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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 03 Decembre

 

PADEPA-KS LANCE A KITA

Deux millions de litres de lait attendus

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a procédé lundi à Kita au lancement du Projet d’appui au développement des productions animales dans la zone de Kayes Sud (Padepa-KS).

D’un coût global de 14,2 milliards de F CFA sur une période de six ans, le Padepa-KS est financé par le gouvernement du Mali et la Banque africaine de développement (Bad), qui intervient pour plus de 11 milliards de F CFA. Le Projet couvre la zone agro-pastorale de Kayes Sud (cercles de Bafoulabé, Kéniéba, Kita et la partie sud du cercle de Kayes).

Dans notre pays, l’élevage constitue la troisième filière d’exportation après l’or et le coton. Il représente la principale source de revenu pour environ 30 % de la population. Malgré tout, les productions animales restent à un niveau modeste.

Les raisons de cette faible performance du cheptel sont multiples et liées à plusieurs contraintes : insuffisance quantitative et qualitative des ressources alimentaires, notamment pendant la saisons sèche, le potentiel génétique limité des races autochtones et la présence de certaines maladies du bétail.

Lancé le 1er décembre par Mme Diallo Madeleine Ba, le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Padepa-KS est l’un des projets élaborés par le département de l’Elevage pour lever ces contraintes.

Selon le ministre, la mise en œuvre du Padepa-KS contribuera de façon significative au développement de la production animale à travers l’amélioration de la couverture sanitaire, l’appui-conseil renforcé des acteurs de l’élevage et l’amélioration des systèmes traditionnels de gestion des troupeaux et des parcours.

Réponses à la pauvreté rurale

Le projet dans la zone de Kayes Sud permettra l’aménagement concerté de 400 km d’axes de transhumance et la réalisation du schéma d’aménagement du territoire (SAT) et du plan communal d’action environnementale (PCAE) au niveau de 12 communes.

Et à Mme Diallo d’expliquer « qu’il est également attendu du projet une forte contribution directe et indirecte de 72 communes de la zone Kayes Sud. Les femmes et les jeunes constituent les cibles privilégiées du projet. Au total, plus de 54 000 exploitants dont 10 300 exclusivement femmes bénéficieront des activités du projet. La production additionnelle attendue est estimée à 1700 tonnes de viande et 2 millions de litres de lait par an ».

Ousmane Traoré, le coordonnateur du nouveau Projet ajoutera que c’est dans le souci d’apporter des réponses appropriées aux contraintes qu’a été élaboré le Padepa-KS

La zone de Kayes Sud, enclavée, dispose de ressources agro-sylvo-pastorales importantes. Elle constitue une zone de développement tant pour l’élevage sédentaire que pour l’élevage transhumant. Le Padepa-KS entend contribuer à l’intensification des systèmes d’élevage adaptés au contexte de la zone d’intervention et à lutter contre la pauvreté rurale.

Sidiki Doumbia

(envoyé spécial)

 

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A LA RECHERCHE DE MOUTONS VOLES A KOROFINA

Des éléments du 6e arrondissement en mission agressés

Un guide blessé et des policiers mis en déroute : c’est le bilan d’une opération de la brigade de recherche du 6e arrondissement visant à restituer à leur légitime propriétaire six moutons volés en fin novembre à Korofina Nord. Les policiers ont été pris à partie par toute une famille. L’on a frôlé la justice populaire.

La pré-fête est un moment propice de vols de bétail dans les concessions. Un cas survenu à Korofina en Commune I est édifiant à plus d’un titre. Fin novembre 2008, le commissariat de police du 6e arrondissement est saisi pour une affaire de vol de 6 moutons. Puisque la fête s’approche à grands pas, les victimes de vol en désespoir de cause n’ont d’autre choix que de se livrer à la recherche d’un bélier pour la fête.

