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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 05 Decembre

 

HILLARY, GATES ET LES AUTRES

Le team Obama suscite espoirs et réserves

L'annonce par le président élu des USA de son cabinet à la sécurité nationale a donné lieu à diverses interprétations. Les intervenants ont généralement apprécié l'équipe qui inclut à la fois le pouvoir militaire et diplomatique, mais avec des incertitudes.

Equipe de “centristes, d’illustres personnalités, d’hommes expérimentés, d’opposants et anciens opposants, dualisme, meilleure….”, sont quelques-uns des commentaires les plus courants après la publication le lundi 1er décembre 2008 par le 44e président des USA de son cabinet en charge de la sécurité nationale. Que ce soit les analystes, gouvernants et autres citoyens, chacun y est allé de son compte avec les qualificatifs. L’annonce n’a pas été une surprise en elle puisqu’elle n’est que la confirmation de ce qu’avaient déjà prédit les différents médias, très intéressés par cette transition à la ferveur particulière.

A y voir de près, il ressort que ce groupe est l’incarnation de la volonté du futur président Obama de transcender les divergences et de ne retenir que l’essentiel : la compétence au service du pays, conformément à ce qu’il avait promis pendant la campagne électorale. Qui auraient pu imaginer un Robert Gates rester au Pentagone ou une Hillary Rodham Clinton se tailler l’influent poste de secrétaire d’Etat au moment des primaires il y a seulement quelques mois ?

L’ex-première Dame n’arrête pas d’être au centre des commentaires. L’éloquente sénatrice de 61 ans est bien appréciée pour ses qualités et son “dévouement aux causes nobles”. Celle qu’elle remplacera à la tête de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice l’a décrite comme “convenable” pour le poste alors que les New Yorkais, notamment le gouverneur et les autres sénateurs, ont pleinement confiance aux capacités de la femme qui “n’a cessé de nous défendre au Sénat”.

“Hillary est le leader qui doit accompagner Obama à faire face aux challenges internationaux. Je ne peux pas penser à une autre personne plus qualifiée pour le poste qu’elle en ce moment crucial de notre histoire. New York perdra une voix puissante au Sénat, mais les USA en gagneront une dans le monde” .

L’expérience de la diplômée en droit, qui a visité 85 pays en tant que First Lady et la bonne réputation internationale dont jouit son mari constitueront certainement des atouts non négligeables. Cependant, c’est l’effet Bill Clinton qui effraie beaucoup de gens.

Nonobstant le fait que ce dernier ait promis de réduire considérablement les activités de la “Fondation Bill Clinton”, et de l’ “Initiative mondiale de Clinton” (cadres de ses occupations depuis son départ de la présidence) et de soumettre à l’avance certaines de ses interventions publiques à l’approbation du secrétariat d’Etat, d’aucuns pensent qu’il pourrait y avoir de conflits d’intérêts ou d’influence tant que sa femme serait aux commandes.  Soulignant avoir révélé la liste des donateurs de sa fondation en guise de “transparence”, l’ancien président prévient que “les décisions sur la direction du pays et ce que nous ferons seront prises par le président élu Obama”.

L’équation Gates

Controversé, parait le maintien de Robert Gates au secrétariat à la Défense, a en croire des citoyens. Si certains s’en réjouissent en avançant l’expérience de l’homme dans la profession, d’autres émettent des réserves en faisant surtout allusion aux déclarations antérieures de l’ancien directeur du CIA sur l’Irak et l’Iran. Celles-ci, à leurs dires, s’opposent aux plans recommandés par le président élu, dont tout un pan de la campagne a tourné autour de son opposition à la guerre d’Irak et au retrait en 16 mois des troupes américaines. Un retour programme lequel Gates n’est pas d’accord.

En outre, aux dires de certains observateurs, Obama et Gates ont des visions différentes sur la façon de gérer la question du programme nucléaire iranien. Alors que son mentor et le vice-président Biden préconisent le “dialogue sans pré-conditions” avec Téhéran, Robert Gates a mis en doute la pertinence d’une telle approche en septembre dernier en déclarent que “cela fait plus de trente ans que je participe à la recherche d’un hypothétique Iran moderne. Chaque administration a tendu la main aux Iraniens d’une façon ou d’une autre, et toutes ces tentative ont échoué”.

