans les textes et lois des nations », a noté Me Maïga, qui a regretté qu’aujourd’hui des individus trouvent encore des moyens pour porter atteinte à la dignité humaine à travers, dira-t-il, l’Internet, les pratiques de clonage…

Au Mali, le conférencier a regretté que c’est surtout « la petite délinquance » qui subit la loi dans toute sa rigueur. A la suite de Me Moussa Maïga, Mme Kéita Fatoumata Dicko de l’Association malienne des droits de l’Homme tout comme M. Kéita du programme Appui conjoint des Nations unies à la promotion des droits humains et du genre au Mali (ACDHG), conférenciers, ont soutenu que la DUDH est une déclaration, « d’intention », qui n’est pas un « instrument contraignant ».

« Il a fallu faire recours à d’autres textes pour amener la DUDH à être contraignante » , ont expliqué les conférenciers, qui ont cité la Charte internationale des droits de l’Homme comme un exemple de textes contraignants de la DUDH.

Parlant des principes de la DUDH, M. Kéita affirmera qu’ils ont pour noms : l’universalité, l’inviolabilité, l’inaliénabilité, l’indivisibilité, l’interdépendance et la collective corrélation. Au cours de la conférence, l’AMDH a fait une projection de film sur la situation des droits de l’Homme au Mali qui a provoqué l’émoi dans la salle.

Amadou Waïgalo

 

Dégoûtantes prisons maliennes

L’un des conférenciers, Me Karembé (Avocats sans frontières), a fait un exposé sur « situation carcérale et procès équitable ». Il a déploré l’engorgement des centres de détention et les difficiles conditions sanitaires des détenus et des gardes à vue dépassant les délais légaux. « Présentement, il y a 3834 hommes et 119 femmes détenus dans nos prisons », a-t-il révélé avant de saluer l’effort des autorités qui ont, dernièrement, selon lui, pu assurer les 3 repas dans les prisons.

A. W.

 

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CINQUANTE ANS APRES

Débats sur le « non » de Sékou à De Gaulle

Point Sud a organisé, samedi dernier, dans ses locaux une conférence-débats sur « l’indépendance de la Guinée : le sens et la portée du non à la Communauté française ».

Faire profiter à la jeune génération des connaissances du passé : tel était l’objectif de la conférence débats de Point Sud sur « l’indépendance de la Guinée : le sens et la portée du non à la Communauté française ». La conférence a enregistré la participation d’éminents professeurs d’histoire et d’étudiants.

D’entrée de jeu, Pr. Modibo Diakité, conférencier, chercheur à l’Institut des sciences humaines et ancien ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme de l’Etat, expliquera que Sékou Touré, le père de l’indépendance de la Guinée, est un héros pour la Guinée et pour l’Afrique.

« Au cours des années 1950, le combat politique et syndical pour l’émancipation du territoire est dominé par la figure emblématique de Sékou Touré dont le charisme déborde le cadre de sa Guinée natale. En 1953, il organise une grève générale de 72 jours au terme de laquelle seront institués le Smig et un code du travail d’outre-mer. Sous son impulsion, le mouvement syndical africain acquiert son autonomie notamment à travers la création de l’UGTAN en janvier 1957 » , a-t-il raconté.

Pr. Diakité a évoqué les motifs qui ont poussé Sékou Touré à dire « non » à la France et pour que la Guinée puisse acquérir son indépendance. Peu convaincu par cette version des faits, Pr. Francis Simonis, maître de conférence d’histoire de l’Afrique à l’Université de Provence, avouera que Sékou Touré n’a pas voté non. C’est la forme de son discours, ajoutera-t-il, qui a choqué le général De Gaulle.

Une leçon pour la jeune génération

Toutefois, les propos de Pr. Modibo Diakité ont été corroborés par certains anciens collaborateurs du premier président de la Guinée indépendante. El hadj Youssouf Traoré, un ami de Sékou, né en 1922, expliquera que « Sékou Touré a réellement dit non à la France. A l’époque personne n’osait dire non à De Gaulle. Les jeunes ont besoin de comprendre cette partie de l’histoire. Les jeunes n’ont plus la volonté de savoir parce que les anciens ont été très longtemps silencieux ». Il ajoutera que « 50 ans jour pour jour, Sékou Touré a dit non au référendum. Le non de Sékou Touré est à saluer. 100 ans après, nous allons pleurer Sékou Touré ».