C’est ainsi qu’ils se sont rendus au marché du bétail de Luna Park sur la route de Koulikoro mais dans l’intention de payer un mouton. Selon l’inspecteur divisionnaire Moussa Diarra, chef de la brigade de recherches du 6e arrondissement, les victimes identifient un de leurs moutons. Sans autre forme de procès, ils informent le revendeur que la bête et 5 autres ont été volées dans leur concession il y a peu. Ce dernier explique que l’animal lui a été vendu par un jeune homme, qui habite à Korofina Nord.

Avec la certitude que le mouton leur appartient, les victimes sont allées à la police pour dire qu’elles ont aperçu un de leurs moutons avec un revendeur de bétail. Aussitôt, le commissariat du 6e arrondissement dépêche une équipe sur les lieux aux fins d’interpeller le revendeur. Dans la foulée et continuant toujours ses investigations, le 6 arrondissement dans la soirée du 28 au 29 décembre 2008 envoie une équipe en compagnie du revendeur dans la famille du voleur. C’est à partir de là, selon l’inspecteur divisionnaire Moussa Diarra, que la goutte d’eau déborde le vase. « Lorsque nos agents ont pénétré la famille, ils se sont présentés au chef de famille. Mais il y avait un groupe de jeunes parmi lesquels un est venu fermer la porte et ils ont commencé à livrer un combat singulier aux agents », explique-t-il.

Aux dires de notre interlocuteur, l’équipe (deux agents) accompagnée d’un jeune homme qui connaît la famille a été la cible d’attaques des jeunes de la concession. « C’était la confusion totale. Les deux agents ont été blessés : l’un au bras gauche et l’autre à la mâchoire », confie le chef de la brigade de recherches. Alors qu’il attendait dans un taxi, le jeune guide a entendu des bruits dans la cour.

C’est ainsi qu’il a escaladé le mûr pour assister les agents qui ont été enfermés dans une chambre pour être sauvagement bastonné. « Dès qu’il a sauté le mur, un des frères des malfrats lui a fait directement face. Et c’est une lutte au corps à corps qui s’est engagée entre les deux hommes. Néanmoins, le jeune est parvenu à maîtriser son adversaire », témoigne M. Diarra.

Toujours, selon lui, c’est en voulant défendre son frère qui était en position de faiblesse « qu’une jeune fille s’est saisie de l’eau chaude et l’a versée dessus sur le jeune homme qui a été gravement blessé ». Les agents ne devront leur salut qu’à l’intervention d’une vieille personne de la famille. Par la suite, affirme le chef de la brigade de recherches, « le lendemain une personne de bonne volonté nous a informé que le chef de famille et son fils, qui est l’auteur principal du vol de moutons, s’étaient rendus dans une famille à Korofina pour confier les 5 moutons restants. Informés, nous avons poussé les recherches pour les récupérer ». Les moutons au nombre de 6 ont été restitués à leur propriétaire.

Après les accrochages, plusieurs personnes ont été interpellées pour avoir participé à la violence exercée sur des éléments du 6e arrondissement. En attendant de mettre la main sur le principal auteur du vol qui a pris la poudre d’escampette, l’inspecteur Moussa Diarra, assure que l’enquête suit son cours normal et que les auteurs de l’acte seront présentés au procureur de la République de la Commune I dans les jours à venir.

Mohamed Daou

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« LE SALAIRE DES LIBERATEURS DU MALI » SUR LE MARCHE

Les violences sur Modibo Kéita et ses compagnons dans un livre

Le marché du livre malien vient de s’enrichir d’un nouveau titre : « Le salaire des libérateurs du Mali », une œuvre d’Amadou Seydou Traoré qui a fait l’objet d’une conférence-débats samedi dernier au Centre Djoliba.

« Le salaire des libérateurs du Mali » est une périphrase qui fait allusion aux tortures et autres traitements inhumains (salaires) infligés par le régime militaire aux responsables de l’US-RDA et autres Maliens qui ont réellement lutté pour l’indépendance du Mali.

La salle de conférence du Centre Djoliba s’est révélée très étroite pour contenir les nombreux Maliens et Maliennes, dont certains sont venus spécialement de l’étranger pour assister au lancement du livre d’Amadou Seydou Traoré. 

