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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 02 Avril

 

DEMANDE SOCIALE

ATT « Allah kama ! »

En s’installant au pouvoir en 2002, l’indépendant ATT avait indiqué que son parti est celui de la demande sociale. Moins de six ans après, face à cette même demande sociale, le pouvoir manque d’inspiration. ATT à kè Allah kama i ka ko kè !

Nous ne sommes pas des oiseaux de mauvais augure. Mais tout indique aujourd’hui que les signaux sociaux et économiques sont au rouge. Bien que la crise économique soit mondiale, l’argent, à cause de la mauvaise gestion et du clientélisme, a cessé de circuler au Mali. Le lucre est devenu le privilège « des nouveaux riches de l’ère ATT ». Le citoyen moyen, lui ne voit même plus le diable a fortiori lui tirer la queue.

Les prix des denrées de première nécessité sont inabordables et le peuple assiste impuissant à des hausses de prix chaque jour que Dieu fait. Le gouvernement peine à trouver des solutions à cette flambée des prix en dépit des engagements pris vis-à-vis de l’UNTM d’instituer un Conseil national des prix. Les doléances des travailleurs de différents corps professionnels ayant fait l’objet de protocole d’accord le 18 juillet 2007 ne sont pas encore satisfaites.

Nous aimons notre pays. Personne ne souhaite voir les Maliens dans les rues comme au Cameroun et au Burkina Faso au mois de février 2008. Le soulèvement populaire dans ces pays relève d’un mécontentement généralisé contre le manque de réaction des autorités à faire face à la vie chère. Il est vrai que le Mali n’est pas le Cameroun ni le Burkina. Mais force est de constater que dans ces deux pays, l’Etat s’est toujours affirmé par la fermeté. Ils n’ont rien à envier à « des monarchies éclairées » où la réalité du pouvoir appartient au seul monarque.

Malgré tout, cela n’a pas empêché leurs populations à prendre la rue en réclamant plus de justice sociale et du pain pour tous. Des actions qui ont conduit les régimes de Yaoundé et de Ouaga à prendre des mesures urgentes de baisse de prix de certaines denrées de première nécessité. Ils ont joué au médecin après la mort.

Mesures salvatrices

Le salut pour les autorités nationales n’est plus dans le populisme, mais il s’agit de prendre des mesures salvatrices. Tout près de nous, au Sénégal, le président Abdoulaye Wade a procédé le lundi 31 mars à un léger réaménagement de l’équipe gouvernementale. Il a fait sauter le ministre du Commerce, Abdourahim Agne, remplacé par son collègue de l’Intérieur, Me Ousmane N’gom. Selon des observateurs de la scène politique sénégalaise, Me Wade a usé de ruse pour faire payer à M. Agne son incapacité à maîtriser les prix sur le marché national et à éviter la marche des associations des consommateurs du même lundi à Dakar.

Au Cameroun, le même lundi 31 mars, le Premier ministre Ephraïm Inoni, sur les recommandations de Paul Biya a fait arrêter deux ex-ministres (le ministre de l’Economie et des Finances et celui de la Santé) et de nombreux hauts fonctionnaires pour corruption. Des analystes politiques pensent à cet effet que c’est un acte majeur posé par le régime Biya qui veut faire croire au peuple son engagement à lutter contre la corruption et à baliser le terrain pour de meilleures perspectives socio-économiques.

Lors de sa conférence de presse de lundi dernier, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, qui a affirmé que « le Mali n’est pas épargné par une descente dans les rues des populations », a vertement traité le gouvernement Modibo Sidibé « d’incompétent ». Il a accusé des ministres de ne pas être à la hauteur des missions à eux confiées. Il a nommément cité les opérateurs économiques qui sucent l’économie nationale. Bien avant la sortie médiatique du premier responsable de la centrale syndicale, des langues se sont déliées dès la nomination du gouvernement en mettant en doute la compétence de certains ministres. ATT est-il le complice de tous ces boulets de la nation ?

Le pouvoir a intérêt à redescendre sur terre. Comme le dit un adage bamanan : « i b’a bèè dòn, i b’a bèè kè, i b’a bèè fò, i b’a bèè tiyèn ». (Tout connaître, tout faire, tout dire, on risque de tout gâcher).

