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2008

Mois de Décembre

Les Echos du 1er Decembre

 

ETATS GENERAUX SUR LA CORRUPTION

L’impunité enterrée

Les participants aux Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière sont parvenus à l’élaboration d’un projet national de lutte contre le fléau, basé essentiellement sur la fin de l’impunité.

Initiés et convoqués par les autorités, les Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière ont été clôturés le 28 novembre 2008 en fin d’après-midi au Centre international de conférence de Bamako. Après cinq jours d’échanges libres, les participants venus de l’intérieur comme ceux de l’extérieur ont analysé, diagnostiqué les causes de la corruption de même que ses effets pervers.

A l’issue de débats passionnés, mais empreints du sceau de la responsabilité et de la tolérance, les assises ont abouti à la formulation de propositions de solutions à travers un projet national contre le fléau. A la lumière des résolutions qui touchent à tous les secteurs d’activités (administration, justice, forces armées et de sécurité, fonction publique, vie politique et institutionnelle), il a été décidé de rompre avec l’impunité.

C’est dans cet esprit que les assises nationales ont invité la puissance publique à sauvegarder l’image d’un Etat fort, déterminé à appliquer sans considérations subjectives, l’ensemble des textes législatifs et réglementaires dont le pays s’est doté pour assurer la sécurité et l’épanouissement des citoyens, promouvoir la démocratie et les droits humains, sanctionner la faute et récompenser le mérite.

En outre, les Etats généraux ont recommandé l’institution d’une semaine nationale de lutte contre la corruption, la moralisation des recrutements à tous les niveaux, l’institution d’enquêtes de moralité fiables avant toute nomination par décret, l’extension de la déclaration des biens à tous les cadres nommés par décret et par arrêtés, aux élus locaux, régionaux et nationaux.

Aux actes !

La dépolitisation de l’administration et le respect des critères de compétence et d’intégrité lors des nominations aux postes de responsabilité, la limitation à 5 ans de présence à des postes de responsabilité pour les civils et les militaires et l’évaluation annuelle des performances de l’administration font également partie des recommandations.

Les participants aux Etats généraux ont exigé que l’accès des partis politiques aux financements publics soit lié à leur capacité, d’animation, de formation de leurs militants à la citoyenneté et à la lutte contre la corruption ; à l’audit des partis politiques ayant bénéficié des subventions de l’Etat, la fixation des montants des frais de campagne à ne pas dépasser par les candidats à l’occasion des élections, la publication et l’audit des comptes des campagnes électorales.

La mise en œuvre de ces recommandations requiert leur prise en compte par le gouvernement et leur traduction en actes concrets par celui-ci. Un engagement auquel le Premier ministre a souscrit. Pour le chef du gouvernement Modibo Sidibé, « il n’y a pas lieu de désespérer d’autant que le Mali regorge d’hommes et de femmes de qualité qui se dévouent pour lui assurer un avenir meilleur ».

Des assises sur un sujet aussi crucial comme la corruption constituent à n’en pas douter, le point de départ du processus d’assainissement de gestion des affaires publiques et démontrent que la lutte contre le fléau demeure une forte exigence des Maliens.

Mohamed Daou

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AFFAIRE MARCHE ROSE

Le verdict du juge met le marché en ébullition

Le verdict dans l’affaire du Marché rose est tombé vendredi dernier. Le Tribunal du commerce a penché la balance du côté du maire du district en déboutant les commerçants détaillants pour « requête mal fondée ». Un jugement qui a mis en ébullition le marché le week-end dernier.

La plainte de l’Association des commerçants détaillants du Marché rose, « Yérédèmè-Ton », affiliée à la Fédération des commerçants et contribuables du Mali, déposée auprès du Tribunal de commerce de Bamako a connu son verdit le vendredi 28 novembre. C’est auprès du greffe dudit tribunal que l’avocat de « Yérédémè-Ton », Me Modibo Sylla, a appris que la décision du président du Tribunal du commerce, Fatogoma Théra, déboute ses clients pour « requête mal fondée ». Me Sylla a interjeté appel bien qu’il ignore encore le contenu du jugement qui les a déboutés.

