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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 30 Avril

 

CRISE SCOLAIRE

Le divorce de la Coses d’avec le MESSRS

La Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) a décidé que le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré, n’est plus son interlocuteur dans la gestion de la crise qui paralyse l’école. Ailleurs, ç’eut été la messe de requiem pour un membre du gouvernement.

Les autorités scolaires entendent tout mettre en œuvre pour sauver l’année scolaire, notamment au niveau du secondaire où les élèves n’ont encore subi aucune évaluation depuis la rentrée en octobre 2007. Mais le doute s’affirme jour après jour surtout après la décision de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses) de cesser toute collaboration avec le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr. Amadou Touré.

Dans une lettre adressée au Premier ministre le 24 avril 2008 dont une copie a été déposée dans notre rédaction, la Coses a fait part de sa décision « de désobéissance au ministre des Enseignements secondaires, supérieur et de la Recherche scientifique ».

Cette décision de la Coses qui, aux yeux de nombreux observateurs, tue tout espoir dans la résolution de la crise scolaire, fait suite, selon elle, à la décision du ministre Touré d’organiser les compositions dans le secondaire en dépit de son mot d’ordre de non-évaluation et de boycott desdites compositions.

Aussi la Coses accuse-t-elle le ministre de fouler aux pieds le principe de la continuité de l’Etat. Elle justifie cette accusation par le fait que leur ministre de tutelle « refuse de reconnaître les accords du 17 juillet 2007 signé entre les syndicats de l’enseignement secondaire et le gouvernement d’Ousmane Issoufi Maïga ».

Démissions

Les enseignants ne décollèrent plus aujourd’hui contre le ministère, qu’ils accusent de continuer à nier l’indemnité de logement comme ayant fait l’objet d’un accord le 17 juillet 2007 avec le précédent gouvernement. Auparavant, les syndicalistes avaient décliné le samedi 26 septembre dernier l’invitation du ministère à prendre part à un échange sur la situation qui prévaut dans l’enseignement secondaire.

L’école semble être reléguée au second plan. Face à l’inaction de l’Etat, de la société civile et surtout des politiques de sortir l’école malienne de l’ornière, ils sont nombreux nos concitoyens qui pensent que toutes les couches socioprofessionnelles censées s’impliquer pour la mise en œuvre d’une « école apaisée et performante » ont démissionné.

Le président de l’Association des communicateurs traditionnels du Mali, Mohamed Ben Chérif Diabaté a, la semaine dernière, au cours du congrès de l’Union pour la République et la démocratie (URD) interpellé les hommes politiques qui, a-t-il rappelé, se sont unis comme un seul homme pour soutenir en 2007 l’élection du président ATT. Il a demandé aux partis et aux hommes politiques à se mobiliser comme en 2007 pour trouver une solution à la vie chère, à la crise au nord, mais aussi et surtout au problème scolaire.

A-t-il prêché dans le désert ?

Amadou Waïgalo

 

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GESTION DES INTRANTS AGRICOLES

Quand ATT fait du dilatoire

Le ou les auteurs de l’approvisionnement tardif ainsi que les magouilleurs des engrais des paysans étant connus, le président de la République n’a pas encore à demander de situer les responsabilités, qu’il agisse seulement !

Alors que l’hivernage s’installe progressivement, aucun sac d’engrais de coton n’est encore commandé ou mis à la disposition des fédérations villageoises de paysans. Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a solennellement reconnu cet état de fait lundi à l’occasion de la session ordinaire du Conseil supérieur de l’agriculture qu’il a présidée.

« Je ne peux pas comprendre que des gens continuent de se battre pour des problèmes de marché alors que les paysans attendent l’engrais dans les champs. Cette situation n’est ni plus ni moins qu’une mauvaise organisation de ceux qui ont en charge la gestion des intrants » , a avoué le chef de l’Etat.

