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2008

Mois d'août

Les Echos du 12 Août

 

GESTION DES AFFAIRES PUBLIQUES

L’URD met ATT face à lui-même

Comptable du bilan de la gestion du pouvoir avec la présence de deux ministres dans le gouvernement, l’Union pour la République et la démocratie (URD), a néanmoins mis samedi ATT face à ses responsabilités en critiquant la gouvernance.

Dans le landernau politique actuel de notre pays, c’est un secret de polichinelle, l’URD fait partie des 45 formations politiques regroupées en Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) qui ont jeté leur dévolu sur le président ATT lors de la présidentielle d’avril 2007. Mais le constat qui s’impose aujourd’hui est que les regroupements politiques sont de moins en moins conciliants dans les propos vis-à-vis du régime. Ceux-là qui avaient la propension de tout peindre en rose profitent de plus en plus des occasions pour lancer des piques au gouvernement. La raison est connue : ils affûtent leurs armes pour 2012.

Qu’il s’agisse de l’Adéma, du RPM ou de l’URD, à chaque rencontre allusion est faite à 2012 qui verrait se tenir dans notre pays l’élection d’un nouveau président de la République. La preuve a été administrée le 9 août 2008 par le bureau exécutif de l’URD qui était face à la presse pour parler de la vie du parti et des grandes questions d’intérêt national comme la vie chère, l’école, la corruption, les malversations financières, etc.

L’honorable Younoussi Touré était certes angoissé par le climat délétère qui prévaut au sein de son parti. Mais, il en avait aussi gros sur le cœur au vu de la situation d’ensemble du pays. Il s’est prononcé sur la gestion actuelle des affaires publiques en l’occurrence la saignée financière au niveau du Trésor public qui accumulait des factures impayées de l’ordre de 260 milliards F CFA si l’on en croit le Front pour la démocratie et la République (FDR).

Sans donner de détails sur l’identité des fossoyeurs de l’Etat qui seraient des proches de Koulouba, Younoussi Touré, a fini par reconnaître que les malversations, la corruption sont des facteurs qui entravent le développement d’un pays. « Nous sommes contre de telles pratiques », a-t-il protesté.

Baiser de Judas ?

Nul n’ignore aujourd’hui que les ressources du Mali sont inégalement reparties. Les richesses ne profitent qu’à un groupe. Le dernier rapport du Vérificateur général récemment rendu public a révélé un manque à gagner de 20 milliards de F CFA en 2007 dont la moitié est imputable à la fraude. « Seule la gestion rigoureuse peut nous amener à sortir le pays dans la situation dans laquelle il se trouve ». Par ces propos, le patron de l’URD dénonce l’opacité dans la gestion des affaires publiques pour ne pas dire qu’il est conscient que ce qui se passe présentement est contraire aux règles démocratiques.

Pourtant, à y regarder de près, cette sortie peut se révéler incohérente et hasardeuse pour qui sait que le parti de la Poignée de main a deux représentants dans le gouvernement. Il s’agit du ministre de la Santé, Oumar Ibrahim Touré, et du ministre de la Fonction publique, Me Abdoul Wahab Berthé. Au parti, l’on ne peut pas le dénier le droit de porter des critiques sur la gestion du pays mais ce ne qui ne se justifie pas aux yeux de l’opinion, c’est le fait d’avoir attendu tout ce temps avant de sortir de sa réserve. Rien ne saurait justifier une telle prise de position et quoi que l’URD fasse ou dise, il est comptable du bilan du pouvoir pour avoir participé aux gouvernements successifs du président ATT. Devant le peuple et devant l’Histoire, le parti a l’obligation morale de se reconnaître dans ce bilan.

L’on constate de plus en plus que les partis qui étaient censés proches du président de la République, sont en train progressivement de se démarquer de lui par le caractère « hostile » de leurs discours qui étaient au départ conciliants. L’URD à l’instar d’autres formations politiques a des visées pour 2012 et entend se racheter auprès de l’opinion en attendant la date indiquée.

Va-t-elle réussir à le faire au regard des clivages internes et des querelles de leadership ? En attendant, la principale leçon qu’on peut tirer de cette sortie de l’URD, c’est que s’il arrivait à ATT d’avoir des prétentions pour 2012, il peut dès maintenant commencer à compter ses soutiens indéfectibles dont les rangs paraissent aujourd’hui plus que jamais clairsemés.

