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2008

Mois d'août

Les Echos du 21 Août

 

APPROVISIONNEMENT EN RIZ MOINS CHER

Du saupoudrage !

L’opération d’approvisionnement des populations en riz moins cher, annoncée tambour battant, s’est muée en opération de saupoudrage où la misère des pauvres citoyens sert de fonds de commerce à d’autres. L’Etat assiste en complice parfait.

Profitant de la tribune du 8 mars 2008, le président ATT annonçait qu’il n’y aurait pas de rupture de stocks de denrées alimentaires cette année pendant la période de soudure et que le pays serait approvisionné en riz moins cher. Il avait dans la foulée fustigé le comportement de certains commerçants bénéficiant d’exonérations en douane, mais qui ne profitent pas aux populations.

Au mois d’avril, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo qui venait de faire son baptême du feu en intégrant le gouvernement Modibo Sidibé en lieu et place de Mme Ba Fatoumata Néné Sy, annonçait à son tour un accord avec les opérateurs céréaliers.

L’entente entre les deux parties visait à mettre sur le marché 5000 tonnes de riz bon marché. La quantité du riz proposée devait être cédée à des commerçants détaillants sous la tutelle de leur coordination et revendue au marché au prix de 310 F CFA le kilo.

L’opération a été lancée à grand renfort publicitaire à chaque cérémonie de dotation des détaillants. Mais, jusque-là, les effets escomptés sont invisibles. Impossible pour les consommateurs de trouver sur le marché le riz à 310 F. Il faut débourser en moyenne 375 à 475 F CFA pour avoir le kilo du riz. Des commerçants détaillants ont indiqué qu’ils servent de prête-noms dans cette opération pour n’avoir eu un seul grain à revendre. Certains parlent même de spéculation sur leur dos dans cette affaire.

Face à cette supercherie et pour se donner bonne conscience, la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), agissant pour le compte de son ministère de tutelle, et la coordination des commerçants détaillants, ont créé la notion de magasins témoins (voir article ci-contre).

Selon elles, le riz moins cher est disponible dans des magasins témoins disséminés dans le district de Bamako. De 60 au départ, le nombre de ces magasins serait passé à 120, à en croire Hama Abba Cissé, président du Groupement des commerçants détaillants.

Lueurs et leurres

Pourtant, aucune information précise n’est donnée à propos de la situation géographie de ces magasins. Les six communes du district de Bamako totalisent en moyenne 70 quartiers les uns aussi vastes que les autres. Sur la base de 120 magasins, cela donne deux magasins témoins par commune. Comment un habitant d’Hamdallaye peut alors trouver du riz moins cher si son magasin est implanté à Sébénicoro ou vice-versa ? Il préférera payer dans son quartier le kilo à 375 ou 475 F pour éviter des déplacements coûteux.

Refusant d’admettre que l’opération a permis juste à certains de s’enrichir sur le dos des consommateurs, le président des détaillants et non moins vice-président de la Chambre de Commerce et d’industrie du Mali, Hama Abba Cissé, a fait porter le chapeau à d’autres.

Au cours d’une cérémonie de remise du riz à son Groupement, le lundi 19 août par un céréalier, M. Cissé a indiqué « qu’ils n’ont reçu jusque-là que 2000 tonnes sur 5000 annoncées et qui sont l’œuvre de deux opérateurs céréaliers de la place ».

Le ministre Diallo, qui faisait récemment le point des stocks de denrées alimentaires en prévision du mois de ramadan, qui commence en principe le 1er ou le 2 septembre 2008, soutenait sur l’antenne de la télévision nationale qu’ « il n’y a aucune rupture de riz moins cher détaxé par l’Etat à 4 milliards de F CFA et que le prix de 310 F est respecté par tous les détaillants qui ont été approvisionnés ».

Last but not least . Une autre mesure d’exonération portant sur le lait en poudre en vrac et l’huile raffinée importée de la Côte d’Ivoire a été rendue publique par le ministre Diallo au mois de juillet. Il a annoncé sur l’ORTM suivi de point de presse quelques jours plus tard que « ces deux produits ont été détaxés d’août à septembre 2008 par l’Etat pour faire face aux difficultés du ramadan ».