S. E. Sanné Mohamed Topan, l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, dira que « les jeunes veulent vite réussir. Mais on ne peut pas réussir sans travailler, sans s’inspirer du passé. Aujourd’hui, on a appris des choses sur notre histoire qu’on ne peut pas apprendre en 4 ans d’études ».

En servant de creuset aux chercheurs intéressés par les différents aspects du savoir local, Point Sud vise à établir un dialogue constant entre les chercheurs d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique.

Sidiki Doumbia

 

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NOMINATIONS AU DEVELOPPEMENT SOCIAL

Le ministre remet le syndicat à sa place

Suite à la nomination de certains cadres à la tête des directions régionales du développement social et de l’économie solidaire de Koulikoro, Ségou, Sikasso et Bamako, la Section syndicale de l’action sociale a crié à la manipulation politique arguant que les récipiendaires sont des militants Adéma et ne sont nommés qu’à ce titre.

La Section syndicale, qui s’est exprimée dans une correspondance adressée au ministre Sékou Diakité a trouvé que les nominations ainsi faites ont une connotation plus politique que technique. « Nous, travailleurs du département protestons avec la dernière rigueur contre cette pratique qui, à terme, porte un coup fatal à la carrière des agents de notre département », a dit la section syndicale qui a invité le ministre à reconsidérer sans délai lesdites nominations.

Or, à voir de près la carrière et la compétence des promus, tous des agents de la catégorie A de la fonction publique (trois professeurs d’enseignement supérieur et un administrateur de l’action sociale), la coloration politique ne devrait en aucun cas être un facteur de blocage.

Toutes choses qui permettent au ministre de garder son sang-froid. En réponse à la correspondance du comité syndical, il a indiqué qu’il n’a aucun commentaire à faire sur ses appréciations relatives aux nominations survenues et celles qui sont à venir.

Il reste cependant disposé à examiner toutes questions relatives à l’amélioration des conditions des travailleurs, en vue de la réalisation des missions du ministère du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées.

I. S.

 

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Plusieurs prétendants, un fauteuil

La Ligue 1 de football, qui a donné son coup d’envoi vendredi dernier, s'annonce fort intéressante. Même si le Djoliba, champion en titre, fait la une des journaux et radios en matière de transferts, le niveau réel de l'équipe reste une grosse inconnue.

Les supporters et sympathisants de Heremakono ont bien envie de revoir leur équipe au sommet et vivre les chocs entre prétendants sérieux, seconds couteaux et gros outsiders.

Le Stade malien de Bamako, qui a également procédé à de gros recrutements, semble bien armé pour marquer à la culotte le champion en titre, son rival de toujours. Le recrutement d’un technicien ivoirien et surtout de nouveaux joueurs comme Abdoulaye Sidibé (un Malien de la diaspora) sera un facteur déterminant dans leur réussite cette année. Et pourquoi pas une grosse année au niveau africain ?

Le COB, qui a remporté le premier trophée de la saison, semble avoir de moins en moins d'avance chaque année et a réalisé un recrutement moins spectaculaire qu'à l'accoutumée. D'ailleurs, en parlant de discrétion, le nouveau coach, Ibrim Diallo, s'y connaît très bien.

Autre entraîneur, autre valeur sûre, Adama Traoré « Boxeur » et le Réal. Et si c'était cette année ou jamais ? Les Scorpions semblent encore mieux armés que l'année dernière avec des recrues comme l’ancien gardien et du défenseur du Djoliba (Almamy Sogoba et Daouda Diakité « Darou ») et seront certainement sans leurs deux attaquants clés, le Guinéen Momoh Wandel Soumah et l’Ivoirien Koffi Nguessan très dangereux cette année. A Barouéli également on y croit. L’équipe classée 3e du championnat écoulé et son entraîneur Moussa Kéita « Dougoutigui » rentré d’un stage en Allemagne vise le podium.

Bref ce sont les cinq équipes qui font parler d'elle en ce début du championnat, mais il ne faut pas pour autant oublier le CSK, l’Asko, les Onze Créateurs ou l’ASB qui auront leur mot à dire. Notre championnat étant coutumier du fait, des équipes dites « du milieu de tableau » viendront-elles s'immiscer dans la lutte pour un ticket africain ? On a pu voir l’Asko à l'œuvre l'année dernière.

Enfin, les équipes réputées plus « faibles » lutteront pour leur maintien dans un championnat toujours dominé par la capitale notamment avec les deux grandes équipes de la place. Qu'en sera-t-il pour le promu bamakois, la Jeanne d’Arc aux dents longues ?

Boubacar Diakité Sarr

 

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