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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 21 Avril

 

SEYDOU B. KOUYATE A PROPOS DE LA « REBELLION »

« L’Algérie veut la co-souveraineté du Mali »

A la présentation de son nouveau roman « La Saison des pièges », samedi dernier à la Maison de la presse, Seydou Badian Kouyaté n’est pas allé avec le dos de la cuiller avec les autorités qu’il a accusées d’être les responsables de l’humiliation subie par le Mali dans la crise du Nord. Et d’affirmer que l’Algérie veut la co-souveraineté du Mali.

« La politique que les autorités sont en train de mener au nord est désastreuse pour le Mali. Elle est un danger pour le Mali d’aujourd’hui et pour le Mali de demain. Il est temps que les Maliens se lèvent pour la dénoncer car l’avenir de ce pays en dépendra » .

Ces propos viennent de celui qui a été impliqué dans le dossier du Nord dans les années 1960, il s’agit de l’auteur de l’hymne national du Mali, Seydou B. Kouyaté. M. Kouyaté au cours de cette rencontre s’est insurgé contre le pouvoir en place qui, regrettera-t-il, gère la crise selon son bon vouloir avec l’implication de l’Algérie et de la Libye.

L’attitude des autorités algériennes et libyennes et l’importance que leur accordent nos autorités, font aux yeux du conférencier que ce conflit va au-delà de tout ce qu’on peut imaginer par rapport à « la souveraineté de cette partie du territoire ». Le politicien littéraire n’a cessé de se questionner sur un certain nombre de faits qui lui coupent le sommeil.

Un Etat méconnaissable

« L’armée , à ses dires, a été disqualifiée et a reçu un jet de boue à la face ». Seydou Badian est taraudé par le fait qu’une trentaine de nos soldats aient été pris en otage sans qu’un seul coup de feu soit tiré. « Est-ce des consignes qui leur ont été données pour qu’ils ne tuent pas des rebelles ? Ce n’est pas le Mali que je connais ».

Pour une résolution des problèmes du Nord/Mali, l’ancien ministre du Développement sous le président Modibo Kéita propose la convocation d’une conférence internationale réunissant le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, l’Algérie, la Libye en présence du président Abdoulaye Wade et Thabo Mbeki qui vont débattre de tous les problèmes qui y ont trait. « Sans cela tôt ou tard, le Mali perdra une partie de son territoire », a-t-il averti. Car, à l’en croire, « les accords ne dureront pas longtemps ». Cette question de souveraineté se voit dans les actes. « C’est déjà la co-souveraineté avec l’Algérie. Il suffit d’une petite chose pour que l’Algérie joue aux sapeurs pompiers ». D’autres remarques faites par le conférencier lui font dire que certains tentent de ressusciter l’Organisation des régions sahariennes (ORS). Ce jour, a-t-il dit, n’est pas loin. « Le jour où le pétrole va jaillir, vous verrez ».

Pour que cela n’arrive, il a exhorté la jeunesse à se lever comme un seul homme pour barrer la route à ceux qui sont en train de laisser le Mali à la dérive. Sans être partisan de la violence, le doyen a proposé aux jeunes de prendre conscience de l’avenir du pays. « Levez-vous, marchez, dénoncez, dites non même si on doit vous tuer mais dans la légalité ». Il a conclu que le « Bateau Mali » peut tanguer, mais ne chavira jamais. « Levons-nous le Mali ne mérite pas la médiocrité ».

Amadou Sidibé

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ASSOCIATION « LES ELEVES DU SOLEIL »

Maîtriser l’immigration par le développement des pays de départ

Pour une expulsion, la France dépense à peu près 20 000 euros, soit 400 millions d’euros pour les 20 000 expulsés programmés par an. Pour que cette manne du contribuable serve à autre chose, une association, « Les élèves du soleil », a vu le jour en France. Il ambitionne de développer réellement les pays de départ des immigrés.