Le litre d’huile devra passer de 950 à 815 F CFA et le lait en poudre de 3200 à 2800 F CFA. Ce qui coûtera au contribuable malien 4,5 milliards de F CFA. Le sucre n’est pas concerné parce que le ministre a fait savoir que le stock est suffisant à ce niveau.

Las ! Les prix de l’huile et du lait n’ont pas bougé d’un iota. Le sucre ne fait que grimper jour après jour à moins de douze jours du mois de jeûne musulman. Le sac de 50 kg de sucre importé vendu au mois de juillet à 11 500 a franchi la barre des 13 500 F CFA. Il serait déjà en rupture, selon certains détaillants et il y a un fort risque qu’il atteigne la barre des 20 000 F CFA.

Abdrahamane Dicko

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CONTRE LA VIE CHERE

Les boutiques témoins

Dans le cadre de sa politique de sécurité alimentaire et particulièrement pour atténuer le coût des céréales notamment du riz avec la période du jeûne musulman qui débute bientôt, le gouvernement a initié une politique de prix du riz qu’il a subventionné. Ce riz, qui proviendrait de l’Inde, est vendu aux commerçants détaillants au prix de 300 F CFA/kg. A leur tour ils doivent le céder à 310 F CFA kg au consommateur. Reste à savoir si cette politique de prix sera bien appliquée.

Pour permettre au consommateur d’accéder au riz, 20 boutiques témoins par commune ont été installées dans le district de Bamako, aux dires de Mari Coulibaly, l’un des responsables de l’Association des commerçants détaillants que nous avons rencontré mardi dans le magasin témoin des usines Achcar où se trouve le stock de riz. La boutique témoin est l’endroit où le consommateur doit s’approvisionner en riz au prix de 310 F CFA le kilo. Il est à savoir qu’il est cédé à 300 F CFA aux détaillants dans le magasin tierce.

Mardi, l’approvisionnement des 120 boutiques témoins en riz du district se poursuivait. Selon Mari Coulibaly, 148 tonnes de riz devaient être livrées dont 4 tonnes pour la Commune de Moribabougou, 15 tonnes pour Koulikoro, le reste devant être réparti entre les communes I et II du district de Bamako. Pour le moment, a-t-il dit, l’intérieur du pays n’est pas encore concerné, excepté le cercle de Kita, où 20 tonnes ont été livrées.

L’opération d’approvisionnement des boutiques témoins devait s’achever le 19 août 2008. Chaque boutique témoin a droit à deux tonnes de riz.

Selon notre interlocuteur, le client n’a pas à se faire des soucis pour avoir le riz à un autre prix que celui de 310 F CFA. Un système de contrôle est mis en place. Une équipe de deux personnes, l’une du Projet d’appui aux commerçants détaillants et l’autre de la DNCC, veillera à l’application des prix.

L’équipe sillonnera, assure-t-on, chaque jour les boutiques témoins pour voir si les prix sont affichés sur les sacs. De plus, poursuit M. Coulibaly, la liste des boutiques témoins sera diffusée instamment c’est la DNCC qui est chargée du contrôle des prix aux consommateurs.

A l’en croire, les commerçants détaillants ont l’obligation de fixer le prix sur une étiquette collée au sac. Le riz vendu à 310 F CFA est de deux qualités qui proviennent toutes de l’Inde selon les indications inscrites sur les sacs. La première qualité est le riz indien long, 25 % de brisure, produit en 2007 et à consommer avant 2010. La seconde qualité est l’Indian White Rice long grain 5 % de brisure, produit en 2007 et à consommer avant 2011.

Selon M. Coulibaly, le choix des boutiques témoins a été fait par une équipe de trois personnalités composée du président des commerçants détaillants de chaque commune, du chef de quartier et du président du marché.

Les boutiques témoins sont, certes salutaires, mais faudrait-il qu’elles soient accessibles à la population. Mais que surtout cette opération ne se transforme en une affaire où il y à boire et à manger sur le dos du pauvre.

