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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 24 Avril

 

2e CONGRES DE L’URD

La grande épreuve

La candidature du 2e vice-président au poste de président de l’Union pour la République et la démocratie (URD), qui organise son 2e congrès ordinaire ce week-end, est dans l’ordre normal des choses dans un système démocratique. La vérité sortira des urnes.

Les 26 et 27 avril prochains, l’Union pour la République et la démocratie, URD, tiendra son deuxième congrès ordinaire. Parti issu de l’Adéma au lendemain de la présidentielle de 2002, il s’est rapidement imposé comme deuxième force politique, mais également comme force de rassemblement, dans la mesure où le parti de la « Poignée de main » a accueilli beaucoup d’autres formations et individus.

Progressivement, l’URD a conquis le terrain et il revendique aujourd’hui des sections sur tout le territoire. Autre preuve de sa maturité : il a été le seul vrai parti à avoir l’aide aux partis politiques cette année.

Le parti est sorti d’une turbulence somme toute salutaire. Crise de croissance ou tentative extérieure de déstabilisation, mais, cette bourrasque a permis de jauger la solidité des socles. En effet, la mini-crise a été gérée dans le dialogue et n’a surtout pas donné lieu à une saignée ou à des empoignades comme on en voit ailleurs.

Malgré ces acquis, le parti bruit d’insatisfactions. Certes, la première bourrasque n’a rien donné et le parti a montré sa maturité. Le 2e vice-président Oumar Ibrahim Touré, qui avait manifesté des ambitions, selon lui, pour « redynamiser le parti », a jeté l’émoi sur les uns et les autres en annonçant sa volonté de briguer la tête du parti.

Soumaïla Cissé avait dû arbitrer entre le ministre de la Santé et Younoussi Touré, le président. Mais, tout semble dire que la confrontation n’a été que reportée car, si l’on en croit des confrères, Oumar Ibrahim Touré est « acculé par des militants, des députés, des jeunes pour qu’il soit candidat ».

Là où l’on fausse l’analyse, c’est de voir en cela les prémices d’une division. L’URD n’est pas un parti d’unanimisme et si « l’ambition » du ministre Touré est saine, elle ne peut pas être contre le parti. Il ne peut pas non plus constituer une menace pour l’URD, d’où l’incompréhension face à ceux qui voudraient en faire un événement extraordinaire.

La vérité des urnes séparera les candidats et le parti reprendra son fonctionnement normal, à moins qu’il ne soit dans les intérêts de Koulouba de souffler sur les braises.

Alexis Kalambry

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COOPERATION MALI-CHINE

Le projet du chemin de fer Mali-Guinée dans les placards ?

Un vieux projet de construction du chemin de fer Mali-Guinée pourrait voir le jour si les autorités rappellent aux Chinois leurs vieilles promesses.

La coopération entre le Mali et la République populaire de Chine ne date pas d’aujourd’hui. Les deux pays entretiennent de très bonnes relations dans plusieurs domaines. Ce solide lien de coopération, on le doit au premier président du Mali, Modibo Kéita. Entre Mao Zedong et Modibo Kéita, c’était une relation de camaraderie. Les deux dirigeants regardaient dans la même direction sous le couvert du socialisme.

L’Empire du Milieu n’hésitait pas à aider le jeune Etat socialiste malien qui en était à ses balbutiements dans l’exécution de ses projets de développement. C’est dans ce cadre que le président Modibo Kéita et son homologue guinéen, Sékou Touré (lui aussi révolutionnaire et socialiste) avaient conçu un projet de construction de chemin de fer Conakry-Bamako.

L’objectif était de relier le Port de Conakry à Bamako afin de permettre l’acheminement des matières premières et de juguler la continentalité du Mali. Une fois le projet conçu, les deux chefs d’Etat ont envoyé des émissaires au président chinois, Mao. Ce dernier n’avait fait aucune objection quant à son financement en ce sens qu’ils étaient tous membres du bloc socialiste.

Dans la foulée, Mao Zedong, qui en définitive a rendu à la Chine moderne son indépendance et son unité avait même envoyé des techniciens pour une étude d’inspection du terrain et de prise de contact avec les autorités maliennes de l’époque.

