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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 04 Avril

 

DEMOCRATIES

La quête d’une meilleure représentation du peuple

Dans une série de célèbres illustrations, le peintre Magritte dessine une pipe qu’il sous-titre d’une phrase en apparence énigmatique : « Ceci n’est pas une pipe ». Enigme ? Pas forcément ! La talentueuse Magritte ne faisait que mettre en évidence la distance qui existe entre la chose et sa représentation du genre « ceci n’est pas une pipe, ceci est la représentation d’une pipe ». Une image qui colle le plus souvent au concept de la démocratie ou à son processus !

« Les représentants du peuple ne sont pas le peuple. Les institutions imaginées par le grand nombre pour établir une liberté peuvent, si c’est utile à la liberté, s’appuyer sur la représentation démocratique, mais elles ne sont pas le grand nombre » , souligne Shorati, chroniqueur politique (Emancipation, le livre en ligne de Jean-Louis Sagot-Duvauroux).

De son avis, les partisans de l’émancipation savent qu’il est possible de faire « servir à la liberté l’institution des députés ou des ministres. Simplement, ils conservent à l’esprit que les députés, même réunis en corps, même s’ils éprouvent la très forte tentation de se croire le peuple, ne sont pas le peuple, ni même la voix du peuple ».

Comme la pipe de Magritte, ces « représentants » ne sont qu’une image, voire une ombre : celle que la communauté veut bien se donner d’elle-même. La communauté est libre de se peindre comme elle l’entend, en assemblée ou en chef, ou en tout autre chose. Et elle reste libre tant que cette représentation ne lui fait pas perdre la voix.

« Mais cette liberté s’effondre lorsque ses membres finissent par croire à la vérité de l’image, croyance qui fait de l’image une idole, un fétiche. Il existe un peuple et il peut exister une représentation démocratique du peuple. Cependant, la liberté politique du peuple ne se confond jamais avec l’action de la représentation populaire » , souligne Shorati.

La représentation ne peut revendiquer le silence de ce qu’elle représente au motif qu’elle aurait le monopole et l’exclusivité de son expression légitime. Le peuple conserve en toute occasion la liberté de donner de la voix. Ce n’est pas à lui de se conformer à la représentation qu’il s’est donnée. C’est l’inverse !

Quid de la légitime représentation

Il y a quelques années, le président Valéry Giscard d’Estaing de la France s’invitait à dîner chez des « Français moyens » pour jouer de l’accordéon en bras de chemise devant les caméras. Ce petit spectacle disait au peuple : « Oubliez que je ne suis que votre représentant ! Croyez que je suis vous ! » Donner aux gouvernés l’illusion qu’ils gouvernent n’est qu’une vieille imposture de gouvernant. Une imposture qui sert aujourd’hui d’arguments à de nombreux élus, surtout dans les démocraties dites « africaines ». Quelle est aujourd’hui la légitimité d’un maire à représenter les citoyens de sa commune ? L’Assemblée nationale est-elle réellement l’émanation du peuple ?

La représentation est un exercice axé sur la consultation. Mais, l’élection dans nos Etats ressemble beaucoup plus à un blanc-seing donné à des politiciens en quête d’avenir propre que de la mise en œuvre de volonté et d’ambition communes. Prenons l’exemple malien que nous connaissons mieux que les autres. Combien d’élus exercent leur mandat dans le sens souhaité par les électeurs ? Depuis l’avènement de la démocratie, le peuple n’est au cœur des préoccupations que lorsqu’il s’agit de solliciter leurs suffrages. D’ailleurs, les citoyens l’ont compris et refusent d’aller voter pour ne pas cautionner un mandat de représentation dans lequel ils ne se reconnaissent plus.

Comment un député qui ne rend jamais compte des cessions parlementaires à sa base peut-il se targuer de la représenter ? Comment un maire qui se préoccupe de s’assurer de lendemains meilleurs au lieu de réellement œuvrer à offrir à sa municipalité un cadre de vie assaini peut-il oser se faire passer pour leur édile ? Quel est le pouvoir d’influence du peuple sur les conseillers municipaux et les députés une fois qu’ils sont élus ?