Les autres nominations font l’objet de peu de commentaires, mais deux parmi elles ont quant même captivé l’attention des citoyens : celles d’Eric Holder au secrétariat à la Justice et de Susan E. Rice à titre d’ambassadrice des USA aux Nations unies, tous deux Américains d’origine africaine. Ils sont les premiers Américains Noirs nommés à leurs postes. Et la future ambassadrice n’a pas de relations parentales avec Condoleezza Rice comme certains pourraient le penser.

La vraie question qui se pose maintenant est de savoir comment le président élu de l'Amérique gérera cette troupe aux sources combien diverses en les adaptant surtout à ses ambitions et visions. Barack Obama a toutefois laissé entendre que le dernier mot lui reviendra en matière de politique de la sécurité nationale. Un signal fort ? Wait and see !

Ogopémo Ouologuem

(USA)

 

Composition du cabinet

Hillary Rodham Clinton : secrétaire d'Etat

Robert Gates : secrétaire à la Défense

Eric Holder : secrétaire à la Justice

Janet Napolitano : secrétaire à la Sécurité intérieure

Général Jim Jones : conseiller à la Sécurité nationale

Susan E. Rice : ambassadrice aux Nations unies

O. O.

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COLLOQUE NATIONAL SUR LES DROITS DE L’ENFANT

La Comade et ses partenaires en première ligne

Le colloque national sur les droits de l’enfant a ouvert ses portes mercredi après-midi à Bamako. Du 3 au 6, le colloque organisera des panels sur des thèmes différentsrelatifs à l’éducation, à la promotion des droits et du bien-être des enfants.

La cérémonie d’ouverture du colloque national sur les droits de l’enfant mercredi a eu lieu en présence du président de l’Assemblé nationale, de la présidente du Parlement national des enfants, de membres du gouvernement et des représentants de l’Unicef, de la Comade, du BIT et de Plan-Mali.

Le colloque est organisé par la Coalition malienne des droits de l’enfant (Comade) en partenariat avec Unicef, Plan-Mali et Parlement national des enfants dans le cadre de la commémoration du 20 novembre 2008, Journée internationale de l’enfant.

Selon Mohamed Lamine Cissé, le président de la Comade, le colloque s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des axes d’intervention de la Comade dont le plaidoyer, la mobilisation et le renforcement des capacités de ses structures membres.

Les 3 jours de discussions et d’échanges du colloque serviront, selon M. Cissé, d’instruments d’appui et d’intervention efficace en faveur des enfants, expliquant que la Comade entend tirer profit des débats qui s’instaureront sur des questions essentielles relatives à l’éducation, à la promotion des droits et du bien-être des enfants.

Fatoumata Sangaré, la présidente du Parlement des enfants s’est félicitée de l’organisation de ce colloque national de sensibilisation et de plaidoyer sur les droits de l’enfant qui va, dira-t-elle, créer un cadre d’échange et de dialogue entre les autorités, les partenaires techniques et financiers, la société civile et les groupements d’enfants pour pallier les différents problèmes.

Contribution de tous les acteurs

Dans notre pays, les enfants sont victimes des pires formes de travail, des problèmes scolaires, de la mendicité. Le colloque national se veut une contribution de tous les acteurs à la promotion des droits de l’enfant et à leur protection contre toutes les formes de violences.

Marcel K. Rudasingwa, le représentant de l’Unicef au Mali, a dévoilé que les défis auxquels sont confrontés les enfants sont énormes du fait de la pauvreté grandissante et de l’urbanisation accélérée. « C’est pourquoi la présente activité nous offre une occasion opportune de réaffirmer notre mission d’accompagnement des pouvoirs publics et de la société civile dans la protection des droits ainsi que de la promotion du bien-être et de l’épanouissement de l’enfant ».