Abdrahamane Dicko

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PRODUITS COSMETIQUES

De graves risques sanitaires

L’usage de certains produits cosmétiques serait source de nombreuses maladies, selon des spécialistes. Pourtant nos compatriotes, s’en servent à profusion. Bravade ou innocence

On entend par produit cosmétique, toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue exclusivement ou principalement de les nettoyer, parfumer, d’en modifier l’aspect, les protéger, maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles.

De nos jours, les produits cosmétiques envahissent le quotidien des Maliens. Nos sœurs en sont de grandes utilisatrices, histoire de se faire belle et de se mettre à la mode.

Tous les sacrifices du monde sont utiles pour arriver à cette fin. Il n’est donc pas rare de rencontrer des femmes bien « enduites » de produits cosmétiques (toutes les parties de leur corps) et manquant « l’essentiel ». Sont-elles cependant conscientes des périls sanitaires liés à l’usage de certains produits cosmétiques ? Savent-elles que les procédures de fabrication ou de mixage de ces produits produisent parfois des effets émétiques ?

Rien n’est sûr tant le phénomène sévit avec des scènes qui sortent souvent de l’ordinaire. Selon un dermatologue de la place, « 80 % de patients que je consulte dans mon cabinet sont victimes d’usage de produits cosmétiques ». Dans ce quota, les produits dépigmentants occupent la part belle. Celles qui sont communément appelées « tchatcho » en font largement les frais. Pour le dermatologue, les produits utilisés par ces dernières détruisent les pigments du corps alors que ces derniers préservent l’être humain de beaucoup de maux.

« Naturellement, le Noir a beaucoup de pigments dans son corps. Ce qui lui permet de résister au soleil par exemple, contrairement au Blanc qui utilise des produits pour se mettre à l’abri des effets de l’ensoleillement » , a-t-il clarifié. La conséquence est que la personne « tchatcho » est fortement exposée aux maladies cancérigènes, dans la mesure où les pigments laissent un vide incommensurable à combler.

Le Mali, un dépotoir à ciel ouvert

Pis, en cas de besoin d’intervention chirurgicale, « les chirurgiens ont toutes les peines du monde pour mener à bien leur intervention, car le corps de la patiente se trouve être très loin de son stade initial et naturel ». L’autre hic : c’est qu’elles se trouvent complètement affaiblies aux termes de l’intervention et avec des plaies qui mettent du temps à guérir. Ces produits cosmétiques seraient également source d’irritations et d’inflammations souvent.

Les déodorants aussi ne sont pas en reste. Certains, arguant que ces produits destinés à parfumer le corps contiennent des perturbateurs hormonaux et sont appliqués près du sein, sur une peau souvent irritée, affirment que ce type de cosmétiques pourrait accroître le risque de cancer du sein.

L’Agence sanitaire de sécurité sanitaire de produits de santé (Afssaps) vient d’interdire la distribution (payante ou gratuite) ainsi que l’utilisation de certains produits cosmétiques pour risque sanitaire. Qu’en est-il pour notre pays ? Rien ! L’importation de toutes sortes de produits cosmétiques est permise pourvu que l’opérateur économique paie les taxes douanières. Ce après quoi, les produits sont exposés sur les marchés. Pour des observateurs, le plus souvent, les produits cosmétiques qui sont rejetés ailleurs sont acceptés au Mali.

Obsédées par leur look et souvent facilement convaincues par les commentaires, de nombreuses Maliennes ne passent pas par quatre chemins pour s’en offrir. C’est pourquoi, un agent du Laboratoire national de la santé (LNS) suggère que « les produits cosmétiques soient scrupuleusement vérifiés avant toute vente sur le marché. Si tel n’est pas le cas, ils continueront à faire des milliers de victimes silencieuses ». De même, a-t-il ajouté, de vastes campagnes de sensibilisation doivent être menées pour préserver des citoyens contre eux-mêmes.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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HOPITAUX PUBLICS

Des soins préliminaires négligés

La négligence et la discrimination dans les cas d’urgence médicaux peuvent être des causes de décès. Au Mali ces attitudes sont malheureusement de plus en plus ancrées dans le comportement quotidien du personnel de santé qui menace d’exécuter à partir du 8 avril son préavis de grève de 72 h si ses doléances, notamment la dépénalisation, ne sont pas satisfaites des risques liés à la pratique médicale.

