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2008

Mois d'Avril

Les Echos du 01 Avril

 

SIAKA DIAKITE, SECRETAIRE GENERAL DE L’UNTM

« Les ministres actuels ne valent rien »

Face à l’ambivalence du discours politique, qui ne permet pas la compréhension des problèmes sociaux, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) craint une descente dans les rues des populations.

Lundi 31 mars 2008, au cours d’une conférence de presse à son siège, le secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, s’est dit abasourdi par le silence radio qui voile les questions brûlantes de la nation : l’insécurité au nord, la crise de l’école et la cherté de la vie. Sidérée par l’attitude du gouvernement, qui a la propension à tout peindre en rose alors que des citoyens broient du noir, la centrale syndicale est sortie de sa réserve.

Le protocole d’accord, la situation de certaines grandes entreprises en voie de privatisation, l’insécurité au nord et le problème de l’école malienne ont constitué le plat de résistance de ce point de presse. Expliquant l’appréciation et les orientations de la centrale syndicale sur ces questions touchant la vie de la nation, Siaka Diakité, visiblement écœuré, a dit ses inquiétudes face à un éventuel soulèvement populaire comme ce fut récemment le cas à Ouagadougou et à Yaoundé.

A l’en croire, si le gouvernement ne prend pas le taureau par les cornes, le pays va droit au mur à cause des crises à répétition. L’UNTM, à en croire son premier responsable, est résolument engagée à prendre toutes ses dispositions syndicales pour que force reste à la loi d’autant que, selon lui, « le pilotage à vue de la nation ne peut pas être une panacée ».

Le secrétaire général de l’UNTM n’a pas porté de gangs pour régler ses comptes avec le gouvernement Modibo Sidibé. Il a avoué que « les ministres actuels n’équivalent à rien et qu’ils ont étalé au grand jour leur incompétence dans bien des domaines ». Ce faisant, Siaka Diakité vient de couper court aux rumeurs selon lesquelles il y aurait une idylle entre le gouvernement et la centrale syndicale des travailleurs.

Commentant point par point les grandes questions de la nation, M. Diakité s’est dit déçu de la violation par le gouvernement des dispositions du dialogue social. Allusion est faite au protocole d’accord signé le 18 juillet 2007 entre le gouvernement, l’UNTM et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Il ressort de son intervention qu’en dépit des avancées et progrès constatés, des zones d’ombre planent toujours sur le processus de mise en œuvre de l’accord. Il en est de même de la re-lecture des conventions collectives, des conventions fédérales, de l’augmentation du taux des allocations familiales, de la restauration du fonds minier, etc.

Selon le conférencier, l’évaluation faite de l’accord de juillet 2007 par le CNPM sous l’arbitrage de l’Etat « est biaisée ». Parlant de la baisse des prix de l’électricité, il a laissé entendre que l’Etat n’est pas manifestement animé de bonne foi pour aller dans ce sens. « L’Etat est coupable et il ne veut pas que les prix de l’électricité baissent. Il doit à travers ses démembrements comme l’Assemblée nationale, la mairie du district, plus de 20 milliards de F CFA à l’EDM et ce sont les pauvres consommateurs qui en font les frais. Sinon tous les moyens sont aujourd’hui disponibles pour aller vers la baisse du prix de l’électricité ». Et de poursuivre : « l’Etat est le principal débiteur de la Sotelma pour plus de 13 milliards de F CFA ».

Veillée d’armes

A ces problèmes se greffe l’épineuse question de la privatisation de la CMDT et de l’Huicoma, qui risque de mettre définitivement la clé sous le paillasson. A l’UNTM, l’on pense que la débâcle dans laquelle se trouvent ces sociétés et entreprises d’Etat n’est autre que leur mort programmée et planifiée par l’Etat.

Confinés dans un cercle vicieux d’une crise lancinante, les consommateurs tardent à voir les résultats du forum sur les produits de première nécessité. L’UNTM, par la voix de son secrétaire général, s’est dite fondée à croire à un manque de suivi concerté et actif. A ce sujet, le conférencier a dénoncé « les exonérations mal réfléchies » que l’Etat accorde à un groupuscule « d’individus rapaces et avides de gain ».