Un projet à exhumer

C’est en pleine négociation de ce projet qu’est intervenu le coup d’Etat de 1968. Immédiatement, selon le Dr. Seydou Badian, ministre de la Coordination économique et financière et du Plan de Modibo Kéita (1960-1968), qui s’exprimait le samedi 19 avril à l’occasion du lancement de son dernier livre, « les Pièges du destin », que Mao a dit « que ç’en n’était fini pour le Mali ». Et le projet, à l’en croire, a été abandonné.

En 1994, lors d’une de ses visites en Chine, Seydou Badian avait rencontré un des 40 interprètes qui avait été commis aux études des travaux du chemin de fer. Ce dernier lui a suggéré que si les Maliens reprennent le vieux projet abandonné, « ils y auront gain de cause ». Aux dires de ce témoin et acteur de l’histoire contemporaine du Mali, « la parole de Mao reste sacrée aux yeux des plus hautes autorités chinoises et le Chinois est réputé pour sa parole donnée ».

Cette conversation entre les hommes a été rapportée à l’actuel chef de l’Etat, ATT par ses soins lors d’une rencontre voulue par ce dernier. « Mais depuis là rien. On entend des projets par-ci par-là, pourquoi ne pas reprendre le projet de chemin de fer Mali-Guinée ? », ne cesse-t-il de s’interroger avant de dire « qu’elle ne fera que renforcer la politique de désenclavement du pays ». ATT lui-même ne cesse de le répéter que quand il y a des routes, il y aura moins de faim.

« La route du développement passe par le développement de la route » .

Amadou Sidibé

 

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HERVE BOUGAULT, DIRECTEUR DE L’AFD MALI

« L’année 2008 sera dure »

A court terme, il n’existe pas de solution satisfaisante à la persistance des prix élevés des denrées alimentaires de première nécessité.

« L’année 2008 sera dure, mais les perspectives pour 2009 sont extrêmement intéressantes dès lors que tous les acteurs du secteur agropastoral se sont mobilisés pour faire du Mali une puissance agricole de premier plan à l’horizon 2012 » .

Ces propos sont du directeur de l’AFD, Hervé Bougault qui était face à la presse le 22 avril dernier au siège de l’Agence à Quinzambougou. Arrivé au Mali en septembre 2007, M. Bougault a voulu ce dialogue avec la presse pour deux raisons : parler de la politique de l’AFD et de la situation particulière de la montée des prix des denrées de première nécessité et des produits pétroliers qui a été le point d’orgue des échanges. Une situation qui, selon lui, interpelle le gouvernement mais aussi les bailleurs de fonds qui financent et accompagnent les politiques publiques.

Pour le conférencier, la crise que traverse aujourd’hui le monde a été vue depuis plusieurs mois par des économistes en raison de la croissance démographique en Asie, en Chine, en Inde, en Indonésie. A l’en croire, l’explosion démographique, les changements alimentaires et les effets du changement climatique ne sont pas de nature à favoriser la baisse des prix.

Travaillant beaucoup plus pour le long terme, le directeur de l’AFD a mentionné que l’Agence en tant que bailleur n’est pas réactive, c'est-à-dire qu’elle n’a pas la solution maintenant et tout de suite à la vie chère. Néanmoins, a laissé entendre son directeur, l’AFD est prête à accompagner le Mali dans sa volonté de devenir le grenier alimentaire de l’Afrique de l’Ouest. « La hausse des prix n’est pas conjoncturelle mais structurelle parce que les prix ne vont pas descendre ».

En dépit de la crise mondiale, le directeur de l’AFD reste cependant optimiste pour le Mali. « Sur le court terme, c’est dur pour le Mali, mais sur le moyen terme il y a des opportunités de développement qui s’offrent au pays eu égard aux nombreuses potentialités hydro agricoles dont il dispose ». Le plus important, pour Hervé Bougault, c’est que malgré le caractère particulier de la situation, les autorités maliennes ne cessent d’envisager des alternatives pour tenir le cap. Dans cette dynamique, il a évoqué l’initiative « opération riz ».

A ses dires, des mesures à court terme pour gérer la tension tiennent notamment au contrôle de l’inflation à travers des mesures de soutien afin que les populations puissent avoir accès à des produits de première nécessité. Pour « l’opération riz », l’AFD s’est engagée à examiner la question avec diligence pour voir dans quelle mesure elle peut apporter son concours.

La France , grâce notamment aux interventions de l’AFD, est un partenaire majeur du Mali en matière d’aide publique au développement. En conformité avec les orientations du document cadre de partenariat, signé en juillet 2006 entre la France et le Mali, l’AFD privilégie trois secteurs d’intervention : le développement du secteur productif, l’eau et l’assainissement, l’éducation.