Devant de tels actes coupables, le président de la République n’a pas besoin de porter ses gants ou faire des déclarations fracassantes sur l’approvisionnement tardif des paysans en intrants agricoles alors que le temps presse. Aujourd’hui, ATT, qui ambitionne de faire du Mali une puissance agricole de premier plan, connaît mieux que quiconque ceux qui sont chargés de commander et de gérer les intrants agricoles. De même, il est informé de toutes les magouilles qui sont faites autour de cette affaire. « Ceux qui sont responsables de l’approvisionnement des paysans en intrants répondront de leurs responsabilités devant le pays et devant moi-même », a averti ATT.

Encore une fois, le chef de l’Etat, qui dispose de tous les leviers pour mettre hors d’état de nuire les prédateurs de l’économie nationale, pourra convaincre le peuple de sa volonté de frapper fort parce qu’il n’a pas à s’offusquer d’autant qu’il dispose de tous les moyens pour arrêter et relever les fautifs de leurs fonctions. Ces derniers qui sont connus de tous n’ont jamais caché leur amitié et sympathie avec le chef de l’Etat.

A moins que le président de la République ne veuille s’assumer en faisant une fuite en avant. Sinon, il sait pertinemment autant que les Maliens que le problème actuel dans l’approvisionnement en intrants coton et céréales est voulu et entretenu par celui qui a la triple casquette de président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), du Groupement des syndicats des cotonniers et vivriers du Mali (GSCVM) et de l’Union nationale des sociétés coopératives des producteurs de coton (UN-SCPC), héritière du GSCVM, en l’occurrence Bakary Togola.

Marché de gré à gré de 40 milliards

Ce dernier a pris sur lui la responsabilité de passer des contrats de gré à gré. Et l’on se rappelle que, pour des affaires de ce genre, le coton de la CMDT avait été arraisonné au Port d’Abidjan et ses comptes bloqués. A ce jour, le marché des intrants céréales par le GSCVM que dirige Bakary Togola traîne une ardoise d’environ 7 milliards de F CFA.

En dépit de ces gestions calamiteuses, les autorités ont encore confié, au titre de la campagne 2008-2009, la gestion des intrants coton d’une valeur de 40 milliards de F CFA à l’UN-SCPC, héritière du GSCVM. Les 4 mois pris par le ministre des Finances pour accorder sa garantie a accentué le retard des commandes. De plus, les gros fournisseurs exigent de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) le règlement de leurs anciennes factures, estimées à des milliards de F CFA.

Autant Bakary Togaola est incriminé dans l’affaire des intrants agricoles, autant l’ancien ministre de l’Agriculture, Seydou Traoré est loin d’être blanc comme neige. C’est lui qui est à la base de la chienlit dans ce secteur. A la veille de son limogeage du gouvernement, il a créé une commission interministérielle, présidée par l’indescriptible Bakary Togola, pour s’occuper de l’organisation des appels d’offres et de la commande des intrants coton et céréales.

C’est dire que l’heure n’est plus à situer les responsabilités car les mauvais gestionnaires de l’opération sont connus. Combien de fois l’attitude de ces deux hommes a été décriée sans qu’ils ne soient inquiétés un seul instant ? Sont-ils plus Maliens que les autres ? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce qu’ils attendent pour rendre compte de leur gestion ?

Le chef de l’Etat doit comprendre qu’il ne suffit pas de dénoncer mais d’agir. De dénonciation en dénonciation, personne ne sait plus quand est-ce que ATT mettra à exécution sa menace de poursuivre les mauvais gestionnaires.

Le Mali bientôt une puissance agricole ? Faut pas rêver !

Mohamed Daou

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CRI DE CŒUR DE MAMADOU F. KEITA, JURISTE

« Aidez-nous à consolider notre démocratie »

La quête de changement est dans la nature de l'Homme. S'agripper au pouvoir et dire que la limitation est anticonstitutionnelle, qu'elle ne respecte pas la volonté du peuple n'est ni plus ni moins que du leurre, de la fourberie car on sait que celui qui est au pouvoir s'adjuge les moyens de l'Etat pour faire campagne, pour acheter les consciences et les voix .

