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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 02 Decembre

 

MAIRIE DU DISTRICT

Des cadres désavouent Adama Sangaré

Des cadres de la mairie du district viennent d’adresser une « lettre ouverte » au ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, réclamant « la salubrité » à la mairie. En entendant d’y revenir, nous publions in extenso cette lettre ouverte.

LETTRE OUVERTE DU COMITE POUR LA SALUBRITE DE LA MAIRIE DU DISTRICT DE BAMAKO

A SON EXCELLENCE KAFOUGOUNA KONE, MINISTRE DEL’ATCL,

Les états généraux sur la corruption qui viennent de se tenir dans notre pays auraient pu, si les organisateurs s’en étaient donnés la peine, traiter d’un cas pratique de corruption, de détournement, de trafic d’influence, de népotisme, de copinage, d’achat de conscience, d’enrichissement illicite ultra rapide. L’intéressé, comme un journal de la place l’avait signalé, a brillé par son absence de Bamako, au moment où se tenait précisément ces états généraux sur la corruption. Il était en Europe, pour une énième fois, prendre du bon temps. Peut-être qu’il savait que certains allaient justement penser à lui ? Il s’agit de Monsieur le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, qui en 18 mois d’exercice de la fonction de maire, a rejoint le cercle élargi des fonctionnaires maliens multimillionnaires. Si l’occasion lui est offerte de revenir après les élections de 2009, alors il entrera dans le cercle fermé des fonctionnaires et autres agents des services publics milliardaires. Tout cela est en en train de se faire au vu et au su de certaines hautes autorités de ce pays, mais au détriment de la mairie du district de Bamako, des populations de Bamako, mais surtout des travailleurs de la mairie.

Voilà pourquoi des cadres de cette mairie ont décidé d’aller en croisade contre ce prédateur (…) qui agit à visage découvert lorsqu’il commet ses forfaitures, tant il a confiance à ses protecteurs.

Au passage, ces cadres accusent le Premier ministre Modibo Sidibé, Seydou Traoré, Secrétaire général du ministère du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, le Gouverneur du district de Bamako Féfé Koné, le Secrétaire particulier du Chef de l’Etat Mangal Traoré d’être « les protecteurs » du maire central.

Le maire Sangaré dit à qui veut l’entendre et comprendre, qu’il est un proche du Premier ministre, et de Mangal Traoré.

A peine 18 mois après sa prise de fonction, la mairie du district de Bamako court un gros risque : celui de la cessation de paiement. Ses travailleurs, surtout les cadres sont démotivés, découragés. Le district est livré à lui-même, car le maire vient quand il veut, faisant des fois trois jours sans mettre les pieds dans la cour de la mairie.

Nous demandons aux ministres, qui sont dans la situation dépeinte par le Chef de l’Etat qui disait dans son discours lors des cérémonies d’ouverture des états généraux sur la corruption que « les Directeurs administratifs et Financiers (DAF) sont plus importants que les ministres », de venir prendre des cours de gestion de la DAF auprès de Adama Sangaré, maire du district. Il est son propre DAF, tout passe par lui. Faites un tour à la DAF de la mairie, dont le budget annuel avoisine les 10 milliards, vous n’y verrez personne, à part les travailleurs, qui se tournent les pouces, en attendant une instruction du maire, pour procéder au paiement de tel fournisseur, prestataires de services.

Au Mali, il y a eu des cas rares ou un ministre a démissionné. Mais qui a vu un DAF démissionner ? Pourtant le maire du district de Bamako a réussi cette prouesse de faire démissionner son DAF, M. Diallo. Cette situation, pour tout observateur averti, au fait des problèmes de la mairie du district de Bamako, n’est pas une surprise.

Car, en juillet 2007, fraîchement élu à la tête de cette mairie, les premiers mots de M. Sangaré ont été « de venir pour assainir les finances de la mairie du district de Bamako ».

Nous, cadres, travailleurs de la mairie, qui sommes déjà au fait et agissements de ce conseiller, représentant la commune III, savions de quoi il s’agissait. Car M. Sangaré, durant tout le mandat du défunt Moussa Badoulaye Traoré, s’est manifesté par son arrogance, sa volonté de nuire à celui-ci, menant la fronde des conseillers qui rejetèrent à deux reprises, le compte administratif du maire de l’époque, allant jusqu’à écrire au ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales pour dénoncer les dérives de ce dernier.

Pourtant qu’est ce que M. Traoré (paix à son âme) n’avait pas fait pour « acheter » M. Sangaré ? Ce dernier a ainsi bénéficié de multiples faveurs, dont celles relatives à deux magasins du Marché rose occupés à l’époque par le poste de Police de ce marché. Ces deux magasins ont été attribués à Sangaré, qui disait-il, avait des problèmes sociaux à régler. Ces magasins furent vendus à 5 500 000FCFA par M. Sangaré, qui empocha ces sous. Faites simplement une enquête auprès de l’occupant actuel de ces magasins, des commerçants du Marché rose, vous serez édifié.

Cela, sans compter les lots à usage d’habitation dont il a bénéficiés et qu’il a vendus à prix d’or, au même titre que d’autres conseillers pourris, qui ne cessaient de mettre la pression, qui ne cessaient de faire chanter M. Traoré le défunt maire, pour lui extorquer le maximum, à cause de sa mauvaise gestion avérée de la mairie du district. Dieu dans sa Miséricorde rappela à lui Moussa Badoulaye Traoré, ouvrant sa succession à Adama Sangaré.

Ce transfuge politique de trois formations politiques, dont le dernier est l’Adema, qui le propulsa à ce poste, avec le soutien et la caution du tout puissant président de l’Association des maires du Mali, M. Kader Sidibé, maire de la commune III. Si ce dernier savait qu’il venait de rendre aux populations de Bamako, aux travailleurs de la mairie du district, le pire service, depuis le temps des gouvernorats.

Car cet individu, hautain, médiocre, a entrepris de combattre en premier lieu les cadres de la mairie du district de Bamako. Nous savons aujourd’hui, avec le recul, que cette attitude agressive de M. Sangaré cache en réalité un complexe, celui de sa carence, de ses limites et de son insuffisance intellectuelle.

