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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 09 Avril

 

SESSION D’AVRIL DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Les « guerres » de Dioncounda Traoré

Tout en saluant les efforts de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, profitant de la séance d’ouverture solennelle de la 2e session ordinaire du Parlement le 7 avril 2008, n’a pas porté de gants en parlant de la crise sociale qui est en passe de s’installer durablement dans notre pays.

L’ouverture solennelle de la 2e session ordinaire de l’Assemblée nationale a eu lieu lundi après-midi en présence du chef du gouvernement, de certains membres de son équipe et d’invités de marque. Une tribune fortement colorée dont s’est servi le président de l’hémicycle pour se prononcer sur les questions brûlantes de l’heure. De la crise au nord, à la cherté de la vie en passant par la situation désastreuse de l’école.

Comme pour dire que l’heure est vraiment grave dans le pays, le président de l’Assemblée et également président de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (mouvance présidentielle), a fait le tour d’horizon des grands sujets de préoccupation et « tuant silencieusement » le pays. La cherté de la vie coupe aujourd’hui le sommeil aux Maliens, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Dioncounda Traoré a affirmé qu’elle « prend des proportions dramatiques ». Il a invité les autorités à « faire preuve de vigilance » pour finalement « concrétiser » les multiples mesures prises contre le fléau.

Kidal fait partie du Mali

Tout en saluant le diagnostic posé par le Premier ministre Modibo Sidibé au sujet de l’école, le président de l’institution a assuré l’Etat de son soutien pour une issue heureuse de cette crise lancinante dont dépend l’avenir du Mali dans le concert des nations.

Après avoir fait la genèse de la rébellion au nord, l’honorable Dioncounda Traoré regrettera que la problématique posée par les bandits armés dirigés par Bahanga fasse planer des « menaces sur l’intégrité territoriale et la cohésion nationale ». Et d’ajouter que les rebelles ne « sauraient abuser de la patience et de l’esprit de tolérance du peuple malien ».

Le point culminant de sa réaction sur le Nord a été son indignation perceptible de la demande des rebelles d’alléger la présence militaire à Kidal. « Pourquoi alléger ? Kidal n’est-elle pas une partie du Mali ?», s’est-il demandé. Une question sans réponse et qui condamne indirectement la décision des autorités qui auraient accédé à cette demande des bandits armés, au grand dam d’un bon nombre de citoyens.

Si l’on s’en tient au Protocole d’entente de Tripoli, signé la semaine dernière entre les représentants de l’Etat et des rebelles, le gouvernement a accepté le retour des militaires dans les casernes ainsi que ceux destinés à renforcer le dispositif sur le terrain.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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2e SESSION ORDINAIRE DE L’A. N.

Une séance d’ouverture inédite

Après l’intersession, qui les a vus s’acquitter pendant 45 jours de leur devoir de restitution parlementaire à leurs bases, les députés ont repris lundi le chemin de l’Assemblée nationale, à la faveur de l’ouverture solennelle de la 2e session ordinaire de l’institution. Une reprise minutieusement préparée, car de mémoire d’observateurs, jamais auparavant une ouverture n’avait eu une telle solennité.

En effet, la cérémonie a enregistré la participation d’invités de marque étrangers, en l’occurrence, deux présidents d’Assemblée nationale (Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Messaoud Ould Boulkheir de la Mauritanie), en plus des représentants des Assemblées nationales du Sénégal et de la Guinée-Conakry, qui étaient tous à la tête d’une délégation de leur représentation.

De quoi forcer l’admiration des citoyens et la gratitude du président Dioncounda Traoré, qui s’est félicité de la présence de ces illustres invités. « Vous avez quitté une case pour entrer dans une autre case de la même concession », leur a-t-il lancé. Au-delà de la joie, la présence de ces personnalités étrangères traduit la coopération dynamique et grandissante entre les différents Parlements ouest-africains, ce dont se sont réjouis les invités dans leurs interventions.