Ce verdict est néanmoins tombé comme un couperet sur la tête des occupants du Marché rose qui se plaignent du maire du district, Adama Sangaré accusé d’avoir morcelé et vendu le « passage piéton » sur la rue Faidherbe à des tierces qui en ont construit six boutiques.

Les magasins construits autour du Marché rose pour pallier le manque de place sont séparés par des passages piétons laissés après une rangée de 8 boutiques. Ces voies piétonnières constituent dans l’architecture du Marché rose, des passages pour clients, des issues de secours et un raccourci pour joindre le Dabani. Toutes choses qui ont provoqué l’ire des occupants de cette partie du marché, qui ont crié à l’obstruction de leurs voies.

Blanc-seing au maire

Les commerçants détaillants craignent déjà que « le verdict du Tribunal du commerce crée une jurisprudence en la matière et donne un blanc-seing au maire du district pour occuper tous les passages piétons ». Ils pourront, selon eux, être désormais tenté de transformer leur marché en vase clos, ce qui peut leur être fatal en cas de sinistre. « D’autres marchés de la capitale peuvent vivre la même situation », ont-ils ajouté.

Le verdict a été très mal pris par les commerçants. Samedi, des groupes de femmes dont des personnes âgées et de jeunes excités ont décidé de se faire justice en cassant de leurs mains les magasins construits sur le site litigieux. Ils en ont été dissuadés par leurs responsables et surtout tenus en respect par des forces de maintien d’ordre.

Le groupe de femmes ne s’est pas pour autant empêché de maudire le maire du district. Elles ne parvenaient pas non plus à digérer la décision du juge qui avait demandé à l’audience du 17 novembre la comparution du maire du district en lieu et place de l’administrateur gérant du Marché rose, Nianan Sanogo, qui n’avait pas daigné déférer à sa convocation. Pour le juge, « la mairie du district étant l’autorité morale représentée par le maire du district, doit répondre de ses actes et non M. Sanogo qui n’est qu’un employé ».

A l’audience du 20 novembre, les avocats de la mairie du district, Me Diop et Aminata Traoré, avaient soutenu que « le maire du district peut sur la base d’un acte administratif vendre des espaces au marché ». Leur confrère, Me Sylla de « Yérédémè-Ton » avait répliqué que « Adama Sangaré est seul à avoir pris la responsabilité de vendre les passages piétons qui va empiéter sur l’objet commercial du Marché rose qui manque de voies d’accès depuis sa reconstruction en 1994 ».

Abdrahamane Dicko

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IL FAUT LE DIRE

Dieu ou les apparences ?

Déjà éprouvés par des difficultés de toutes sortes, des Maliens qui vivent au niveau réel du pays sont encore appelés à se saigner à blanc afin d’honorer le sacrifice d’Abraham. C’est que, malgré sa disponibilité sur le marché, le mouton demeure toutefois inaccessible pour la majorité.

Des bêtes, qui coûtent entre 30 000 et 40 000 F CFA, sont, en cette veille de fête, proposées, aux musulmans par des musulmans, entre 80 000 à 100 000 F CFA. Certains indiquent que des « béliers » à peine plus gros que des chatons coûtent présentement 50 000 F CFA. Allah Akbar ! Une incongruité dans un pays à vocation pastorale et où le Smig n’atteint pas la moitié de ce montant ? Non, nous sommes simplement dans un Etat où chacun a décidé de faire la peau à l’autre, c’est-à-dire à exploiter au maximum son avantage du moment.

Les spéculateurs ont décidé une fois de plus de nous sacrifier sur l’autel du qu’en-dira-t-on si jamais nous n’avons pas le bélier de Tabaski. Ils savent que nous aurons maille à partir avec nos tendres moitiés qui n’accepteraient pour rien au monde d’être l’objet des commérages de mégères sur le chemin du marché au cas où… Ils savent que nous craignons nos enfants si jamais « leur » mouton n’est pas plus gros que celui des voisins…

Quoique pauvres comme Job, nous sommes donc obligés de nous mettre au diapason des autres ; de faire semblant pour échapper au jugement de la société. Car en plus du mouton, il faut que nos épouses et leurs enfants sentent l’événement, en étant parés de beaux et nouveaux habits, de chaussures griffées et en portant les effluves enivrants de parfum ou d’encens de classe.