Les élus savent qu’une fois les élections validées, ils sont intouchables et ils se comportent des « dirigeants » (!!!) omnipotents qui n’ont de comptes à rendre à personne ! Un comportement aggravé par le fait qu’ils sont conscients que leur réélection dépendra de leur largesse et surtout de leur capacité à tricher plus dans les urnes que sur leur bilan. Voilà quelques-uns des paradoxes de notre démocratie. Des paradoxes qui ont eu raison de ce que Shorati appelle « la liberté politique ».

Prendre ses distances vis-à-vis des élus

Et c’est pour ne pas sacrifier ce principe important de la démocratie que « les amis de l’émancipation aiment tenir leurs élus à la bonne distance, placés en face d’eux, ni trop près, ni trop loin, là où on les voit le mieux, de telle sorte que leurs actes et leurs paroles ne puissent être confondus avec les actes et les paroles du peuple, de telle sorte que le peuple puisse continuer à agir et parler par lui-même ». Et pour Shorati, « lorsque cette distance est respectée et respectueuse, la représentation n’est pas inconciliable avec l’émancipation politique. Tout dépend de ses formes, dont il faut prendre le temps d’évaluer les éventuels effets concrètement libérateurs ».

En tout cas, cela évite à la démocratie de sombrer dans « le fétichisme institutionnel » se traduisant par l’idolâtrie des dirigeants. Les dirigeants des peuples peuvent être des modèles, mais pas des idoles qu’on vénère comme des fétiches ou des dieux sur terre. Il est vrai que bien souvent, l’Assemblée ou le chef nous dise « je suis le peuple ! » Et il est vrai que c’est un moyen très efficace pour que ces autorités captent ainsi les pouvoirs du peuple.

Mais, il est aussi possible de « créer dans le rapport de force et dans les institutions les conditions conduisant les représentants à admettre qu’ils ne sont pas le peuple, que le peuple est libre de se représenter comme il veut, d’agir sans se faire représenter par eux et même d’effacer la représentation qu’il leur a donnée mission d’incarner », souligne Shorati. Et, à son avis, les partisans de l’émancipation ne sont pas iconoclastes. Ils défendent la liberté de l’autoportrait en politique. Ils refusent tout simplement, comme la peintre Magritte, de « fétichiser les images ».

La représentation est utile. Elle est même parfois nécessaire, faute de solution possible qui soit plus démocratique. Mais une règle permet toujours d’en juger : sont aliénantes les institutions représentatives qui confortent la croyance dans l’identité des gouvernants et des gouvernés. Elles sont libératrices celles qui sont représentatives et qui se donnent pour telles et permettent donc que chacun soit, effectivement, tour à tour gouvernant et gouverné.

Et sont libératrices les institutions, même représentatives, qui élargissent concrètement l’accès du plus grand nombre de citoyens aux fonctions publiques de gouvernement, qui protègent et organisent l’extension maximale de la liberté politique de chacun. Et chacun maintenant de juger la nôtre à l’aune de ces principes et de ces valeurs démocratiques.

Alphaly

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DEGUERPISSEMENT A LAZARET

Les autorités s’en prennent à des garagistes

Après la libéralisation des trottoirs et voies publiques occupés par des chefs de familles en situation difficile, c’est le coup d’envoi d’autres opérations qui ne disent pas leur nom. Les garagistes installés aux alentours du Lazaret en ont fait, jeudi matin, l’amère expérience.

La prise de position des autorités du district dans un bras de fer entre Sékou Koné, garagiste installé derrière le lycée Prosper Kamara au flanc de la colline, et certains spéculateurs fonciers sur l’appartenance d’un lot à usage d’habitation, révèle en partie les intentions des autorités : la cession des parcelles à des spéculateurs fonciers.

