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2008

Mois d'août

Les Echos du 07 Août

 

EXPLOITATION DE L’OR MALIEN

Le Végal confirme la main mise des sociétés étrangères

Un flou artistique entoure l’exploitation de l’or au Mali dont la quantité exacte est méconnue du commun des mortels. Le Vérificateur général a enquêté.

Le Mali est le 3e producteur d’or en Afrique au sud du Sahara après le Ghana. Mais l’or ne brille pas pour tous les Maliens. En 2006, la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) avaient initié une enquête couronnée par une campagne d’information démontrant que le Mali ne récolte que des subsides dans ses ressources aurifères.

Le gouvernement malien avait pris les auteurs de cette étude comme ses pourfendeurs. Hamed Diane Séméga, à l’époque titulaire du portefeuille des Mines, de l’Energie et de l’Eau, avait personnellement pris à son compte ce rapport croyant que ses initiateurs en voulaient gratuitement à son département.

Le contenu de ce rapport aura-t-il inspiré une vérification au niveau du Bureau du Vérificateur général, dans les sociétés d’exploitation d’or installées dans notre pays ? Rien n’est moins sûr parce que son rapport 2007 traite du secteur minier avec des conclusions identiques à celles de la FIDH et de l’AMDH.

Supputations et zones d’ombres

« Pour la détermination du poids de l’or produit, l’Etat malien dépend exclusivement des informations fournies par les compagnies minières. Conformément aux dispositions légales conventionnelles, le contrôle de l’Etat commence après le processus de coulée d’or » , mentionne le rapport du Végal.

Toujours, selon les vérificateurs, l’Etat du Mali n’a d’autres moyens de cerner les quantités produites dès la coulée des lingots en même temps que la société minière. Ce qui est d’autant plus paradoxal qu’il est sujet à de nombreuses supputations et de zones d’ombre qui entourent le secteur.

Les vérificateurs qui se sont rendus dans un pays africain, grand producteur de métal jaune, ont constaté de visu, que dans les mines d’or de ce pays, « l’administration douanière est représentée à l’intérieur du Gold Room (chambre de coulée d’or) par des agents qui assistent à la coulée des lingots d’or et procèdent immédiatement à leur estampillage ».

Le rapport 2007 du Végal en arrive à la même conclusion selon laquelle, l’exploitation de l’or au Mali ne rapporte pas grand-chose à l’économie nationale. Le Végal parle de « déperditions financières importantes pour l’Etat dans la mesure où la plupart des impôts et taxes de ce secteur sont assis sur les quantités produites ».

Dans ses recommandations, le Végal demande aux autorités de corriger la grande faiblesse qui existe dans les informations concernant les quantités d’or produites par les sociétés minières étrangères opérant sur notre territoire.

Abdrahamane Dicko

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LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE EN 4e REGION

Les cultures ont fière allure

A la plaine de San-Sud que le ministre de l’Agriculture a visitée le 4 août dernier, les cultures sont en période de croissance.

Ayant pris conscience du caractère aléatoire des pluies et de ses conséquences sur les productions agricoles, World Vision, à travers le Programme multisectoriel de Sourountouna, a initié en 2005 un projet d’aménagement de la mare de Djébé avec pour objectif global l’amélioration du niveau de vie des populations de la zone par un accroissement de la production et du revenu agricole.

Située à Tafla à 12 km de San, le projet d’aménagement de la mare de Djébé a reçu lundi la visite du ministre de l’Agriculture, Tiémoko Sangaré qui était en tournée dans la région de Ségou pour suivre l’évolution de la campagne agricole et les conditions dans lesquelles travaillent les producteurs. Sur place le ministre a eu droit à un exposé complet sur l’ouvrage de Djébé exécuté à ce jour à 95 %.