Pour Dioncounda Traoré, le président de l’Assemble nationale, son institution a accepté de rejoindre la Comade à travers le colloque pour mener à bout le combat de la promotion des droits des enfants.

Au cours du colloque, des panels seront organisés sur plusieurs sujets : éducation de l’enfant et équité, protection de l’enfant, santé et bien-être de l’enfant. Ces sujets seront débattus sous les présidences respectives du Premier ministre, du président de l’Assemblé nationale, du président du Haut conseil des collectivités territoriales et du président du Conseil économique, social et culturel.

Sidiki Doumbia

 

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JOSEPHINE OUEDRAOGO, SECRETAIRE EXECUTIVE D'ENDA

« Enda a impulsé les mouvements sociaux »

En visite au Mali, la nouvelle secrétaire exécutive d’Enda Tiers-monde, Mme Joséphine Ouédraogo a bien voulu se confier à nous. Tout en reconnaissant que Enda a impulsé les mouvements sociaux dans les années 1970, elle admet que l’organisation a aujourd’hui besoin d’une meilleure… organisation pour s’adapter aux exigences de l’heure. Les acquis, les défis et les perspectives d’Enda au crible de Mme la secrétaire exécutive.

Les Echos : Quelles sont les raisons de votre visite au Mali ?

Mme Joséphine Ouédraogo : Je suis venue pour une visite de travail auprès de notre équipe (Enda-Mali). Enda-Mali est un bureau autonome d'Enda Tiers-monde qui pilote tous les programmes d'Enda au Mali. C'est la première fois que je viens leur rendre visite pour comprendre leur action, pour aussi échanger avec leurs partenaires mais aussi partager avec eux ce qui se passe dans les autres parties d'Enda et notamment au secrétariat exécutif.

Les Echos : Quelles sont les activités qui meubleront votre visite au Mali ?

J. O. : Je peux dire qu'il y a trois temps forts qui marqueront ma visite au Mali. J'ai au programme la rencontre avec les acteurs de base, c'est-à-dire le public et les partenaires locaux avec lesquels Enda-Mali travaille notamment les jeunes, les associations de quartier, les femmes, les producteurs. Cela est important puisque Enda-Mali fait beaucoup de travail de développement social. Ensuite, il s’agira de rencontrer les autorités maliennes pour les saluer mais aussi les remercier pour leur appui, leur collaboration avec Enda-Mali. Et troisième temps fort, c'est faire connaître Enda Tiers-monde. Le Mali a affaire avec Enda, mais les populations maliennes ont peut-être besoin de comprendre ce que fait Enda. C'est pourquoi la rencontre avec la presse est importante.

Les Echos : Quel est l'état de santé de Enda Tiers-monde en général et au Mali en particulier ?

J. O. : Enda embrasse tous les aspects du développement. Dès le départ, Enda est parti du principe que le développement est un tout. Alors si on veut imposer un modèle de la richesse matérielle uniquement, on a loupé le développement. Parce qu'on a minimisé les autres aspects qui sont sociaux, qui sont psychologiques, qui sont d'ordre institutionnel, structurel et environnemental. Là, on crée des déséquilibres, on engendre des inégalités, des injustices, etc. Donc, Enda, à cause de cela, s'est investi dans tous ces aspects. Enda aujourd'hui travaille sur 20 à 30 thèmes qui vont de la santé au plaidoyer politique pour un commerce équitable en passant par l'agriculture, les plantes médicinales. Et chaque bureau Enda dans un pays spécifique travaille selon les priorités du pays et de la société.

Les Echos : Quel bilan tirez-vous des actions menées par Enda Tiers-monde ?

J. O. : Je n'aime pas trop ces genres de question pour la simple raison que quelqu'un qui est arrivé à peine il y a un an à la tête d'une organisation ne peut pas tirer un bilan de l'action de l'organisation. Ce serait prétentieux de ma part. Mais je pense que Enda a marqué l'histoire du développement dans les années 1970 pendant lesquelles il a amené les pays en Afrique de l'Ouest à regarder les questions de sécheresse, de manque d'eau, de famine comme des problèmes de développement. A regarder les questions environnementales comme n'étant pas des questions physiques mais des questions d'interaction entre l'homme et la nature, entre les politiques et les ressources. Enda a marqué aussi la communauté internationale dans son approche lorsqu'elle a participé à la première Conférence mondiale sur l'environnement à Rio.