« Le salaire des libérateurs du Mali » est un livre à la fois historique et politique. Il retrace l’histoire politique du Mali de l’indépendance à 1968 et évoque les péripéties vécues par les dirigeants du pays après le coup d’Etat. Il évoque également les circonstances dans lesquelles le coup d’Etat de 1968 est venu mettre fin au régime du président Modibo Kéita ainsi que les conditions de détention des cadres et autres responsables de l’Union soudanaise (US-RDA).

Le livre offre 120 illustrations, dessins et photos au lecteur et est vendu au prix unitaire de 10 000 F CFA. Il a été l’objet d’un débat intéressant et plein d’enseignements. Les principaux animateurs de la conférence-débats étaient Seydou Badian Kouyaté, ancien ministre du Plan et du Développement, connu aussi comme écrivain, Cheick Oumar Cissoko, ancien ministre de la Culture…

Témoignage crédible

En introduisant le livre, l’auteur a précisé que : « j’ai écrit ce livre sans aucune haine envers qui que ce soit, parmi les personnages, il n’y a pas un seul que je haïsse », a indiqué Amadou Seydou Traoré. Il a ajouté : « ce qui est important dans la vie d’un homme, c’est d’agir dans la bonne direction ».

Pour Amadou Seydou Traoré, le livre se veut être un témoignage du « vécu », « l’odyssée » du président Modibo Kéita et de plusieurs autres Maliens victimes des 23 ans de répression sous la dictature militaire.

Au cours des débats, l’auteur fera comprendre que l’US-RDA a été victime de son choix politique pour la liberté. A en croire, Seydou Badian Kouyaté, l’US-RDA avait élaboré un programme de développement du pays. Ce document, témoignera-t-il, à été déchiqueté par les putschistes.

Si au cours des débats, les conférenciers ont prôné tolérance et paix, ils ont par ailleurs estimé que l’heure de la réhabilitation de Modibo Kéita et de certains Maliens, victimes innocentes des 23 ans de régime militaire, a sonné. « Tout n’a pas été parfait, reconnaît d’ailleurs l’auteur du livre ». C’est en raison de cela qu’il a affirmé que toute contradiction au livre serait la bienvenue pour enrichir le débat.

Pour Cheick Oumar Cissoko, Amadou Seydou Traoré « a fait son devoir » en écrivant ce livre qui révèle des « situations historiques et politiques, les ambitions qui ont amené Moussa Traoré et ses camarades à faire le coup d’Etat ».

Denis Koné

 

 

« Modibo avait 160 000 F maliens à son arrestation »

« Tout n’est pas bon à dire. On ne dira jamais tout » . C’est du moins ce qu’a dit dans son témoignage une des victimes du régime militaire et proche collaborateur du président Modibo Kéita.

Selon son témoignage, à son arrestation le président Modibo Kéita avait en tout et pour tout 160 000 francs maliens. Lui avait 80 000 francs. A ses dires, le traitement subi après les arrestations était des plus inhumains mais tout cela n’est pas bon à dire et ils ne le diront jamais. « Cependant, les souffrances vécues et subies ont été une voie qui a conduit vers la dignité, l’honneur », a-t-il estimé.

« Niantao n’est pas un héros »

« S’il y a une chose que je regrette, c’est le fait d’avoir entendu sur les ondes de l’ORTM, des propos le 22 septembre dernier qui prenaient Niantao pour un héros » , s’est offusqué un témoin. Faut-il savoir qu’à Kidal, Niantao avait construit une prison surnommée « le Fort de Niantao », une cellule de deux mètres carrés, dit-on.

Pourquoi le Mali a refusé la souveraineté en 1958 ?

A cette question adressée à l’auteur du livre, il répondra que « le Mali a refusé l’indépendance en 1958 parce qu’il n’était pas prêt et surtout que les dirigeants de l’époque voulaient s’inspirer aussi de l’exemple d’Ahmed Sékou Touré ». Pour M. Traoré, « Sékou Touré avait déjà en 1958 réussi à organiser son peuple, ce qui n’était pas le cas pour le Mali ».