La Constitution du Mali du 25 février 1992 se démarque des précédentes par les principes et valeurs démocratiques qui la caractérise. Et cette caractéristique première a trait à la possibilité qu'à chaque citoyen malien d'accéder à la magistrature suprême par le biais du suffrage universel direct (scrutin majoritaire à deux tours).

Dans cette optique, l'un des articles les plus précieux de notre Loi fondamentale est l'article 30 réglementant le mandat présidentiel qui dispose, alinéa 1 : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux tours. Alinéa 2 : Il n'est rééligible qu'une seule fois ».

Voilà, l'article qui, adopté dans les constitutions de beaucoup de pays africains sous les coups du vent de la démocratisation au début des années 1990, fait couler beaucoup d'encre depuis un certain temps car détesté et par conséquent malmené par les politiciens assoiffés de pouvoir.

En effet, cet article est un obstacle à la mystification, à la personnalisation et à la confiscation du pouvoir par un quelconque individu ou un clan du fait que l'article, à lui seul, constitue une sorte d’alternance. Il signifie que nul ne peut être rééligible deux fois, autrement dit qu’une fois élu, le président ne peut demander la réélection qu'une seule fois, c'est-à-dire pour un second mandat (second et non deuxième).

A titre de rappel, la tentative de relecture sur initiative de l'ex-président Konaré avait, bien que taxé de vouloir rester pour un 3e mandat, jugé nécessaire d'apporter une précision en changeant la formulation actuelle. « II n'est rééligible qu'une seule fois » en « Il est élu pour un mandat de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Voilà une formule qui paraissait plus claire à leur avis.

Mais, je pense objectivement que les textes sont faits pour être interprétés de bonne foi. Dans ce cadre, la formulation actuelle dans la Loi fondamentale et celle proposée par l'ex-président Konaré ne sont que bonnet blanc et blanc bonnet. Aucune différence quand, une fois encore, on interprète les textes de bonne foi. La preuve, avec l'ancienne formulation, Alpha ne pouvait nullement prétendre à un mandat de plus après dix ans de gouvernance présidentielle.

Bref, cet article constitue à la fois le devenir et l'avenir de notre démocratie en ce sens qu'il donne l'espoir permanent à chaque Malien (de sa naissance à sa mort) de pouvoir chercher à servir le peuple dont il est issu car débarrassé de la peur de voir le pouvoir confisqué par un groupe d'individus qui se sentent nés pour diriger les autres, donc portés à revoir sans cesse le mandat et s'arroger tous les pouvoirs en se servant des moyens de l'Etat pour distribuer des prébendes aux élus du moment préoccupés à sauvegarder leur intérêt personnel au détriment de celui général.

Le processus de démocratisation du Mali (singulier à cause du 26 mars 1991) doit nous inspirer à chaque instant de cette révision (autant les gouvernants que les gouvernés) pour ne pas imiter les autres pays, pardon les autres royaumes dans leur dessein de s'éterniser au pouvoir car comme le disait Nelson Madiba Mandela : « Ceux qui s'éternisent au pouvoir s'amusent avec le feu ». Or qui, plus que Mandela a le mérite de s'éterniser au pouvoir après 27 ans de prison pour conquérir ce pouvoir ? Il l'a laissé, ce pouvoir et continue de vivre paisiblement. C'est un bel exemple de gouvernance sur le continent.

Ailleurs, la première puissance mondiale (USA) n'a jamais été depuis le 1er président Georges Washington en 1789 (colonel des troupes de Virginie et combattant de la libération des Etats-Unis, il a donné le bel exemple en se limitant à deux mandats) jusqu'à George W. Bush (43e président) gouvernée pendant plus de huit ans par un même président excepté la période de seconde Guerre mondiale pendant laquelle le 32e président Franklin Delano Roosevelt a régné pendant 12 ans (encore une fois circonstance exceptionnelle exigeait). Alors, pourquoi ne pas s'inspirer de ce bel exemple de réussite démocratique (respect scrupuleux de la limitation du mandat présidentiel) car les USA sont un Etat fort et les anciens présidents continuent de servir leur pays et le monde sans porter ombrage à leur successeur.

