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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 03 Avril

 

COMMUNE I

L’arrêt des travaux sur les titres provisoires ordonné

Sur instruction du gouverneur du district, les travaux d’envergure sur les titres provisoires le long des rails sur la route de Koulikoro en Commune I ont été suspendus.

A partir du tournant de Djélibougou-Doumanzana jusqu’à l’est du cimetière en Commune I, des maisons poussent comme des champignons depuis l’année dernière. Mais là où le bât blesse, c’est que les constructions sont situées aux abords des rails. Pis, certains occupants n’ont pas daigné respecter l’emprise, c’est-à-dire les 25 mètres qui doivent séparer les maisons des rails.

En visite dans la zone, mardi, pour s’assurer de l’effectivité des opérations de déguerpissement déclenchées le 26 février dernier, quelle ne fut la surprise du gouverneur de constater la construction des bâtiments sur l’espace alors que les occupants ne sont munis ni de titre de propriété ni d’autorisation de construire. Séance tenante, il a ordonné l’arrêt des travaux d’envergure.

La mairie de la Commune I est-elle innocente dans cette occupation anarchique le long des rails ? Y aurait-il complicité entre la mairie et les occupants illicites ? Approchée, la maire, Mme Konté Fatoumata Doumbia s’explique. « Toutes les occupations sur la RN 14 sont provisoires. C'est-à-dire qu’on peut les déguerpir à tout moment. La mairie n’a donné à personne aucune autorisation de construire, mais des titres provisoires pour juste des installations économiques qui doivent être faites avec des matériaux démontables », explique l’édile de la Commune I.

Pourtant, pour un visiteur qui arrive à la hauteur de Djélibougou, ce ne sont pas seulement des magasins et autres boutiques qu’il aperçoit mais des bâtiments en dur et des stations d’essence. A en croire la maire, l’autorité communale a été défiée par les détenteurs des titres provisoires avec l’espoir qu’un jour ils auront des titres fonciers.

« Au départ nous étions réticents à mettre l’espace à la disposition des gens. Mais par finir, nous avons compris que ça peut générer des ressources au bénéfice de la Commune, ne serait-ce qu’en autorisant des installations économiques en attendant. Mais, contre toute attente, certains se sont entêtés à construire des bâtiments » , argumente-t-elle.

Selon Mme Konté, sa municipalité n’est jamais restée les bras croisés. « Dès les premières concessions, nous nous sommes opposés. Mais en vain ». Qui les protège dans ce cas ? Sur cette question Mme Konté Fatoumata Doumbia n’a pas voulu se prononcer. Toutefois, à partir du moment où une mairie ne parvient pas à s’imposer sur des constructions illicites, les occupants ont certainement le soutien des autorités.

Au-delà de l’arrêt des travaux sur le site, le gouverneur du district a intimé l’ordre à la mairie de procéder au remplissement des soubassements. Pour l’exécution de cette mesure, l’autorité communale n’a pas traîné les pieds car dès mercredi, elle a envoyé des éléments sur le terrain avec à leur tête Sory Diakité, administrateur gérant des marchés pour l’exécution de la décision arrêtée. « Nous n’allons pas casser. Mais nous allons boucher les soubassements comme cela nous a été instruit par le gouverneur », a indiqué M. Diakité.

Le montant de la taxe à payer pour l’obtention de l’autorisation provisoire est de 25 000 F CFA. Et le bénéficiaire est assujetti au paiement de 75 000 F CFA par an à la mairie. Cependant, sur le document, il est mentionné que « la présente autorisation qui est délivrée à titre provisoire peut être annulée ou retirée à tout moment par l’autorité municipale en cas de nécessité sans compensation ni indemnité à la charge de l’autorité communale ».

Maintenant que l’arrêt des travaux sur les titres provisoires a été ordonné quel est le sort qui sera réservé aux bâtiments érigés ?

Mohamed Daou

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LE SYNACODEM FACE AUX DEGUERPISSEMENTS

« Les maires sont incompréhensibles »

Dans le cadre de la libération des abords des marchés et des trottoirs du district prônée par le gouverneur Ibrahim Féfé Koné, une vaste opération de démolition de kiosques et étals a lieu depuis quelques semaines. Même s’ils reconnaissent volontiers le bien-fondé de la mesure, les commerçants s’en prennent aux maires, accusés d’excès de zèle et de non-coopération

« Les voies seront libérées » , assurait le gouverneur du district de Bamako dans une interview. Cette promesse du premier responsable de la Cité des Trois Caïmans s’est concrétisée à travers une croisade contre les occupants anarchiques des voies publiques.