Une semaine après la décision de démolition des lieux, le gouverneur a lié l’acte à la parole. jeudi aux environs de 11 h, un Bulldozer est rentré en action. Appuyé par des forces de l’ordre, il a ravagé le magasin qui servait de dépôt de pièces, de moteurs et autres outils pour le garage. « Nous les avons vus venir, mais ils ne nous ont adressé aucun mot et se sont mis à casser notre magasin que nous avons construit il y a un an et qui nous a coûté plus de 400 000 F CFA ».

La lettre de démolition du gouverneur Koné avait précédé celle du maire du district. La correspondance du maire Sangaré, en date du 27 février, invitait le garagiste à libérer les lieux sans délai. Dans sa lettre, M. Sangaré déclarait que « suite au contrôle de la direction régionale de l’urbanisme et de l’habitat du district, il nous a été donné de constater que vous avez occupé illicitement la parcelle AC/29 du lotissement de Lazaret prévue pour habitation ». L’opération d’hier, a-t-on appris, est un avertissement à l’endroit des mécaniciens. Sur le ton comminatoire, des forces de l’ordre ont promis de raser dans les prochains jours tout ce qu’ils rencontreront sur les lieux.

Cette opération, selon le garagiste, n’est ni plus ni moins que la loi de la jungle. Sinon, l’espace, à ses dires, lui a été « donné » par Sory Diakité, dernier maire UDPM de la Commune IV parce que peu avant la chute de GMT, il avait été demandé à tous les garagistes de se replier dans les zones hors de la ville de Bamako.

Les autorités de l’époque avaient pris en compte leurs préoccupations ; à savoir : la recherche de lieux pour les abriter. C’est ainsi que des garagistes se sont installés sur les flancs rocailleux de la colline à Hamdallaye, un lieu jadis inhabité. « Nous avons loué des machines pour dégager l’endroit et le rendre à l’état actuel », se souvient le chef garagiste.

« La raison du plus fort »

En 1994, les démarches de M. Koné auprès de l’équipe municipale, dirigée par M. Bocoum, lui avaient permis d’obtenir une autorisation d’occuper. Quelques années après, s’est rappelé M. Koné, le secteur a été loti sans qu’il soit informé. « Nous avons entendu que notre espace est situé dans le plan de lotissement du Lazaret et non à Hamdallaye ».

Voulant être dans la légalité, celui qui est dans la mire de Féfé Koné, a affirmé qu’il a tapé à toutes les portes pour que l’espace soit loti en son nom. « Je pense que l’esprit du code domanial veut que quand on lotit un espace, le premier occupant soit pris en compte s’il le désire », a-t-il souligné.

L’argument des autorités municipales est que la zone est destinée au recasement des populations de Djicoroni-Para et de Bougoudani. Préférant la logique du code domanial, le maire Bocoum avait détendu la ficelle en leur disant de recenser les garagistes du secteur. « Il avait promis des parcelles à certains garagistes ».

Après, a dit M. Koné, des gens, se réclamant propriétaires des lieux, ne cessaient de les inviter à vider les lieux. Un certain Mamadou Magassy, représenté par Kissima Diawara, les a traînés devant le tribunal de la Commune IV qui a donné raison à M. Magassy. Toutefois, le tribunal avait donné un délai de 6 mois à M. Koné pour libérer les lieux.

Sur ces entrefaites, un homme du nom d’Ibrahim Bocoum aurait dit que l’endroit lui appartenait. A sa requête, les deux parties se sont retrouvées chez le gouverneur de l’époque. « Sur instructions du gouverneur, nos PV ont été acheminés chez le procureur de la Commune IV qui nous a dit que seul un jugement peut nous faire partir de là », a-t-il expliqué.

En attendant ce jugement, les autorités de Bamako (maire central, gouverneur) ont manifestement décidé d’ouvrir la chasse aux humbles. Comme pour démontrer une fois de plus que « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Amadou Sidibé

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ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

Les autorités face à elles-mêmes

Après plus d’un mois de « congé », les lycéens, dont ceux du public reprennent le chemin de l’école ce 7 avril 2008 sans être sûr de quoi que ce soit. Sans évaluation depuis octobre 2007, ces élèves sont plus que jamais déroutés. Paradoxalement, les autorités, qui campent sur leur position dans les négociations avec la Coordination syndicale de l’enseignement secondaire (Coses), parlent de « sauvetage » de l’année scolaire 2007-2008 alors que nous sommes tout près de l’année blanche.