Aujourd’hui, la mairie du district de Bamako est en péril. Nous en appelons au sursaut des travailleurs, non à celui de ses braconniers des marchés, qui assistent le maire dans ses missions de vol qualifié des espaces des marchés, des autogares.

Nous vous livrons dans les lignes qui suivent, certains des hauts faits d’armes de M. Sangaré, maire du district de Bamako, en matière de corruption, de détournement de fonds.

Ce kleptomane foncier de la pire espèce vient de jeter le discrédit sur l’ensemble des maires de Bamako, qui n’avaient pas pour la plupart, bonne presse. Ce discrédit, c’est la note du gouverneur du District de Bamako, Monsieur Féfé Koné, intimant l’ordre à ceux-ci d’arrêter toute réaffectation des lots retirés.

Monsieur le Gouverneur Féfé Koné, pouvait-il sincèrement se regarder dans un miroir lorsqu’il prenait une telle décision ? Nous ne le croyons pas. Car ce monsieur, renvoyé pour incompétence avérée et notoire par l’ancien maire du district de Bamako, Ibrahima NDiaye, est au centre de la mafia bamakoise du foncier, du trafic de lots à usage d’habitation. Il est en passe de devenir le premier propriétaire foncier de Bamako, à cause des compromissions en tout genre, du chantage qu’il exerce sur les maires de Bamako : il faut toujours commencer par envoyer le quota du gouvernorat, avant toute opération de distribution des lots à usage d’habitation. Cela nous ramène en arrière lorsque le maire du district de Bamako, lors d’une émission télévisée, affirmait que les communes ne vendent pas de lots. Mais ce qu’il ne pouvait pas dire, et que le commun des Maliens savait, c’est que pour lui, toutes les occasions sont bonnes pour vendre, notamment lors de ses missions à l’extérieur. Nous avons la preuve matérielle de tous les lots vendus par le maire du district de Bamako, des lots utilisés à des fins politiques, de trafic d’influence.

Nous disons aujourd’hui que toute cette dérive totalitaire, cette course effrénée à l’enrichissement illicite, ces retraits abusifs de lots à des populations pauvres et démunies, n’auraient pas eu lieu, si le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, avait joué pleinement son rôle de gendarme. Car, un cadre de la mairie du district de Bamako, avait pris sur lui d’attirer l’attention des plus hautes autorités, sur les agissements peu orthodoxes du maire Sangaré. Mahamane Djitteye, responsable du service logement à l’époque, avait envoyé une correspondance au ministre Kafougouna pour dénoncer, avec preuve à l’appui les agissements du maire Sangaré, en joignant la liste complète de bénéficiaires de lots indûment vendus par ce dernier.

Mais cette affaire fut étouffée par le Secrétaire général de ce ministère, Seydou Traoré dit Babou, qui se contenta d’envoyer une correspondance sous plis confidentiels au maire. Le ministre ne vit jamais le contenu de la lettre de M. Djitteye, qui fut relevé aussitôt de son poste. Ce doyen est à la mairie depuis plus de trente ans. Ce courage de M. Djitteye, hélas ne fut pas suivi par les autres cadres de la mairie, chacun préoccupé à préserver son poste. Voilà pourquoi nous disons que nous avons nous-mêmes, notre part de responsabilité dans cette situation.

Ainsi le maire, pour éviter de se retrouver dans une autre situation de ce genre, créa de toutes pièces une commission « baux », dirigée par un conseiller du district, le célèbre « brillant ». C’est ce monsieur maintenant qui gère toutes les affaires foncières de la mairie, le service logement.

Avec ampliation :

  • Présidence de la République
  • Primature
  • Ministère de la Justice
  • Ministère du Logement, des Affaires Foncières et de l’Urbanisme
  • Président de la Cour Suprême
  • Commandant de la Brigade d’Investigation Judiciaire
  • Vegal
  • Coordinateur des Chefs de Quartier de Bamako
  • Président de l’Association des Natifs de Bamako – ANABA
  • Maires des six communes de Bamako
  • Presse Nationale écrite et parlée
  • Tout citoyen de la ville de Bamako

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MOIS DE LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA

Exaltation au dépistage volontaire

Le Mali à l’instar d’autres pays a célébré hier, le 1 er décembre décrété depuis 1988 journée mondiale de lutte contre le Sida. L’événement était placé sous la présidence du président de la République.

« Seul le dépistage nous permet de connaître notre statut ; le test du VIH est à notre portée, les médicaments aussi » . Tels étaient entre autres les slogans écrits sur les banderoles et interprétés par la troupe nyogolon au cours de ce lancement officiel de la journée mondiale de lutte contre le sida au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

Cette journée qui se veut, un cadre de mobilisation de tous les acteurs de la lutte contre le VIH, de la présentation de bilan et de la projection dans l’avenir a retenu comme thème générique : « Appel au Leadership », un sujet qui reste sans changement. En revanche, le nouveau slogan national est « le dépistage volontaire du VIH pour tous, maintenant et partout au Mali ». Le choix de ce slogan qui, couvrira tout le long des campagnes 2009-2010, est justifié par certains points sensibles à savoir : la faiblesse de la couverture du pays par l’offre de services, le faible taux d’acceptation pour le dépistage, le nombre très limité de personnes dépistées et la méconnaissance par une frange non moins importante de la population de l’importance du dépistage volontaire et anonyme.

Aux dires du Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), Malick Sène, « notre pays a pu faire reculer son taux de prévalence de 1,7 à 1,3 %. Parmi les pays africains avancés en matière de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, le Mali occupe le 4 e rang à avoir mis sous traitement anti-rétroviro (ARV) 21 mille patients sur 28 millions enregistrés en Afrique. Ce résultat positif a été obtenu grâce à l’engagement des plus hautes autorités qui ont doté le pays d’un cadre juridique et politique adéquat, assorti d’un plan opérationnel 2007-2010. Le sida est l’affaire de chacun et l’affaire de tous et nous allons gagner ce combat contre ce fléau dans la durée, dans le sérieux et dans la gouvernance», a-t-il précisé. M. Sène ajoutera que « c’est grâce aussi à la disponibilité des partenaires techniques et financiers, qui n’ont pas hésité à mettre les ressources conséquentes dans la lutte pour que aujourd’hui le Mali ait ces performants résultats ».