L’aménagement de la mare met à la disposition des communautés exploitantes 350 hectares de terres aménageables dont 153 pour la culture de riz flottant et 197 pour la culture de riz dressé, avec un effet d’accroissement de production atteignant 26 millions de F CFA par an, si le rendement atteint 3 tonnes à l’hectare. La mare aménagée propulsera par la disponibilité de l’eau, la production maraîchère et celle de contre-saison.

Composé d’un ouvrage d’admission en béton avec ses digues de raccordement, de deux déversoirs et d’un chenal de vidange de 1046 m, l’aménagement de la mare de Djébé apportera sa contribution à « l’Initiative riz » décidée par les pouvoirs publics pour faire barrage à la flambée des prix des céréales.

De Tafla à Tamaro, le constat qui se dégage est que les cultures ont fière allure. A entendre, Samuel Diarra, manager du projet hydraulique villageoise, de mémoire de paysans, « il y a 20 ans, il n’y a pas eu un tel bon démarrage de l’hivernage en tout cas au niveau de plaine de San-Sud ».

Selon Laye Djiré, chef de zone de San, les semis ont commencé depuis la décade du mois de juin. Et de poursuivre « qu’à la date du 4 août sur les 14 398 ha, 11 498 ha ont été réalisés sans compter les 2121 ha de l’association des riziculteurs de la plaine aménagée de San Ouest ».

Dans le cadre de « l’Initiative riz », il est assigné à San un objectif de 30 000 tonnes et les besoins en engrais estimés à 1450 tonnes et qui accusaient un manque de 79 tonnes comblées grâce à l’appui du Fonds des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour 72 tonnes et World Vision 2,7 tonnes.

Le ministre Tiémoko Sangaré qui s’est félicité de l’adhésion des producteurs à « l’Initiative riz », a instruit que 10 % des superficies aménagées soient réservées aux femmes et aux jeunes dans tous les nouveaux aménagements. « Que le tonnage soit atteint, l’important c’est que les gens adhèrent. Je pense que vous avez compris cela et le gouvernement fera de son mieux pour satisfaire vos besoins. Votre mobilisation autour de l’Initiative riz démontrera à l’opinion que quand on veut, on peut. Il y a de quoi être fier de ce qui se passe sur le terrain », a-t-il soutenu.

Le ministre de l’Agriculture qui a donné il y a peu le premier coup de pelle du projet d’aménagement de 500 ha dans le cadre de son extension, s’est rendu à la plaine San-Ouest pour s’enquérir des conditions d’attribution des parcelles. Là-bas, l’assurance a été donnée au ministre que tout s’est passé dans la transparence et dans l’équité même s’il y a eu reconnaît-on, « des grincements de dents ». Une situation qui va de soi selon l’Association des riziculteurs de la plaine aménagée de San-Ouest (Arpaso) au regard du nombre élevé des demandes.

Pour les 500 nouvelles parcelles aménagées et qui compléteront le disponible à 2000 ha, la commission d’attribution a enregistré 8000 demandes dont 3 000 rejetées. A la plaine de San-Ouest, les premiers paysans sont en train de dessoucher et d’installer leur pépinière. Le RPKN 2, le wassa, le komikale et le wat 90 sont des variétés phyto-sensibles pour lesquelles les paysans ont opté. « 2000 ha c’est beaucoup mais c’est peu au regard des sollicitations. Je demande à ceux qui ont des parcelles de s’investir », a conseillé le visiteur.

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

 

32 millions de F CFA d’appui en carburant

La visite du ministre de l’Agriculture à San a été sanctionnée par une rencontre avec l’Arpaso. Au cours des échanges, le ministre de l’Agriculture a informé les membres de l’Arpaso qu’il a dégagé 32 millions de F CFA pour servir de frais de carburant pour la pompe à eau. « Le branchement de la station de pompage à l’EDM n’est pas possible aujourd’hui mais j’ai dégagé 32 millions de F CFA en appui aux frais de gaz oil pour le moteur », a dit Tiémoko Sangaré. Il a bouclé sa tournée en 4e région par le lancement lundi après-midi à Cinzana, du projet de lutte contre la désertification basé sur la communauté.