A cet égard, Roch M. C. Kaboré, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, émettra le vœu que cette coopération parlementaire soit renforcée pour une plus grande intégration des peuples, qui partagent les mêmes réalités. L’honorable représentant du Parlement du Sénégal a même suggéré la création d’une commission interparlementaire entre le Mali et le Sénégal.

La session écoulée n’aura pas été une session de tout repos pour les députés, a déclaré Dioncounda Traoré. Pour preuve, l’institution a analysé 36 projets de loi et en a voté 31 y compris la loi des finances 2008. Cependant, a promis, Dioncounda Traoré, « l’Assemblée fera mieux pendant cette session ». Une session au cours de laquelle, elle devra se prononcer sur d’importants projets de loi relatifs, entre autres, au terrorisme et à la peine de mort, des questions épineuses sur lesquelles les députés ont eu le temps de consulter leur électorat.

O. O.

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11e BULLETIN DE LA CASCA

Des vœux… pieux ?

Au lieu de proposer une thérapie de choc contre la corruption qui a mis à genoux le pays, le président de la République, en recevant lundi le bulletin de la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca), a axé son intervention sur la vie chère .

A la présentation du dernier rapport de la Casca, le président de la République a laissé les Maliens sur leur faim. Le premier magistrat du pays a une fois de plus raté l’occasion de dire aux Maliens de manière ferme, réaliste et efficace sa détermination à combattre la corruption.

Nul n’ignore aujourd’hui que la vie est chère, mais de là à en faire tout un pan de son intervention au cours de la présentation du 11 e Bulletin d’information de la Casca, ATT a manifestement voulu noyer le poisson. La tribune qui aurait été l’occasion pour lui d’offrir une thérapie de choc contre la corruption ne l’a pas été.

« ATT n’aurait pas dû parler » , a murmuré un confrère au sortir du palais de Koulouba. Comme un sujet qui gêne ou qui fâche, le chef de l’Etat n’a fait qu’effleurer la lutte contre la corruption. Par contre, il s’est donné largement du temps (une vingtaine de minutes) de s’appesantir sur la vie chère.

Logiquement, cela n’aurait rien de répréhensible si le premier magistrat du pays avait traité à fond la lancinante question de la corruption. Or, celle-ci a été reléguée au second plan. Or, il est connu que la lutte contre la corruption est le premier axe du Programme du développement économique et social (PDES) que le président de la République a proposé aux Maliens.

Concrètement, il n’a rien proposé pour endiguer le fléau si ce n’est le même refrain. « Je comprends, nous allons, nous devons débusquer les sangsues de l’Etat et les mettre à la disposition de la justice… ».

Ce n’est pas en transmettant uniquement à la justice les dossiers de détournement des deniers publics que le problème sera géré. A quoi sert la production de tonnes de rapports s’ils ne sont pas suivis d’effet ? s’est interrogé le président de la République. Tout ce qui a été dit lundi, c’était du déjà entendu. « La lutte contre la corruption et la délinquance financière n’est pas un spectacle. Nous avons voulu éviter le spectacle. Nous n’abandonnerons rien. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre ce qui nous revient. Nous allons démasquer les délinquants financiers ».

ATT, en parlant sur ce ton, veut faire croire à ses compatriotes que l’Etat travaille dans la discrétion, mais avec efficacité pour traduire devant la justice tous ceux qui n’ont pas de respect pour les fonds publics. Si tel est le cas, il serait à l’honneur du premier magistrat du pays et de la justice malienne de porter à la connaissance de l’opinion les résultas atteints jusque-là.

Une chose paraît certaine : ce n’est pas de simples interpellations qui vont ébranler ceux qui se la coulent douce au détriment des contribuables maliens qui remuent aujourd’hui ciel et terre pour pouvoir faire face au quotidien. Comme si le fait d’effleurer la question de la lutte contre la corruption et la délinquance financière ne suffit pas, ATT va jusqu’à influencer les décisions de justice en soutenant, qu’on doit tenir compte « du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence ».