Mohamed Daou

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ABOLITION DE LA PEINE DE MORT

Lead-Mali veut décloisonner le débat

L’abolition de la peine de mort reste toujours d’actualité au Mali dans la mesure où un projet de loi allant dans ce sens est déposé sur la table de l’Assemblée nationale. Vu la sensibilité de la question, l’Association Lead-Mali entend éclairer l’opinion publique à travers l’affirmation d’un leadership susceptible d’animer le débat.

A cause de sa sensibilité, la question de l’abolition de la peine de mort au Mali est peu débattue. Pour décloisonner le débat et susciter l’affirmation d’un leadership autour de la question, l’Association Lead-Mali a organisé le samedi 9 août 2008, au Centre Djoliba une conférence-débats sur le thème : « L’abolition de la peine de mort : évolution sociétale ? Quelle implication au regard du contexte africain ? ».

Le président de Lead-Mali, Ambroise Urbain Foutou, avant l’exposé liminaire du conférencier Amadou Tiéoulé Diarra, professeur de droit à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), a réaffirmé la volonté de son Association à œuvrer pour inciter le citoyen lambda à s’intéresser à la question de l’abolition de la peine de mort qui constitue, selon lui, une question nationale.

Pour le conférencier, la peine de mort ou peine capitale est une sentence appliquée par le pouvoir judiciaire consistant à retirer légalement la vie à une personne ayant été reconnue coupable d'un crime tombant sous une qualification pénale passible de cette peine. « Un crime punissable de mort est un crime capital et est considéré par la société comme particulièrement grave », a-t-il expliqué.

Il a soutenu que la peine de mort est un sujet qui, depuis l'Antiquité, divise les opinions sur son abolition ou non. Bien que le débat soit ancien, les arguments, selon lui, ont peu changé avec le temps. Alors que les uns invoquent l'irréversibilité de la peine, la similitude entre le crime et la sanction, l'importance du pardon et l'alternative de l'emprisonnement à perpétuité sous ses différentes formes, d'autres appellent à la protection de la société, au contentement des victimes et à la nécessité de l'exemple pour dissuader les crimes.

Le conférencier pour sa part a reconnu que l'abolition de la peine de mort trouve son fondement dans les droits de l'Homme, dont le premier est le droit à la vie. Dans le cas précis du Mali, le conférencier trouve que notre pays manque de vrai courant abolitionniste. « Au Mali,  nous n’avons ni de philosophe ni de juriste dans le mouvement », a regretté M. Diarra.

Il a indiqué que chaque société doit avoir son représentant idéologique comme se fut le cas en Occident où des idéologues aux termes de décennies de lutte sont arrivés à convaincre leur peuple à opter pour l’abolition de la peine de mort. Il a regretté le fait que la question soit seulement l’apanage des ONG internationales qui ont d’autres ambitions réelles que l’expression de la volonté populaire.

Cependant, a-t-il reconnu, le bâtonnier Me Kassoum Tapo est un abolitionniste en herbe susceptible de mener un mouvement abolitionniste dynamique et convaincant.

Les interventions du public ont été un moment fort de l’expression des opinions partagées sur la question comme le souhaite Lead-Mali une association œuvrant pour l’émergence d’une masse critique de leadership pour un développement humain durable.

Amadou Waïgalo

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« TERRORISME FONCIER »

ACI : Agence contre l'intérêt des (M)aliens

Cette agence est faite pour ne jamais sortir le Malien (avec petit m), qui pourtant constitue la grande majorité de la population malienne, de la pauvreté.

Voyons dans un même quartier, deux terrains de mêmes dimensions séparés par la rue. Le terrain « A » est attribué par l'ACI et l'autre « B » attribué par le district, et figurez-vous bien que les deux terrains bénéficient des mêmes servitudes (eau, électricité, réseau d'assainissement, etc.) mais « A » peut coûter jusqu'à dix fois plus cher que « B » au motif que « A » est en titre foncier.