L’association « Les élèves du Soleil » est l’initiative d’un groupe : Anne-Corinne Choque, présidente et concepteur de produits en médecine esthétique et chirurgie esthétique, Yéra Coulibaly, vice-président, technicien Télécom réseaux sécurité (Malien d’origine, naturalisé français et résidant en France), Marcus Gilbert Bangoura, bio-écologiste, représentant de l’Association pour la Guinée-Conakry, Antoine Precos, secrétaire général et informaticien, Amadou Ly, trésorier et étudiant. L’association a dépêché à Bamako une mission comprenant la présidente et le vice-président pour rencontrer les autorités.

« La vocation de notre association est de construire, dans les villages en zone rurale isolée, des écoles et leurs dispositifs de production autonome d’électricité associés afin de les équiper de moyens d’éducation permettant ainsi l’accès au savoir, aux loisirs, au développement intellectuel, à la culture et enfin à l’information » , affirme Anne-Corinne Choque.

« Notre projet , poursuit-elle, s’inscrit dans une politique de limitation de l’immigration des populations des pays pauvres vers des pays riches afin de faciliter un retour au pays de ces mêmes personnes avec un programme éducatif favorisant le développement social, économique et technique du pays ».

Pour « Les élèves du soleil, « l’éducation est un des piliers fondamentaux du développement humain et social. Pour un homme ou une femme qui ne sait ni lire, ni compter, ni écrire, c’est son statut de citoyen qui est amputé, un enfant qui ne va pas à l’école, c’est l’avenir du monde qui se trouve en danger ».

Ce travail se fera, selon eux, à travers « la formation d’enseignants et le transfert des connaissances et de la maîtrise des technologies passent par l’outil éducatif mis en place au service de tous ». Pour ce faire, un dispositif de production autonome d’énergie photovoltaïque sera mis en place, permettant de générer des activités à même de faire vivre matériellement les contrées concernées.

Le projet formera des agents responsables de l’entretien, de l’usage et de la gestion des installations (tenue d’un cahier journalier d’exploitation) ; passera des contrats d’entretien des équipements avec une entreprise locale spécialisée et mettra sur pied un comité de gestion et de suivi des installations.

Dans le cadre de ses ambitions, l’association « Les élèves du Soleil » créée conformément aux dispositions législatives françaises sur les associations, en accord et collaboration étroite avec les gouvernements guinéen et malien pour un départ, a réalisé des programmes vidéo préenregistrés à destination des populations rurales isolées qui peuvent être diffusés ou transmis par la télévision par satellite ou sur support multimédia de type CD ou DVD.

L’association qui a la bénédiction du président français Nicolas Sarkozy (celui-ci leur a adressé une lettre d’encouragement), doit se rendre en Guinée après le Mali, à l’invitation du secrétaire général du gouvernement. « Notre objectif est l’Afrique Sub Saharienne », ajoute M. Yéra Coulibaly, le vice-président.

Alexis Kalambry

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IL FAUT LE DIRE

« A soif » !

A sa naissance, un personnage créé par Rabelais, n’avait qu’un mot à la bouche : « A soif ». Il a été affublé du nom de Gargantua, déformation de « Grand Gosier » par Pantagruel, son père. Plus de 5 siècles après, des Maliens peuvent en dire autant. « A soif » ! M. les autorités. Car en plus de toute la misère qui les frappe, s’ajoute à présent le manque d’eau, qui se pose avec acuité dans de nombreuses localités et dans certains quartiers de la capitale.

Les logements sociaux, « vitrine » incontestable du régime en place, en manquent cruellement. Si certains programmes n’ont pas encore eu la chance de voir le précieux liquide couler des robinets, ceux qui sont déjà connectés au réseau EDM ne sont pas non plus les plus heureux.

Aujourd’hui, aux « 1008-Logements » par exemple, l’eau, quand elle est distribuée, n’arrive plus qu’au compte-gouttes, qui plus est, à des heures indues, c’est-à-dire entre 3 et 5 h du matin. C’est dire donc que les plus heureux dans cette « pénurie » ne sont servis que 3 h sur 24.