Le dimanche 30 février 2008 au pavillon de l’Urgence du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré, nous avons été témoin d’une scène particulièrement pathétique qui traduit en réalité la galère quotidienne des Maliens moyens qui, durement frappés déjà par la cherté de la vie, remuent terre et ciel pour s’assurer des soins préliminaires, un droit fondamental surtout en cas d’accident grave.

Ce dimanche, une vielle dame d’une cinquantaine d’année transportant en catastrophe son frère grièvement blessé dans un accident de la circulation a vite compris qu’au Mali le « pauvre » est victime de discrimination même pour ses droits fondamentaux.

Tandis que la pauvre dame discutait avec le taximan qui a transporté son blessé et qui lui réclamait 2000 F CFA, alors qu’elle n’avait sur elle en tout et pour tout que 1000 F CFA, son frère se tordant de douleurs, est resté allongé dans le brancard sans aucune assistance du personnel soignant. Heureusement que les personnes de bonne foi étaient là pour venir en aide à la femme qui devrait se débrouiller pour trouver un médecin pour la prise en charge de son blessé.

Les spécialistes de la santé sont convaincus que la prise en charge rapide et efficace des cas d’urgence est susceptible de préserver de nombreuses vies, mais telle n’est pas le cas au Mali.

Même si un effort d'information du public et de simplification des voies d'accès aux soins dans les hôpitaux est fait, il est tout aussi important de renforcer le dispositif des sapeurs-pompiers (qui manquent de spontanéité) et surtout amener les blouses blanches à respecter l’éthique et la déontologie de leur métier qui exige respect et sacrifices pour les patients.

La négligence et la discrimination ont de beaux jours devant elles dans nos hôpitaux. Mais au-delà de ce phénomène inacceptable, ils sont nombreux aujourd’hui nos concitoyens qui jugent paradoxaux les investissement faits ces dernières années au CHU Gabriel Touré.

En effet, des milliards ont été injectés dans la construction des bureaux de l’administration de Gabriel Touré, tandis que l’insuffisance de chambres d’hospitalisation et de lits reste un des problèmes majeurs de cet établissement.

A Gabriel Touré, il arrive de voir des patients couchés dans les couloirs et à même le sol. Mettre le personnel médical dans un meilleur cadre de travail idéal est certainement une bonne chose, mais les usagers, en l’occurrence les malades doivent prioritairement bénéficier de soins et d’une certaine considération. N’est-ce pas là, la première thérapie de choc à exiger ?

Amadou Waïgalo

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COLLECTIF DES TRAVAILLEURS LICENCIES DE HUICOMA

Lettre ouverte au secrétaire général de l’UNTM

Dans une lettre ouverte dont une copie nous est parvenue, le Collectif des travailleurs licenciés de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) recadre le secrétaire général de l’UNTM qui, dit-il, n’a pas joué le rôle qui devait être le sien dans la privatisation de leur entreprise. Tout en demandant à Siaka Diakité d’être à l’avenir plus vigilant, les licenciés d’Huicoma affirment que le combat du gouvernement actuel n’est pas un combat contre la pauvreté, mais un combat contre les pauvres.

« Camarade secrétaire général,

Nous avons assisté le 31 mars 2008 à la conférence de presse que vous avez organisée dans vos locaux afin d'éclairer l'opinion nationale et internationale sur vos préoccupations du moment.

Il est ressorti de votre discours le mot « déception », car l'Etat n'a pas respecté les clauses du protocole d'accord de juillet 2007 qui vous lient. Vous avez parlé de la cherté de la vie, de l'école malienne, de la crise du Nord, d’EDM, de la Sotelma et de la CMDT. Votre exigence concernant la dernière citée est la mise en place d'un plan social avant la privatisation. Et Huicoma ?

Vous n'en avez parlé que pour faire l'éloge des investissements du repreneur. Certes cet investissement annoncé est colossal, mais est-il vérifiable ? Par contre, nous estimons que jusqu'à maintenant le repreneur n'a utilisé que les ressources d'exploitation de Huicoma. Sinon comment comprenez-vous la démission du Cabinet d'expertise Diarra de son poste de commissariat aux comptes de Huicoma ? Vous avez également parlé des difficultés qu'il rencontre notamment avec la CMDT pourvoyeuse en graine de coton.