Enda a fait du plaidoyer pour qu'on regarde l'environnement sous tous les aspects et cela a vraiment inspiré beaucoup d'acteurs. Enda a contribué à rendre visibles les catégories sociales, socio-économiques que l'on considérait comme des riens. Que ce soit les cireurs, les petites bonnes, les petits artisans, Enda les a fait défiler lors des fêtes du travail comme des travailleurs afin qu'on reconnaisse qu'ils sont des actifs qui apportent quelque chose à la société. Donc qu'on doit les regarder en tant que personnes actives, qui ont aussi des droits et que les gens doivent respecter en apportant une sorte de valeur sociale et économique à ce qu'ils font. Donc, faire accroître leur statut. Enda a également impulsé la création de mouvements sociaux. Il a amené les associations paysannes, les associations professionnelles à se regrouper à se rendre plus visibles, à faire entendre leur voix. C'est pour cela je dis qu'un bilan est difficile.

Quand je regarde au Mali ici, on m'a fait visiter les centres d'écoute des jeunes et aussi des centres qui constituent des espaces pour le développement des quartiers et quand on écoute ce qui se fait dans ces centres et quand on voit que dans un quartier 2000 enfants à travers l'action de ces centres, on pu éviter la délinquance, on a de quoi dire que ce que l'on fait est utile. Humblement, je pense que Enda est arrivé à travers son action sur le terrain à démontrer son utilité.

Les Echos : Quelles sont vos ambitions réelles pour Enda et que comptez-vous apporter à l'organisation ?

J. O. : Je suis arrivée à un moment où Enda a besoin d'organisation. Cela se comprend aisément parce que Enda a des bureaux dans 13 pays à travers le monde et ses actions couvrent une quarantaine de pays. Donc, cette diversité et cette complexité des actions de Enda ont permis de réaliser des choses extraordinaires mais en même temps isolé les bureaux les uns des autres. Je suis arrivée à un moment où l'organisation a besoin de se recentrer sur elle-même, de pouvoir mesurer ses forces et ses faiblesses, ses expériences, de pouvoir les capitaliser et de pouvoir mettre en lien par exemple le bureau de Bamako avec nos expériences en Bolivie, de pouvoir mettre en lien les expériences au Vietnam avec celles de Madagascar.

C'est dans cette richesse qu'on arrive à comprendre l'importance de ce qu'on fait. La mise en cohérence, la plus grande coordination de l'organisation et de ses actions font partie des changements dont Enda a besoin aujourd'hui et pour lesquels je suis en train de travailler en tant que secrétaire exécutive. Aujourd'hui, avec la grande libéralisation économique, on assiste à un accroissement de la pauvreté, à d'autres formes de pauvreté, Enda doit se mettre à réfléchir sur ces questions pour mieux se positionner dans la bataille contre la pauvreté. La crise alimentaire cache d'autres crises et Enda se propose de réfléchir là-dessus.

Les Echos : Avez-vous réellement les moyens de votre politique ?

J. O. : Je pense que Enda en son propre sein dispose de l'expertise et de ressources humaines suffisantes pour mener un travail de réflexion de recherche pour un repositionnement, pour mieux ajuster ses analyses et ses actions. Si l'on compte tout le personnel dans les bureaux nationaux d'Enda à travers le monde, nous avons près de 1000 personnes. La plus grande qualité du personnel d'Enda c'est la motivation, ce sont des gens qui sont rompus à travailler dans des conditions souvent très difficiles.

La deuxième ressource d'Enda, c'est le fait que nous avons des bureaux qui sont implantés sur le terrain et qui peuvent apporter l'appréciation réelle de ce qui se passe.