Pénurie d’eau ? Mon œil ! C’est plutôt une preuve supplémentaire de l’injustice sociale qui a encore de beaux jours devant elle dans ce pays. Sinon comment comprendre qu’à 300, 400, 500 m ou, en tout cas à moins d’un kilomètre de là, l’eau coule permanemment à flot ? Pourquoi dans les services publics proches et même éloignés, ça continue de « flotter » avec des engins quotidiennement lavés à grandes eaux, le robinet restant ouvert de 8 h du matin à la descente dans une quasi-indifférence ? Pourquoi les lavages de voitures ne manquent jamais d’eau alors que des millions d’êtres humains n’ont même pas de quoi étancher leur soif, à plus forte raison cuisiner ou se laver ?

Comme on le voit, si crise il y a d’eau, elle n’est pas le lot de tous. Sinon la solidarité et la justice devraient normalement conduire l’autorité en charge de la question à imposer une distribution équitable, c’est-à-dire à procéder par délestages.

Mais, n’est-ce pas trop demander dans un pays où tout va à vau-l’eau, où beaucoup n’en font qu’à leur tête, sûrs de bénéficier de l’impunité ? N’est-ce pas trop demander à des hommes qui ne connaissent plus rien du vécu des populations et qu’ils regardent peut-être du haut de leur grandeur ?

Dans un pays arrosé par quelques-uns des plus grands fleuves d’Afrique et qui possède, à en croire la version télévisée de notre développement, de ressources souterraines en eau presque inépuisables, il est incongru que des chefs de famille (qui ont d’autres chats en cette période de galères), leurs épouses et leurs enfants, se relaient dans la corvée d’eau. Mais que faire ?

« Fanta djo té kèlè la », n’est-ce pas ?

A. M. T.

 

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LITIGE FONCIER AU LCV

L’arroseur arrosé ?

Le fond du problème serait lié à la non prise en compte des travailleurs du Laboratoire central vétérinaire (LCV) sur la liste des personnes à recaser dans le village .

Depuis un certain temps, les travailleurs du LCV sont en colère du fait que leur domaine est occupé par des spéculateurs fonciers. L’implication des autorités compétentes a été sollicitée pour mettre un terme à la déprédation du site. Les nombreuses rencontres qui ont eu lieu sur la question ont été infructueuses. En guise de protestation contre ce qu’ils appellent l’expropriation arbitraire du domaine du LCV, les travailleurs ont observé les 17 et 18 avril derniers une grève de 48 h.

Dans cette affaire qui oppose le LCV à des particuliers comme le pétrolier Zoumana Traoré dit San Zou, Mme Lalaïcha Ascofaré, l’Armée de l’air, là où le bat blesse c’est que le LCV ne dispose d’aucun document officiel attestant que le domaine lui appartient. Toutefois, la construction du LCV avait fait l’objet d’une convention entre les Américains et le gouvernement malien en 1972, qui s’était engagé à préserver le domaine dans son intégrité. Cet accord tacite donne-t-il droit à un titre de propriété au LCV ? Lors de la conférence de presse qu’il a animée le 15 avril dernier, le comité syndical, par la voix de son secrétaire général, Moussa Sissoko, a reconnu que le LCV n’est détenteur d’aucun titre sur le domaine querellé. Or, il existe actuellement sur ledit site 26 titres fonciers.

Moins d’une semaine après la conférence de presse du comité syndical, des langues commencent à se délier du côté des habitants de Sotuba. Selon eux, le fond du problème n’est pas que le LCV est menacé dans son existence. Le syndicat, disent-elles, en fait son combat parce que des travailleurs étaient demandeurs de parcelles qu’ils n’ont pas eues.