Résultats performants

Le président de la République et parrain de l’événement, Amadou Toumani Touré, dira qu’ « en plus de ces résultats performants obtenus en 2008, il reste encore à faire, car des résultats de ce genre sont faibles, il faut mieux faire et j’invite tous et toutes à la vigilance, de multiplier davantage le courage ». Le président de l’Association des personnes vivant avec le VIH/Sida, Modibo Kane a invité le gouvernement à prendre une mesure urgente contre la discrimination et la stigmatisation, qui aussi constituent un autre fléau. Par ailleurs le chef de l’Etat s’est félicité de l’accompagnement et le soutien des Partenaires techniques et financiers (PTF) et des partenaires pour le développement dans la lutte et dans la prévention de l’épidémie sida.

Pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement en matière de VIH/Sida, le ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré précisera qu’ « il faut davantage développer la prévention, le traitement et les soins dont le dépistage est la principale porte d’entrée ». Il dira qu’au niveau des sites de prises en charge, 21.640 patients ont été initiés au traitement ARV de 2001 au 31 octobre 2008, tandis que la prévention dans le plan sectoriel pour fin décembre 2008 était de 21.000 patients. Pour ce faire le département de la Santé prévoit de rendre le dépistage volontaire disponible dans au moins 100 nouveaux CSCOM par an.

L’espoir est permis d’enrayer le VIH/Sida d’ici 2015.

Assitan Haïdara

 

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MOIS DE LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA

Exaltation au dépistage volontaire

Le Mali à l’instar d’autres pays a célébré hier, le 1 er décembre décrété depuis 1988 journée mondiale de lutte contre le Sida. L’événement était placé sous la présidence du président de la République.

« Seul le dépistage nous permet de connaître notre statut ; le test du VIH est à notre portée, les médicaments aussi » . Tels étaient entre autres les slogans écrits sur les banderoles et interprétés par la troupe nyogolon au cours de ce lancement officiel de la journée mondiale de lutte contre le sida au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

Cette journée qui se veut, un cadre de mobilisation de tous les acteurs de la lutte contre le VIH, de la présentation de bilan et de la projection dans l’avenir a retenu comme thème générique : « Appel au Leadership », un sujet qui reste sans changement. En revanche, le nouveau slogan national est « le dépistage volontaire du VIH pour tous, maintenant et partout au Mali ». Le choix de ce slogan qui, couvrira tout le long des campagnes 2009-2010, est justifié par certains points sensibles à savoir : la faiblesse de la couverture du pays par l’offre de services, le faible taux d’acceptation pour le dépistage, le nombre très limité de personnes dépistées et la méconnaissance par une frange non moins importante de la population de l’importance du dépistage volontaire et anonyme.

Aux dires du Secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), Malick Sène, « notre pays a pu faire reculer son taux de prévalence de 1,7 à 1,3 %. Parmi les pays africains avancés en matière de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida, le Mali occupe le 4 e rang à avoir mis sous traitement anti-rétroviro (ARV) 21 mille patients sur 28 millions enregistrés en Afrique. Ce résultat positif a été obtenu grâce à l’engagement des plus hautes autorités qui ont doté le pays d’un cadre juridique et politique adéquat, assorti d’un plan opérationnel 2007-2010. Le sida est l’affaire de chacun et l’affaire de tous et nous allons gagner ce combat contre ce fléau dans la durée, dans le sérieux et dans la gouvernance», a-t-il précisé. M. Sène ajoutera que « c’est grâce aussi à la disponibilité des partenaires techniques et financiers, qui n’ont pas hésité à mettre les ressources conséquentes dans la lutte pour que aujourd’hui le Mali ait ces performants résultats ».

Résultats performants

Le président de la République et parrain de l’événement, Amadou Toumani Touré, dira qu’ « en plus de ces résultats performants obtenus en 2008, il reste encore à faire, car des résultats de ce genre sont faibles, il faut mieux faire et j’invite tous et toutes à la vigilance, de multiplier davantage le courage ». Le président de l’Association des personnes vivant avec le VIH/Sida, Modibo Kane a invité le gouvernement à prendre une mesure urgente contre la discrimination et la stigmatisation, qui aussi constituent un autre fléau. Par ailleurs le chef de l’Etat s’est félicité de l’accompagnement et le soutien des Partenaires techniques et financiers (PTF) et des partenaires pour le développement dans la lutte et dans la prévention de l’épidémie sida.

Pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement en matière de VIH/Sida, le ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré précisera qu’ « il faut davantage développer la prévention, le traitement et les soins dont le dépistage est la principale porte d’entrée ». Il dira qu’au niveau des sites de prises en charge, 21.640 patients ont été initiés au traitement ARV de 2001 au 31 octobre 2008, tandis que la prévention dans le plan sectoriel pour fin décembre 2008 était de 21.000 patients. Pour ce faire le département de la Santé prévoit de rendre le dépistage volontaire disponible dans au moins 100 nouveaux CSCOM par an.

L’espoir est permis d’enrayer le VIH/Sida d’ici 2015.

Assitan Haïdara

 

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LUTTE CONTRE LE SIDA

La Fondation partage et Open Mali au cœur du combat

Le coup d’envoi de la série de conférences que l’Association « Oui, pour une enfance noble » (Open Mali) et la Fondation partage organisent dans le cadre de la lutte contre le sida, a été donné le 1 er décembre au lycée Cheich Anta Diop. C’était sous la présidence de l’ex-première dame du Mali, présidentede la Fondation Partage, Mme Adam Ba Konaré.

Cette belle initiative qui en est à sa 2 e édition se situe dans le cadre du mois de lutte contre le VIH-Sida. Au total, 15 conférences seront organisées respectivement dans 15 établissements scolaires du district. Le thème retenu cette année est « jeunesse unie contre le Sida ». Elle s’étendra du 1 er au 20 décembre 2008.