M. D.

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« INITIATIVE RIZ »

Les motoculteurs arrivent à Niono

La remise symbolique de 30 motoculteurs le 3 août 2008 aux producteurs de Niono par le ministre de l'Agriculture dans le cadre de « l'Initiative riz », favorisera la rapidité des opérations agricoles.

Etre à l'écoute des producteurs et constater sur le terrain l'évolution de la campagne agricole 2008-2009 en 4e région, c'est l'exercice auquel s'est livré le ministre de l'Agriculture à la tête d'une forte délégation. C’était du 3 au 5 août 2008. A Niono, première étape de cette visite ministérielle, Tiémoko Sangaré avait promis dans le cadre de la mise en œuvre de "l'Initiative riz" de doter les producteurs du "Kala" en équipements agricoles.

Liant l'acte à la promesse, le ministre de l'Agriculture a procédé dimanche dernier à la remise symbolique de 30 motoculteurs sur un total de 70 pour un montant d'environ 175 millions de F CFA. "Lors de mon dernier passage ici à Niono, les producteurs ont soulevé le problème d'équipements agricoles. J'ai pris la promesse de les aider, de les appuyer en équipements adéquats dans le cadre de la mise en œuvre de l'Initiative riz. Ce n'est que le début. A chacun de faire ce qu'il doit faire", a rappelé le ministre de l'Agriculture.

Avec ces motoculteurs, c'est une épine qui vient d'être ôtée des pieds des producteurs de Niono d'autant que le manque d'équipements agricoles constitue un casse-tête chinois pour les paysans. Oeuvre de la Coopérative artisanale des forgerons de l'Office du Niger (Cafon), les motoculteurs ont un rôle prépondérant à jouer dans l'atteinte des objectifs de "l'Initiative riz" dans la mesure où ils favoriseront l'emblavure d'une grande superficie en un temps record mais également permettent aux producteurs d'être dans le calendrier agricole prévu au plus tard le 26 août. Toutes choses qui militeront en faveur de la révolution verte dans notre pays.

Pour le ministre, aucun sacrifice ne sera de trop pour appuyer les producteurs et la livraison de cette première tranche de matériels n'est que le point de départ d'une opération qui se poursuivra. "Pour que la révolution verte devienne une réalité au Mali, il vous faut des moyens indispensables. Le gouvernement fera tout ce qui est de son possible pour vous aider. Mais il appartient à chacun de jouer sa partition et chacun de nous doit se mettre au travail sans se poser des questions. C'est à ce seul prix que nos attentes seront comblées", a-t-il indiqué.

En retour, les producteurs n'ont pas caché leur satisfaction et ont exprimé leur reconnaissance au ministre de l'Agriculture pour avoir tenu promesse. A ce jour, sur les 12 500 ha que dispose la zone de Niono 11 000 ha ont été répiqués, 100 % des pépinières installées et 84 % des besoins en engrais satisfaits, selon Mamadou Kéita, chef de zone de Niono.

Dans le cadre de « l'Initiative riz », il est attendu de la zone de Niono 80 000 tonnes de paddy soit 6,4 tonnes à l'hectare. En route pour Dioro, le ministre de l'Agriculture a visité à Kominé certaines réalisations du projet villages du Millénaire. Il s'agit de l'école de Kominé et le périmètre maraîcher composé de 32 parcelles sur lesquelles sont installées 100 femmes par périmètre.

Nonobstant la présence d'un groupe électrogène de 10 KVA, les exploitantes ont sollicité l'appui du ministre de l'Agriculture pour la réalisation d'un puits afin de combler le déficit d'eau qui se pose à elles avec acuité.

M. D.

(envoyé spécial)

 

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DIORO

Les doléances des producteurs semenciers

Située à 60 km de Ségou, Dioro est la plus grande zone de production rizicole de l'Office riz Ségou (ORS) avec ses 15 446 ha. Sur les 1,6 million de tonnes de paddy attendus des riziculteurs aux termes de la campagne agricole 2008-2009, la part du secteur de Dioro est estimée à 30 000 tonnes, soit en moyenne 2 tonnes à l'hectare. 