« Le LCV n’a aucun document, aucun titre sur le site qui abrite ses bureaux et même la clôture est faite sans autorisation. Au moment du recensement en 1997 pour la réhabilitation du village de Sotuba, des travailleurs du LCV ont payé 10 000 F CFA contre reçus. En réalité, ils voulaient se joindre à la population pour avoir des parcelles. Mais puisque l’opération n’a pas marché pour eux ils ont trouvé ce faux moyen pour crier à la spéculation foncière » , explique Mamoutou Sidibé, conseiller du chef de village de Sotuba.

Pour lui, c’est une fausse querelle que mène le comité syndical. Il soutient que la personne ressource du syndicat, un certain Coulibaly avait exigé 15 lots qu’il n’a pas malheureusement pas eus. « Il s’est désolidarisé du village pour se mettre du côté du syndicat ». A l’entendre, si les travailleurs avaient eu gain de cause, ils n’auraient pas broncher. « Le fond du problème est que nous avons enlevé leurs noms de notre liste des personnes à recaser. En 1997, ils étaient plus d’une cinquantaine de personnes à payer les 10 000 F CFA pour prendre les reçus ». Pour M. Sidibé, ce combat n’est pas celui d’un syndicat d’autant plus que l’établissement appartient à l’Etat représenté par une direction. « Sotuba est une réserve foncière de l’Etat. Il appartient à l’Etat de se prononcer sur ce qui s’y passe actuellement et non un syndicat ».

Par contre, du côté du syndicat la version est toute autre. « Il y a 2 Sotuba : Sotuba ancien habité présentement et Sotuba nouveau. Les travailleurs du LCV ont droit à des logements comme tous les Maliens. Pour le cas précis, nous réclamons notre domaine. Il y a le village de Sotuba à part et le domaine de LCV à part. La preuve est qu’il existe encore notre ancienne délimitation et que le ministre de l’Administration territoriale peut témoigner parce qu’il est venu lui-même s’arrêter sur l’une des bornes au moment de son passage », argumente Moussa Sissoko. Et de poursuivre, « comment veut-on créer un lien entre les deux. En 1997, on ne savait que le village allait prétendre à notre domaine ».

Répondant aux accusations formulées à l’encontre de leur personne ressource, M. Sissoko soutient qu’il n’est pas « Abou Coulibaly et que les propos n’engagent que son auteur ». Toutefois, il soutient que le syndicat n’est pas le seul à mener le combat. « Nous avons notre direction avec nous, le département et même nos anciens directeurs qui ont eu un entretien avec notre ministre de tutelle et élaboré une lettre adressée au président de la République ».

Suivant le décret 02-115/PRM du 18 janvier 2002 portant approbation du plan d’urbanisme sectoriel de la Commune I, il était proposé pour Sotuba 61 ha destinés à l’ensemble des populations. Sur ces 61 ha, 17 ont été affectés à la population. En Commune I, tous les quartiers ont bénéficié de leurs superficies en recasement à part Sotuba. Et sur les 17 ha, 568 familles ont été installées. De nombreuses demandes demeurent à ce jour en souffrance.

Mohamed Daou

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COMITE MALIEN DES BARRAGES

Le CMB a tenu sa 1re assemblée générale

Le Comité malien des barrages (CMB) a tenu sa première assemblée générale, samedi dernier au Cres à Badalabougou.

Créé à l’initiative des professionnels maliens des barrages en 2006, le CMB vise à favoriser les progrès dans la conception, l’exécution, l’exploitation et la gestion des barrages et des ouvrages associés. Il se veut un cadre d’échanges scientifique et technique pour les professionnels des barrages afin d’assister les pouvoirs publics et les maîtres d’ouvrage sur les questions concernant les barrages.

D’autres objectifs du CMB portent sur l’établissement d’une liaison entre les professionnels des barrages et la société civile au Mali, la création de conditions propices à la formation et à l’information de ses membres ; la liaison entre les professionnels au niveau national et les professionnels en Afrique et dans le monde entier en se constituant Comité national malien de la Commission internationale des grands barrages (CIGB).