La présidente de la Fondation partage, Mme Adam Ba Konaré a exprimé toute sa satisfaction de voir les jeunes qui constituent actuellement la couche la plus affectée s’engager dans la lutte contre le Sida. Selon l’ex-première dame, « pour mener à bien la lutte contre le Sida, il est important d’amener les jeunes à croire au Sida ». A ses dires, la plupart des jeunes ne croient pas jusqu’à présent à l’existence de la pandémie. D’où la tenue des conférences sur le fléau dans les établissements scolaires.

Mme Adam Ba Konaré a mis l’accent sur le nombre de séropositifs sur le continent africain qui s’accroît de plus en plus. « C’est à la fois ahurissant et alarmant de voir que 67 % de séropositifs dans le monde se trouvent sur notre continent », a-t-elle dit. Elle a ajouté que c’est en travaillant en synergie qu’on pourra remédier cette pandémie du siècle.

La présidente de la Fondation partage et marraine d’Open Mali a aussi mis en exergue le rôle que joue sa Fondation dans l’organisation de cette série de conférences, rôle qu’elle a qualifié d’accompagnateur. « Nous sommes là uniquement en tant que partenaires privilégiés sinon tout le mérite revient à ces braves jeunes d’Open Mali. Ce sont eux qui donnent du poids à cette initiative ».

Le président d’Open Mali, Cheich Sissoko a fait un bref rappel sur le taux du Sida qui ravage jour après jour les jeunes. A l’en croire, les chiffres ont démontré que la tranche d’âge entre 5 et 25 ans, représente de nos jours 1/3 de séropositifs dans le monde, et le nombre d’orphelins de Sida est estimé à 10 millions personnes. Il a expliqué que l’objectif visé par son association en organisant des conférences de ce genre dans des écoles, est d’amener les jeunes élèves à être des participants actifs dans la lutte contre le Sida qui est selon lui, le premier ennemi de l’humanité.

Le représentant de CESAC, Fernandez Mathieu a remercié Mme Adam Ba Konaré pour son engagement dans la lutte contre le Sida. « Elle est l’initiatrice du 1 er Symposium sur le Sida », a-t-il fait remarquer. Il a affirmé que ce sont les jeunes notamment les femmes qui sont les plus exposées au VIH/Sida, « car il suffit qu’un mari polygame soit séropositif pour que toutes ses femmes soient affectées du coup ».

Le Proviseur du lycée Cheick Anta Diop, Tierno Aboubacar Tall a salué les organisateurs d’avoir choisi son établissement comme cadre de lancement de la série de conférences qui revêt selon lui, une importance capitale. M Tall pense que, « face à un fléau tel que le Sida, s’unir et sensibiliser, constituent un des moyens clés de lutte ».

La cérémonie a pris fin par la visite de l’établissement.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

Open Mali en faveur de l’enfance déshéritée

L’Association « Oui » pour une enfance noble ou « Open Mali » a vu le jour en 2001. Elle est à but non lucratif et chargée d’aider les enfants démunis. L’une de ses actions majeures est la scolarisation de ces enfants et la mise en œuvre d’actions en faveur de la jeunesse et de la population malienne. Elle a déjà scolarisé 10 enfants dans la région de Mopti et autant dans le district de Bamako. L’Association humanitaire a aussi organisé de nombreuses conférences sur le Sida dans de nombreux établissements à Bamako, des concerts de charité et une journée de soutien aux enfants défavorisés du village SOS de Sanankoroba.

Open Mali a un bureau composé de jeunes ambitieux, travailleurs et pleins de volonté. Elle a pour marraine Mme Adam Ba Konaré et compte de nombreux sympathisants dans divers milieux.

R. K.

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LE MONDE EN CRISE

Quel sort pour les plus démunis ?

Tous les superlatifs ont été utilisés pour caractériser la crise financière et économique que traverse la planète depuis quelques mois maintenant. C’est en effet à l’une des plus graves crises du capitalisme que nous assistons en ce moment.

De juillet à septembre, 25 000 milliards de dollars de richesses qu’on pensait acquises se sont envolées des places financières de pays riches. Cette richesse perdue représente plus de deux siècles d’aide au développement et est supérieure à tout ce que le continent a reçu comme soutien depuis les indépendances de nos pays. Des entreprises reconnues par tous comme de véritables institutions comme General Motors ou Lehman brothers frôlent la faillite ou ont déjà déposé le bilan. L’incertitude créée par la situation asphyxie le crédit et prive de nombreux acteurs de moyens d’actions voir de liquidités de fonctionnement. On voit ainsi la Chine, grand espoir économique de la planète, craindre pour son expansion en raison de faillites multiples d’entreprises dans la province orientale de Canton.

La crise est présente, elle a une histoire et s’explique par de nombreux facteurs qu’il convient d’analyser pour la comprendre. Elle se manifeste à différents niveaux mais avec des impacts significatifs pour tous, à commencer par les pays les plus démunis. Face à l’ampleur du désastre, les pays riches ont mis en œuvre des stratégies multiples et commencent peu à peu à jeter les bases d’une réaction multilatérale dont certains contours rappellent les innovations de Bretton Woods il y a soixante ans. Ces solutions interpellent les pays démunis dont principalement les nations africaines. Elles se doivent de réagir à la hauteur de l’ampleur des difficultés. Individuellement également, à l’instar de notre pays, elles doivent engager des reformes de fond pouvant faire de ce désastre planétaire une opportunité de regain et de croissances annonciatrice de lendemains meilleurs !

La crise financière et économique actuelle n’a été que la cerise sur un gâteau déjà bien imposant depuis trois ans ! En effet nous vivons encore les manifestations de deux crises précédentes que sont la crise énergétique et la crise alimentaire, toute crise ayant des impacts plus ou moins négatifs sur les pays démunis au nombre desquels le Mali. La crise énergétique a eu comme effet d’accroître considérablement le coût des hydrocarbures et indirectement les coûts des produits et services qui leur sont liés (transport, biens manufacturés, produits alimentaires…).