A analyser de près, l'on peut obtenir le même TF pour « B » par les procédures normales (surtout par la procédure accélérée qui vient de prendre fin en septembre 2007) tout en restant encore 6 à 7 fois moins cher que « A » (ACI). Comme si cela ne suffisait pas, l'ACI est une agence brigande et le sujet du jour le prouve à suffisance.

Il s'agit du cas récent de Kobalacoura, qui du reste n'est pas unique. En effet, les braves populations de cette localité ont procédé au morcellement selon les règles de l'art d'une partie de leurs champs de cultures. Elles l'ont fait en collaboration avec les autorités suivantes : coutumières (chef de village et conseil), locales (maire) et administratives (sous-préfet de Baguinéda) donc pas à l'insu du préfet de Kati.

Après ce parcellement, ils ont procédé à des attributions dont certaines moyennant un montant, et selon la réglementation en vigueur avec des lettres d'attribution dûment signées et cachetées du sous-préfet de Baguinéda. Mais quelle ne fut pas leur surprise quand un jour des agents de l'ACI sont venus à leur insu, comme des vandales déterrer les bornes, arracher les plaques des attributaires et marquer pour destruction les cases déjà construites sous prétexte que ces terrains leur appartiennent.

L'ACI est-elle au-dessus de la loi ? Pour s'octroyer des titres fonciers (TF) sans que les autorités coutumières, locales et même administratives de la zone ne soient au courant ? Et sans enquêtes commodo et incommodo ? Cela dépasse l'esprit car cette manière soldatesque de faire est semblable aux attaques de Bahanga. C'est du « terrorisme foncier ».

La proximité de ces terrains de la nouvelle zone industrielle et la construction du troisième pont de Bamako donneraient de la valeur à cette zone. Voilà ce qui a réveillé l'instinct vorace de l'ACI pour se livrer à une telle tentative de piraterie. De grâce, au moment où le Mali se bat à travers le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) et au moment où le chef de l'Etat lui-même s'investit dans le PDES et la construction des logements sociaux pour atténuer la pauvreté des (M)aliens, que l'ACI arrête de rouler à contre-courant, par des manières inappropriées et malhonnêtes de s'auto-octroyer des terrains qui appartiennent à tous les Maliens.

A défaut d'un dédommagement des attributaires, espérons que l'ACI sera assez courtoise de présenter des excuses aux populations de la localité, aux autorités mais surtout de replacer les bornes et les plaques cannibalisées. Les pauvres aussi ont le droit de se battre pour sortir de la pauvreté surtout quand c'est dans la légalité.

A suivre !

Bah Konimba

(lecteur des Echos à Bamako)

 

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SESSION 2008 DU BACCALAUREAT

Un taux de réussite de 50,1 %

Les résultats du baccalauréat malien de la session de juin 2008 sont connus depuis le dimanche 10 août 2008. Sur les 38 461 candidats, 19 233 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 50,01 %.

Au regard des résultats de la session de juin 2008 du baccalauréat malien, le premier constat qu’on peut faire est que le taux de réussite, comparé à l’année dernière (47,6 % en 2007), a connu une légèrement amélioration.

Ceci constitue un motif de satisfaction au ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique qui, dans un communiqué radiodiffusé, a remercié les partenaires sociaux de l’école, notamment l’Association des parents d’élèves, la Commission nationale pour une école apaisée et performante, les syndicats d’enseignants, la Coordination des associations et ONG féminines (Cafo), la société civile et l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM).

En regardant les statistiques, on retient que les résultats du baccalauréat technique ont enregistré le plus fort taux de réussite (74 %). La série langues littérature (LL) suit avec 63 % de taux de réussite contre 48,83 % en série sciences humaines (SH). Les séries sciences biologiques (SB) et exactes (SE), qui ont enregistré respectivement 41,04 % et 47,24 %, ferment la marche avec les plus faibles taux de réussite.

La publication des résultats du baccalauréat met provisoirement un terme à un bras de fer entre des syndicats d’enseignants et autorités scolaires. Ces dernières, avec l’appui des plus hautes autorités, avaient décidé d’organiser les examens de fin d’année sans la Coordination syndicale des enseignants du secondaire (Coses) suite à la décision de celle-ci de boycotter les épreuves.

