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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 22 Avril

 

RENOVATION DE L’AUTOGARE DE SOGONIKO

Le diktat de la mairie du district dénoncé

C’est un début de bras de fer entre la mairie du district et les commerçants et transporteurs au sujet de la rénovation de la gare routière de Sogoniko. Les commerçants et les transporteurs dénoncent l’attitude de l’hôtel de ville de Bamako qui, selon eux, leur impose un nouveau plan de l’infrastructure qui ne tient pas compte de leurs préoccupations.

Les occupants de l’autogare de Sogoniko accusent les autorités municipales du district d’avoir signé « en catimini » un contrat de rénovation avec un opérateur économique installé au Gabon qui serait chargé de l’exécution des travaux de rénovation de la gare.

Il y a trois ans, la mairie du district avait démoli à la gare routière de nombreux magasins transformés en chambres de passe. En marge du déguerpissement des travailleuses du sexe, l’un des représentants des commerçants révèle aujourd’hui sous le sceau de l’anonymat que certains commerçants avaient injustement perdu leurs magasins. « Nous avons tout fait pour que ces gens puissent être dédommagés. Malheureusement, les autorités n’ont pas été sensibles à la galère de ces pauvres commerçants », a-t-il déploré.

Le mardi 15 avril 2008 au cours d’une réunion à laquelle ont pris part les commerçants et les transporteurs, le 2e adjoint du maire a présenté le nouveau plan de rénovation de l’autogare qui ne comble pas les attentes des bénéficiaires. Pis, selon notre interlocuteur, les autorités municipales auraient levé la séance tout en indiquant aux représentants des commerçants et transporteurs qu’ils n’ont pas de « commentaire à faire sur le plan ».

Aux dires de notre source, la mairie a présenté au cours de la rencontre deux « petites filles » qui seraient les filles et représentantes légitimes du bailleur avec qui, la mairie aurait signé un contrat de rénovation à l’insu des bénéficiaires. Toutes choses qui suscitent aujourd’hui la colère des locataires de la gare de Sogoniko.

Le plan en question prévoit la construction de 80 magasins et d’une quinzaine de guichets pour les compagnies de transport. Or, un commerçant précise que le recensement à l’auto gare fait état de plus de 600 magasins et plus d’une trentaine de guichets.

« Le plan est conçu de manière à chasser les commerçants et les transporteurs. Ce qui est plus navrant encore, même la mosquée en cours de réfection n’a pas sa place dans le plan. Le 2e adjoint du maire dit à qui veut l’entendre que le plan ne serait pas modifié. Les clauses du contrat sont floues. Toutes chosent qui en disent long sur la motivation réelle des autorités municipales qui tiennent coûte que coûte à exécuter le projet contre le gré des bénéficiaires » .

Les commerçants et les transporteurs de la gare routière condamnent avec la dernière vigueur le projet de rénovation. Pour faire face au problème, ils entendent s’organiser dans les jours à venir en mettant en place un comité de pilotage qui sera chargé de défendre leurs intérêts communs.

Amadou Waïgalo

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MILLENIUM CHALLENGE

Encore un éléphant blanc ?

Le « Millénium Challenge Account » (MCA), prévu pour durer 5 ans,porte sur 3 projets et est déjà à sa 3e année. On ne voit encore rien. Un leurre américain ou une incurie malienne ?

Le « Millénium Challenge Account » (MCA) est un fonds alloué par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et géré par le Millénium Challenge Corporation (MCC).

Une Coordination « Projet d'appui à l'élaboration et à la mise en œuvre du MCA Mali » a été mise en place par le gouvernement avec l'appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). L'accord signé à Washington le 13 novembre 2006 porte sur un montant de 460,8 millions de dollars (230 milliards de F CFA). Le programme porte sur trois projets : l'aménagement de 16 000 hectares dans la zone Office du Niger à Alatona, la construction d'un parc industriel dans la zone aéroportuaire et la réhabilitation de l'aéroport international de Bamako-Sénou.

Le MCA-Mali, projet de Bush, vanté comme un vaste projet de développement, peine à voir un début de réalisation. C’est le flou total.