Le 3 août 2008, le ministre de l'Agriculture, Tiémoko Sangaré, accompagné des cadres de son département et du DG de l'ORS, Kassoum Dénon, s'y est rendu pour constater de visu l'évolution de la campagne agricole mais aussi s'enquérir des conditions de travail des producteurs sur le terrain.

A Dioro, le ministre et sa délégation ont visité l'ouvrage n°9 conçu dans les années 1962 mais dont une bonne partie avait été emportée par l'eau en 1995. Avec la reconstruction de l'ouvrage à plus de 2 milliards de F CFA, le problème de mise en eau dont souffrait Dioro serait un triste souvenir pour les exploitants des 10 casiers de la zone.

A Babougou à une dizaine de kilomètres de là, le ministre Sangaré s'est entretenu avec les producteurs semenciers. Des différentes interventions, il ressort que la zone de Dioro connaît des difficultés pluviométriques. Au regard des autres difficultés ayant trait au retard dans le transport des semences de base et leur coût exorbitant, les producteurs semenciers ont prêché pour leur chapelle en demandant au chef de département de l'Agriculture, la reconversion des casiers de la submersion contrôlée à la maîtrise totale d'eau, la construction des rampes de la digue au droit des villages traversés, la dotation des producteurs en motoculteurs et la mise à leur disposition des batteuses. "Toutes nos prévisions d'engrais sont arrivées à temps. Si la pluie est au rendez-vous, l'Office riz Ségou ira au-delà des 60 000 tonnes à lui assignées dans le cadre de l'Initiative riz que nous jugeons bonne", a témoigné Tiécoura Soré, président de la sous-section des riziculteurs de Dioro.

Les doléances des producteurs semenciers ne sont pas tombées dans des oreilles sourdes car, le ministre s'est empressé d'annoncer aux producteurs qu'il prendra attache avec son collègue de l'Equipement et des Transports afin que les opérations de pluie provoquées puissent s'étendre à la zone de Dioro à l'effet de parer à l'arrêt précoce des pluies.

M. D.

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FORMATION EXTRA-SCOLAIRE

La cherté de la vie plombe les colonies de vacances

En plus de certaines pratiques qui déshonorent le secteur, les colonies de vacances connaissent cette année un recul du nombre des participants à cause de la cherté de la vie.

Depuis un certain temps, les structures organisatrices de colonies de vacances poussent comme des champignons dans notre pays. La colonie est un regroupement d'enfants en internat pour passer une partie des vacances en dehors du cadre familial. Les colonies ont alors pour principaux objectifs de contribuer à la promotion des droits de l'enfant et à leur jouissance. Elles doivent également favoriser l'épanouissement de l'enfant et la formation de sa personnalité physique, intellectuelle, civique et morale.

Cette année, plusieurs agences de voyage se proposent de récréer les enfants sur deux ou trois semaines. Les promoteurs ont déjà commencé à faire leur publicité. Cette activité sensible, parce que concernant des enfants, ne suscite plus le même engouement.

Selon Aliou Hamada, agent de tourisme à Tam-Voyages, « la colonie de vacances ne marche plus comme avant. Cette année, c’est encore plus dur. Les parents sont rares à venir inscrire leurs enfants. C’est peut-être dû à la vie chère ». Mais dans un cas comme dans l'autre, la réalité est qu’en dehors de la vie chère, beaucoup de parents ne nourrissent plus l’idée d’envoyer leurs enfants en colonie à cause du désordre qui règne dans le secteur.

Aujourd'hui, l’organisation des colonies de vacances laisse à désirer. Il y a plus de 106 agences de voyage. Chaque agence qui le désire peut organiser la colonie sans pour autant remplir les conditions minimales. Du fait de cette « porte ouverte », n'importe qui peut aujourd'hui organiser une colonie de vacances. Souvent, des gens sans scrupule bénéficient de la protection de certaines autorités qu'elles prennent pour parrains.