Cette année, à cause de la non-évaluation décrétée par la Coses tout au long de l’année scolaire, les candidats des établissements secondaires publics sont partis en salle d’examen sans moyenne de classe, une situation que certains mettent en avant pour expliquer leur échec. Pourtant, selon certaines indiscrétions, n’eut été l’indulgence de la commission chargée de délivrer les résultats, qui aurait repêché jusqu’à une moyenne de 8/20, les résultats auraient pu être plus catastrophiques.

Amadou Waïgalo

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VIE CHERE, SECURITE AU NORD, STABILITE SOCIALE

La Limama de la Commune VI implore Dieu

La jeunesse de la Ligue des imams maliens (Limama) de la Commune VI a décidé à l’occasion de chaque Maouloud consacrant la naissance et le baptême du prophète (PSL) d’organiser des lectures du Saint Coran et le prêche à travers les quartiers de la Commune VI.

La tradition a été respectée cette année avec la clôture en beauté de l’événement, le samedi 9 août 2008 à Sogoniko, devant le domicile de Souleymane Dagnon, maire de la Commune VI et vice-président de la Limama de la même circonscription.

Selon le prêcheur Souleymane Dembélé de la jeunesse Limama et un des initiateurs, les séances de prêche et de lecture de Coran se sont déroulées dans les dix quartiers de la Commune VI pendant plusieurs nuits. Ils ont imploré le bon Dieu pour le retour de la sécurité et la paix au nord, la consolidation de la stabilité politique et sociale dans le pays et l’atténuation des conséquences de la vie chère.

Les prêcheurs Souleymane Dembélé, Cheikna Diawara et Barry ont entretenu la foule d’ulémas sur les thèmes de la prière (le premier pilier de l’islam) et la cohésion sociale. Les fidèles ont prié en communion « l’astr » à 16 heures et la rencontre a pris fin par la récitation de la « fatiha » et la remise de diplômes de reconnaissance.

Les représentants des imams des six communes du district et de la Limama ont pris part à la cérémonie.

Abdrahamane Dicko

 

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JEUX OLYMPIQUES « PEKIN-2008 »

Seconde défaite des Aigles basketteuses

Battues de justesse par la Nouvelle-Zélande (72-76), les Aigles basketteuses se sont inclinées tôt ce matin (11 août 2008) contre la République Tchèque par 47-81. Une défaite liée au fait que notre équipe nationale a mis du temps à entrer dans cette rencontre.

Ce n’est que dans les 3e et 4e quarts temps qu’elle a essayé de tenir la dragée haute aux Tchèques. Les Aigles basketteuses ont été également handicapées par la blessure de leur capitaine, Hamchétou Maïga, au cours de ce match. Dans cette seconde rencontre, c’est Djénéba Sissoko qui a été la meilleure marqueuse des Maliennes avec 24 points.

La 3e sortie des pouliches de José Ruiz est prévue pour le mercredi 13 août 2008 contre les Etats-Unis. Il faut souligner que le Mali est dans le groupe B avec la Chine, les Etats-Unis, la République Tchèque, l’Espagne et la Nouvelle-Zélande.

La nageuse Mariam Pauline Kéita a battu son propre record en réalisant un temps de 1:24.26. Mais, elle a été éliminée dans sa série 1. Pour Daba Modibo Kéita, la compétition de taekwondo commence le 23 août 2008. Quant aux athlètes, Kadiatou Camara ( 200 m) et Ibrahim Maïga ( 400 m haies), ils débuteront les Jeux respectivement les 11 et 17 août 2008. 

Alphaly

 

Les joueuses retenues par l’encadrement technique (José Ruiz et Cheick Oumar Sissoko dit Yankee) sont : Kadiatou Touré, Nassira Traoré, Diana Gandera, Fatoumata Bagayoko, Mariétou Diarra, Hamchétou Bâ Maïga, Kadiatou Kanouté, Djènè Diawara, Nagnouma Coulibaly, Meiya Tirera, Aminata Sininta et Djénéba Sissoko.

Les rencontres du Mali en basket aux JO

13 août 2008 : Mali-Etats-Unis à 14 h 15 GMT

15 août 2008 : Chine-Mali à 8 h 45

17 août 2008 : Espagne-Mali à 1 h

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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