Principalement concernés par « l’offensive », les commerçants détaillants, réunis au sein du Syndicat national des commerçants détaillants du Mali (Synacodem), reconnaissent avoir été associés par le gouverneur et le maire du district. « Ils nous ont fait l’honneur de nous contacter pour nous expliquer les objectifs du projet et la façon de procéder. Nous y avons adhéré », affirme Abdoul Aziz Mariko, secrétaire aux revendications du Synacodem.

Toutefois, sur le terrain l’opération fait plus de mal que de bien. Si certains commerçants ont baissé les bras face au « cyclone », d’autres ont déclenché « l’intifada », en dénonçant l’attitude de leurs autorités municipales. A Baco-Djicoroni, des commerçants se sont révoltés et ont même eu à en découdre avec des forces de l’ordre. Le domicile du maire de la Commune V, Demba Fané, qui est sur la sellette, avait été menacé de représailles. Quelques jours plus tard, d’autres commerçants ont dénoncé le « déguerpissement sélectif » et sollicité l’implication directe du gouvernorat.

Mal à l’aise, le secrétaire général du Synacodem, Cheick Oumar Sacko, explique que de tels cas sont imputables à l’attitude des maires vis-à-vis des démembrements de leur syndicat qui se trouvent dans les communes. Les élus municipaux sont accusés de ne pas associer les Synacodem locaux à l’opération.

D’accord avec ATT, mais…

« Nous déplorons vraiment les agissements qui ont eu lieu dans certains quartiers. Mais nous pensons que c’est à cause des maires que des scènes de violence ont eu lieu parce qu’ils ne sont pas compréhensifs et ne considèrent pas nos comités installés dans les communes quand bien même l’avis de ceux-ci est primordial dans la bonne compréhension du projet » , accuse M. Sacko.

Il ajoute que certains maires « se sont éloignés de l’idéal de l’opération ». Même si le Synacodem avoue adhérer entièrement au déguerpissement, il est conscient que le recasement est le « nerf » de la situation. Tout en avouant que les victimes de l’opération sont dans « l’illégalité », le secrétaire aux revendications du Syndicat promet que sa structure se battra pour trouver une place décente de recasement en accord avec les autorités.

« Les déguerpis sont des chefs de famille, de jeunes diplômés sans emploi, des villageois à la recherche du pain quotidien. Nous savons qu’ils doivent rapidement reprendre leur commerce et nous nous battrons pour que le recasement soit rapide et réponde à leurs aspirations » .

« Lors de l’inauguration de Simpara Center, le président de la République a affirmé que les places administratives dans le marché seront transformées en parkings » , rappelle M. Sacko. A l’en croire, son Syndicat n’est pas contre cette décision, mais il souhaite que toutes ces places ne soient pas transformées en parkings seulement. « Que l’Etat songe à y aménager des places pour les commerçants, car qui parle de commerçant parle de parking », souligne-t-il.

Le Synacodem pense aussi que la « réouverture » des Halles Félix Houphouët-Boigny de Bamako désengorgerait le déficit parce que « plus de 90 % de ce marché n’est pas encore fonctionnel », croit le secrétaire général. Il souhaite que ce marché « revienne » aux commerçants détaillants et ambulants à qui il était originellement destiné et que les « fonctionnaires » qui y ont acheté des places pour les louer aux commerçants en soient dessaisis.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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ESCLAVAGE

Une réalité au Mali

L’esclavage est une réalité au Mali. Malgré la ratification de nombreuses conventions le condamnant, la pratique inhumaine n'a toujours pas totalement disparu dans notre pays, notamment en milieu nomade.

Les violations des droits humains sous forme d’esclavage persistent encore dans notre pays en ce 21e siècle.