Denis Koné

 

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PROJET DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR FINANCIER

Fin de mission, galère de certains travailleurs

Après avoir promis de prendre en charge le salaire du personnel du PDSF mis à la disposition du Trésor public au cas où la Banque mondiale ne s’exécutait, le ministre des Finances feint d’oublier sa promesse, laissant en rade des chefs de famille.

Le gouvernement du Mali a obtenu un crédit de l’Association internationale de développement (IDA) pour contribuer au financement du Projet de développement du secteur financier (PDSF).

Le projet a pour objectif d'améliorer la viabilité du secteur financier et de le rendre plus performant et compétitif, pour qu'il puisse soutenir une croissance diversifiée du secteur privé. Il comprend 5 composantes : la restructuration et la privatisation du secteur des banques commerciales ; le renforcement des institutions financières non bancaires, y compris le régime de sécurité sociale et les caisses de retraite ; le renforcement du secteur de la micro-finance ; l'amélioration du cadre légal et réglementaire applicable au secteur financier ; et le renforcement des capacités du ministère de l'Economie et des Finances.

Le projet est arrivé à terme le 30 avril dernier. Mais, le ministère des Finances qui a sa tutelle a décidé de maintenir le personnel sur place, « pour ne pas perdre les expériences ». Ainsi, les travailleurs ont été divisés en trois. Le premier groupe, ceux qui avaient le dossier de la privatisation de la BIM, ont été maintenus sur place le temps d’achever ce processus. Le second groupe, comprenant le coordonnateur et le service financier, a également été maintenu pour gérer les affaires courantes. Ces deux groupes n’ont aucun problème de fin du mois, puisqu’ils sont payés sur le budget PACT.

Par contre, le troisième groupe, mis à la disposition du Trésor public depuis le 1er mai, attend toujours son salaire, depuis mai. Abou-Bakar Traoré, le ministre des Finances, avait promis que si la Banque mondiale ne payait pas les droits, son département allait prendre cela en charge. Mais, non seulement la BM n’a pas payé, mais lui-même fait celui qui a oublié.

En entendant les travailleurs souffrent.

A. Kalambry

 

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INTEGRATION

Un président pour les Ivoiriens du Mali

En prélude à l’élection du président de l’Association des Ivoiriens du Mali (AIM) le 24 août prochain, l’un des candidats, Jacques Kouassi Bénié, et son directeur de campagne Monoko Novey Toaly ont animé un point de presse mercredi dernier à Bamako.

L’objectif de la rencontre, selon le directeur de campagne du candidat à la présidence de l’Association des Ivoiriens du Mali, Jacques Kouassi Bénié, était d’échanger et de présenter le programme d’activité du candidat.

Ce programme, qui touche à tous les domaines, notamment la réhabilitation au sein de l’Association qui est tombée dans une certaine hibernation depuis 2003 ambitionne aussi de rassembler tous les Ivoiriens résidents au Mali. « Notre candidature est pour nous, l’expression du sens de parents, de frères, de sœurs que la communauté AIM entend symboliser » , a dit M. Kouassi.

Ils sont plus de 2000 Ivoiriens recensés officiellement à l’ambassade de la République de Côte d’Ivoire au Mali. « Mais, nous sommes aujourd’hui près de 7000 sur l’ensemble du territoire malien. Cela fait suite aux événements que notre pays a connus en 2002 quand beaucoup de nos compatriotes sont arrivés » . Le candidat Bénié entend donc renforcer l’union, la solidarité et l’entraide entre ses compatriotes en respectant les lois du Mali.

Le travail, le social, l’éducation, la promotion de la culture ivoirienne sont autant d’axes en bonne place dans le programme de Jacques K. B. qui réside au Mali depuis plus de 15 ans. « Il n’a jamais cesser de créer les conditions afin d’être à l’écoute de cette communauté et de donner toute sa disponibilité » .

« Au regard de ce qui précède, la candidature, la nôtre répond à la maîtrise des réalités précisément les difficultés, les problèmes, les soucis… qui minent malheureusement notre communauté » , a dit le directeur de campagne M. Monoko pour qui, l’élection de Jacques à la tête de l’AIM participerait à la formation d’une communauté qui pourra être utile non seulement à elle-même, mais aussi au pays d’accueil sans omettre le pays d’origine.