Le conférencier n’a pas passé sous silence la question de l’école malienne qui peine à retrouver ses marques. Pour son S. G., la démission de ceux qui ont la charge d’administrer l’école s’étale à la face des Maliens. « Le désordre profite au privé dont les cours ne connaissent aucune perturbation pendant que le public s’étiole peu à peu. Le spectre d’une année blanche doit être pris au sérieux pour éviter la catastrophe. Il faut un dialogue vrai de tous les acteurs pour parvenir à un compromis honorable », a proposé Siaka Diakité.

Le dernier point évoqué au cours de cette conférence de presse a été l’insécurité qui sévit dans le Septentrion malien. « Aujourd’hui l’histoire donne raison à l’UNTM car nous n’avons jamais donné notre caution pour la signature des accords d’Alger », a soutenu le conférencier, qui a estimé qu’à ce jour l’UNTM ignore le contenu desdits accords. Néanmoins, la centrale syndicale a exigé des autorités l’information continue de l’opinion sur les tenants et aboutissants de la crise au nord.

Loin de dire son dernier mot, l’UNTM a promis de reprendre langue avec la presse dans un bref délai sur les dispositions syndicales qu’elle envisage de mettre en œuvre si jamais le gouvernement ne se montre pas à la hauteur. En langage syndical, « dispositions syndicales » ou « arme syndicale » veut dire grève, marche ou toute autre action allant dans le sens de la manifestation du mécontentement.

Mohamed Daou

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HAUSSE DU PRIX DU RIZ

Les vendeurs prévoient le scénario catastrophique

Denrée de grande consommation dans les foyers au Mali, le riz n’en finit plus de donner du fil à retordre aux chefs de famille. Son prix, qui est déjà « inaccessible » pour bon nombre de nos compatriotes, ne devrait pas connaître de sitôt de baisse selon des commerçants céréaliers, et ce en dépit des exonérations décidées par l’Etat.

Comme annoncé par le président de la République, le prix du riz monte en flèche, au grand dam des consommateurs. En fonction de la qualité, le sac de 100 kg varie désormais entre 33 000 F CFA et 35 000 F CFA. « Le prix du riz cette année, comparé à celui de l’année dernière à la même époque est très cher. Entre juin-juillet où allons nous trouver du riz ? », s’interroge le chef de l’Etat. Au-delà de sa « capitulation », ATT a bien raison de s’inquiéter, car la situation présente ne présage guère futur apaisé en matière de prix du riz, du moins pour les vendeurs de cette denrée très consommée au Mali.

« Nous prévoyons une hausse du prix du riz dans les jours à venir, car les facteurs qui concourent à l’accalmie ne sont pas réunis cette année » , pense Djibril Diarra, vendeur de riz à côté de la grande mosquée de Bamako. A l’en croire, la solution « palliative » proposée par les autorités, à savoir les exonérations, ne répond point aux attentes. Non seulement, la nature des exonérations est « douteuse », mais aussi le riz importé n’est pas de « bonne qualité ». « Le riz que nous importons n’est pas de bonne qualité dans la mesure où il fait souvent des années avant d’être importé chez nous. Certains sont même à peine comestibles », regrette un vendeur.

Ce qui fait que les consommateurs ne sont pas du tout enclins à le payer. « Les clients préfèrent le riz produit à l’Office du Niger. Certains sont vraiment peinés d’acheter du riz importé parce qu’ils se plaignent soit de son goût qui ne leur est pas familier soit de sa qualité », témoigne Djibril Diarra. L’importation du riz ne « pourra donc pas sauver la situation étant donné que le riz proposé ne sera pas compatible avec le vœu des clients », ajoute un autre vendeur. Qui plus est, souligne-t-il, la facilité d’importation donnera lieu à l’introduction de « toutes sortes de riz et probablement du riz pour animaux » sur le marché.

« L’exportation anarchique » dénoncée

Cependant, cette année, « l’ON n’a pas produit suffisamment de riz », à en croire des vendeurs, d’où l’hypothèse de la pénurie de la denrée, qui est une cause de la montée vertigineuse. Ce qui navre ces vendeurs, c’est le fait que le riz local est « abusivement exporté ». « On exporte le riz de chez nous alors que les gens n’en ont pas suffisamment. Comment voulez-vous que les citoyens aient accès au riz de bonne qualité à un prix abordable ? », se demande un autre vendeur.