Quel sort réservez vous aux 400 travailleurs licenciés ?

Camarade, c'est suite à la négligence, au manque d'intérêt de la centrale syndicale que ces travailleurs se sont trouvés dans la rue sans plan social adéquat avec comme conséquence la mort économique d'une ville comme Koulikoro où les femmes sont descendues dans le lit du fleuve pour faire les manœuvres au lieu de s'occuper des véritables tâches ménagères et de l'éducation de leurs enfants. Il en est de même des localités de Koutiala (cf journal L'Essor du 31 mars 2008) et de Kita.

Camarade secrétaire général, la véritable misère se trouve dans votre cour. Donc la lutte contre la pauvreté initiée par l'Etat et qui fait l'objet d'actions d'éclats à forte médiatisation devait commencer par la Bourse du travail en mettant les partants volontaires, les travailleurs déflatés dans leur droit et sans conditions. La Bourse du travail aujourd'hui ressemble à une morgue, un hôpital, à la Maison des aînées ou à la Grande mosquée de Bamako où les travailleurs viennent pour quémander l'aumône.

L'UNTM est une organisation sérieuse et digne qui a répondu à tous les grands rendez-vous de l'histoire malienne. Nous lui en sommes très reconnaissants. Cependant, permettez-nous de douter si elle connaît l'ampleur de la demande sociale et si elle croit en ses propres forces.

Camarade secrétaire général, si l'UNTM veut, elle peut.

Nous sommes d'accord pour le dialogue social afin que le pays rencontre une certaine stabilité et montre une image positive à nos partenaires au développement, mais jusqu'où doit-on aller ? Et jusqu'à quand doit-on attendre ?

Prenez vos responsabilités et usez de toutes les pressions syndicales au lieu de prendre des armes comme certains le font dans le Septentrion malien pour se faire entendre. Nous sommes d'accord pour un dialogue réfléchi où le respect des engagements doit être de rigueur.

Ramenez l'Etat sur terre en lui montrant que la lutte contre la pauvreté est un tout. Ce qui se passe maintenant n'est pas la lutte contre la pauvreté, mais celle contre les pauvres. Camarade secrétaire général nous vous renouvelons notre confiance en espérant sur une résolution rapide de ces différents problèmes ».

Bamako, le 31 mars 2008

Le Collectif

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POSTE AU MALI

L’ONP, victime expiatoire des Ntic

Depuis l’avènement des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), les rendements de la poste au Mali ne sont plus ce qu’ils étaient. Année après année, malgré les efforts, les recettes fondent comme beurre au soleil.

Parmi les services dont le Mali pouvait se glorifier dans les années d’indépendance, figure la poste. Pourvoyeuse de recettes, elle a fait la pluie et le beau temps. Un retraité de la poste s’en souvient. « On pouvait se permettre de tout faire avec nos salaires mais aussi avec les pots-de-vin ».

Ce moment de gloire et de fierté de la poste a été rappelé et justifié par la ministre de la Communication, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, à l’inauguration des bureaux de Kersignané et Tafacirga. « La poste est un des premiers symboles de la souveraineté de notre pays ». Cette phrase en dit long sur la place et l’importance de la poste au Mali. Créée depuis plus de cent ans, la poste se charge de l’envoi et de la réception des lettres, colis et mandats.

Avec l’avènement des Ntic, elle a ajouté à ses services, le transfert d’argent, etc. Mais, c’est l’expansion de ces dernières qui fait que les prestations ne sont plus ce qu’elles étaient. Le développement des Tics a déclassé la poste. Désormais, tout se fait à travers cette technologie : le transfert d’argent rapide (Western Union, Money Gram) ont remplacé les mandats dans les villes, les messages électroniques se sont substitués aux lettres postales.

Dans les grandes cités, la poste est en train de devenir, selon certains, un « musée ». Elle n’est plus sollicitée que dans les localités éloignées. Mais même là, il est difficile de mettre la main sur l’argent des mandats à cause des tensions de trésorerie.