« Ma vie de soldat », une œuvre exemplaire

Le livre du capitaine Soungalo Samaké est très bien accueilli par certaines victimes du régime militaire, en l’occurrence par Victor Sy. M. Sy n’a pas tari d’éloges à l’endroit de ce soldat qui fait dans « Ma vie d’un soldat », son mea culpa.

D. K.

 

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DROITS DE L’HOMME

Une œuvre inachevée

« Plus jamais cela ! ». N’oublions jamais que c’est ce cri de révolte contre la barbarie et l’oppression, mais aussi ce cri d’espoir qui a été à l’origine de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, voilà 60 ans. N’oublions jamais que c’est la conscience naissante d’appartenir à une même famille humaine qui a conduit, pour la première fois, à vouloir, comme le disait René Cassin, « protéger tout l’homme et les droits de tous les hommes en tout lieu de la terre », à vouloir affirmer clairement la dimension universelle et indivisible de ces droits.

Soixante ans après, qu’est-il advenu de nos aspirations, de nos ambitions, de nos engagements ? Année après année, on a vu s’étoffer l’action normative et institutionnelle des Nations unies, on a vu s’élargir les catégories des bénéficiaires, on a vu s’amplifier la notion même de droits de l’Homme progressivement appliquée à l’alimentation, au développement ou à l’environnement.

Année après année, de nouvelles étapes décisives ont été franchies : qu’il s’agisse de la Conférence mondiale de Vienne, de la création de la Cour pénale internationale, de la reconnaissance du principe de compétence universelle, ou de celui de la responsabilité de protéger.

Malgré le travail et les efforts accomplis par l’ONU et la communauté internationale, malgré l’action inlassable des organisations non gouvernementales et des milliers de héros anonymes qui se dévouent souvent au péril de leur vie, malgré les progrès accomplis et les avancées incontestables réalisées tout au long de ces soixante années, l’œuvre reste, encore et toujours, inachevée.

Qui oserait, en effet, affirmer, aujourd’hui, que le droit à se nourrir, à se soigner, à se former, à travailler, à être protégé par la loi, à circuler librement, en d’autres termes que le droit à vivre dans le bien-être et la dignité est, partout dans le monde, réalisé ? Qui oserait affirmer, aujourd’hui, que la liberté de pensée, de conscience, d’opinion et d’expression, que l’égalité entre les hommes et les femmes, est, partout dans le monde, réalisée ?

Qui oserait affirmer, aujourd’hui, que la pauvreté et la guerre, la dictature et l’oppression, l’esclavage et la torture, la xénophobie et le racisme, ont été, partout dans le monde, éradiqués ? Qui oserait affirmer, aujourd’hui, que les principes proclamés par la Déclaration universelle des droits de l’Homme sont, partout dans le monde, effectivement appliqués, que leur violation est, partout, réprimée, ou mieux encore, prévenue ?

Soixante ans après, ayons la lucidité et le courage de reconnaître que le combat pour les droits de l’Homme et les libertés fondamentales demeure d’une pressante et révoltante actualité ! Ayons la lucidité et le courage de reconnaître que l’urgence n’est plus tant de définir de nouveaux droits, que d’amener les Etats, tous les Etats, à ratifier les textes existants, mais surtout à les appliquer réellement !

Plus grave encore ! Devons-nous prendre prétexte que le monde a connu, depuis soixante ans, de profonds bouleversements, que de nouveaux équilibres se sont fait jour, mais aussi de nouvelles menaces, pour remettre en cause, ici ou là, l’universalité de ces principes ?

Quelle serait la portée, l’efficacité et le devenir d’un droit que certains Etats seulement appliqueraient, tandis que d’autres le bafoueraient, au nom de spécificités culturelles, religieuses, nationales, au nom de je ne sais quel relativisme ? Nous irions au-devant d’un immense péril pour l’humanité si nous devions invoquer la diversité pour mieux révoquer l’universalité ! L’universalité et la diversité ne sauraient s’affronter, tant elles sont vouées à se nourrir, à s’alimenter, à s’enrichir l’une l’autre.