Toutes choses qui conduisent les vendeurs à conclure que « le riz ne connaîtra pas de baisse dans un avenir proche. Les Maliens devront composer avec cette donnée s’ils ne veulent pas renoncer à la consommation du riz », avertissent des céréaliers.

Entre-temps, les consommateurs sont partagés entre amertume et crainte de ne pas se voir privés d’une denrée « précieuse ». Ils sont attristés de voir le riz « monter librement comme un oiseau qui vole », et sont de plus en plus sensibles aux allégations de future hausse des vendeurs. Dans le capharnaüm de la « Maison des artisans », une femme, au milieu d’autres, crie : « Qu’allons nous manger aujourd’hui ? Le kilo du riz est à 350 F CFA et le sac n’en parlons même pas. Peut-être des galettes et du riz en espérant que le riz revienne au niveau du pays réel ».

En tout cas, les vendeurs ne prédisent pas de baisse pour l’heure et s’autorisent même à décréter le sauve-qui-peut.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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RISQUES DE LA PRATIQUE MEDICALE

La santé en grève de 72 h à partir du 8 avril

Sur la foi d’un préavis de grève déposé à notre rédaction en date du 10 mars 2008 et signé conjointement par Pr. Mamady Kané, secrétaire général du Syndicat national de la santé et de l’action sociale (SNS-AS), et Pr. Mamadou Koureichi Touré, secrétaire général du Syndicat national des cadres médicaux (Synacam), le personnel socio-sanitaire projette une grève de 72 h à compter du 8 avril 2008 ; une grève reconductible jusqu’à la satisfaction totale de ses doléances.

Leurs revendications, objet du préavis de grève, portent sur quatre points : « la sécurisation des travailleurs socio-sanitaires des secteurs public, communautaire et privé dans l’exercice de leur profession » ; « le renforcement des capacités et du plateau technique à tous les niveaux » ; « l’application des textes réglementaires en matière de poursuites judiciaires » et « l’abandon des poursuites abusives ».

Les deux syndicats expliquent leur mécontentement par le manque de ressources humaines qualifiées dans les structures socio-sanitaires et la faiblesse du plateau technique ; la nature du contrat médical qui est, selon eux, « un contrat de moyen et non de résultat » ; le « risque zéro, qui n’existe pas en santé » et « la récurrence des poursuites judiciaires contre des praticiens dans l’exercice de leurs fonctions ».

Courant 2007, les syndicats de la santé avaient décrété un mouvement général de grève étendu aux Cescom, cliniques et pharmacies privées suite à l’incarcération d’un médecin anesthésiste du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré et de son infirmière, présumés coupables de mort d’homme sur la personne de l’avocate Me Touré Haïda Niaré.

Craignant par-dessus tout l’épée de Damoclès suspendue sur leurs têtes, les porteurs de blouses blanches sortent, une fois de plus, l’arme syndicale qu’est la grève pour réclamer une sorte de dépénalisation des risques liés à la pratique médicale dans notre pays : en mettant en avant le manque de ressources humaines et matérielles.

Abdrahamane Dicko

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BRAHIMA MARIKO, S. G. DU MJS A LA RETRAITE

Une vie professionnelle bien remplie

Une quinzaine de cadres et d’agents du ministère de la Jeunesse et des Sports a été admise à la retraite en décembre 1997. La Section nationale du Syndicat de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, de l’artisanat et du tourisme (SNJSAC) leur a rendu hommage le mardi 19 février 2008 au Stade du 26-Mars. La cérémonie était présidée par le ministre Hamane Niang. Et parmi les retraités de ce jour, un homme de valeur et de devoir : Brahima Mariko, précédemment secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports. Un homme qui a franchi allègrement tous les échelons dans le secteur du développement des sports et de promotion de la jeunesse.