Erigée en Office national de la poste (ONP) depuis plusieurs années, la poste pourtant « agonise » toujours. Ses difficultés, selon son PDG, Yoro Coulibaly, sont à mettre à l’actif des nouvelles technologies. Pour l’exercice budgétaire 2007 par exemple, le budget de fonctionnement a été arrêté en recettes à 1,6 milliard F CFA et en dépenses à un peu plus de 1,8 milliard de F CFA, soit un déficit prévisionnel de 243 millions de F CFA.

Les prévisions de recettes pour l'année 2007 ont baissé de 20 % par rapport à celles de 2006. Cette tendance négative a imposé une réduction des dépenses de plus de 6 % par rapport à l’année écoulée. L’Office a été obligé de baisser de plus de 20 % le budget d'équipement arrêté en ressources et en emplois à quelque 300 millions de F CFA.

Solutions préconisées

A cela s’ajoute le problème de personnel qualifié, relevé par le directeur régional de la poste de Kayes, Klalif Mahamane Maïga. La nécessité de restructurer les capitaux et l'absence de fonds de roulement constituent d'autres défis auxquels la poste est confrontée.

Pour pallier ces difficultés afin de sortir la tête de l'eau, l'ONP entend entreprendre des actions vigoureuses. La gouvernance, assure-t-on, sera améliorée et l'accent mis sur les Ntic et les services financiers dont l'Office veut faire les leviers de son expansion.

La poste va intégrer les nouvelles technologies avec l'introduction de nouveaux services à valeur ajoutée comme le courrier hybride, le e-commerce, les boîtes électroniques, etc. Dans la même logique, l'ONP procédera à l'interconnexion de tous ses bureaux, même dans les zones rurales pour développer des services financiers de proximité.

Ces services financiers, en particulier le mandat électronique et la micro-finance apporteront des solutions concrètes aux attentes de nos compatriotes vivant à l'extérieur et ceux de l'intérieur résidant dans les zones éloignées du système bancaire, explique le PDG de l’ONP, qui souligne que le redressement de l'Office nécessite une profonde réforme du secteur. C’est pourquoi il souhaite l'adoption rapide des mesures pour la mise en œuvre du plan stratégique national de relance de l'ONP.

C’est suivant son plan de sortie de crise que le ministre de la Communication d’alors Gaoussou Drabo avait inauguré en 2007 le bureau de poste de Lakané-Mody en 1re région. C’est dans cette foulée que les bureaux de postes à Kersignané et à Tafarcirga ont ouverts.

La raison ? « Kayes est depuis très longtemps une terre d’émigration et mesure l’importance des transferts de fonds des travailleurs expatriés pour aider les familles restées sur place », explique le directeur régional des postes de Kayes.

Amadou Sidibé

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FILAMANA

Restauration en vue de la forêt classée

Le voyage à Filamana des députés élus de la circonscription électorale de Yanfolila a été l’occasion, pour ces derniers, de s’exprimer sur un dossier délicat : celui de la protection de la forêt classée de Filamana.

En visite de courtoisie à Filamana, le 23 mars 2008, les députés de la circonscription électorale de Yanfolila honorés par la présence de deux membres du gouvernement : Tiémoko Sangaré (Agriculture) et Ndiaye Bah (Artisanat et Tourisme) ont mis leur séjour à profit pour visiter la forêt classée de la localité.

Située à 355 km au sud de Bamako, la Commune rurale de Filamana dans la région de Sikasso, distante de 95 km de Yanfolila, chef-lieu de cercle, dispose de l’une des plus grandes forêts classées de l’Afrique de l’Ouest de par les arbres et les gibiers qui s’y trouvent. Cependant, cette forêt de 57 500 hectares, qui a fait la fierté des Maliens en général et des populations de la Commune de Koussan en particulier, est sérieusement menacée à cause des assauts répétés des tronçonneuses et des chasseurs.

En visitant aujourd’hui le couvert végétal, l’on ne peut avoir qu’un sentiment de frustration : des arbres centenaires sont abattus, des espèces animales comme les gazelles, les kobs, les antilopes, les singes, les cynocéphales et les sangliers ont disparu.

A ce tableau sombre s’ajoutent les feux de brousse. « Nous avons hérité ce paradis terrestre de nos ancêtres. Et nous voulons le léguer à notre postérité. Il est inconcevable que la forêt classée de Filamana soit bradée par des gens sans foi, ni loi », nous confiait l’année dernière Souleymane Sidibé du projet des plantes aquatiques.