La Crise alimentaire a enfoncé le clou par une augmentation significative du prix des aliments, aussi bien ceux importés que ceux produits localement, avec comme conséquence une baisse douloureuse du pouvoir d’achat des populations. Ces crises ont suscité des meutes et des manifestations populaires dans de nombreux pays. Elles ont nécessité que les Etats interviennent par le recours à différentes mesures (subventions, exonérations, hausse de salaire, allocation de primes…) ayant comme point commun une baisse substantielle de leurs capacités budgétaires et donc un affaiblissement de leurs pouvoirs d’intervention. Au Mali, courant octobre, l’Etat a ainsi été obligé de revoir à la baisse ses prévisions de recettes et pour 2008 et pour 2009 après avoir constaté que l’exercice budgétaire 2007 n’a pas été satisfaisant. Par exemple, le niveau prévisible des recettes (980 milliards de FCFA) pour 2009 atteint péniblement ce qui avait été prévu pour 2008 ! L’effet conjugué des crises énergétiques et alimentaires a été dramatique pour nos pays. Quid de la crise actuelle d’abord financière et depuis peu économique ?

Déséquilibre

La crise actuelle pend au nez du monde développé depuis quelques années. Elle a été induite par de profonds déséquilibres apparus aux Etats-Unis, déséquilibres se répandant aux autres pays à travers leurs marchés financiers et bancaires. L’économie américaine a été longtemps soutenue par la consommation intérieure de plus de 300 millions de personnes ayant des niveaux de vie et de compétence en moyenne les plus élevés de la planète. Ces consommateurs ont pris l’habitude d’user et d’abuser des avantages de l’économie capitaliste et de son frère jumeau : les marchés financiers et bancaires.

Les ménages américains ont ainsi pris l’habitude de vivre très largement à crédit et de financer tous les éléments de leur vie par l’emprunt. La disponibilité des banques, l’abondance des liquidités (dont une grande partie en provenance de l’extérieur) et l’appétit de nombreux intermédiaires (spéculateurs en cascade achetant des actifs et les revendant plus chers) vivant de ce système ont permis au dispositif de fonctionner de nombreuses années sans difficulté car la confiance de chaque acteur était acquise, cela d’autant plus que chacun y avait intérêt. Il a fallu la conjonction de plusieurs facteurs pour faire fissurer cet ensemble.

La politique monétaire et budgétaire américaine des dernières années a privilégié une monnaie faible pour limiter le déficit commercial du pays, ce qui accroît les risques d’inflation et surtout maintient des taux d’intérêts bancaires élevés pour faire face à cet environnement. La hausse des taux d’intérêts rend plus cher le coût de l’emprunt surtout quand le taux d’intérêt de cet emprunt est variable. Cet intérêt devient de plus en plus lourd et sera insupportable quand le débiteur rencontrera des difficultés du fait de perte d’emploi ou de situation particulière intervenant dans sa vie (dépenses importantes du couple, investissements nouveaux…). Le dispositif a été ainsi peu à peu fragilisé et a fini par atteindre un point de non retour quand l’insolvabilité grandissante des foyers a entraîné des saisies immobilières, favorisé la baisse des prix de l’immobilier en raison du trop grand nombre de logements saisis (actuellement 3000 logements sont saisis chaque jour aux Etats-Unis créant autant de familles sans domiciles) et fini par emporter le principal fondement : la confiance des acteurs ! Quand la confiance n’existe plus entre partenaires, il n’y a plus de transactions, plus d’échanges, plus de financement et donc moins de consommations et encore moins d’investissements et d’affaires.

Les organismes de crédit immobilier, handicapés par leurs créances irrécouvrables ne peuvent plus fonctionner. Ils n’arrivent pas à rembourser les banques qui leur ont prêté de l’argent ; ces dernières se retrouvent sans liquidités et ne peuvent plus rembourser leurs déposants et leurs partenaires dont d’autres banques et des investisseurs boursiers ; et ainsi de suite la défiance et le défaut de liquidité gagnent tous les acteurs financiers et économiques. Les grandes entreprises financières sont les premières à faire les frais de la crise, suivies par les autres qui leur sont liées ne serait ce que par les financements. Aucun pays, en particulier ceux qui sont développés, n’est épargné car leurs acteurs financiers figurent en bonne place des créanciers des entreprises, des banques et indirectement des particuliers américains. C’est ce qui explique le vent de panique sans précédent depuis 1929 qui parcourt le monde, à commencer par les Etats-Unis.

Toutes les places financières chutent. Les grandes entreprises commencent à s’inquiéter sérieusement car la crise financière commence à impacter le moral des consommateurs qui, inquiets de l’avenir, commencent à contracter leurs dépenses. Le secteur des transports commence à être traumatisé. Le secteur de l’automobile subit les affres de la crise. Les loisirs et les services suivront et progressivement la crise investit les secteurs d’activité de l’économie réelle transformant en crise économique tout court ce qui apparaissait encore quelques mois comme une simple alerte financière localisée.

Le monde tremble

La toute puissante Chine, dont beaucoup d’entreprises sont détenues par des spéculateurs et autres investisseurs internationaux, commencent à voir le taux de chômage partir à la hausse avec une augmentation importante des faillites d’entreprises prises en tenaille par l’effet conjugué du recul de leurs débouchés (les consommateurs occidentaux) et de la baisse de liquidités indispensables aux investissements et au progrès. Le Monde tremble, surtout les plus pauvres. On a coutume de dire dans le mandé que « quand la coupe de la forêt commence par le karité (l’arbre le plus imposant), les autres arbres doivent se faire du souci » ! Nous devons en effet nous faire du souci et cela à différents niveaux. Nous devons nous inquiéter pour nos sources de devises que sont nos ressortissants vivant dans les pays riches, directement menacés qu’ils sont par les effets de la crise en terme de perte d’emplois voir de restriction dans les transferts de fonds. Nous devons nous faire du souci pour l’aide que les pays riches consentent à nous faire chaque année et qui avait déjà tendance à baisser en terme réel. Nous devons également avoir peur pour les nombreux projets d’investissements ayant besoin de capitaux étrangers, dans les infrastructures, l’énergie, la téléphonie, les mines…

La crainte des pays en difficulté doit concerner sans doute leurs propres marchés financiers au sein desquels certaines banques disposent d’avoirs et de positions sur les places internationales. Nous devons craindre pour nos matières premières exportées pour la plupart et dont la bonne tenue avait permis au continent africain d’afficher depuis 5 ans une croissance de la richesse supérieure à 5 % chaque année. Nous voyons ainsi depuis un mois le cours de la fibre de coton atteindre son niveau le plus bas depuis deux ans effaçant du coup les espoirs placés par un pays comme le Mali en l’avenir de la filière cotonnière ! Nous devons craindre pour la solidité de nos finances publiques déjà bien entamées par les efforts importants consentis pour faire face aux crises précédentes. Certains d’entre nous doivent enfin craindre pour le sort réservé à leur épargne et aux placements qu’ils ont effectués à partir de leurs excédents commerciaux consécutifs à l’embellie des cours du pétrole !