« Jamais la demande sociale n’a été aussi forte et exigeante que maintenant » , a reconnu le chef de l’Etat. Mais de là à dire que le Mali dispose de toutes les potentialités pour atténuer les difficultés actuelles, le président de la République remue le couteau dans la plaie. Certes, le Mali a des atouts mais à quoi ont-ils servi aux citoyens qui broient du noir. Les denrées de première nécessité défiant leurs bourses.

« L’Etat a renoncé à des taxes sur l’importation du riz. L’abandon des droits et taxes sur les produits pétroliers entraîne des milliards de perte de F CFA pour les finances publiques. Dans toute notre sous-région, les hydrocarbures coûtent moins cher au Mali… » . S’il est vrai que notre pays dispose des potentialités pourquoi ne pas les exploiter au lieu d’être pris de cours par des situations peu reluisantes que le président de la République a tenté d’expliquer par la dégringolade du dollar et le cours actuel du pétrole ?

Lors de sa sortie médiatique samedi dernier pour se prononcer sur la situation actuelle du pays, l’Association démocratie et justice (ADJ), a expliqué que la situation découle plus de la mauvaise gestion que toute autre chose. Mieux, l’Etat n’est pas innocent dans la situation surtout quand on sait qu’il est redevable de la Sotelma et de l’EDM-SA à des millions de F CFA. Toutes choses, qui selon l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), auraient favorisé la baisse des tarifs d’eau et d’électricité.

Mais rien à faire. La situation va de mal en pis. L’Etat fera mieux de dépoussiérer ses dossiers tout en situant les responsabilités au lieu de s’abriter derrière les facteurs internationaux.

Même les centrales syndicales ont eu leur part au cours de cette remise de bulletin de la Casca. ATT leur a demandé une limitation à certaines de leurs revendications tout en travaillant. Véritablement, le discours présidentiel était incohérent. Et les uns et les autres étaient persuadés que la lancinante question de la demande sociale a été improvisée par le président de la République sans pourtant aucune proposition concrète pour sortir le pays de l’ornière.

Mohamed Daou

 

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CENTRE DES IMPOTS DE LA COMMUNE III

Des imprimés qui font défaut

Depuis une dizaine de jours, il est impossible de s’acquitter de sa TVA au niveau du Centre des impôts de la Commune III. Nous avons fait le constat hier, mais selon des clients, des opérateurs économiques bloqués depuis des semaines, cela dure depuis plus de 10 jours. La raison invoquée, c’est que l’imprimante manquerait d’encre, ce qui empêche le centre de donner des imprimés aux opérateurs pour faire leur déclaration.

« Nous avons des factures en souffrance, car il nous faut montrer que nous sommes à jour dans nos payements de quitus fiscal et de TVA. Et, le centre des impôts n’a pas d’encre. Je ne vais quand même pas leur payer une cartouche, quand bien même ce n’est pas cher ? » , fulmine un client.

Quoi qu’il en soit, au moment où les tensions de trésoreries sont palpables, il est affligeant de constater que certains font tout pour en rajouter.

A. K.

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SECTION ADEMA DE SIKASSO

Les vérités d’Abdoulaye F. Traoré

Profitant de la rentrée politique de la section Adéma de Sikasso, Abdoulaye Frédéric Traoré, ancien député et président d’honneur de l’Adéma, a dénoncé les détournements des fonds publics à des fins personnelles. Il a appelé la jeunesse à barrer la route aux « suceurs du sang » du peuple.

« On ne refuse pas que les gens reviennent à l’Adéma, mais à condition qu’ils viennent avec une nouvelle moralité. Notre parti a été créé pour la justice sociale, pour le respect de la chose de la collectivité. Il ne faut pas qu’un seul individu s’enrichisse au détriment des autres » .

Ces propos sont de l’ancien député Adéma, Abdoulaye Frédéric Traoré, membre fondateur et président d’honneur du parti de l’Abeille, aujourd’hui à la retraite chez lui dans la Capitale du Kénédougou. En marge de la cérémonie de la rentrée politique de la section de Sikasso, il s’en est pris aux pilleurs des fonds publics.