«L’hommage que vous nous rendez aujourd’hui, au moment où nous entrons dans le vestibule des personnes âgées, restera à jamais gravé dans notre mémoire. Il constitue, sans nul doute, une marque de solidarité et de sympathie que nous apprécions à sa juste valeur », a déclaré Brahima Mariko, secrétaire général sortant du ministère de la Jeunesse et des Sports et porte-parole des retraités de 2007.

«Nous vous assurons de notre disponibilité à demeurer à vos côtés lors des événements sociaux de la grande famille de la jeunesse et des sports et à apporter, autant faire se peut, notre modeste contribution au développement du sport et à la promotion de la jeunesse dans nos localités de résidence », a-t-il ajouté. Disponibilité ! Voilà ce que les collaborateurs de M. Mariko garderont de lui en plus de sa compétence, de sa courtoisie et de son sens du devoir.

L’homme savait concilier rigueur professionnelle et convivialité. Il savait obtenir ce qu’il voulait sans blesser ou frustrer. Avec sa retraite, le ministère de la Jeunesse et des Sports est ainsi privé d’une grande bibliothèque, d’une cheville ouvrière qui a énormément contribué à l’essor du sport malien et à la promotion de la jeunesse ces dernières décennies. Le parcours de Brahima Mariko est réellement atypique.

Né le 12 décembre 1945 à Bougouni, Brahima a fréquenté l’école régionale de cette localité, puis le Collège moderne de Sikasso et le lycée Askia Mohamed de Bamako comme la grande partie de l’élite malienne de l’époque. Le jeune bachelier est orienté ensuite à l’Ecole normale supérieure de Bamako (EN Sup, de 1966 à 1970). Il décroche sa licence de philosophie en 1970. Pendant sa longue et brillante carrière, le natif du Banimonotié va suivre de nombreux stages et séminaires pour satisfaire sa soif d’apprendre et renforcer ses capacités afin de toujours mieux servir sa patrie.

Brahima Mariko a ensuite enseigné la philo au lycée de Jeunes filles de Bamako jusqu’au 3 septembre 1973. Il a ensuite été censeur du Lycée Franco-arabe de Tombouctou pendant un an (1973-1974) avant d’être nommé proviseur du même établissement secondaire. Inspecteur général de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel, Mariko a aussi été chef du service élèves/parents à la direction nationale de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel de 1975 à 1978.

Homme de culture et leader naturel

S’ouvre ensuite à lui une carrière de grand commis de l’Etat. Ainsi, il a été directeur adjoint des arts et de la culture (24 novembre 1978-mai 1979) puis directeur de la Maison des artisans du Mali et directeur national des arts et de la culture pendant 7 ans (10 octobre 1980-janvier 1987). Il a ensuite été directeur régional de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture du district de Bamako. L’expérience ainsi acquise lui ouvre les portes des cabinets ministériels. En effet, en janvier 1987, Brahima Mariko est nommé conseiller technique du ministre des Sports, des Arts et de la Culture. Presque trois mois plus tard, il est nommé chef de cabinet au même département.

A la scission de la Culture de la Jeunesse et des Sports, il retrouve son poste de conseiller technique avant d’être promu secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports du 11 juin 2004 au 11 janvier 2008.

Longtemps chargé de la promotion des activités artistiques, culturelles, sportives et de jeunesse dans le district de Bamako, le doyen Mariko a à son actif de nombreuses initiatives comme le concours « Découverte des jeunes talents », le concours de la « Meilleure nouvelle », le concours de « Tresses traditionnelles et modernes ». Des initiatives qui font aujourd’hui cruellement défaut à la jeunesse malienne.

Il est aussi l’un des initiateurs du Festival de théâtre amateur de Bamako (Festaba) qui n’a connu qu’une seule édition, en 1993, faute de financement. Il a aussi assuré le suivi et la coordination du fonctionnement des centres de lecture et d’animation pour enfants des communes de Bamako (Claec) en relation avec l’Opération lecture publique (OLP) du Mali.

Le néo-retraité a également été très actif dans le Mouvement associatif. Il a par exemple été membre du bureau de l’Union des écrivains du Mali et de nombreuses associations de développement du cercle de Bougouni et de la région de Sikasso. La nouvelle « tête blanche » (retraité) a aussi été commissaire aux comptes de l’Association de santé communautaire de Kalabancoro (Asacoka). Musulman pieu, il est le président du Comité de gestion de la mosquée Ashaba de Kalabancoro.