Les effets de la crise seront multiformes et peuvent conduire les plus faibles d’entre les nations dans une impasse financière et économique avec de graves conséquences sociales. Le signal d’alarme a d’ailleurs été tiré par la Banque mondiale à travers son président qui estime que si des efforts de soutien importants n’étaient pas engagés vers les pays pauvres, la conjoncture mondiale actuelle risquerait d’entraîner le basculement d’au moins 30 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, ce qui annihilerait les efforts déployés par le monde développé pour lutter contre la pauvreté et surtout constaterait l’impossibilité pour nous tous d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement !

Les nations les plus touchées par la Crise ne sont pas restées inactives face à celle-ci loin de là. Elles ont déployé depuis six mois des efforts de sauvetage et de lutte sans équivalent dans l’histoire de l’humanité pour endiguer les effets de la crise. Ces réactions ont concerné les nations prises individuellement pour faire face aux problèmes locaux en rapport avec certaines spécificités propres à chaque pays. Elles ont aussi porté sur des tentatives de reforme régionale ou globale pour faire face aux enjeux de l’économie globale et faire en sorte qu’il n’y ait de réplique ultérieure. Au niveau des nations, on a ainsi été témoin ces dernières semaines à la présentation du plan Paulson (ministre américain des finances) pour plus de 750 milliards de dollars, du plan de sauvetage des banques françaises pour 275 milliards d’Euros, de plan de relance économique chinoise pour 400 milliards de dollars…

Nous avons vu l’Union européenne décider d’une mise en cohérence des interventions des pays assorties d’actions de la Banque centrale sur les marchés pour soutenir la monnaie et les banques. Ces actions se traduisent principalement par le soutien aux banques et autres acteurs financiers par l’intermédiaire de prêts, de prise de participation au capital ou de rachat d’actifs dévalués afin de leur permettre de recouvrer un minimum de solvabilité. Ils ont permis de maintenir dans une certaine proportion la chute des places financières.

Mais il est apparu nécessaire que les décideurs politiques aillent plus en avant dans leurs actions pour assainir les fondements du système financier international et des activités des financiers afin de revenir à certains fondamentaux. Ces actions se décident globalement car le monde et l’économie planétaire sont globaux et personne ne remet cela en question. C’est cette nécessité qui a motivé le Président français à la tête de l’Union européenne pour convaincre les dirigeants américains et asiatiques à aller vers une rencontre internationale destinée à refonder le système financier international. L’objectif de ces dirigeants étant d’arriver à mettre en place un début de gouvernance économique mondiale et à renforcer la régulation des activités financières comportant des aspects de règles de fonctionnement, de contrôles d’activités et de contrôles comptables mais aussi d’informations financières plus adaptées et plus massives. La réunion des pays les plus puissants pays s’est tenue le samedi 15 novembre et on attend d’ici six mois la concrétisation des nombreuses décisions qui y ont été prises.

Parallèlement aux pays, les institutions de développement et les institutions financières internationales ne sont pas restées inertes. En Afrique, la Banque africaine de développement (Bad) a réuni les ministres des finances du continent le 12 novembre pour identifier les moyens d’actions à mettre en œuvre.

Secourir les économies en péril

La Banque mondiale a rendu public le 11 novembre ses intentions en direction des pays démunis et qui se baseront notamment sur une multiplication par trois de ses interventions annuelles (environ 35 milliards de dollars prévus pour 2009 contre 13,5 milliards en moyenne chaque année). L’institution envisage également un accroissement des interventions de la société financière internationale, sa filiale, envers les entreprises et les projets privés structurants dans les pays pauvres. Elle souhaite aussi accroître ses garanties pour le financement par les banques de projets importants dans les pays en développement. Le Fonds monétaire souhaite renforcer ses moyens d’action (à porter de 80 à 250 milliards de dollars en vendant une partie de ses 400 tonnes de réserves d’or) pour soutenir la balance de paiement et les budgets des pays en difficultés. D’autres institutions s’emploient à secourir les économies en péril avec plus ou moins de réussites mais on peut être heureux de la réactivité relative des gouvernants d’aujourd’hui même si peu d’entre eux peuvent dire de quoi demain sera fait, notamment les gouvernants africains !

Que pouvons-nous faire en Afrique pour nous sortir de la crise mieux et plus tôt que les autres ? Cette question n’est malheureusement pas souvent posée en terme d’urgence sur le continent. On préfère davantage échanger sur la nécessité pour l’Afrique d’être présente à la réunion du groupe des vingt pays les plus riches que de prendre des mesures pouvant permettre au Continent de jouer sa propre partition. L’Afrique qui représente 3 % de la richesse mondiale, 2 % du commerce et des investissements internationaux et encore une moindre proportion des transactions financières ne peut guère peser sur le cours des discussions des nations riches. Elle peut encore moins revendiquer une quelconque place à ces occasions. Elle doit en revanche se poser les bonnes questions en terme de gouvernance économique, de solidarité, de coopération et d’actions concertées lui permettant de renforcer ses structures économiques afin d’affronter éventuellement les prochaines crises.