Iddar Ag Ogazide et son fils Ahmed sont des exemples. Iddar Ag Ogazide est un jeune Touareg noir âgé de plus de 30 ans. Il est né esclave. Son père et sa mère étant des esclaves. Le jeune homme s’est libéré des chaînes de l’esclavage depuis quatre mois. Son fils, prêté en décembre 2007 à une maîtresse, a été lui aussi rendu à la liberté la semaine dernière grâce à la gendarmerie de Gao. Mais les deux petits frères d’Iddar Ag Ogazide, adolescents et orphelins restent toujours sous le joug de esclavage. Car, il semble qu’au regard de la loi, Iddar ne peut pas prétendre à leur libération. C’est aux intéressés de se plaindre.

Au cours d’une conférence-débats dimanche dans le cadre du 3e Forum de Temedt à l’Institut de formation des maîtres (IFM) de Gao, sur le thème « l’esclavage par ascendance : réalités actuelles, disposition à prendre pour l’éradiquer », le cas d’Iddar a été au centre du débats.

« Les cas de violation que nous avons dénoncés devant les tribunaux sont encore au point mort. Nous avons touché tous les ressorts pour que l’action judiciaire soit enclenchée mais la triste réalité c’est que justice n’est pas rendue dans le cas de Ekadaye. Justice n’est pas encore rendue dans l’enlèvement de Moumou, car il n’est pas encore retourné en famille. Le dernier cas, celui du battant Iddar est actuellement devant le tribunal de Gao » , a expliqué le président de Temedt.

Stratégies pour l’éradication

Le conférencier dira que « tout le monde doit avoir l’information sur le caractère illégal des pratiques esclavagistes et analogues. Les victimes et les maîtres doivent être informés des lois qui les répriment et des poursuites qu’ils encourent. Nous devons renforcer les certitudes en mettant en confiance les personnes en situation d’esclavage et de servitude afin qu’elles comprennent que des recours existent pour les sortir et des ressorts existent pour les soutenir dans leur nouvelle vie ».

A ses dires,  « les voies juridiques et judiciaires doivent être privilégiées. Le public doit être informé et sensibilisé sur le caractère néfaste de ces pratiques et de leur persistance dans la société ».

Après l’exposé de Mohamed Ag Akeratane, les participants mauritaniens, nigériens et maliens ont fait des contributions. Beaucoup ont témoigné sur des cas existant dans leurs circonscriptions respectives.

Il ressort des témoignages sur le cas malien que l’Etat doit conduire une étude sur l’esclavage ainsi que sur les discriminations. Cette étude permettra de faire l’état de la question, de montrer l’ampleur du phénomène par région et par groupe ethnique, les domaines socio-économiques où ces pratiques sont les plus néfastes avant de proposer des solutions pour leur éradication.

Temedt, association des Tamashek noirs entend conduire des actions de plaidoyer en direction des décideurs nationaux et internationaux, les pouvoirs (exécutif, judiciaire, législatif) afin d’amener l’Etat et les partenaires au développement à tenir compte de l’existence de l’esclavage.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

(envoyé spécial)

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DEGUERPISSEMENT A BACO-DJICORONI

« Les laissés-pour-compte » de l’avenue MLK

L’opération de déguerpissement des voies publiques, des trottoirs et des alentours des marchés de Bamako a un goût d’inachevé avec son lot de mécontents. La descente du gouverneur sur le terrain n’a pas permis d’éclairer les zones d’ombre.

Le mardi dernier, le gouverneur du district, Ibrahima Fefé Koné, a fait une sortie sur le terrain pour constater de visu l’effectivité de l’opération de déguerpissement des voies et trottoirs du district, qu’il a décidé depuis plus de deux mois. Parmi les communes visitées figurent les communes I et V.

En Commune V, le gouverneur était accompagné du maire Demba Fané et d’autres responsables municipaux. De long en large, l’avenue Martin Luther King (échangeur Quartier-Mali jusqu'à Baco-Djicoroni) a été visitée par le chef de l’exécutif du district. A l’issue de cette journée marathon, M. Koné a dénoncé le retour de certains déguerpis et le retard pris dans le déguerpissement en certains endroits tout en déclarant que le bilan est tout de même positif. « Les maires ont bien travaillé ».

A quoi a servi réellement cette visite du gouverneur ? Rien sauf qu’elle a été, pour lui, l’occasion d’une balade. C’est en tout cas l’avis de nombreux résidents de cette avenue. Dans notre parution de lundi, nous faisions cas d’un déguerpissement sélectif en Commune V. A cette occasion, de nombreuses personnes, qui n’ont pas voix au chapitre, appelaient au secours le gouverneur pour leur rendre justice en appliquant les textes sans discrimination.