Depuis 2000, le volume des engagements de l’AFD au Mali, hors ajustement structurel, s’est élevé à plus de 100 milliards de F CFA sous forme de subventions ou de prêts concessionnels octroyés à des opérateurs intervenants dans des secteurs marchands. L’AFD est également active au plan régional, notamment pour ce qui est de la gestion de la ressource en eau du bassin du Niger.

Mohamed Daou

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SYNDICATS COTONNIERS ET VIVRIERS

Bakary Togola, une chape de plomb sur les paysans.

Après plusieurs autres syndicats, le Syndicat pour la valorisation des cultures cotonnières et vivriers au Mali (Syvac) dénonce « l’autocratie » de Bakary Togola. Il est reproché au président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) sa gestion personnelle des syndicats paysans.

L’Assemblée permanente des chambres d’Agricultures du Mali (Apcam), et ces dernières années, l’Union nationale des sociétés coopératives de producteurs de coton du Mali (UN-SCPC) ont vu le jour pour permettre l'implication des producteurs dans la gestion interprofessionnelle des affaires paysannes. Aujourd’hui, indiquent différents communiqués d’organisations paysannes, les paysans sont plus que jamais dans l’impasse, une situation due en grande partie à la « gestion peu orthodoxe » de leurs problèmes.

Le Syndicat pour la valorisation des cultures cotonnières (Syvac) ne cache plus son amertume. Selon une correspondance signée du président du Syvac dont une copie nous est parvenue, après un énième report de sa tournée de sensibilisation des paysans dans des localités du pays par le président de l’Apcam, le Syvac déplore la volonté de ne pas transmettre la « saine information » aux cultivateurs à travers des rencontres périodiques.

Le Syvac dit surtout être arrivé à un certain nombre de conclusions, au premier rang desquelles se trouve « l’élimination pure et simple des syndicats cotonniers de toute concertation sur les problèmes de la filière coton malgré leurs 15 ans de gestion concertée de cette filière ».

Aux dires du syndicat, les preuves de cette mise à l’écart sont « l’absence totale des syndicats dans la fixation du prix du coton de la campagne 2007-2008 ainsi que dans les discussions du prix du coton de la campagne 2008-2009 sans oublier la même absence dans la fixation du prix des intrants 2007-2008 ».

Seul, maître à bord ?

Toutes choses qui seraient contre le contenu du document national élaboré sous l’œil international, soutient le Syvac. Des allégations qui alimentent du coup les « vieilles accusations » de passation de marchés « de gré à gré ».

Le Syvac pense que la gestion du président de l’Apcam et de l’UN-SCPC a contribué à la chute de la production nationale de coton : « Votre gestion unilatérale de la filière cotonnière est une des causes de la baisse de la production de coton qui est actuellement à 245 000 tonnes contre 600 000 tonnes en 2004 ».

« Si c’est l’effacement des syndicats, oui cette habitude s’est installée » , déplore le Syvac. En témoignent, selon lui, « les poursuites judiciaires entre paysans, une réelle honte pour le monde rural ». Une nuance est faite au cas de Tahirou Bamba « arbitrairement emprisonné pour offense au chef paysan ». Après des mois d’emprisonnement à Bougouni, Tahirou Bamba a retrouvé la liberté, mais devra voir ses ambitions syndicales à la baisse « s’il ne veut plus avoir de problèmes ».

Disant craindre des effets dévastateurs de cette gestion et affirmant œuvrer pour le bonheur du monde paysan, le Syvac demande à Bakary Togola de « revoir sa gestion actuelle de la collaboration avec les syndicats ».

Pour l’heure, selon des témoignages, « le désaccord entre Bakary Togola et les paysans est tellement patent qu’un boycott de la 2e édition du Salon international de l’agriculture (Siagri) est fort probable, car, soutiennent-ils, la plaie doit être d’abord soignée avant de passer à autre acte ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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AMENAGEMENTS HYDRO AGRICOLES

Le périmètre de Mahina livrable avant 2009

Les 860 hectares en cours d’aménagement dans le périmètre de Mahina ont été exécutés à 35 % .

Initialement prévu pour le 31 décembre 2007, c’est finalement au dernier trimestre 2008 que sera livré le périmètre de Mahina. L’information a été donnée mardi après-midi par le directeur de l’entreprise Kilani, Mondher Kilani. C’était en marge de la célébration du 52e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie et de sa Semaine économique (mars/avril 2008) au Mali.