Autre argument : la récurrente remise en question de la limitation du mandat n'est-elle pas la cause des frustrations des citoyens de certains pays d'Afrique et par conséquent causes des troubles, soit armés soit politiques car ces citoyens se sentent cantonnés (pertes d'espoirs d'alternance) dans le rôle de gouvernés et jamais gouvernants ?

Enfin, explorons le bon sens qui doit être le guide dans toute démarche de l'Homme (être pensant par opposition aux animaux) : sachons raison gardée et partir du postulat qu'aucun citoyen ni aucun peuple n'aspire à être gouverné éternellement par le même président, un même parti, un même clan. La quête de changement est dans la nature de l'Homme. Donc, s'agripper au pouvoir et dire que la limitation est anticonstitutionnelle, qu'elle ne respecte pas la volonté du peuple n'est ni plus ni moins que du leurre, de la fourberie car on sait que celui qui est au pouvoir s'adjuge les moyens de l'Etat pour faire campagne, pour acheter les consciences et les voix.

Bref, il profite de la misère galopante de ces concitoyens ; et les populations en se prêtant à ce jeu savent que les principes et valeurs de la démocratie sont mis à mal mais se sentent obligés d'accepter par esprit de survie et non pour conviction démocratique d'aider à pérenniser un homme au pouvoir.

Mamadou Fadiala Kéita

(juriste à Hamadallaye ACI, Bamako)

 

NB :Je ne prête nullement une quelconque intention à qui que ce soit mais c'est ma contribution à enrichir le débat de la relecture et surtout à conscientiser tous les intervenants sur la sauvegarde de l'essence de l'article 30 de la Constitution relatif tant à la durée du mandat qu'à sa nécessaire limitation. Ma conviction est que le changement en soi est positif mais ne changeons pas, comme le diraient les juristes, les droits acquis (en l'espèce droits acquis des citoyens).

A suivre.

Toutes vos réactions seront les bienvenues à : aicada@voila.fr

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PRIVILEGES AU MALI

L’immunité donne-t-elle tous les droits ?

Le Mali est un pays de coopération qui accueille de nombreux diplomates. Ces derniers bénéficient de l’immunité diplomatique, mais certains actes par eux posés n’honorent pas leur statut.

L’immunité diplomatique peut-être considérée comme des privilèges spéciaux accordés aux diplomates travaillant dans un pays étranger. Ces avantages font qu’un diplomate ne peut ni être arrêté ni payer de taxes… L’immunité est respectée par les pays soucieux de maintenir le rayonnement de leur diplomatie parce que tout acte portant atteinte à un diplomate peut aussi affecter les relations entre deux pays ou parties.

C’est pourquoi, quand un détenteur d’un passeport diplomatique perpètre des actes peu dignes de son rang, ceux-ci sont minorés ou réduits à leur simple expression. A preuve, il y a quelques années, Hannibal Kadhafi, l’un des fils du guide libyen, avait « chauffé » Paris sans qu’une seule sanction préjudiciable soit prise à son encontre. Roulant à très vive allure, il avait grillé plusieurs feux sur les Champs Elysées à deux heures du matin. Puis il avait « frappé sa compagne enceinte et avait exhibé un pistolet de calibre 9 mm dans un hôtel parisien ».

Loin de la France et chez nous à Bamako, un agent d’une ambassade à Bamako a accidentellement fauché il y a une vingtaine de jours un fonctionnaire qui se rendait au travail. Le Malien a été grièvement blessé et sa moto endommagée. Le hic, c’est que la fautive ne s’est même pas arrêtée pour s’enquérir de son état. Elle a aveuglement continué et n’eût été le secours d’autres usagers de la route, le blessé aurait été dans un état encore plus désastreux. Panique ou volonté manifeste ?