C’est dire que la retraite est amplement méritée par ce monogame, père de sept enfants. Une situation qui n’entame en rien sa disponibilité à servir le ministère de la Jeunesse et des Sports et son pays. Aux jeunes cadres du département et de la nation de profiter de cette immense bibliothèque pour s’instruire, s’inspirer de ses valeurs afin de mieux servir et s’ouvrir une carrière professionnelle exemplaire comme le sien.

Moussa Bolly

(chargé de communication/MJS)

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COOPERATION MALI-CANADA

55 milliards pour la santé, l’éducation et les finances

Sous la haute présidence du président de la République, les gouvernements du Mali et du Canada ont signé le vendredi 28 mars 2008 dans la salle des banquets de la présidence un protocole d’entente d’un montant d’environ 55 milliards de F CFA. Cet appui du gouvernement canadien sera dirigé sur l’appui aux programmes nationaux en éducation, la santé et les réformes financières.

D’un montant total d’environ 55 milliards de F CFA, l’appui du partenaire canadien vise à accompagner le gouvernement du Mali pour la mise en œuvre de sa politique dans les secteurs définis dans le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP).

Pour l’ambassadrice du Canada au Mali, S. E. Mme Isabelle Roy, l’aide ainsi accordée à notre pays confirme la volonté du Canada à apporter sa « pierre à l’amélioration des conditions de vie de la population malienne, notamment à l’amélioration de l’éducation et de la santé ainsi qu’a la gestion des finances publiques ».

Convaincue que l’appui budgétaire est loin d’être une baguette magique au service du développement, Mme Isabelle Roy a suggéré aux autorités maliennes de faire aussi des efforts dans le renforcement des capacités des acteurs et structures concernés et au suivi-évaluation des programmes inscrits dans le protocole d’entente.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, S. E. Moctar Ouane, a réitéré l’engagement du gouvernement du Mali à prendre les mesures « voulues » pour la bonne exécution des programmes. Pour lui, la signature du protocole d’entente consacre aussi l’expression de la satisfaction partagée d’une coopération pertinente et dynamique.

De janvier à mars 2008, ce sont au total, quatre protocoles d’entente qui ont été signés entre les gouvernements canadien et malien totalisant une contribution de plus de 74 milliards de F CFA.

Amadou Waïgalo

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MALI-GHANA

Les grandes lignes de la coopération en 2008

L’ambassadeur ghanéen au Mali avec résidence à Bamako, le général Clayton N. B. Yaache, a réuni la semaine dernière les cadres de sa chancellerie et des représentants de la communauté ghanéenne dans notre pays pour tracer les grandes lignes de la coopération Bamako-Accra au titre de l’année 2008.

L’éducation, la culture, le commerce et le renforcement de la coopération bilatérale sont au centre des actions prioritaires du diplomate ghanéen pour 2008. Le général Yaache s’engage à renforcer la collaboration entre l’Université d’Accra et celle de Bamako. Il y a quelques mois, le recteur de l’Université d’Accra effectuait une visite de quelques jours auprès de son homologue de Bamako à la tête d’une importante délégation pour explorer les domaines de coopération. La culture ne demeure pas en reste puisqu’il est prévu de faire connaître davantage la culture des deux pays par des échanges et missions culturelles.

Le Mali et le Ghana entretiennent des liens commerciaux étroits. Le corridor ghanéen est utilisé par des commerçants maliens à partir des ports de Téma et Takoradi. Le diplomate Yaache ayant fait le constat de la baisse du trafic due à la hausse des taxes et des tracasseries administratives côté ghanéen a rencontré à deux reprises les importateurs maliens. C’est pourquoi, son souci pour 2008, est de tout faire auprès des autorités de son pays pour maintenir la cadence.

Dans le cadre du renforcement de la coopération entre le Mali et le Ghana, il entend poursuivre sa tradition de voyage dans le Mali profond. Depuis son arrivée au Mali, il s’est déjà rendu dans les régions de Ségou, Sikasso et Kayes pour rencontrer ses compatriotes vivant dans ces différentes villes et les inviter à respecter la loi, les us et coutumes du pays d’accueil.