Où trouver l’argent nécessaire à la satisfaction de toutes ces lubies ? A force d’imagination, certains tirent leur épingle du jeu, quitte à transgresser des règles de conduite et à s’attendre à des lendemains rudes ou pourquoi pas à se faire hara-kiri dans un contexte de crise financière mondiale qui ne concerne pas le Mali, mais dont le Trésor public est vide depuis plus d’un an.

Alors que Dieu recommande la modération en toutes choses, le pays prône l’excès et fait étalage d’une abondance virtuelle. Alors que Dieu prescrit le partage et la solidarité le jour de la Tabaski, beaucoup ne voient plus que leur viande, jalousement « gardée » et consommée sur plusieurs jours, leurs femmes et enfants plus « sapés » que ceux des autres. Alors que Dieu décrète le pardon et la compréhension mutuelle, d’aucuns raillent leurs prochains pour des futilités. Quel pays ! Quelle interprétation erronée des Ecritures saintes !

A. M. T.

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NOTE ZERO

A M. le maire du district

Alors que les vrais problèmes (pollution, assainissement, accès à l’eau potable, santé, éducation, embouteillages…) se posent avec acuité aux populations, le maire de la capitale a décidé de les ignorer et de jeter son dévolu sur le foncier, source d’enrichissement. Ces derniers temps, il ne passe plus de jour sans que la presse ne mentionne ses bruits de casseroles en matière de gestion de la terre.

Tel un éléphant dans une boutique de porcelaine, il ravage tout sur son passage. Ceux qui ont le toupet de protester entendent des vertes et des pas mûres du genre « vous avez beau protester, force reste à l’autorité ! » C’est ainsi que des voies d’accès au « Marché rose » sont érigées en magasins pour être cédés à prix d’or.

C’est ainsi que des parcelles non occupées par leurs propriétaires légaux sont retirées en catimini et revendues à de plus nantis. Des kiosques sont démolis sans autre forme de procès au « Dibida ». Plus grave encore, des détenteurs de CHU (concession d’habitat urbain) se plaignent de n’avoir jamais vu la couleur de leurs lots, faute de lotissement. « Charbonnier est maître chez soi » .

Il est vrai que des maires, naguère, avaient même vendu des cimetières bien avant leur « dévolution ». Des conseillers avaient poussé un peu trop loin le bouchon, en procédant à de multiples attributions sur une même parcelle dans le dessein de tirer leurs marrons du feu… Mais ce que fait là le « grand » édile dépasse l’entendement.

Aucun de ses prédécesseurs n’avait remis en cause les plans de construction des marchés, bouchant sciemment les issues de secours prévus en cas de sinistre. Jamais un citoyen n’avait été dépossédé de sa parcelle comme maintenant. Les commerçants travaillaient peinards dans leurs échoppes… La ville ne s’en portait pas plus mal.

Moralité : ceux qui voyaient en lui l’archétype de la promotion de la jeunesse dans les instances de décisions ou ceux qui priaient pour que l’Hôtel de ville lui serve de tremplin dans la conquête de plus grandes responsabilités semblent déçus et devraient revoir leur copie.

Pour notre part, nous lui décernons la note zéro et nous nous faisons la gentillesse de lui rappeler que le Capitole n’est jamais loin de la roche Tarpéienne.

Bayer

 

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CHRONIQUE D’IBA

La jeunesse dorée de Bamako en mode kamikaze

Sortir dans les lieux phares de la nuit bamakoise est devenu un spectacle désolant tant le comportement des jeunes de la capitale est répréhensible.

Jean et basket dernière génération, téléphone portable à la main, clope à la bouche, c’est le spectacle affligeant auquel se livre la jeunesse dorée de Bamako, fils et filles de… Ils ont deux lieux de prédilections : le cinéma et les discothèques. C’est vrai, ils ne sont pas des milliers, mais ils sont de plus en plus nombreux, de plus en plus bruyants, et renvoient au placard tous ces jeunes gens, riches et moins aisés, honnêtes et respectueux.