Les conférenciers ont lancé un appel à tous les Ivoiriens du Mali détenteurs des pièces d’identité ou toutes autres pièces légales sauf les cartes consulaires délivrées depuis seulement le mois de mai dernier à sortir le dimanche 24 août pour choisir leur président. Pour le scrutin, deux bureaux de vote sont ouverts à Bamako et Sikasso. « C’est là où il existe une forte concentration de nos compatriotes » , a expliqué Monoko.

Idrissa Sako

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CASE SANGA 2

Madioula quitte la Case, Toumani rénominé

Le 6e prime time de Case Sanga II s’est déroulé le mardi, 19 août dans la salle de spectacles Bazoumana Sissoko du Palais de la culture. Il a confirmé ce que tout le monde pensait déjà : l’élimination de la K11, Madioula.

Beaucoup étaient ceux qui s’attendaient à l’élimination de la candidate de la diaspora malienne de France, Madioula Manga Kanouté, représentée par le K11 et opposée à la candidate nigérienne, Freeda Nassar (K8). Le jury lui a octroyé 75 points contre 82 pour Freeda. Au niveau du voting du public, Mlle Kanouté a obtenu 4595 voix contre 9225 à Freeda, ce qui lui a valu une moyenne de 75 contre 82 pour son adversaire.

Tout comme les autres candidats éliminés lors des précédents primes, Madioula Manga Kanouté quittera la résidence pour rejoindre les siens en France. La France ne fait plus désormais partie de la compétition Case Sanga. A la différence d’autres pays de la sous-région, qui ont été tous représentés par deux candidats, l’Hexagone n’avait qu’une candidate.

Les candidats au sein de la résidence ne sont plus qu’au nombre de 10 contre 14 au départ. Restent encore en lice : les deux Burkinabé (Amadou Diabaté et Pamika) les Nigériennes (Freeda et Ornela), la Guinéenne, Ami Kanté et les Maliens qui ne sont plus maintenant que 3 (Alou Sangaré, Fanta Sayon et Ousmane Toumani Diakité). Ce dernier cité risque de dire adieu à la Case si les Maliens ne votent pas beaucoup pour lui.

Dix candidats en course

Le 6e prime a encore nominé le candidat malien Ousmane Toumani Diakité (K13) malgré sa brillante prestation dans le titre « Baro la diama » d’Abdoulaye Diabaté. La 2e nominée est la candidate sénégalaise Fanta Style (K7) qui, pour une première fois depuis son arrivée à la Case, a interprété du m’balax lors du 6e prime.

Sur le plan musical, Toumani sait aussi bien chanter que Fanta Style. La preuve est qu’il a interprété à plusieurs reprises des titres de sa propre composition. Mais il n’aura pas la tâche aisée dans la mesure où les Sénégalais sont prompts à envoyer des SMS pour soutenir leur candidat. Il subira certainement le même sort qu’Assanatou Kéita dite Assi, éliminée par son public face à Latif du Sénégal.

Hormis le Burkina Faso, tous les pays participants ont été nominés. Le Pays des hommes intègres représenté par Amadou Diabaté alias ATT et Mlle Patricia de son nom de scène, Pamika la star, n’ont pas été nominés même une seule fois.

Au niveau du nombre des SMS du public, ce sont toujours les deux Nigériennes (Freeda et Ornela Waiby) qui occupent le peloton de tête, suivies des Burkinabés, ATT et Pamika.

Qui de K13 et de K7 quittera ou restera dans la conquête pour le sacre du 1er gagnant qui sera récompensé d’un montant de 5 millions de F CFA. On aura la réponse à cette question mardi prochain lors du 7e prime time toujours au palais de la culture.

A noter la soirée a été agrémentée par la prestation de la marraine du Niger, Fati Mariko. DJ Mix de la Côte d’Ivoire, le concepteur de « Bobaraba » et le Tata Pound étaient également de la fête.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

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STEPHEN KESHI, APRES LE STAGE PARISIEN DES AIGLES

« Quand on domine un match, il faut le tuer »

Le sélectionneur national Stephen Keshi est satisfait malgré la défaite en match amical contre le Gabon (0-1). « Quand on domine un match en se créant des occasions, il faut le tuer une bonne fois pour toutes », affirme-t-il.