D’abord, par rapport à l’aménagement de la pleine d’Alatona, bien malin aujourd’hui celui qui pourrait dire le nombre d’hectares à aménager. Au début, la superficie à aménager était de 16 000 hectares. . Elle a chuté à 12 000, puis à 9000, avant d’être une information purement et simplement confidentielle.

Ensuite, pour ce qui concerne la plate-forme aéroportuaire, c’est pire : comme dit plus haut, il ne reste au projet que 3 ans. Serait-il possible, alors que pendant deux ans durant rien n’a été fait, de construire un hub, une zone industrielle… ?

Du coup, les tergiversations et les atermoiements accréditent la thèse selon laquelle le MCA, au Mali tout au moins, a été un troc : MCA contre base militaire. Ceci expliquerait d’ailleurs pourquoi les Américains, si radins par nature et si près de leurs sous, laissent les choses en l’état deux ans durant sans réagir.

Alexis Kalambry

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12e CONFERENCE DE LA CNUCED A ACCRA

Les enjeux de développement au cœur des débats

Analyser les enjeux et perspectives de la globalisation sur le développement est l’objectif de la rencontre quadriennale de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) dont les travaux ont débuté dimanche à Accra au Ghana.

Quelle va être l’ampleur des répercussions de la crise des prêts hypothétiques aux Etats-Unis sur l’économie mondiale et sur celle des pays en développement en particulier ? Quelles mesures prendre pour que les fruits de la mondialisation soient équitablement repartis ? Voilà, entre autres, des enjeux sur lesquels la 12e conférence des Nations unies pour le développement va se pencher du 20 au 25 avril 2008 dans la capitale ghanéenne.

La cérémonie d’ouverture de la rencontre a réuni plusieurs personnalités dont le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, des chefs d’Etat et de gouvernement, des économistes, des artistes, des représentants du secteur privé et de la société civile au Centre international des conférences d’Accra.

Ban Ki-moon a, d’entrée de jeu, plaidé pour le renouvellement de l’ordre de développement pour aider les pays les moins avancés (PMA) à sortir de la crise qui les secoue afin d’éviter l’aggravation de la pauvreté.

Le président ghanéen John Ayekum Kufour a soutenu que si rien n’est fait pour régler la flambée des prix une crise beaucoup plus grave se profile. Il a fait allusion à la menace sur les institutions républicaines à travers des manifestations multiples organisées en Afrique.

Quant au président brésilien Lula, son intervention s’est axée sur l’intensification de la coopération Sud-Sud pour relever le défi du développement.

Pour les économistes de la Cnuced, les difficultés que rencontre présentement l’économie mondiale montrent combien il est urgent d’améliorer la coordination des politiques macroéconomiques entre les grandes puissances économiques et d’adopter de meilleures règles et réglementations en matière de financement international.

La Cnuced explique le faible impact des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis sur les secteurs financiers des pays en développement essentiellement par le fait que les banques dans ces pays n’ont pas été tout aussi exposées à des transactions financières risquées comme dans les pays développés. Selon elle, le principal danger qui guette les pays en développement vient des conséquences économiques plus larges que la crise financière pourrait avoir.

Au programme de la rencontre d’Accra, plusieurs réunions suivies de débats en plénière se tiendront sur des thématiques au centre desquelles le développement de l’Afrique. Une réunion ministérielle regroupera également le Groupe des 77 et la Chine.

Plusieurs forums sur l’investissement dans le monde seront animés par de hauts responsables gouvernementaux et des chefs d'entreprise échangeront sur la façon dont les pays en développement peuvent attirer des investissements et en tirer profit au maximum.

De plus en plus, une attention particulière est accordée à la dimension culturelle du développement. C’est ainsi que la 12e conférence consacre une exposition d’art contemporain africain de dix artistes africains.

Fidèle à son engagement, la société civile promet une participation remarquée avec une série d’activités parallèles - essentiellement des débats prévues tout au long de la rencontre. Une reconnaissance et un encouragement seront faits de l’apport des femmes dans le système commercial à travers des prix de la femme chef d’entreprise. Cette 12e conférence devra aboutir à des recommandations.