Elle doit utiliser les menaces à l’horizon comme inductrices de progrès vers une plus grande intégration de son économie et des échanges plus importantes entre ses différentes régions et ses différents pays. Certains domaines prioritaires sont à identifier et à faire l’objet de décisions politiques majeures. Les chantiers de l’énergie et des infrastructures, de l’orientation des capitaux et de l’épargne, de l’agriculture et de l’agro industrie peuvent servir de trame à une réponse africaine à la crise internationale. Les pays africains exportateurs d’hydrocarbures et de métaux précieux ont accumulé en peu de temps des réserves significatives de change pendant que d’autres pays lançaient des emprunts importants sur les places boursières afin de lever des fonds destinés à financer leurs déficits. On ne voit pas ce qui pourrait empêcher les Etats africains de se prêter mutuellement de l’argent quitte à garantir ces prêts par des actifs miniers, agricoles…comme certains le font avec des puissances étrangères. Certains pays se sont totalement désendettés (ce qui est une bonne chose) et se contentent de placer simplement leur excèdent dans les banques occidentales alors que ces fonds pourraient financer des investissements de base inducteurs de progrès pour le continent.

Les infrastructures constituent un domaine où les fonds errants des Etats pourront être mis à contribution. Les infrastructures routières (Transsaharienne, transahelienne, autoroutes régionales, …), énergétiques (barrages notamment avec le cas du Grand INGA pouvant fournir 48 000 Méga Watts soit l’équivalent des besoins énergétiques de l’Afrique centrale pour au moins quarante ans), agricoles (les aménagements hydroagricoles permettant de mettre à disposition 3 millions d’hectares pour la riziculture en Afrique ne coûteront que 8 milliards de dollars soit dix fois moins que les réserves de change de la seule Algérie !), les prospections en matière d’hydrocarbures ou de mines… Les occasions d’investir sur le Continent ne manquent pas, les capitaux également. La volonté de drainer les uns vers les autres est ce qui nous manque. Il nous faut pourtant nous engager à améliorer nos fondamentaux économiques.

Plusieurs études ont ainsi démontré qu’en améliorant l’intégration des pays et les relations économiques entre Etat, non seulement on favorise l’intégration sociopolitique mais surtout on accroît la richesse du continent et on le rend moins tributaire des soubresauts extérieurs. Le Nepad a ouvert la voie, l’Union africaine a créé des espoirs, la gouvernance économique africaine est véritablement à construire. Elle permettra de distribuer les rôles entre le national, le régional et le continental. Elle permettra à chaque pays, comme le Mali, de pouvoir faire sa part du boulot dans l’harmonie avec les autres.

Au Mali, nous faisons face aux retombées des différentes crises avec de sérieux atouts mais également avec quelques faiblesses significatives. Au niveau de ces dernières on peut signaler les difficultés de nos finances publiques, le déficit budgétaire de 2008 sera plus important que prévu avec 120 milliards de FCFA et celui de l’année prochaine sera encore plus important (130 milliards). L’Etat cumule des arriérés importants envers le secteur privé, ce qui augure d’une année 2009 compliquées avec une marge de manœuvre plus restreinte pour l’Etat en cas de survenance d’autres chocs externes. Les ventes annoncées d’or par le Fonds monétaire international (FMI) risquent de mettre à mal le cours de ce métal et donc de diminuer les ressources des compagnies et de celles de l’Etat. La baisse significative des cours du coton est lourde de menace surtout quand on sait que des mesures importantes sont envisagées pour faire augmenter la production de coton graine.

Au cours actuel de la fibre, si la production devait atteindre 600 000 tonnes, le déficit de la filière serait supérieur à 40 milliards de FCFA, ce qui obligera l’Etat à intervenir et dans les conditions actuelles la situation sera très difficile.

A côté de ces difficultés réelles, le pays a des atouts qu’il convient d’exploiter pour renforcer nos bases économiques. Le premier atout du pays est l’harmonie sociale, caractérisée par une bonne collaboration entre l’Etat et ses partenaires sociaux dans un environnement de transparence sur la gestion des ressources publiques. Les pouvoirs publics doivent engager des concertations avec les partenaires sociaux destinées à différer certains engagements susceptibles d’avoir une incidence sur les charges budgétaires en attendant une embellie budgétaire. Il est également souhaitable que nous nous efforcions à éponger les arriérés internes, au moyen s’il y a lieu des ressources exceptionnelles liées au portefeuille (ressources de privatisation par exemple). Il nous faut poursuivre les efforts importants entrepris dans la promotion agricole en particulier celle liée à la culture du riz. Le pays attend des récoltes agricoles sans précédant dont des résultats importants en matière de culture rizicole. Il faut induire la gestion de ce résultat en poursuivant plusieurs objectifs que sont l’autosuffisance alimentaire, le bon approvisionnement des villes, la constitution de stocks d’intervention publics et de stocks d’intervention privés, la préparation de la prochaine campagne par une meilleure organisation du secteur des intrants et des semences, une plus grande régulation de l’Etat (lutte contre les retentions spéculatives et suivi des exportations, formation des producteurs…).

Notre pays a l’opportunité d’utiliser cette campagne pour jeter les bases de notre souveraineté alimentaire nous permettant de nous sécuriser mais aussi et surtout de profiter des opportunités du marché et, là où cela est possible, d’investir dans le domaine de la transformation des produits agricoles. Le Gouvernement doit donner plus de vigueur à sa politique de substitution de ressources internes aux ressources de portes par une plus grande collaboration des services fiscaux, une meilleure couverture des contribuables, la simplification des mesures fiscales et l’engagement d’une importante politique de soutien aux opérateurs locaux accompagnée par le soutien et la promotion du civisme fiscal.

Pour un pays comme le nôtre, qui comptera encore sur l’extérieur pour au moins 450 milliards de FCFA l’année prochaine, les solutions publiques ne sont pas innombrables, notamment dans l’environnement actuel. Néanmoins, en multipliant les initiatives de manière cohérente, en se fixant des objectifs clairs et quantifiables, privilégiant certains secteurs clés, les autorités pourront démontrer aux Maliens leur ferme intention à répondre aux enjeux d’aujourd’hui en n’oubliant pas de poser les jalons qui faciliteront au pays de gérer ceux de demain avec plus de moyens.