Les deux salles de cinéma du Babemba sont devenues leur cour de récréation. Là-bas, ce sont les gros mots et le verlan qui meublent leur langage. Des téléphones portables qui sonnent, des coups de pied, des boulettes de papiers : voici leur mode d’expression. Le public devient otage et est obligé de se focaliser sur le show qu’ils offrent : des ados en quête d’identité, de célébrité. Ils font tout exploser sur leur passage.

Personne ne prend le risque de les interpeller. Il ne faut pas oublier qu’ils sont des enfants-rois qui pensent que le monde leur appartient et nul n’a le droit de les contrarier même si eux ne respectent pas les clients du Babemba. Ces mômes n’ont de compte à rendre à personne. Normal, ils fréquentent les meilleurs lycées, ils ont de l’argent de poche hebdomadaire, voire quotidien. Quand les responsables des lieux publics convoquent certains des parents, ils se demandent au bout du compte qui éduque qui ? Est-ce bien les enfants ou les parents ?

Au Byblos, à Ibiza ou au Privilège, c’est le même spectacle. Pis, on se croirait dans les rues du Brooklyn de la fin des années 1970. Des bad girls défilent en petit haut mettant en valeur leur poitrine. C’est fait pour allumer les vieux pervers. Des bad boys se promènent T-shirt blanc rasant les chevilles avec une bouteille de JB ou de Johnny Walker, un pétard à la bouche. L’alcool est devenu leur boisson favorite. Les conséquences sont dramatiques. Des alcooliques de plus en plus précoces prennent le volant (souvent sans permis) ivres morts ou complètement défoncés comme ils aiment à le dire. Ils se tuent et entraînent d’autres personnes avec eux.

Il faut sauver cette jeunesse malienne en perdition. Les mineurs n’ont rien à faire dans les boîtes de nuit. A 23 h, ils doivent être chez eux, au lit. En semaine, interdiction totale de sortir en soirée. Un adolescent a des priorités : s’instruire, se « blinder » pour se faire une place dans un monde qui devient de plus en plus compétitif et sélectif avec un taux de chômage à tendance ascendante. Il y aura de moins en moins de places pour les petits poissons. Les jeunes ne sont pas les seuls responsables.

Ils sont souvent victimes du manque d’autorité des parents qui sont devenus esclaves de leurs progénitures. Ces derniers ont le pouvoir d’insulter leurs aînés, d’orienter leur vie à leur guise. C’est tout à fait normal de couvrir son enfant de bonheur mais lui apprendre à faire la distinction entre le bien et le mal, lui apprendre les règes de la vie individuelle et collective, lui apprendre à respecter les autres dans leur différence et leur droit, permettrait d’en faire un adulte responsable, utile à sa famille et à son pays.

Il est temps pour ceux qui se disent amis des enfants de se lever, d’arrêter de discourir et de passer à l’action. Une série de mesures sont fondamentales. Les responsables de boîtes de nuit ne devraient plus laisser les mineurs entrer dans leurs établissements. A la police de faire des descentes en ces endroits et de lancer des procédures judiciaires contre tous ceux qui acceptent les moins de 18 ans dans les discothèques. Leurs agents de sécurité devraient durcir les contrôles des pièces d’identité de chaque client.

Maintenant que notre société avance dans la mondialisation avec un nouveau modèle socio-économico-éducatif, nous devons repenser nos lois. Le ministère de la Communication, ceux de la Jeunesse et de la Justice sont tenus de collaborer pour mieux protéger les enfants du Mali. Il n’est pas rare de voir des petits de 8 à 12 ans regarder des films violents avec des scènes érotiques, des films traitant du suicide, de la drogue, de la grande criminalité. N’oublions pas que les enfants sont fragiles même s’ils pensent être plus forts que tous les dieux réunis.