L’école malienne en général, du primaire au supérieur, est dans l’impasse. Mais, la situation que connaît l’enseignement secondaire public est désastreuse. Pourtant, il y a quelques jours, c’est un Premier ministre déterminé à propos de l’école que les Maliens ont entendu se prononcer sur la situation. « Nous allons sauver l’année scolaire 2007-2008 et engager un débat national sur l’école », avait-il promis. Dans son allocution, le mot « sauvetage » a suscité beaucoup d’attention, car elle a sonné comme le « glas » du calvaire des élèves et étudiants.

Cependant, la situation des lycées publics est très loin du scénario idéal des autorités. Faisant allusion à cet état de fait lundi dernier lors d’un point de presse, le secrétaire général de l’UNTM a souligné que « le spectre d’une année blanche doit être pris au sérieux pour éviter la catastrophe ».

Face au silence radio des autorités sur ses doléances (indemnité de logement, levée des obstacles juridiques…), la Coses est montée sur ses grands chevaux et semble se diriger vers l’année blanche, à travers la rétention des notes, le boycott de toutes les évaluations, etc.

Pour Siaka Diakité, « le désordre profite aux privés dont les cours ne connaissent aucune perturbation pendant que les publics s’étiolent peu à peu ». Certains élèves des établissements secondaires publics en font les frais à l’extérieur.

Si le baccalauréat a lieu, les bacheliers des établissements publics pourront-ils prétendre à des études dans les universités étrangères avec leur « niveau dérisoire », consécutive à une année sans évaluation ? Les autorités prendront-elles le risque de leur accorder des bourses d’études pour aller représenter le Mali à l’extérieur après une année calamiteuse ?

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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ADEMA/PASJ

La levée de la sanction de SBM entérinée

Soumeylou Boubèye Maïga et quatre de ses camarades suspendus de l’Adéma en février 2007 peuvent enfin regagner le parti de l’Abeille. La levée de leurs sanctions, prononcée par la Conférence nationale Adéma de février 2008, a été entérinée par la réunion extraordinaire de mercredi dernier.

Lors de sa Conférence nationale de février 2007, l’Adéma avait suspendu son 1er vice-président, Soumeylou Boubèye Maïga et quatre autres de ses camarades (Issa Diarra, Ibrahima Abba Kontao, Oumar Ag El Mehdy et Binta Yattassaye, tous membre du CE) au motif qu’ils avaient contesté la position du parti qui a apporté son soutien inconditionnel à la réélection du président ATT. Un an plus tard, la Conférence nationale de février 2008 a pris une résolution en faveur de la réintégration des camarades exclus au nom de « l’union dans la grande famille » Adéma prônée depuis bientôt trois ans et qui a vu le retour d’ex-camardes du Miria, du RPM, etc.

Les démarches de forme pour la levée définitive de la sanction ont été confiées au CE. Ce dernier, qui s’est réuni le mercredi 2 avril 2008, à son siège à Bamako Coura sous la direction de son président Dioncounda Traoré, a agi dans le sens souhaité. La réunion a entériné la résolution de la Conférence nationale et il ne reste plus qu’à envoyer des lettres individuelles aux principaux concernés pour les informer de leur réintégration.

Le CE reprochait donc à Soumeylou Boubèye Maïga et à ses camarades « d’avoir violé la ligne du parti », en refusant leur soutien au candidat Amadou Toumani Touré, candidat du parti à la présidentielle de 2007.

Soumeylou boubèye s’était lui-même porté candidat à la magistrature suprême sous la bannière de Convergence-2007. Son argument était que « la vocation d’un parti est d’aller à la conquête du pouvoir ». Mais il n’avait jamais été suivi dans cette direction.

Tout est bien qui finit bien. L’Adéma est bien déterminée à recoller ses morceaux avant la présidentielle de 2012. Son président, Dioncounda Traoré, a levé un pan du voile en déclarant à la dernière Conférence nationale que « la victoire de l’Abeille à la présidentielle de 2012 passe par leur victoire aux prochaines municipales ».