Peine perdue. Le « justicier » appelé, a failli à son devoir. Il a laissé les victimes à leur sort. Ces déguerpis n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Les gros poissons mangent les petits comme ATT a l’a si bien dit à la rentrée des cours et tribunaux en 2007.

Anguille sous roche

Sinon comment comprendre que les devantures et trottoirs des commerces (construits en dur) appartenant à des hommes d’affaires, des commerçants, des transitaires restent après l’opération coup de poing de la mairie qui a endommagé sans coup férir des kiosques avec leur contenu ? Comment comprendre aussi que des points de ventes sur les trottoirs puissent encore exister ?

La réponse est simple. Dans le milieu des déguerpis, on parle du caractère « politique » de l’opération. « Faites vous-même le constat : seuls les occupants des maisons en banco, les propriétaires de kiosques qui ne payent pas de mine et les maisons en pailles de cette avenue ont été touchés ».

Le constat sur le terrain confirme les propos de ceux qui semblent les laissés-pour-compte. L’opération est loin d’être une réussite. A moins qu’elle n’ait pour but de faire partir les « pauvres », c’est-à-dire ceux qui n’ont ni défense, ni soutien.

Néanmoins, après s’être félicité, M. le gouverneur doit maintenant penser à recaser les déguerpis. Il n’est pas sans savoir que le bateau Mali n’a plus de repère. Les conditions des uns et des autres se dégradent jour après jour. Le sac du riz monte en flèche. La plupart des déguerpis sont des soutiens de famille ou des chefs de famille qui parviennent à survivre grâce au petit commerce.

Autre constat : l’opération est mise à profit par des maires et autres personnes mal intentionnées pour s’adonner à la spéculation foncière. Il se dit qu’une partie du marché de Baco-Djicoroni a bel et bien été vendue à un homme d’affaires même si cette information a été démentie par le maire Demba Fané que nous avions joint. En Commune III, les alentours du marché de Bolibana, (à côté de l’ex-Imacy), naguère occupés par des mécaniciens, sont pratiquement en chantier. Selon nos informations, ces parcelles ont été vendues aux plus offrants et derniers enchérisseurs.

Amadou Sidibé

 

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KALABANCOURA

Le gouverneur sort l’artillerie lourde

L'opération de déguerpissement des trottoirs et des espaces publics récemment lancée par les autorités de la capitale ne rencontre pas l'assentiment des occupants qui dénoncent la méthode musclée souvent utilisée. Cependant, les populations, notamment les usagers de la route, soutiennent l’initiative et crient déjà victoire.

Mardi 1er avril 2008, à Kalabancoura, le gouverneur du district Ibrahim Féfé Koné à la tête d’une forte délégation soutenue par les forces de sécurité a fait une descente musclée pour déguerpir les occupants illégaux des espaces publics.

En plus de la destruction des kiosques et des étals érigés de part et d’autre des trottoirs, c’est sous le regard du gouverneur du district en personne que le Bulldozer s’est attaqué au grand espace public situé au sud du monument Sogolon (situé sur la route de l’aéroport) suscitant la joie des curieux sortis massivement pour assister à l’opération. Au centre d’une polémique, les occupants de l’espace se sont longtemps opposés à la volonté d’un homme d’affaires habitant le quartier et qui a tenté de les chasser du lieu à plusieurs reprises.

Selon le maire de la Commune V, Demba Fané, les études sont en train d’être menées pour l’exécution d’un projet d’exploitation de l’espace au profit de la population, une décision qui a suscité l’enthousiasme des populations de Kalabancoura.

En commune V, Kalabancoura se distinguait par ses grands espaces, ses rues assez larges qui offraient aux résidents un meilleur cadre de vie qui leur permettait de se mouvoir et de s’épanouir. Mais, à cause de la spéculation foncière le quartier s’étouffe aujourd’hui.

Au Mali, l’occupation anarchique des voies publiques est devenue un phénomène récurent dans les grandes villes, et principalement à Bamako où les espaces publics et les trottoirs sont transformés en marché par des détaillants.

Des hangars, des kiosques et autres panneaux publicitaires obstruent illégalement les domaines publics réservés normalement aux espaces verts ou d’autres cadres de divertissement au profit des jeunes. Conséquence : les passages sont devenus étroits.