L’assemblée générale, en plus du bilan, a étudié la communication : « Réflexion sur la gestion du barrage de Sélingué » que notre pays présentera comme contribution au symposium de la réunion exécutive de la CIGB à Sofia (Bulgarie) en juin prochain.

A l’ouverture des travaux, OSM Hama Arbi, le président du CMB, dira que « les ouvrages permettant la mobilisation et la régularisation des eaux de surface sont les barrages. Il s’ensuit que de leur bonne conception et exploitation ainsi que de leur bon suivi et entretien, dépendent la pérennité de la ressource à gérer et la garantie contre les dégâts que pourraient causer leurs défaillances ».

A son tour, le secrétaire général du ministère de l’Energie, des Mines et de l’Eau, Lamissa Diabaté dira que « les grands barrages ont été essentiellement conçus et construits par l’expertise étrangère. Ce qui ne va pas sans poser des problèmes relativement à l’exploitation et à l’entretien d’ouvrages pour lesquels, l’expertise nationale n’a pas toujours été mise en place. C’est ce déficit que comble le CMB ».

Alexis Kalambry

 

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KITA

La coupe du bois de vaine dénoncée

La coupe du bois de vaine ou « guéni », une espèce protégée qui se faisait par la corruption d’une partie de la population par une société chinoise a détruit la forêt de la Commune rurale de Boudefo et du village de Djelikeba Fata dans le cercle de Kita, suscitant la colère de la population contre les autorités locales et les Chinois.

La Coalition pour la gestion du patrimoine génétique en Afrique a fait une rencontre avec la population de Kita pour la bonne gouvernance et pour la meilleure construction du cercle de Kita. La rencontre, qui n’avait aucun but politique, a fait comprendre aux populations le danger de la coupe du bois de vaine sur l’écosystème. Pour bannir la coupe des arbres appelés Ptercarpus erinaceus pour les scientifiques et « guéni » pour les Bambaras, et tout ce qui concerne la nature.

La corruption d’une partie de la population qui cherche de quoi vivre en prenant de l’argent aux Chinois a fait que personne n’a pu lever le petit doigt jusqu’au jour où certains ont su que c’était le bois de vaine qui était concerné.

Pour M. Famory Jean Kamissoko de la Coalition, « la rencontre porte sur la bonne gouvernance et la conservation de la nature afin de bannir la coupe des arbres et de tous ce qui tourne autour de la nature ». Selon lui, « si la population veut que les Chinois viennent couper les arbres c’est qu’il y a une bonne route pour faire un aller-retour plus facile dans la région », avant d’ajouter que « si cette coupe se faisait pour le bonheur de la population du cercle de Kita, elle n’allait pas réagir ».

Le gouvernement doit signer d’abord un plan d’aménagement avant qu’un tel contrat soit signé. « Notre rencontre n’est pas politique, nous sommes venus pour nous faire comprendre dans la paix et dans la dignité, pour la bonne protection de la nature », a précisé M. Kamissoko. Ce n’est que le début du commencement pour leur projet de lutte contre la désertification, a-t-il ajouté car, selon lui, il faut construire l’avenir des enfants du cercle de Kita qui sont leurs enfants et ceux du Mali.

Selon Mme Assétou Samaké, professeur de biologie et membre de la Coalition pour la gestion du patrimoine génétique en Afrique, la rencontre visait à faire le point de la coupe du bois qui a été dénoncée par la presse privée. Elle a déclaré avoir fait des recherches qui l’ont amenée jusqu’à Galé dans un village de Kita.