Mais dans le même temps que nous devons dénoncer cette instrumentalisation de la diversité et de l’altérité, nous devons réaffirmer fermement que l’universalité de principes ne saurait s’accommoder d’une politique du « deux poids, deux mesures ». Nous progresserons d’autant mieux que l’équité sera respectée et que tous les manquements à ces principes et ces idéaux seront condamnés, sans considération de puissance aucune !

Nous devons, aussi, réaffirmer fermement que l’universalité de principes ne saurait être l’occasion, pour certains, d’imposer à d’autres, de manière péremptoire, des méthodes et des modes d’expression venus d’ailleurs. Nous progresserons d’autant mieux que seront prises en compte la diversité des réalités historiques et socioculturelles, tant en ce qui concerne la formulation de ces principes, qu’en matière de sensibilisation, d’éducation, d’appropriation. Nous progresserons d’autant mieux que la volonté de condamner s’accompagnera d’une volonté de coopération et d’assistance dans un esprit d’écoute, de respect et de dialogue.

C’est bien dans cet esprit qu’agit la Francophonie pour conforter l’universalité des principes et l’efficacité des mécanismes. Une Francophonie fondée, il faut le rappeler, sur le respect de la diversité culturelle, une Francophonie qui a tant fait pour que cette diversité soit érigée en principe du droit international. Puisse donc ce soixantième anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme nous inciter, par-delà nos différences, à proclamer l’unité de notre condition humaine et l’identité de notre destin !

Abdou Diouf

(secrétaire général de la Francophonie)

 

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FACE AUX OGM

La biosécurité en préventive

Un atelier de formation sur le thème évaluation et gestion des risques environnementaux a réuni le 1er décembre 2008 les responsables et acteurs nationaux des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad.

Organisé par le Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), l’Institut du Sahel (Insah) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’atelier visait à former les acteurs sous-régionaux dans les pays des espaces CILSS, Cédéao et de l’Union économique et monétaire des Etats d’Afrique de l’Ouest (Uémoa) sur l’évaluation et la gestion de risques environnementaux liés à l’utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement a souligné l’importance de la tenue de cet atelier et indiqué que son département demeure convaincu que la gestion des plantes et produits génétiquement modifiés ne peut être efficacement assurée qu’à une échelle régionale.

Le développement de la biotechnologie moderne avec pour corollaire la diffusion dans l’environnement d’OGM pose à nos pays le défi de prendre les dispositions nécessaires pour protéger la santé des populations et l’environnement des effets néfastes probables, mais aussi à profiter des avantages liés à cette technologie.

Le secrétaire exécutif du CILSS a expliqué que les biotechnologies, constituent à la fois un espoir pour les uns, une crainte, voire une menace pour les autres. Cependant, leurs applications nous entourent de plus en plus et concernent notre santé et notre environnement.

Le secrétaire exécutif du CILSS, M. Bretaudeau, a salué la récente adoption de la loi malienne sur la biotechnologie, un processus que le CILSS a soutenu avec les acteurs nationaux de la biosécurité. C’est dire que l’exemple du Burkina Faso fait déjà tache d’huile en Afrique de l’Ouest.

D’autres pays accomplissent des efforts dans ce sens. Il s’agit du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Niger, du Nigeria, du Sénégal…

Le CILSS continuera son accompagnement auprès des structures nationales en vue de les doter de cadres réglementaires et juridiques adéquat en matière de biosécurité.

Aminata Traoré

(stagiaire)

 

 

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6e CAN FEMININE EN GUINEE EQUATORIALE

Forts soupçons sur le sexe des « gagnantes »

La Can féminine de football a pris fin samedi dernier à Malabo avec le sacre du Nzalang Nacional (Tonnerre en français). Mais la compétition s’est achevée dans la crise. Le Nigeria et le Cameroun ont affirmé que certaines joueuses équato-guinéennes sont des joueurs.