Moussa MARA

 

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FETE DU LIVRE A SEGOU

Le lycée cabral célèbre «  la Conjuration »

«  la Conjuration », un livre de Daniel Amagouin Tessougué a été le plat de résistance de la fête du livre organisé le 28 novembre 2008 par le lycée Abdoul Karim Camara de Ségou et les éditions Jamana.

« Les éditions Jamana au service d'une école performante », voilà l'inscription qu'on pouvait lire à la porte du lycée Abdoul Karim Camara dit Cabral, le vendredi 28 novembre décrété fête du livre. Dans la cour de ce premier lycée de la région de Ségou, sur initiative de la Coopérative culturelle Jamana, les élèves s'étaient donnés rendez-vous pour Célébrer la « Conjuration », un livre de Daniel Amagoin Tessougué, édité par les éditions Jamana. La cérémonie était présidée par le préfet adjoint de Ségou en présence du directeur de l'académie, du directeur commercial de Jamana, des magistrats, des directeurs d'école des anciens du lycée de Ségou et une foule d'élève.

Le proviseur du lycée de Ségou M. Maïga après avoir souhaité la bienvenue aux uns et autres a souligné que « ce livre célébre est la consécration de la réussite, de la performance et surtout de l'excellence ».

Le directeur commercial de Jamana, Mahamoud Sidibé, a indiqué que « l'école demeurant une des clés majeure du développement dépend elle aussi de deux conditions à savoir le matériel didactique et le personnel enseignant. Si ces conditions sont remplies nous aboutirons à une école performante », a-t-il dit. C'est convaincu de cela, a-t-il ajouté que la Coopérative culturelle Jamana a lancé les éditions Jamana qui compte aujourd'hui dans son catalogue plus de 150 titres avec des Maliens. M. Sidibé a lancé un appel aux élèves pour leur assiduité à la lecture qui est un creuset indispensable à la recherche du savoir.

Le modérateur Issouf Dicko, professeur de lettres modernes au lycée Abdoul Karim Camara dit Cabral a fait un bref aperçu de l'ouvrage. Selon lui, «  La Conjuration », désigne en français un complot, une conspiration pour renverser le pouvoir établi. Dans un deuxième sens, le mot désigne l’action de conjurer, c'est-à-dire d’écarter quelque chose de dangereux. Enfin, il s’agit aussi d’éloigner les effets d’une influence néfaste à l’aide de rites et de formules magiques. Dès lors, a-t-il dit, l’auteur nous situe dans l’univers des pouvoirs africains fondés sur la médiocrité et l’obscurantisme et pour lesquels toute autonomie de réflexion est suspecte.

Le récit, selon Issoufi Dicko, s’achève par une indication temporelle : Décembre 1989 – 20 décembre 1995. L’œuvre n’étant pas une chronique et la relation étant ultérieure au déroulement des faits, il indiquera que ceux-ci remontent au moins à la fin du régime de la deuxième République au Mali et se déroule dans différentes localités : Mayali, Soubiya, la capitale et… Bankass, localité bien connue dans la 5 e région administrative du Mali et d’où est originaire l’auteur.

D’Insongou, village natal du héros à la capitale française où il est allé poursuivre ses études de médecine en passant par Bankass, Soubiya et Mayali, nous suivons l’itinéraire académique et professionnel d’un jeune médecin qui sera injustement accusé avec ses camarades de vouloir renverser le régime en place. Ce roman met aux prises un pouvoir médiocre et des populations qui en ont assez de subir les exactions, abus, frustrations et injustices de toutes sortes. Les jeunes intellectuels se font l’écho de la révolte de leur peuple et seront arrêtés parce qu’on les soupçonne d'orchestrer une dynamique de la contestation.

Cet aperçu salué par l'auteur qui expliquera aux nombreux publics les conditions dans lesquelles ce roman a été écrit. Des questions qui pleuvaient de partout ont connu des réponses qui traduisent la persévérance de Tessougué dans la recherche du savoir.

D'ailleurs le représentant du gouverneur de région Seydou Mallé sous préfet adjoint tout comme le directeur de l'académie Boniface Keïta ont indiqué que « l'œuvre est une interpellation à l'endroit des cadres, du corps enseignant et des élèves ».

Daouda Coulibaly

(Directeur radio Foko Ségou)

 

biographie de l’auteur

Magistrat de formation, Daniel Amagoin Tessougué est né à Sangha dans le cercle de Bandiagara, le 10 décembre 1958. Deuxième d’une fratule de huit enfants, il est inscrit à l’école privée catholique de San où son père, un militaire, s’était installé pour exploiter la terre. Très tôt, il découvre la passion de la lecture avec l’impressionnant lot de livres appartenant à son père et au contact d’un intellectuel, le Père Bernard de Rassily qui corrige ses premiers poèmes alors qu’il avait quinze ans. Après le DEF, il est orienté au Lycée régional de Ségou et après la première partie du baccalauréat, il est obligé, pour des raisons médicales, de demander un transfert au lycée de Badalabougou, pour y passer la deuxième partie du Bac.

Après avoir été de tous les combats en faveur de la liberté et de la démocratie, Daniel Amagoin Tessougué est présentement Vérificateur au niveau du Bureau du vérificateur général. Ce qui est le couronnement d’un parcours académique et professionnel exceptionnel. Après une Maîtrise en Sciences Juridiques obtenu à l’Ecole nationale d’administration (Ena) en 1984 et une formation de deux ans à l’Institut national de formation Judiciaire consécutive à l’admission au concours de la magistrature, M. Tessougué occupera successivement les fonctions de juge d’instruction, de président du tribunal du travail, de juge au siège, de Substitut du procureur de la République ; de Conseiller technique au ministère de la Justice ; de Contrôleur d’Etat à la présidence de la République ; de Directeur national adjoint des Affaires Judiciaires et du Sceau ; de Procureur de la République ; de chef de cabinet au ministère de la Justice ; d’Inspecteur des services judiciaires et de Secrétaire général du ministère de la Justice.

Comme titres universitaires, Daniel Tessougué est titulaire d’un Doctorat en Droit, d’un Diplôme d’études approfondies en droit Privé ; de trois certificats différents en théologie, en droit International du développement et en Droit pénal des affaires.

D. C.

 

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