Les membres de la Coalition ont effectué le déplacement pour savoir combien d’arbres il faut couper et s’ils doivent servir à la population de Kita. « La récolte ne peut pas être bonne sans la pluie et la pluie ne tombe pas sans les arbres. C’est pourquoi nous devons conserver ce qui nous est propre » a souligné Mme Samaké. Elle a fait constater que « le ministre a déclaré d’arrêter le contrat des Chinois, mais le contrat doit être déchiré et jeté à la poubelle. Dans le contrat, il est prévu de couper 30 000 pieds pour la première année et le même nombre pour la deuxième année et 60 000 pour la troisième année ».

Sékou Diarra a déclaré que la nature, l’eau et la terre sont des éléments qui vont de pair. « Si notre nature se vend aujourd’hui, nous devrons savoir le pourquoi. Le gouvernement devrait autoriser les autorités locales et les chefs coutumiers de signer les contrats de leur propre gré, mais ça se fait sans leur consentement », a déploré M. Diarra.

Sètè Traoré

(stagiaire, envoyée spéciale)

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RENTREE POLITIQUE DE LA SECTION V ADEMA

L’amorce de la reconquête du pouvoir d’Etat

La section Adéma de la Commune V a tenu le samedi 19 avril, au Palais de la culture Amadou Hampaté Bâ, sa rentrée politique marquée par l’adhésion de nouveaux militants et le retour d’anciens camarades.

L’Adéma/PASJ a accueilli de nouveaux militants et ceux qui avaient quitté le parti pour plusieurs raisons. La rencontre politique de la section V avait pour but d’accueillir dans la communion et de présenter les nouveaux adhérents à la section V ainsi que les anciens camarades qui ont signé leur retour. Selon le secrétaire général de la section Adéma de la Commune V, Boubacar Diallo dit Bill, « la reconquête du pouvoir commence d’abord par le rassemblement ».

Le président de l’Adéma a remercié les militants pour leur engagement à soutenir le parti et qui leur a valu leur mérite aujourd’hui. « Votre encouragement au parti et votre courage porte des fruits », a-t-il fait remarquer. La section Adéma de la Commune V a enregistré d’importantes adhésions parmi lesquelles figurent de nouveaux adhérents mais aussi d’ex-militants.

Ibrahima Ndiaye, 2e vice-président du CE de l’Adéma et responsable de la section V, a évoqué la place et l’importance que revêt son parti aujourd’hui sur l’échiquier politique au Mali. « L’Adéma représente le parti majoritaire à l’Assemblée nationale avec 48 députés, il occupe également la présidence de 50 % des conseils municipaux d’où sa présence à la tête de la mairie du district de Bamako, du Haut conseil des collectivités territoriales et aussi la présence de 4 ministres dans le gouvernement. Ce qui prouve que l’Adéma a une responsabilité première dans la conduite du pays », a-t-il indiqué avant de remercier le Pr. Ali N. Diallo, membre du CE Adéma, ancien président de l’Assemblée nationale, pour son dévouement et son engagement pour le parti.

M. Ndiaye s’est félicité des rentrées politiques au sein de son parti qui sont selon lui, « des signes encourageants d’un lendemain sûr et glorieux ».

Le Pr. Ali N. Diallo a mis l’accent sur le devoir de chaque citoyen. « On doit toujours lutter pour l’intérêt du peuple, on ne doit pas mettre les ambitions individuelles devant l’intérêt public », a-t-il affirmé. « L’Etat est une continuité et croyez-moi, l’Adéma a tracé un sillon dans le développement de notre pays », s’est-il expliqué.

Quelques uns des nouveaux venus ont expliqué les raisons de leur adhésion. Parmi eux, Diallo Fatoumata Sanogo, opératrice économique qui a affirmé avoir adhéré à l’Adéma parce « qu’il est l’un des rares partis qui a su sauvegarder un climat serein tout au long de son règne ».

Les responsables des abeilles ont déclaré que « l’Adéma n’est pas pour une seule personne qu’il est pour tous et reste ouvert à tous ». Les adhérents se sont dits prêts à apporter leur aide au parti de l’Abeille dans l’édification du pays.

Ramata Kéita

(stagiaire)

 

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