Compatissant à la douleur de la victime, des motocyclistes ont pourchassé la fautive jusqu’à l’atteindre au niveau de la direction nationale de l’hydraulique pour faire de son véhicule un tam-tam, au nez et à la barbe des policiers. Alertés, ces derniers sont intervenus en demandant à la diplomate de descendre de son véhicule, ce qu’elle a refusé de faire en exhibant son passeport diplomatique. « Je vais déposer mon enfant à l’école. Après je vais l’appeler », aurait-elle dit après avoir laissé ses coordonnées et noté celles de sa proie.

Selon des témoignages, plusieurs heures après l’accident, la diplomate n’a pas daigné prendre les nouvelles de sa victime, dont les proches collaborateurs ont été obligés de prendre les devants en l’appelant. Coup de théâtre, elle n’était pas au bout du fil, mais, à sa place, c’est une collègue qui a répondu. Cette dernière aurait assuré que le traitement de la victime serait pris en charge sans pour autant piper mot de la moto endommagée.

Immunité diplomatique oui, mais à quel prix ? C’est fort dommage si elle doit exister sans sentiment ni retour en arrière sur cette faute dont on sait pertinemment qu’elle est délibérée.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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POLICE NATIONALE

L’Espagne équipe des postes-frontières

L’ambassadrice du Royaume d’Espagne au Mali a procédé hier, dans l’enceinte du Groupement mobile de sécurité (GMS), à la remise de matériels logistiques et à l’inauguration d’un bâtiment pour l’Ecole nationale de police au cours d’une cérémonie présidée par le ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama.

La cérémonie de mardi concerne la remise globale à la police malienne par le Royaume d’Espagne de 17 véhicules Toyota, 37 ordinateurs et accessoires, 18 téléfax, 17 imprimantes scanner, autant d’imprimantes laser, de photocopieurs et de groupes électrogènes. Ce sont des matériels qui serviront à équiper les premiers 17 postes de police frontière qui jalonnent les frontières terrestres de Bénena, Foïta, Gogui, Kouremalé, Koury, Labbézanga, Tizaouatène, Tessalit, Manakoro, Zégoua, Misséni, Kadiana, Aourou, Sadiola, Koro et Léré.

Pour le directeur général de la police nationale, le contrôleur général Yacouba Diallo, la cérémonie est le parachèvement d’actes de bienfaisance que le Royaume d’Espagne a entrepris en direction de la police malienne et qui ont commencé par la remise partielle de matérielles il y a quelques mois.

Selon le contrôleur général Yacouba Diallo, le Royaume d’Espagne ne se limite pas seulement à la remise de matériels mais également et surtout aux échanges d’informations et à l’organisation de stages pratiques dans les domaines variés de stratégies, de lutte contre l’immigration clandestine, la fraude documentaire et le trafic d’êtres humains.

La direction de la police des frontières participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique d’immigration et d’émigration, veille à l’application de la législation relative à l’entrée et au séjour des étrangers, centralise et exploite toutes les informations à la circulation transfrontalière, procède à la délivrance des documents de voyage et des titres de séjour et élabore des documents d’orientation au profit des services de contrôle aux frontières. La police des frontières, en plus de l’établissement des passeports et de la délivrance des visas, procède aussi au contrôle du flux migratoire et lutte contre l’émigration clandestine à partir des frontières.

Pour le directeur de la police des frontières, le contrôleur général Youssouf Nianian Diallo, l’acquisition de ces matériels permet à son service, d’accomplir véritablement les différentes missions, à savoir la lutte contre la criminalité transfrontalière sous toutes ses formes et le contrôle du flux migratoire au niveau des 17 postes de police frontière concernés.

L’ambassadrice d’Espagne, S. E. Mme Marta Betauzos Roig, a remis les clés des voitures Toyota et les autres équipements au ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, le général Sadio Gassama.