Les journalistes venant de plusieurs pays d’Afrique couvriront la conférence grâce à l’appui de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung et l’Institut Panos. Pour cela, ils ont eu une journée d'échanges avec des spécialistes sur les thèmes de réflexions sur les défis et opportunités de la mondialisation pour le développement.

Maïmouna Coulibaly

(envoyée spéciale à Accra)

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MALADIES ANIMALES

Sus à la PPCB !

Le secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche a ouvert hier à la direction du Laboratoire central vétérinaire (LCV), les travaux de la 2e réunion de coordination de la recherche sur le contrôle de la péri pneumonie contagieuse bovine (PPCB). Une rencontre organisée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le FAO et le LCV.

La péri pneumonie contagieuse bovine (PPCB) est une infection myco-plasmique contagieuse des bovins qui est inscrite sur la liste des maladies de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE). Occasionnant de lourdes pertes économiques sur les continents asiatiques et africains, la maladie est caractérisée par des lésions des poumons et de la plèvre.

La pathologie anéantit largement les efforts de développement de l’élevage africain en général et celui du Mali en particulier. Déterminées à faire de l’élevage un des secteurs-clés de l’épanouissement de notre pays, les autorités locales ne pouvaient rester en marge de la croisade contre la maladie sous la houlette d’institutions internationales.

La 2e réunion de coordination de la recherche sur le contrôle de la PPCB tombe donc à pic pour contrecarrer la présence de la péri pneumonie. Réunissant 12 pays africains et la Suisse, cette réunion de cinq jours fait suite à celle de septembre 2006 à Windhoek (Namibie). Les participants s’attelleront à mesurer le chemin parcouru en termes de recherche sur la maladie avant de proposer des pistes d’amélioration de ces recherches pour booster les acquis.

Toutes choses qui contribueront « à mettre au point des méthodes de diagnostic fiables pour la surveillance et le contrôle de la PPCB en Afrique », s’est félicité Dr. Mamadou Kané, secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Tout en déplorant que des pathologies mettent encore en mal la santé des populations animales, Dr. Kané affirmera que le Programme de coopération technique (TCP) cadre bien avec les politiques d’élevage des gouvernements africains.

Comme pour assurer sur les résultats des travaux, le directeur du Laboratoire central vétérinaire (LCV), Dr. Saïdou Tembely, ajoutera que la réunion de coordination permettra de faire un bond en avant dans la lutte contre la pneumonie contagieuse bovine. En tout cas, Dr. Herman Unger, représentant de la FAO et de l’AIEA, s’est montré déjà confiant quant aux aboutissements de la rencontre.

Invitant les participants à la diligence dans la recherche contre la maladie, il a ajouté que les travaux placeraient les repères d’actions plus efficaces et peaufineront les jalons d’une technique phare de prévention et de détection du PPCB.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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CONTRE LA VIE CHERE

Les réponses du Parena

La vie chère que traverse notre pays préoccupe le Parti pour la renaissance nationale (Parena), qui dénonce l’immobilisme de l’Etat. Le parti du Bélier blanc a organisé samedi dernier en collaboration avec le National Democratic Institute (NDI), dans un hôtel de la place un atelier de réflexion sur le sujet, sanctionné par des recommandations.

L’atelier qui s’est déroulé sous la présidence de son président, Tiébilé Dramé, a regroupé un comité restreint de vingt personnes. Il visait à confronter les informations et les analyses des représentants de la DNCC, des associations, des commerçants détaillants des importateurs, entre autres, sur la question.

La vie chère frappe notre pays depuis cinq ans et reste caractérisée par la montée en flèche des prix des produits de base qui sont passés du simple au double en l’espace de deux ans. Au même moment, les salaires n’ont augmenté que de 6 % alors que l’Etat a montré ses limites dans la régulation du marché où règnent en maîtres des opérateurs économiques bénéficiaires de toutes les exonérations. La solution préconisée par la centrale syndicale, l’UNTM, qui a initié un forum pour la recherche de solutions durables, n’a pas donné les résultats escomptés. Le gouvernement brandit l’alibi de

la conjoncture internationale.

L’atelier du Parena participe d’une volonté de proposer des solutions à court, moyen et long terme.