Pour ceux qui connaissent l’homme, les propos ne sont pas surprenants. Toujours à l’avant-garde du combat, M. Traoré ne mâche pas ses mots, dès lors qu’il s’agit de dire la vérité. Il profite de chaque sortie pour rappeler les uns et les autres à l’ordre et surtout à la jeunesse à la droiture et à la prise de conscience collective.

L’ancien 7e vice-président de l’Assemblée nationale (2002-2007), militant de première heure de l’Adéma, affirme que le Mali est un pays qui devient de plus en plus pauvre. « C’est une minorité de personnes qui profitent du beurre, de l’argent du beurre et de la fermière ». A ses dires, il est inadmissible qu’un seul individu s’enrichisse au détriment des autres.

Pour ce militaire de la coloniale et de l’armée malienne, il faut un sursaut pour barrer la route à cette minorité qui est en train de se faire la poche. Opposé au coup d'Etat militaire de 1968 et emprisonné pendant 5 ans, M. Traoré a affirmé qu’ils ont combattu la dictature des armes et « il reste à combattre la dictature de l’argent ».

Parce que ? « Quand l’argent entre dans la politique, il n’y a plus de moralité. Notre pays ne peut pas se contenter de regarder cette situation. Vous mettez des gens à des postes de responsabilités et quelque temps après, ils deviennent riches et vous vous restez pauvre. Ils vous obligent à vous mettre à genou », a martelé l’ancien porteur d’uniforme, et ex-agent de la CMDT.« Nous n’allons jamais nous agenouiller et nous ne le ferons jamais », a-t-il insisté avant d’ajouter que s’il doit mourir, il mourra debout. « Je ne vivrai pas à genou ».

L’ancien député, toujours fidèle à ses idéaux, a fini par lancer un appel à la jeunesse, à ne pas se laisser broyer par ce système. « Je vous suggère d’imiter des gens qui ont de la vertu, qui aiment leur société, des gens capables de faire un partage avec les autres et de ne pas imiter les voleurs ». C’est à ce moment-là, a-t-il conclu, que notre pays sera un grand pays.

Amadou Sidibé

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L’ESCLAVAGE AU MALI

Une pratique camouflée par les hautes autorités

Les résolutions du Forum Temedt de Gao ont été rendues publiques samedi par le bureau national de l’association du même nom lors d’un point de presse. Temedt veut que l’Etat, qui continue de camoufler la pratique de l’esclavage, reconnaisse son existence dans notre pays.

Un point de presse de l’Association Temedt au Centre Djoliba le 5 avril 2008 a été l’occasion de faire le résumé du Forum de Gao à la presse. Le dernier Forum Temedt, organisé du 29 au 31 mars, avait au centre des débats sur la paix au nord, l’éducation des enfants à la 7e région et la pratique de l’esclavage dans notre pays.

Pendant qu’on parle de démocratie et d’égalité, l’esclavage continue d’exister dans notre pays. C’est pourquoi le forum a invité l’Etat à reconnaître l’existence de l’esclavage comme pratique ancrée au sein de certaines communautés de notre pays et à le criminaliser.

Les conférenciers ont saisi l’occasion pour en dire plus sur la pratique de l’esclavage dans les régions du Nord-Mali. En plus du cas de Iddar Ag Ogazide, esclave à Gao, évoqué dans notre article intitulé « L’esclavage, une réalité au Mali » paru le 3 avril, ils ont porté à la connaissance des journalistes les cas d’autres personnes qui sont toujours victimes de cette pratique inhumaine.

Nonobstant cela, des plaintes déposées à la gendarmerie et à la justice traînent toujours. Quoique approchées par Temedt, les hautes autorités feignent d’ignorer l’existence de l’esclavage au Mali.