Pour de nombreux observateurs, la bonne application du Projet d’appui aux commerçants détaillants (PACD), initié par les autorités, peut être un début de solution à l’organisation et à la rentabilisation du secteur pour l’heure mal exploité.

Amadou Waïgalo

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POUR BOURSES IMPAYEES DEPUIS 6 MOIS

Les étudiants de la FMPOS en grève

Les étudiants de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) sont en grève depuis une semaine. Depuis la rentrée universitaire 2007-2008, les étudiants de la FMPOS n’ont pas reçu un seul kopeck de leurs bourses. Certaines classes n’ont encore vu la couleur du trousseau.

Cette grève des futurs blouses blanches précède plusieurs autres. Face au silence assourdissant des autorités, le SG de la Faculté, Yacouba Sanogo, exige la satisfaction immédiate de leurs doléances. « Nous ne comprenons pas après six mois de cours que nous ne soyons pas en mesure de toucher nos bourses », dénonce M. Sanogo et de poursuivre : « Nous irons en grève jusqu'à la satisfaction de nos revendications ».

A la Flash, les étudiants connaissent, eux aussi, six mois de retard dans le paiement des bourses. A la différence de la FMPOS, ceux-ci ne menacent pas de protester pour le moment.

A. S.

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STEPHEN KESHI, NOUVEL ENTRAINEUR DES AIGLES

« Il a été convenu que chacun prenne ses responsabilités »

« N’importe quel entraîneur serait heureux de se voir confier les rênes de l’équipe nationale du Mali, qui est un grand pays de football ». Ces propos sont du Nigérian Stephen Keshi, qui a signé mardi dernier un bail de 2 ans avec les Aigles du Mali. Quelques heures après la signature de son contrat, le nouvel entraîneur national nous a accordé une interview. Il parle ci-dessous de ses motivations, de son plan de bataille, de ses exigences et des objectifs de son contrat.

Les Echos : Quels sont vos motivations pour entraîner les Aigles du Mali ?

Stephen Keshi : Depuis toujours, vu la qualité et la disponibilité des joueurs maliens, j’ai nourri l’ambition de devenir sélectionneur des Aigles du Mali, parce que je crois qu’avec cette équipe, on peut faire quelque chose de plus. Mais il faut l’union sacrée pour réussir cet objectif. A ma place, n’importe quel entraîneur aurait été heureux de se voir confier les rênes de l’équipe nationale du Mali, qui est un grand pays de football.

Les Echos : Quelles sont vos ambitions à la tête de cette équipe malienne ?

S. K. : Mes ambitions sont celles de l’ensemble du public sportif malien et, par la grâce de Dieu inch’Allah, on réussira ce pari. Il ne s’agit surtout pas de brûler les étapes, mais de les franchir l’une après l’autre. Autrement dit, il faudra gagner match par match jusqu’à la qualification, le premier étant le plus important pour la suite.

Les Echos : Avez-vous formulé des exigences à Malifoot pour la réussite de votre mission ?

S. K. : C’est Malifoot d’abord qui m’a promis cela sur la table des négociations. Il a été convenu par la suite que chacun prenne ses responsabilités pour la bonne conduite des affaires de l’équipe nationale. Malifoot m’a promis de tout mettre en œuvre pour la réussite de ma mission. Aux autorités sportives maliennes, je demande plus d’indulgence, car, et vous le savez très bien, en sport, le résultat immédiat n’est pas la solution. Donc, je leur demande un peu de patience. Que la presse aussi reste derrière son équipe !

Les Echos : Avez-vous les moyens de qualifier les Aigles pour la Can et le Mondial-2010 ?

S. K. : Avoir tous les moyens, c’est trop dire. Mais je ferai avec le peu que j’ai pour satisfaire le public sportif malien. J’essayerai de gagner match après match et après on verra la suite.

Les Echos : Quelles seront vos priorités dans les tout prochains jours ?

S. K. : Je vais immédiatement contacter les joueurs, à commencer par le capitaine, pour discuter un peu. Ensuite je vais commencer le travail avec une équipe locale parce que je suis convaincu qu’il y a beaucoup de talents au pays. La base de mon travail se sera eux sachant qu’on peut toujours avoir d’autres Kanouté ou Diarra chez les joueurs locaux.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

 

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