Nous devons aussi mettre en place des mécanismes et des systèmes d'informations entre nous, animés notre réflexion commune. Par exemple, nous sommes en train de tester l'utilisation de moyen informatique pour mettre en réseau toutes nos entités à travers le monde et pouvoir faire une réunion en temps réels avec nos gens qui sont en Amérique Latine ceux de Vietnam, ceux d'Afrique et animer, coordonner par la secrétaire exécutive. Nous devons améliorer tous nos systèmes de communication et pouvoir faire en sorte que cette grande organisation travaille en synergie.

Les ressources financières sont aussi importantes aussi. Mais je pense qu'on peut les mobiliser avec un nouveau plaidoyer que Enda va développer à partir des nouvelles priorités sur lesquelles l'organisation va travailler.

Propos recueillis par

Mohamed Daou

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PROMOTION DE L’ENSEIGNANT DU SUPERIEUR

La 2e session de la CNELA ouvre ses portes

Les travaux de la 2e session de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitudes (Cnela) ont démarré jeudi au rectorat de l’Université de Bamako sous la présidence du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré.

La Cnela qui est une des recommandations des syndicats d’enseignants, est la voie nationale de promotion des enseignants chercheurs instituée par les autorités universitaires parallèlement à la voie du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames).

La promotion nationale des enseignants du supérieur permet, selon le recteur de l’Université, Mme Siby Ginette Belgarde, d’identifier les enseignants qui, dit-elle, malgré des contraintes sociales, ont accepté de se consacrer à leurs travaux de recherche et d’encadrement en plus de leurs tâches pédagogiques. « Il s’agit aussi de récompenser l’effort de productivité de nos jeunes enseignants », a précisé Mme le recteur.

Durant 3 jours, les comités spécialisés vont examiner 34 dossiers de candidature toutes spécialités confondues.

Le ministre Amadou Touré s’est félicité du démarrage des travaux de la Cnela qui permettront, d’après lui, de mettre à la disposition de l’Université les enseignants de qualité. Toutes choses qui constituent un des soucis majeurs des autorités qui viennent d’initier le programme de la formation des formateurs.

Amadou Waïgalo

 

 

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MINISTERE DE LA JUSTIE

Pour une présence accrue des femmes

Le ministère de la Justice a affirmé jeudi que la question genre constitue aujourd’hui une donnée fondamentale dont la prise en compte dans les politiques de développement est considérée comme un des principaux critères de démocratie et de bonne gouvernance par la communauté internationale.

Le PDES, a-t-il continué, assure une plus grande accessibilité des services de la justice au plus grand nombre de citoyens maliens en général, pour les femmes et les enfants en particulier. « Et c’est cette ambition que le département de la Justice a voulu réaliser en enclenchant le processus pour le renouveau du service public de la justice », a-t-il ajouté. Selon le ministre de la justice, une justice moderne et crédible est non seulement une justice bien équipée, mais aussi celle qui combat les disparités entre homme et femme.

Le ministre de la Promotion de la femme, de l’Enfant a pour sa part remercié le ministère de la Justice qui a été le premier à lancer la politique d’égalité entre homme et femme au sein de son département.

Le coordinateur du Prodej, Brahima Mamadou Diallo a affirmé que la politique d’égalité entre homme et femme aborde la problématique genre sous le double aspect de la femme en tant que qu’acteur de la justice et en tant qu’usager de la justice.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

 

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LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA EN AFRIQUE

Entre espoir et menace de catastrophe sanitaire

Si individuellement des pays comme le Mali font des progrès énormes contre le VIH/Sida, l’Afrique , de façon générale, est loin d’échapper à l’emprise de ce mal. La pandémie reste toujours l’un des facteurs qui compromettent l’espérance de vie sur le continent. Elle est en train d’annihiler tous les progrès réalisés ces dernières années dans l’amélioration des conditions socioéconomiques des populations africaines. Malgré les tendances encourageantes, notamment le recul de la maladie, il serait vraiment prématuré de baisser la garde.