Abdrahamane Dicko

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INSECURITE, CRISE SCOLAIRE, VIE CHERE

La Cafo a marché hier

Tout va mal dans notre pays. L’école connaît depuis un moment une crise incessante, la vie est devenue plus chère, en plus de tout cela il y a l’insécurité au nord. Préoccupées par ces questions, des femmes ont marché jeudi en direction de la Primature.

Après avoir pacifiquement marché sur une longue distance, du Centre Aoua Kéita à la Primature, les femmes de la Coordination des associations et organisations féminines (Cafo) ont été reçues par le Premier ministre Modibo Sidibé. Cette marche visait à attirer l’attention des pouvoirs publics sur leurs inquiétudes relatives à la crise scolaire, à l’insécurité au nord et à la cherté de la vie.

Les marcheuses brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Les femmes du Mali prônent la paix et la sécurité pour tous sur tout le territoire du Mali », « La paix est sacrée pour les femmes du Mali, toute tentative de sa violation doit être combattue avec la plus grande rigueur », « En tant que premières éducatrices, les femmes du Mali s’engagent aux côtés de tous les autres acteurs pour la résolution définitive de la crise scolaire », « Un pays sans école est un pays sans avenir ».

Cet appel est un cri de cœur des mères maliennes réunies autour d’un idéal commun, celui de l’unité nationale, de la cohésion sociale et du devenir de notre nation, a déclaré Mme Traoré Oumou Touré, la secrétaire exécutive de la Cafo. Et Mme Traoré de continuer que « les femmes réunies ce matin, après une décennie de crise scolaire exigent l’implication des familles pour redonner à l’école son éclat d’antan ».

Sur la vie chère, l’analyse de la Cafo paraît plutôt timorée. « Aujourd’hui, la réalité est que la vie coûte cher, mais nous femmes du Mali, pensons que nous pourrons y faire face en consommant malien, en diminuant les dépenses liées aux cérémonies et en promouvant un climat où chacun dans son secteur doit jouer loyalement et correctement sa partition dans la chaîne de l’approvisionnement des populations ».

La secrétaire exécutive de la Cafo a également évoqué les problèmes au Nord qui ont fait l’objet de la deuxième déclaration des femmes qui a été lue par Dr. Mariam Djibrilla Maïga, la présidente du Mouvement des femmes pour la paix.

Promesse du Premier ministre

« Nous condamnons vivement cette recrudescence de la violence et l’utilisation de mines antipersonnel. Nous invitons les auteurs de la violence à déposer immédiatement les armes, à mettre fin à toute violence armée et à procéder à la libération immédiate des otages », a affirmé Dr. Mariam Djibrilla Maïga.

Le Premier ministre dira qu’au moment où le pays fait face à des difficultés, vous vous êtes mobilisées pour vous tenir debout pour sauver l’école et donc pour préserver l’avenir de nos enfants et pour la défense de la paix et de la sécurité. Le chef du gouvernement a assuré que l’Etat est décidé à tout mettre en œuvre pour sauver l’année scolaire en cours, mais aussi pour engager notre système éducatif dans la voie de sa réforme.

« Notre pays, comme plusieurs de la sous-région et d’ailleurs, fait face à une augmentation des prix des produits de première nécessité. Face à cette situation, je vous en donne l’assurance que le gouvernement va poursuivre et intensifier les efforts engagés pour soulager les ménages. Les mesures prises dans ce sens devraient produire leurs pleins effets très prochainement » , a assuré le Premier ministre Modibo Sidibé.

Pour ce qui concerne l’insécurité à Kidal, Modibo Sidibé, poursuivra que « ce qui se passe aujourd’hui dans le Nord de notre pays et précisément dans la région de Kidal, est vécu par chaque Malien comme un véritable drame. Le gouvernement entend privilégier la voie du dialogue pour la restauration de la paix et de la sécurité dans cette partie du territoire national et poursuivre la mise en œuvre des conclusions du forum de Kidal ».