A ce jour, sur les 1562 ha qui devaient être aménagés, 680 ha ont été mis en eau et livrés. Les 860 ha qui sont en cours d’aménagement l’ont été à 35 %. « Le chantier continue normalement. Nous sommes au deuxième périmètre GH de Mahina où nous avons entamé depuis plus d’un an les travaux de défrichement et de préparation de terrain. Mais c’est surtout les travaux de génie civil de la station de pompage qui nous ont permis de constater le déphasage entre les études de faisabilité et la nature réelle du terrain. Nous sommes actuellement à un niveau d’avancement de 35 % mais avec l’arrivée de certains équipements au cours du mois de mai, le taux serait de 50 % », a commenté le responsable de l’entreprise Kilani. Le montant du contrat est estimé à plus de 11 milliards de F CFA sur lesquels, l’entreprise Kilani a atteint un taux de décaissement de 67 %.

La durée initiale du projet, qui était de 20 mois, a été prolongée jusqu’en fin 2008 en raison du retard accusé dans le délai contractuel. Ce retard, à en croire M. Kilani, s’explique par des difficultés qui n’étaient pas prévues dans les études telles que l’existence de rochers durs tout le long du tracé, le retard dans l’acquisition des commandes des équipements en un temps record. « Nous avons passé des commandes des équipements en un temps record surtout pour le premier périmètre. Mais nous avons eu des problèmes avec Transrail. Alors qu’on avait prévu 12 wagons par semaine, nous n’avions qu’un wagon par mois ».

Les problèmes rencontrés avec les bailleurs de fonds surtout en matière de décaissement ont été aussi soulignés. « Tout le long des travaux, nous avons fourni beaucoup d’efforts pour renflouer notre trésorerie et cela malgré le contrôle de change et les autorisations qu’il faut », a dit le responsable de l’entreprise Kilani. Cependant, précisera-t-il, « le premier périmètre celui de Manantali est mis en eau depuis le 1er trimestre 2007 où les agriculteurs ont pu faire 2 à 3 cultures sur une période de 9 mois ».

Présente au Mali depuis trois ans, l’entreprise Kilani qui est une filiale d’une société tunisienne qui ambitionne de mettre en exergue son expérience sur le marché malien.

Mohamed Daou

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PAHSE II DU CHAMPIONNAT NATIONAL

Forces et faiblesses des équipes en présence

Le championnat national de football (L1) reprendra son cours cet après-midi avecles premières rencontres de la phase retour. Forces et faiblesses des quatorze équipes qui convoitent le titre le plus prestigieux du football malien.

Qui du Djoliba, de l’Asko, de l’ASBB, du CSK ou du Réal… se paiera le luxe de détrôner le Stade malien de Bamako ? Bien malin qui pourra y répondre avant la fin de la 2e phase du championnat national de football qui démarre cet après-midi.

Une certitude cependant : les Blancs de Bamako auront à répondre aux assauts de cinq colosses adversaires, tous aussi déterminés à occuper le prestigieux fauteuil. Un fauteuil qui donne droit au respect et ouvre la voie de la Ligue des champions. La convoitise ne peut qu’être grande pour six « prétendants ». Reste à se demander si leurs forces sont aussi proportionnelles au grand défi que renferme leur noble ambition.

L’équipe chère au président Mahamadou Samaké « Sam Djèma » se targue déjà d’être la meilleure au plan national, tant au niveau administratif que sportif. Championne trois ans d’affilée, elle a achevé la première phase de ce championnat à la 2e place (27 points, 8 victoires, 3 nuls et 2 défaites).

Elle a inscrit 15 buts au total et n’en a encaissé que 4, se posant du coup comme la meilleure défense et la 2e meilleure attaque du moment. Un palmarès en plus de son passé dans cette compétition qui conforte son statut de co-leader et qui fait de cette équipe le prétendant le plus sérieux, un gros morceau que tenteront de passer à travers leurs gosiers les autres.

En effet, tous mettront en exergue leurs arguments contre les Blancs de Bamako qui sont avertis des grands rendez-vous et savent qu’il n’y a plus de petites équipes à ce stade de la compétition.