Avec Agnonmon Genevevah désignée meilleure joueuse et meilleure butteuse (6 buts), l’équipe équato-guinéenne est allée au bout de son rêve sous les yeux de son président de la République, Théodoro Obiang Nguema : en remportant chez elle, la 6e Can féminine. Victoire en finale contre les Banyana Banyana d’Afrique du Sud (2-1).

Mais, la compétition, qui a débuté le 15 novembre a pris fin le 29 du même mois sur fond de crise. Une polémique qui a bien suscité des interrogations. Tout est parti après les matches de poule et surtout les demi-finales avec les rencontres Afrique du Sud/Cameroun et Guinée-équatoriale/Nigeria. En effet, indéboulonnables sur le continent avec ses 5 victoires lors des cinq dernières éditions, les Super Falconnes du Nigeria sont passées à côté en Guinée-équatoriale. Elles ont été éliminées en demi-finale par le Nzalang Nacional.

Pour les observateurs avertis du football féminin, c’est la fin d’un règne. Interrogée sur le bon parcours de son équipe, Clémentine Natoto Touré, l’entraîneur adjoint du Nzalang Nacional a affirmé : « Notre victoire est le résultat de la bonne lecture du jeu que nous avons faite. Nous avons exploité les erreurs de l’adversaire. Et ça a payé », notamment contre les Sud-Africaines en finale.

La victoire équato-guinéenne est cependant contestée par les Nigérians et les Camerounais. « Certaines joueuses équato-guinéennes sont des hommes », ont-ils laissé entendre. Sans citer de noms ni de numéros, ils ont pointé un doigt accusateur sur l’encadrement technique guinéen. Parmi les contestataires figure le médecin des Lionnes Indomptables qui a mis en doute la sincérité de la Caf dans cette ténébreuse affaire.

Fin de non recevoir

« C’est vraiment déplorable pour une compétition de cette envergure de ne pas faire des tests de féminité ou anti-dopage alors qu’en procédant à des tests on aurait tout de suite écarté ces hommes qu’on a vu dans les rangs de certains » , a-t-il dit, ajoutant que c’est une méthode très simple qui ne demande pas de matériels en dehors des gans chez la femme.

Il a poursuivi en disant qu’une joueuse du Cameroun a vu une Equato-guinéenne enlever son maillot à la fin du match Cameroun-Guinée-équatoriale. « Un réflexe d’homme. Les femmes ne le font jamais et elle avait une poitrine avec une forme plutôt masculine », a-t-il précisé.

En Guinée équatoriale, l’affaire a provoqué une réaction d’indignation des autorités nationales, par la voix du secrétaire d’Etat aux Sports, Roussland Obiang, ont décidé de prendre l’affaire au sérieux.

« Ces personnes ne connaissant pas le règlement. C’est une compétition où tout le monde vient avec les joueurs féminins. C’est une Can féminine et non masculine » , a dit le chargé des Sports pour qui, les déclarations sont de nature à accuser son pays. « Des accusations très graves pour notre pays et c’est pour mettre en doute la crédibilité de la Caf. Il y a des commissions techniques de la Caf qui font le contrôle et elles contrôlent tout le tournoi ».

La Caf , tout en reconnaissant son tort de ne pas envoyer une commission de contrôle a, par la voix de son président, Issa Hayatou, sur RFI levé le voile en affirmant qu’en 2006 lors de la 5e Can au Nigeria, il y a eu des tests de féminité qui n’ont signalé aucune tricherie. En plus, M. Hayatou a avoué que la Guinée équatoriale a aligné presque la même équipe qu’il y a 2 ans au Nigeria.

« A l’occasion d’une organisation comme celle-là, il y a des techniciens sur le terrain qui nous disent ce qui ne va pas. Dès lors que la commission compétente a estimé que ce n’était pas vrai et a rejeté les accusations en homologuant les matches, en tant que président de la Caf, je m’en tiens à cela » , a indiqué le président de la Caf. Il a ajouté qu’il n’a pas la possibilité de contester ce que la commission compétente a décidé d’autant que les filles qu’on accuse aujourd’hui avaient joué il y a 2 ans au Nigeria où des tests étaient de rigueur.

Boubacar Diakité Sarr

 

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