La défaite (0-1) des Aigles face aux Panthères du Gabon a permis au coach de noter les lacunes de son équipe. Joint au téléphone depuis Paris, Stephen Keshi a dit son optimisme, indiquant qu’il y a encore des choses à parfaire. Selon lui, ce que tout le monde a constaté lors de cette prestation des Aigles mardi dernier au stade de Mantes-la-Jolie, c’est le relâchement au moment où il fallait appuyer sur l’accélérateur et surtout le nombre incalculable d’occasions de buts manquées.

« Je suis très satisfait parce qu’en football même s’il n’y a que la victoire qui compte. En dépit de notre défaite, il y a encore des choses à corriger dans le jeu. Surtout le relâchement et les occasions nettes manquées. C’est ce qui a permis au Gabon de revenir dans le jeu et de marquer l’unique but  », constate Keshi qui fait ainsi allusion aux occasions de buts manquées par les joueurs maliens.

Pour Keshi, le remède, c’est de « discuter avec les gosses et rectifier cela. Parce que quand on domine un match et avec des occasions nettes de buts, il faut le tuer une bonne fois pour toutes », souligne le sélectionneur national. Tout en soulignant que « cela n’est pas grave du moment que l’équipe a bien joué et évolué dans un système tactique voulu ».

Le prochain match des Aigles ne ressemblera pas à celui de mardi contre le Gabon. « On préparelematch contre le Congo. De toute façon les rencontres de préparation sont aussi importantes que les matches officiels parce qu’ils comptent dans le classement Fifa. C’est important pour nous. Ce sont donc des matches qu’il faut jouer à fond et gagner. C’est vrai qu’on est en avance sur le Congo, mais pour le rendez-vous du 5 septembre on va se préparer comme d’habitude », promet Keshi. Les Diables rouges ont toujours posé des problèmes aux Aigles dans leur antre d’Alphonse Massemba-Débat avec leur public.

Pour Stephen Keshi, « il ne faut pas oublier qu’on avait battu le Congo à Bamako ». Par conséquent, « on a un avantage psychologique sur eux », répond-il avant de reconnaître que « le Congo que j’ai vu, il y a quelques mois est une très bonne équipe. Mais nous aussi, nous avons une très bonne équipe. On a nos armes, nos atouts. On va se préparer en conséquence pour les affronter ». Pour mieux préparer cette rencontre les Aigles, dira Keshi, sont attendus le 1er septembre à Bamako pour le regroupement à Kabala.

Boubacar Diakité Sarr

 

L’équipe du Mali

Mahamadou Sidibé, Lassana Fané, Adama Coulibaly « Police », Souleymane Diamouténé, Amadou Sidibé, Djibril Sidibé, El Hadji Mahamane Traoré, Djimi Boubou Kebé, Mohamed Lamine Sissoko « Momo », Seydou Keita et Mamadou Bagayoko.

Entraîneur : Stephen Keshi

Sissoko et Fofana pas prêts

Le sélectionneur national Stephen Keshi parti en aval discuter avec les Toulousains Moussa Sissoko et Mohamed Fofana n’a pas eu l’accord des deux joueurs pourtant pressentis pour jouer pour le Mali. « En tant qu’entraîneur, je suis parti les rencontrer dans leur club mais sans avoir au préalable leur accord. Fofana dit qu’il n’est pas prêt. Sissoko dit qu’il ne s’est pas encore décidé ».

Le technicien nigérian précise que le défenseur du Mouloudia Moussa Coulibaly, pour des problèmes de visa, n’a pu faire le déplacement. Ce qui n’est pas une première chez ce joueur du championnat algérien. Et qu’il a préféré laisser certains joueurs au repos, dont Mamadou Diallo (FC Qatar) pour tester d’autres. En outre, il a tenu à préciser que malgré cette défaite, l’essentiel, c’est de tirer les enseignements utiles et voir comment associer les joueurs. « Il fallait profiter de ce match pour voir les joueurs, faire des essais cela peut marcher ou pas, cas de Lassana Fané en défense et Djimi Boubou Kebé au milieu », a-t-il laissé entendre.

B. D. S.

 

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