Le défi de « Conti »

« Je suis venu pour le titre de champion et un bon parcours à la Coupe de la Caf. J’ai une équipe prête pour la seconde phase et qui entend tirer son épingle du jeu » . Ces propos d’Alou Badra Diallo « Conti », le taciturne coach du DAC, en disent long sur l’ambitieux projet de l’écurie rouge. En course pour la Coupe de la Caf, le président Karounga Kéita et ses protégés entendent aussi renouer avec le titre dont s’est accaparé le rival de tous les temps.

Les Rouges n’ont pas cessé de se donner des arguments de ce challenge que caresse « Conti », eux qui ont entamé très fort la première phase du championnat qu’ils ont bouclé sur la plus haute marche. Premier avec 29 points, meilleure attaque avec 17 buts inscrits (+ 12), 9 victoires, 2 nuls et 2 défaites, le bilan à mi-parcours est éloquent.

A dire vrai, l’équipe, qui a fait peau neuve, présente un visage plus reluisant cette saison. Et même si les Rouges ont raté par fantaisie ou par pure contre-performance ont fait deux sorties ratées (1-0 face aux Onze Créateurs et 2-1 face à l’Usfas), on est tout de même tenté de dire que le « Djoliba is back » (le Djoliba est de retour) avec la récente victoire sur le rival stadiste en finale de la Coupe BDM-SA et surtout sa qualification aux 8es de finale de la Coupe Caf.

Les déceptions

Clubistes et Bamakois sont dans l’impasse. Ils alternent le bon et le moins bon. Toutes les deux équipes ont en commun leur petite prestation au cours de la phase aller. Septième au classement avec 18 points, l’ASB n’en finissait pas d’égrener son chapelet de problèmes internes avec le limogeage de son entraîneur guinéen Mohamed Sy Savané. Et malgré les différentes déclarations faites par les responsables du club, l’idée d’un probable retour en force de l’équipe chère au président Hamala Nimaga reste encore brouillée dans les esprits.

Pour leur part, les protégés du président Moussa Konaté n’ont pas été ces foudres de guerre qu’ils étaient réellement il y a peu. Champion de la phase aller de l’année dernière et vice-champion incontesté naguère, le COB est en passe de rater lamentablement sa saison. Et avec les départs de Yaya Doumbia et Amadou Sidibé (Djoliba) ; Papa Assane Ndoye au Sénégal, Amadou Diamouténé et ses coéquipiers devront désormais se battre pour défendre la place qu’elle occupait en vue d’entretenir tout le bien qu’on dit d’eux. Depuis le début de la compétition, ils n’ont obtenu que 4 victoires pour 4 nuls, 5 défaites ; 12 buts inscrits. Ils occupent la 9e place.

Le gros de la troupe

Revenus des méandres de la D2 il y a quelques saisons, l’Association sportive de Korofina, l’Association sportive de Bakaridjan de Barouéli et les Onze Créateurs de Niarela ont fait plus que sensation dans ce championnat ou du moins à la première phase.

Ces équipes, dont la formation de Niaréla qui occupe la 8e place, ont même rudoyé par moments l’actuel leader. De quoi faire oublier à leurs nombreux supporters la mauvaise passe de la D2. Les protégés d’Amadou Baiba Kouma tout comme ceux de Vieux Makan Kéita, respectivement de Bakaridjan et de Korofina n’entendent pas démordre, eux qui promettent l’enfer à leurs adversaires car, diront-t-ils, « nous avons les moyens de notre politique et nous entendons le démontrer ». Voilà qui est clair. Car si la performance des poulains de Dougoutigui n’est pas un événement, celle de l’Asko ou des Onze Créateurs l’est.

Les Scorpions, sous la houlette d’Idrissa Maïga « Métiou », président de la section football du club, qui travaille en étroite collaboration avec ses collaborateurs dont les docteurs Seydou Sow, Mamadou Bouaré, Ibrahima M’Bodj sans oublier le président Amadou Diadié Touré, ont démontré qu’avec une bonne dose de détermination et de foi, on pouvait déplacer des montagnes. Ils sont en passe de le réussir, eux qui étaient peu attendus.

Le Réal occupe la 6e place avec 21 points à six longueurs du leader. A Djikoroni-Para, domaine du club, ils ont tout pour eux : leur jeunesse faite d’un mélange de cadres et leur fougue. Et il va falloir sérieusement compter avec eux et leur coach Idrissa Kanté « Gorgui », même si l’ambition cette année n’est pas obligatoirement le titre. L’appétit venant en mangeant, le Réal peut changer d’option.

Boubacar Diakité Sarr

 

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