Pour le représentant de SOS Esclaves de Mauritanie, « les Etats qui continuent de camoufler l’esclavage ne sont pas des Etats démocratiques mais des Etats esclavocrates ». P. Inamaudi Yattara, secrétaire administratif de l’Association Temedt ajoutera que la question qui les préoccupe est la gestion des cas d’esclavages dénoncés devant le tribunal. « Nous voulons que l’Etat tranche la situation. L’Etat refuse de reconnaître l’existence de l’esclavage au Mali parce que soit il en a honte soit il en profite », a fait savoir le président de Temedt.

Temedt, en portant le débat de l’esclavage sur la place publique, se fait le porte-parole et l’espoir pour tous ceux qui en subissent les conséquences.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

Appel aux mouvements armés

Dans une résolution, le Forum a lancé un appel aux mouvements armés à renoncer à la violence au profit du dialogue et de la négociation. La plaie de l’éducation dans la région de Gao, dit-il, est due au manque d’enseignants. Afin de doter les écoles d’enseignants suffisants et qualifiés, le forum a recommandé l’intensification de la formation des maîtres dans les instituts de formation.

S. D.

 

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TOURNOI DE LUTTE DE LA CEDEAO

Le Mali à la queue

Le Mali s’est classé dernier le week-end dernier à Niamey à la 6e coupe du Tournoi de lutte traditionnelle organisée par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Quelques jours après ce faux pas des Aigles lutteurs, Sinaly Traoré, entraîneur national de l’équipe malienne a bien voulu partager son analyse de la situation. Il pense que le manque de regroupement et d’équipe expliquent le maigre résultat des Aigles.

« Le manque de regroupement et d’équipe nous ont pénalisés » , affirme Sinaly Traoré, entraîneur national des Aigles lutteurs, ce qui, ajoutera-t-il, traduit les difficultés rencontrées de sa sélection face à ses homologues, dont le Niger et le Sénégal, parti après trois mois d’internat et de l’argent frais pour les lutteurs.

Toute la compétition durant, notamment dans les combats individuels, le Mali, à la recherche des lutteurs, a fait des prestations en dessous de ses capacités habituelles. La raison ? « Nous avons manqué de rythme car nos combattants ont été sans la moindre préparation pour la simple raison que nous n’avions pas accès à eux. La plupart d’entre eux sont loin de Bamako. Insuffisants pour les mettre véritablement en jambes », explique l’entraîneur national. Et d’ajouter que « dans ces conditions, il était difficile de dégager une équipe alerte. Nous avons été obligés de faire appel à un combattant de l’arène pour compléter le déficit, sans oublier le cas d’un autre, chauffeur de taxi, attrapé en pleine circulation. De toute façon, nous avons participé, et tiré les enseignements utiles pour les futures échéances », se console-t-il.

La situation est dramatique pour cette jeune Fédération (deux années d’existence seulement) sous la houlette du duo Sinaly Traoré et Ibrahima Sacko qui financent eux-mêmes les activités de cette discipline au Mali. Le premier est l’entraîneur national et promoteur d’une école de lutte et le second est le président de l’écurie Tanga sport et parrain du récent gala qui portait son nom.

Leur problème serait lié à l’ancienne Fédération qui avait existé plus de deux décennies, qui, malheureusement, n’a pu résoudre les vrais problèmes de la lutte dans notre pays comme l’exemple des lutteurs du plateau Dogon. « Je demande aux autorités de nous faire confiance car nous voulons bien faire venir ces lutteurs de leur région d’origine. Leur lutte n’est pas conforme aux normes internationales », précise l’entraîneur national.

Neuf pays de la Cédéao ont pris par au tournoi avec une équipe de 5 lutteurs chacun, excepté le Mali qui n’avait que 3 lutteurs. Il s’agit de Diakaridia Togo dans la catégorie ( -75 kg), Hamidou Traoré ( 85 kg), Abdoulaye Tall dit Baba (+ 100 kg). L’équipe du Sénégal, qui a battu en finale celle du Nigeria, remporte son 5e titre depuis la tenue de la 1re édition du tournoi en 2001.

La Cédéao a institué la lutte traditionnelle comme sport communautaire et s’emploie depuis pour qu’elle soit retenue comme discipline olympique.

Boubacar Diakité Sarr

 

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