Il est important de proposer une gamme de solutions pour aider les jeunes. Il est pressant que les familles se ressaisissent pour jouer leur rôle. Oui, la conjoncture économique actuelle demande des sacrifices, les parents sont obligés d’aller travailler toute la journée pour nourrir, habiller et soigner leurs enfants. On a beau chercher l’argent, l’éducation des enfants reste prioritaire. Tel devrait être la règle. La plus grande richesse d’un parent, ce sont ses enfants. La présence des parents à la maison est nécessaire mais singulièrement celle des mères : moins de gaspillage de temps pour les mariages, les baptêmes, les tontines.

Pour les parents impuissants devant les dérives de leurs enfants, pourquoi ne pas penser à des centres sociaux comme ces « maisons vertes » préconisées par certains éducateurs ? Ces espaces permettraient aux parents et aux enfants de se rencontrer pour échanger, passer du temps ensemble et discuter de leur problème avec l’appui de personnes ressources. Ne me dites pas que ce sont des mesures de Blancs ! Essayons-les car jusqu’à preuve du contraire, personne au Mali ne s’est aventuré sur ce champ. Enfin, il faut l’appui des services judiciaires pour redresser les enfants les plus récalcitrants.

Les adolescents doivent profiter de la vie, de leur âge, dépenser leur énergie, mais cela doit se faire dans un cadre sain. Pourquoi ne pas organiser des matinées de 14 h à 20 h dans certaines discothèques et y interdire la consommation d’alcool ? Pourquoi ne pas ouvrir les salles de cinéma les après-midi avec des films indiqués pour les enfants ? Des films éducatifs qui ne les abrutissent pas, des films de société qui leur expliquent leur histoire, les problèmes géopolitiques actuels (environnement, immigration, marchés émergents…)

Agissons dès maintenant parents, autorités morales, religieuses et étatiques ! Serrez et vissez les enfants du Mali, ils vous en seront reconnaissants demain sinon nos quartiers se transformeront en ghettos urbains, remplis de jeunes sans diplômes et sans ambitions.

Birama Konaré

P. S. : Retrouvez désormais la Chronique d’Iba le premier lundis de chaque mois.

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MOIS DE LA LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA.

Sous le signe du dépistage volontaire…

En prélude au lancement du mois de lutte contre le Sida célébré chaque année au Mali en décembre, le secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida a animé le jeudi 27 novembre une conférence de presse sur les préparatifs du mois.

Ce 1er décembre 2008 marque le 20e anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Cette année le thème choisi est « le dépistage volontaire confidentiel du VIH pour tous, maintenant et partout au Mali », un thème qui met, selon Malick Sène, en évidence le leadership politique nécessaire pour remplir les engagements pris dans la riposte au Sida, en particulier la promesse d’un accès universel au dépistage volontaire, à la prévention, au traitement, à la prise en charge et au soutien dans le domaine du VIH d’ici à 2010.

Depuis 1988, les efforts déployés pour contrer l’épidémie ont eu des résultats positifs, mais d’après les acteurs de la lutte contre ce fléau qui ravage des centaines et de milliers de personnes chaque année, sont plus que jamais engagés pour contrer davantage le taux des personnes infectées au Mali.

Confidentialité

Selon le Pr. Aly Guindo, l’un des pionniers de la lutte anti-Sida au Mali « le dépistage volontaire doit être confidentiel pour tous. L’harmonisation est retenue comme l’un des principes globaux de lutte contre le VIH/Sida », a-t-il martelé.

Le budget du HCNLS qui s’élève à 2 milliards de F CFA, permet à environ 21 000 patients d’être sous ARV. Aujourd’hui 28 centres s’occupent sur le territoire national de la prise en charge des personnes porteuses du virus. Mais, selon Dr. Alou Sylla, un spécialiste, le Sida suit sa croissance.

« En Afrique, moins de 10 % ignorent leur statut sérologique, ce qui est très grave » , a-t-il regretté. Il urge donc de prendre le taureau par les cornes et le HCNLS abonde dans ce sens en mobilisant et en s’orientant dans le principe du faire-faire.

L’idée d’une Journée mondiale du Sida est née en 1988 lors du Sommet mondial des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du Sida. Depuis lors, chaque année, les institutions des Nations unies, les gouvernements, la société civile et tous les acteurs impliqués se réunissent pour faire campagne autour de thèmes particuliers liés à la pandémie.

Assitan Haïdara

 

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