Comme solutions à court terme, le Parena préconise d’installer un Conseil national des prix ; de subventionner les produits de grande consommation (riz, farine, huile), etc. ; de réaliser l’étiquetage, le marquage et l’affichage des prix ; d’assurer un suivi de l’application des mesures d’exonération par la Chambre de commerce, les services de douanes, du commerce et de la concurrence et les associations de consommateurs, etc.

Les solutions à moyen terme visent à développer les cultures de contre-saison ; à développer les cultures vivrières et à inciter à la consommation de la production nationale. Dans le long terme, le Parena recommande de construire des usines dont les actionnaires seront l’Etat et les opérateurs économiques crédibles et d’augmenter de façon substantielle la production de riz.

Le Parena, qui ne doute pas de l’environnement économique mondial difficile, déplore surtout le manque de volonté avéré du gouvernement à lutter efficacement contre la crise.

A. D. et A. M. T.

 

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VOYAGE JUSQU’AU BOUT DE SOI…

Le message d’Aimé Césaire

« Je suis un Martiniquais, un Africain transporté. Mais je suis avant tout un homme. Et un homme qui veut quoi ? L’accomplissement de l’humanité en l’homme » .

Peut-on rester indifférent à celui qui se soucie de réveiller l’homme dans l’homme, pour sa pleine réalisation ? L’histoire a déjà enregistré Césaire comme une des figures les plus sublimes de l’humanité. Ne pense-t-on pas déjà au Panthéon pour son ultime demeure parmi les grands de la France dont les idées lumineuses brillent sur l’univers entier ? Que fut Césaire ? Qu’a-t-il fait en parole et en acte ?

Césaire est un homme océanique. Parler de lui embarrasse quelque peu car on ne sait ce qu’il faut dire en priorité. Peut-on épuiser en commentaire tout ce qu’il a pensé ?

« Je sais qu’il y a encore beaucoup à faire… J’ai le sentiment d’avoir fait de mon mieux, c’est tout. Parfois j’ai même été au-delà de mes forces… Mais il s’agissait d’une sorte de foi intérieure » .

Césaire est un homme de foi. Foi aux œuvres de l’esprit, foi en l’homme débout, au message véhiculé sur scène, ce qu’il a découvert sur sa planète d’élection (les livres) qu’il a immensément explorée dès sa tendre enfance.

« Quand Aimé Césaire parle, la grammaire française sourit » , disait son père Fernand qui avait le culte des maîtres de langue. Il leur fait lecture chaque jour de morceaux choisis de Voltaire, de Hugo, de Bossuet. Il a passé des années studieuses. « Aux jeux, il préfère la solitude et la compagnie des livres ». Il avait déjà une vitalité extraordinaire dans le travail. « Le soir, quand toute la famille est au lit, Aimé travaille encore ». Il s’absorbait dans l’idéal que lui offraient les livres.

Césaire est né coiffé, a-t-on dit. Mais il ne suffit pas de naître coiffé pour être toujours à l’abri des bourrasques du temps. Son époque (celle de l’éveil des peuples dominés) l’a marqué et lui aussi a marqué son époque (en l’orientant par l’exemple) horizontalement et verticalement.

Communément, quand on parle d’Aimé Césaire, on pense aussitôt au « Cahier d’un retour au pays natal », à la Négritude, concept qu’il a forgé avec Léopold Sédar Senghor. Contrairement à son ami sénégalais, Césaire a une vision concrète du concept. La Négritude, c’est « la découverte de l’Afrique par les Africains et comme un refus de toute assimilation ».

Il a écrit « Discours sur le colonialisme » (1950) (réquisitoire sur le colonialisme), preuve de son courage intellectuel. Puisque l’éditeur était de droite et s’attendait à une apologie du régime colonial. Mais il a écrit aussi « Discours sur la Négritude » (1987) prononcé à la première conférence hémisphérique des peuples noirs de la diaspora, en hommage à Aimé Césaire. Il y dit simplement : «  La Négritude c’est une des formes historiques de la condition faite à l’homme ». « C’est une manière de vivre l’histoire dans l’histoire d’une communauté… »«  La Négritude est sursaut et sursaut de dignité ».