A l'instar du reste de la communauté internationale, le Mali a célébré le 1er décembre 2008, la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Une journée qui consacre également le lancement des activités du mois de la lutte contre la pandémie. C’était l’occasion de rappeler que le VIH/Sida reste une menace grave pour le développement. Ce qui fait de la lutte contre cette pandémie un devoir de génération.

Le Mali a vite compris que l’arme de la prévention est la plus efficace contre le fléau. En témoigne le thème choisi par le pays cette année : « leadership : le dépistage volontaire du VIH pour tous, maintenant et partout au Mali ». Il s'agit de créer le réflexe du dépistage volontaire dans toutes les couches socioprofessionnelles étant donné que le traitement aux anti-rétroviraux (ARV) est disponible et gratuit pour toutes les personnes vivant avec le Sida. Près de 77 % d’entre elles ont aujourd’hui accès aux ARV presque sur toute l’étendue du territoire national.

Et naturellement le Mali récolte aujourd’hui les fruits de ce choix avec un taux de prévalence national qui est passé de 1,7 % en 2001 à 1,3 % de nos jours. Cela parce que des programmes et stratégies de lutte contre le fléau sont mis en œuvre avec le soutien précieux des partenaires techniques et financiers.

Le Mali est sans doute une référence africaine grâce aux progrès réalisés en matière de prise en charge des personnes infectées au VIH/Sida. En plus de la gratuité des ARV pour toutes les personnes vivant avec le VIH/Sida, notre pays a aussi adopté des textes portant protection des personnes infectées ou affectées par cette terrible maladie. Comme l’a dit le président ATT lors de la Journée mondiale, « aujourd'hui, le désespoir s'est effacé au profit de l'espoir ».

Mais, on ne doit pas non plus occulter le coût de cette avancée significative financée en partie par l’Initiative PPTE (Payses pauvres très endettées) et le Fonds mondial contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. Mais, le budget national est beaucoup mis à contribution pour atteindre les objectifs du pays en matière de lutte contre la pandémie. Les sommes énormes investies dans l’accès aux ARV auraient pu aider le pays à atteindre certains Objectifs du Millénaire pour le développement dans des domaines comme la santé et l’éducation.

D’où l’importance de la prévention. Moins il y aura de personnes infectées ou affectées, plus l’Etat pourra économiser des ressources à investir dans d’autres secteurs clefs du développement socio-économique.

Epargner à l’Afrique tout risque de catastrophe sanitaire

En attendant, les pays riches seront toujours sollicités par l’Onusida à augmenter les aides publiques au développement. « Un solide financement pour le VIH sera requis pendant des décennies. Dans les pays à faible revenu, les donateurs internationaux devront fournir la plupart du financement pour le VIH au cours des années à venir », prévient cet organisme onusien désormais dirigé par le Malien Michel Sidibé. Cet avertissement découle de la crainte que le financement de la lutte contre l’épidémie soit hypothéqué par la crise financière.

Il serait en effet regrettable que les considérables progrès réalisés par de nombreux pays comme le Mali dans la lutte contre leurs épidémies nationales et, surtout, la multiplication par six du financement pour les programmes VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire entre 2001 et 2007 souffrent d’un quelconque relâchement en ce moment où ils commencent à produire les effets escomptés. Cela risque surtout d’entraîner l’Afrique, voire le monde vers une catastrophe sanitaire. Certes, l’épidémie mondiale se stabilise. Mais, elle demeure toujours figée à un niveau inacceptable et surtout insupportable pour l’Afrique subsaharienne, la région la plus touchée.

C’est ce constat alarmant qui a poussé l’Onusida à préciser, dans la conclusion d’un de ses rapports, « les donateurs internationaux doivent générer le financement nécessaire pour concrétiser l’accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et à l’appui en matière de VIH… Ils doivent aussi augmenter de façon substantielle le financement de l’aide publique au développement de toute nature ».

L’Afrique a donc besoin d’une approche intégrée pour non seulement freiner le VIH, mais aussi éviter de revenir à la case départ par rapport aux objectifs de développement des différents Etats.

Dan Fodio

 

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