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

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INSTALLATION DU BUREAU DE LA CCIM

La division et la contestation consacrées

Le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, a pris un arrêté ordonnant la mise en place du bureau consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), le dimanche 6 avril 2007 au CICB. Dans sa forme, le bureau qui sera mis en place mettra fin à deux ans de crise que la CCIM a vécus depuis les élections consulaires d’octobre 2006. Dans le fond, les contestations post-électorales continueront en dépit de l’arrêt de la Cour suprême qui a tranché en faveur de Jeamille Bittar.

La configuration du bureau consulaire doit refléter la représentativité des trois sections de la CCIM (commerce, industrie et service). Les contentieux électoraux ne sont pas définitivement vidés à Koulikoro et Gao. Tout porte à croire que les conditions sont réunies pour l’élection d’un bureau monocolore. La tendance Ousmane Guittèye (challenger de Bittar aux élections consulaires de Bamako) ayant gagné la section industrie regroupe des gros calibres du négoce malien appelés les « Sept milliardaires ».

Les « Sept milliardaires » refusent de figurer dans le nouveau bureau parce qu’ils contestent la légitimité de Bittar. Ce qui contribuera à creuser davantage le fossé entre opérateurs économiques plus que jamais divisés. La responsabilité du ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce est une fois de plus engagée.

A. D.

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MOHAMED MAGASSOUBA, ENTRAINEUR DE FOOTBALL

« C’est pour servir le pays que j’ai accepté de venir »

Mohamed Magassouba, l'ex-entraîneur des Simba (autre appellation de l’équipe nationale du Congo démocratique), du Vita Club et du Daring Motema Pembe (RDC), du Stade malien de Bamako, se lance à la course pour le poste de DTN. Il est l’auteur d’un livre en chantier, intitulé « Cas malien ». Dans une interview qu’il nous a accordée, il parle de sa motivation pour le poste de DTN et du football malien en général. Entretien.

Les Echos :Avec quel état d'esprit avez-vous postulé au poste de DTN ?

Mohamed Magassouba : C'est assez simple parce que dans le métier d'entraîneur de football, il est bien facile de devenir directeur technique national. A ce niveau, je souhaiterai jeter les bases d'une construction pour le football malien. Pour preuve, après la Coupe d’Afrique des nations, on devait avoir une vision technique, réagir, orienter dans le sens de l'amélioration. C'est pour cela que le livre que je suis en train d’écrire est important pour tous les entraîneurs et les férus du ballon rond.

Les Echos :Quelles sont vos motivations ?

M. M. : Depuis mon arrivée au Mali, j'ai affiché mes ambitions pour la direction technique nationale, surtout après mon départ de la tête des Blancs de Bamako. Vraiment, je le répète, j'ai une grande ligne de la politique du football malien. Après 10 ans de bonnes récoltes, j'ai une vision elliptique du foot. J’ai envie de réussir avec le Mali. Et c’est pour servir le pays que j’ai accepté de venir.

Les Echos :Pourtant on vous sent inquiet ?

M. M. : Je n’ai pas passé toutes les étapes. Avec le premier pas au Mali, je dispose d'un 3e degré et des certificats de la Fifa, de la Caf, de la FFF et de la Feconfoot. J’ai animé beaucoup de stages. Mais tout est très indécis. Personnellement, je n'ai pas soufflé depuis mon retour de la RDC. Il y a eu ensuite le Stade malien de Bamako où, selon les dirigeants, je n’ai pas fait un bon parcours. Même si je n'ai joué que la moitié de la saison, j'ai néanmoins enchaîné les matches avec le club. Il reste encore la phase retour du championnat. C'est vrai que je suis confiant, mais on verra.

Les Echos : Avez-vous étudié tous les contours du foot malien ?

M. M. : J'ai vu les vidéos des matches contre des équipes. C'est une équipe solide, même si ma priorité n'était pas le poste d'entraîneur, je dirai ainsi car je n'ai appris aucune candidature sur le plan national.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

 

 

 

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