L’année 2008 verra également l’achèvement des travaux du nouveau siège de la chancellerie situé à l’ACI-2000 et dont le terrain a été gracieusement offert par le gouvernement malien.

Abdrahamane Dicko

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BOXE

L’hommage à Pierre Diakité

Le « Club Pierre Diakité » a parrainé samedi dernier sur le terrain « Chaba Sangaré » de Lafiabougou une soirée de gala de boxe, une compétition dotée du trophée feu Pierre Diakité, un amoureux du noble art, décédé en novembre 2006. Au cours du gala, remporté par l’AS Réal, crochets et uppercuts étaient au rendez-vous.

Au total 9 combats étaient au programme du gala Pierre Diakité. Ce sont les femmes qui ont eu l'honneur d'ouvrir le bal. Le combat a opposé Ya Sangaré du Club Pierre Diakité à Ya Bagayoko du ring Belkir Kéita dans la catégorie des 51 kg. D’entrée de jeu, les deux adversaires ne se sont pas faits de cadeau. Crochets et uppercuts, les coups se suivaient, s’enchaînaient à la grande joie d’un public enchanté. Au finish, c’est Ya Sangaré qui s’est imposée.

Le second combat, qui a opposé Fatoumata Sacko du ring Belkir Kéita à Awa Sangaré du Club Pierre Diakité dans la catégorie des 54 kg, a tenu toutes ses promesses. Fatoumata, galvanisée par un public venu nombreux la soutenir, n’a laissé aucune chance à son adversaire, qui a dû prendre appui sur ses genoux pour souffler. Comme le public s’y attendait, le résultat s’est soldé par la victoire de la pensionnaire du « RBK » aux poings.

Le troisième combat, le premier des hommes a opposé Dramane B. Diarra de la Commune I à Lassana Coulibaly du club « Diagui ». Il a tourné à l’avantage du Communard qui s’impose par point.

Le quatrième combat entre Mohamed Dembélé du Réal et Youssouf Coulibaly du « CPD » a été moins attrayant que le précédent, mais néanmoins palpitant. Au second round, le combat s’est accéléré avec une envie soudaine des deux adversaires de placer le maximum de points. Comme il fallait un gagnant, c’est le plus méritant, Youssouf Coulibaly du « CPD », qui l’a emporté.

Démonstration de force

Dans le cinquième combat, qui a opposé Mohamed Koné de l’Usfas à Yacouba Coulibaly de Nienta dans la catégorie des 60 kg, le premier cité a rapidement pris ses repères face à un adversaire plus musclé. Il a marqué ses points en s’imposant.

Comme les quatre autres combats de la soirée, surtout le dernier soldé par un nul entre Sékou Coulibaly du Réal et Oumar Konaté de l’Usfas dans la catégorie des 69 kg, le terrain « Chaba Sangaré » a été le théâtre d’une belle démonstration de force et d’adresse. « Tout s’est bien passé, tout le monde a réellement fait son travail, les athlètes étaient engagés dans les combats », nous a confié Alou Diarra alias Cassus Clay, ancienne gloire du Réal et des Aigles.

Organisée par le Club Pierre Diakité en collaboration avec la Fédération malienne de boxe (FMB) et la ligue du district, la compétition était présidée par le chef de cabinet du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, Abass Famoungouri Traoré, qui avait à ses côtés son homologue de la Culture, du maire de la Commune IV, du président de la Fédération malienne de boxe et la famille du défunt.

Le Club Pierre Diakité, avec à sa tête Alassane Barro, ancien boxeur de l’Usfas et qui a été créé en juillet 2007, ambitionne de poursuivre le travail de promotion pour lequel Pierre Diakité s'est battu toute sa vie afin de récompenser le mérite d'une grande figure de la boxe nationale qui nous a quittés il y a deux ans.

La prestation des enfants du club de football qui porte le nom de notre regretté confrère a été un moment d’intenses émotions de la soirée de gala. La soirée s’est achevée sur une remise de diplômes aux participants.

Boubacar Diakité Sarr

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