Sètè Traoré

(stagiaire)

 

Les élèves policiers logés

L’inauguration de la nouvelle infrastructure s’est déroulée aussitôt après la remise du matériel. L’infrastructure comprend deux blocs destinés à accueillir d’éventuelles recrues ou des stagiaires. Elle est dotée de 3 salles de classes d’une capacité de 50 élèves chacune, 2 bureaux pour les instructeurs, 4 dortoirs pouvant contenir 200 élèves, 8 douches et 8 toilettes. Le bâtiment a été réalisé pour un coût de 122 millions de F CFA.

La réalisation de ce bâtiment a comblé une attente et atteste de la volonté de l’Etat de renforcer les capacités. Le nouveau bâtiment consacre l’autonomie de l’Ecole nationale de police en matière d’accueil de ses pensionnaires, a fait remarquer le contrôleur général Yacouba Diallo.

Les autorités policières ont engagé le pari de la rénovation des infrastructures de l’école nationale de police avec comme perspective l’édification d’une Académie de police à vocation sous-régionale, car depuis 2001, les élèves étaient répartis entre l’école et le GMS.

S. T.

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LIGUE 1 FRANÇAISE

Sammy Traoré au cœur d’une polémique

Sammy Traoré a-t-il « baissé les bras » pour permettre à son ancien club, le Paris Saint-Germain (PSG), de battre l’AJ Auxerre samedi dernier au Parc des Princes ? C’est ce que certains sont en train de lui reprocher aujourd’hui.

Cette polémique est liée à l’enjeu même de la rencontre. En effet, cette victoire était capitale pour le maintien des Parisiens (toujours dans la zone rouge malgré les trois points pris contre les Auxerrois). Et Sammy est, en partie, fautif sur le second but (il a été pris de vitesse par Amara Diané) qui ressemble étrangement à celui qu’il avait concédé à Didier Drogba lors de la Can « Ghana-2008 ».

Mais, de là à dire que le géant défenseur a donné « un petit coup de main » au PSG lui permettant de battre Auxerre (3-1), il y a un amalgame qu’on devait éviter pour sauvegarder les valeurs morales du football. Naturellement, le défenseur d'Auxerre, prêté par le Paris-SG, ne comprend pas la polémique qui entoure sa performance à Paris (1-3). « Depuis le temps que je suis dans le foot, on commence à me connaître », rétorque celui à qui on reproche d'avoir peut-être levé le pied, dans « L'Equipe » du 29 avril 2008.

Il ajoute, « tout le monde sait que je n'ai pas levé le pied. J'avais vraiment envie de jouer contre Paris. J'ai fait un match moyen, mais ça n'a rien à voir avec le classement du PSG. Dans les tribunes, il y avait ma famille, mes amis. Et je me serais permis de rater mon match exprès devant eux ? Je ne comprends pas la polémique ».

« On me reproche quoi ? De perdre mon duel contre Diané ? Mais, en un contre un, Amara est l'un des meilleurs du championnat. Quant à mon occasion, si j'avais pu marquer, je ne me serais pas privé. Nous aussi, on a besoin de points. Et aujourd'hui, je suis redevable envers Auxerre. C'est ce club qui m'a fait confiance cet été pour me relancer » , dit-il hébété par cette cabale contre lui.

Heureusement que les dirigeants de l’AJA sont du même avis que lui. Tout comme d’ailleurs de nombreux supporters. « Quand Landreau encaisse des buts faciles, est-ce une trahison et au profit de quelle équipe ? Peut-être de Nantes ? Croyez-vous que Traoré, défenseur de son état, puisse quitter la défense, puisse faire un slalom juste pour aller tirer à côté ? Au match aller, quand Paris a battu l'AJA dans son antre de l'Abbé Deschamps, était-ce encore un cadeau de Traoré ? » interroge l’un d’eux dans un forum de discussion sur le sujet.

« Non, arrêtez un peu cette polémique inutile. Je ne suis pas fan de PSG, mais je pense que ce sont toutes ces polémiques qui font de notre championnat l'un des plus médiocres du vieux continent » .

Moussa Bolly

(chargé de communication/MJS)

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