Ce cri de cœur semble aujourd’hui être entendu. L’honorable Yaya Sangaré a démontré dans son intervention comme lors de ses rencontres avec Tiémoko Sangaré et Ndiaye Bah son attachement à la protection de la forêt classée de Filamana. Le projet a été jugé intéressant pour ne pas dire séduisant par les ministres. Aux termes de la visite, les deux membres du gouvernement se sont engagés à apporter leur concours pour sauver la forêt classée de Filamana.

Le ministre de l’Artisanat et du Tourisme a promis de se concerter avec ses collègues de l’Agriculture, de l’Environnement et de l’Assainissement afin de prendre des dispositions relatives à la délimitation et à la clôture du couvert végétal, à la construction de campements, à la réalisation de pistes touristiques. En somme, tout ce qu’il faut pour ériger la forêt classée de Filamana en parc zoologique. Ce qui est l’un des vœux chers aux Filamanais.

En avril 2007, les représentants des 16 villages qui forment la Commune de Filamana et les représentants de l’Association pour le développement de la Commune de Koussan (ADC-Koussan) à Bamako, Sikasso et à Yanfolila se sont concertés à Filamana sur ce dossier. « La rencontre visait à tirer la sonnette d’alarme pour mettre le holà à ce qui se passe. Mais aussi amener les populations à prendre conscience du danger qui plane sur la faune et la flore de la localité afin que chacun puisse jouer sa partition pour sauvegarder la forêt classée », disait Yaya Sangaré, personne ressource de l’ADC.

Il est établi qu’au Mali, la seule localité qui puisse organiser l’éco-tourisme demeure Filamana. « Nul n’ignore que le désert a fini de consumer près de 3/4 du territoire national et si l’on ne prend garde, la porte du désert s’ouvrira bientôt à Filamana », avertissait Lamine Sangaré, membre de l’ADC-Koussan.

Les recommandations de la rencontre d’avril 2007 sur la forêt classée de Filamana ont trait à la construction de 10 campements, de 100 miradors, le surcreusement de 200 mares, la réalisation par le ministère de l’Artisanat et du Tourisme de 500 km de piste touristique, la délimitation et la clôture de la forêt par les autorités compétentes. Une fois la forêt revalorisée, elle pourrait mobiliser 100 000 visiteurs et générer une centaine d’emplois permanents.

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

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SATELLITE-DJOLIBA

La date anticipée par la Feguifoot

Initialement prévue pour le samedi 5 avril au Stade du 28-Septembre de Conakry, la rencontre Satellite-Djoliba comptant pour les 16es de finale retour de la Coupe de la Caf sera finalement jouée le vendredi 4 avril. Par la seule volonté de la Féguifoot.

Il est clair que pour le match retour de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) entre le Satellite de Conakry et le Djoliba AC de Bamako, la Fédération guinéenne de football n’a pas pris en compte le calendrier international et celui de la Ligue africaine des champions. Elle s’est uniquement fondée, selon certaines indiscrétions, sur la tenue d’un événement ce dimanche au Stade du 28-Septembre de Conakry, et non sur les jours (vendredi, samedi et dimanche) des compétitions Caf qu’elle organise.

En agissant ainsi et sans au préalable en informer l’équipe adverse dix jours à l’avance comme le prévoit le règlement, la Féguifoot a sans doute fait le choix de privilégier le représentant guinéen. « Nous n’avons reçu aucune correspondance dans ce sens », confirme le chargé des compétitions internationales de Malifoot, Moussa Kanouté.

L’intention est peut-être noble. Mais la pratique est anachronique et même injuste. En outre, ne pas tenir compte de l’esprit et de la lettre des règlements généraux de la Caf, c’est opter pour un choix dépassé.

Le Djoliba, à travers Malifoot, n’a jamais été informé d’un cas de force majeur. Le commissaire du match est responsable du reste. C’est à lui que la dernière décision revient. « S’il estime qu’il y a eu violation, il peut se passer des choses par la suite », conclut le chargé des compétitions internationales de Malifoot.

Boubacar Diakité Sarr

 

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