Cette dernière définition est fondamentale pour nous Africains du siècle de la mondialisation, qui est une menace constante pour notre dignité noire. Dans ce même discours, il indique le chemin dans l’universel en évoquant le philosophe Hegel « … l’universel bien sûr, mais non par négation, mais approfondissement de notre singularité ».

Césaire, un grand poète noir ? Sans doute. Il a beaucoup écrit et publié, pour l’Afrique et les Africains, sachant bien que… « ni la littérature ni la spéculation intellectuelle ne sont innocentes ou inoffensives ». Il avait une mission comme tout bon poète. Celle de chanter la vie et la renaissance (son poème Addis-Abeba, 1963).

« Donc gros du monde, le poète parle » , écrit-il dans une communication au congrès de philosophie de Port-au-Prince, en 1944. Césaire n’a pas crié dans le désert. Cri au sens de protestation contre « … l’humiliation, l’imbécile préjugé, l’exploitation, la répression… ».

Au colloque de 2003, à La Martinique, « Aimé Césaire, une pensée pour le XXIe siècle », il y eut un concert de voix pour marquer ses 90 ans. Oui 90 ans de lutte, d’engagement et de fidélité. Pour reconnaître en lui « le plus grand auteur littéraire français vivant ». Le message de Jacques Chirac dit éloquemment ceci : « Par votre réflexion et votre action, par vos écrits et votre engagement vous avez tracé un nouvel horizon à notre destin commun ».

Pendant ce colloque du 24 au 26 juin 2003, nous avons pu remarquer la vigueur malgré l’âge (il se déplaçait sans appui), la cohérence du langage qui était toute logique toute fidélité à ses thèmes de départ. Et surtout la présence d’esprit occupé par le souvenir de l’Afrique, au Mali. Dans la multitude de conférenciers et de participants qui l’entouraient le jour de l’anniversaire, le nom du Mali que j’ai prononcé lors de la présentation a provoqué une émotion, visible reflétée sur son visage. Preuve de son attachement à la terre d’Afrique. « Je suis fidèle à mon peuple, fidèle à l’homme jouissant de son plein être ».

Césaire est mort avec la conscience d’avoir été compris de par le monde. Son message en fondamental ? « Vous avez bien entendu : c’est le voyage jusqu’au bout de soi qui nous fait découvrir l’ailleurs et le tout ».

Adama Coulibaly

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SEMAINE MONDIALE POUR L’EDUCATION

« Le retour des décideurs à l’école »

C’est en 2000 que les chefs d’Etat et de gouvernement se sont retrouvés à Dakar pour prendre des engagements en faveur de l’Education pour tous (EPT). Le constat en 2002 était que 113 millions d’enfants, dont 70 % en Afrique subsaharienne n’avaient pas accès à l’éducation.

En prélude aux festivités commémoratives de la semaine mondiale d’action pour l’éducation, la Coalition des organisations de la société civile pour l’éducation pour tous, a animé hier à la Bourse du travail pour échanger avec les hommes de médias sur la semaine et les activités qu’elle entend mettre en œuvre du 21 au 28 avril. Le thème retenu cette année pour la semaine mondiale d’action pour l’éducation est « le retour à l’école des décideurs ».

Selon la présidente de la Coalition des organisations de la société civile pour l’éducation pour tous, Mme Maïga Kadiatou Baby, le thème de cette année est en parfaite adéquation avec celui de la semaine mondiale de 2007 qui portait sur « l’effectivité des droits à l’éducation ». Cependant, a-t-elle avoué, le thème de cette année est beaucoup plus interpellateur car, « il met un accent particulier sur l’élimination de toutes les formes d’exclusion à l’éducation non seulement par rapport à l’accès mais aussi à la qualité de l’éducation ».

Au cours de la semaine, la Coalition planifiera une série d’activités. Elles porteront sur l’organisation d’une journée portes ouvertes sur les alternatives éducatives, la remise « du grand dossier » au ministre de l’Education de base, l’organisation d’une leçon modèle au stade Mamadou Konaté. La Coalition organisera également une marche pacifique pour remettre au président du Haut conseil des collectivités territoriales le grand dossier sur l’école.

Créée en novembre 2006, la Coalition des organisations de la société civile pour l’EPT regroupe des ONG et associations œuvrant dans le domaine de l’éducation.

Mohamed Daou

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