Pour bien des parents, les colonies sont un cadeau fait à leurs enfants. Dans ce cas de figure, ils n'hésitent pas, quel que soit le montant, à satisfaire les désirs de leurs progénitures.

Des pratiques peu orthodoxes

Pour d’autres, la colonie reste pour l'instant une aventure, à moins qu'elle ne soit organisée par des institutions sûres. La plupart des Maliens pensent que sans un minimum de garantie, ceux qui envoient leurs enfants feignent d’ignorer le parcours du combattant qui est le leur.

Il est fréquent de voir lors des colonies de vacances, des encadreurs, des organisateurs ou des colons garçons flirter avec des filles. Certains parents se plaignent également du fait que leurs filles soient revenues enceintes.

Au motif que ce sont des charges supplémentaires, certaines structures ne souscrivent même pas d'assurance au profit des participants. D'autres font le voyage sans la présence d'un agent de santé. Ainsi, le moindre accident ou malaise peut se transformer en catastrophe. Dans cette situation, plutôt que de s'épanouir pendant ces colonies, les enfants en reviennent malades ou traumatisés.

De plus, le promoteur d'aujourd'hui pouvant se dédire demain, il peut arriver des tiraillements entre lui et certains agents sur les aspects financiers. Tous ces faits peuvent négativement déteindre sur la colonie et sur la quiétude des enfants.

Au niveau des prix, chaque organisateur les fixe en fonction de ce qu'il entend proposer aux enfants. Ainsi, pour aller en colonie de deux semaines ce mois d’août au Sénégal une agence propose 595 000 F CFA. D’autres vont jusqu’à 700 000 F CFA pour le même itinéraire et la même durée.

Même si certaines structures font l'effort de respecter les normes, il n'en demeure pas moins que beaucoup reste à faire pour assainir le milieu. L'image du secteur est écornée à cause du tohu-bohu qui y règne. Sortir avec un enfant, c'est prendre d'énormes risques. Il faut être en règle vis-à-vis des normes nationales et internationales. L'Etat devrait donc y être plus regardant. Il faut réellement réglementer l'activité.

Sidiki Doumbia

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

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DEFENSE-SECURITE-PROTECTION CIVILE

La direction des écoles militaires créée

Pour des raisons d'efficacité et d'harmonisation des structures du ministère de la Défense, les députés viennent d'adopter le projet de loi portant création de la direction des écoles militaires.

Les députés ont approuvé, en leur séance plénière de samedi, le projet de loi portant création de la direction des écoles militaires. Le projet de loi soumis aux députés par le département de la Défense et des Anciens combattants, vise à harmoniser le cadre législatif de la direction des écoles militaires par rapport à l'organisation des structures centrales du ministère de la Défense rattachées à l'état-major général des armées.

La direction des écoles militaire aura pour missions, entre autres, de coordonner les activités des écoles de formation, d'évaluer les formations dans les écoles militaires, de concevoir et procéder à l'harmonisation des documents relatifs à l'instruction militaire.

Elle a en charge également d'organiser les concours d'entrée dans les écoles et centres de formation militaires, de participer à la réalisation des équipements et infrastructures des écoles militaires, de confectionner les matériels didactiques et d'assurer, sur demande, à la formation militaire des services et organismes paramilitaires.

Nouvelles missions

En plus de cette harmonisation, le projet de loi apporte certaines innovations aux missions de la direction des écoles militaires. Ces innovations sont : aider à la sélection pour l'entrée dans les écoles de formation militaires à l'extérieur, l'exécution sur demande des formations des agents des services paramilitaires (douanes, services de la conservation de la nature, gardiens de prison) et l'organisation des concours d'entrée dans les écoles et centres de formation.

Les députés, tout en approuvant le projet de loi, ont fait des recommandations en vue de trouver des solutions à certains problèmes. Les députés ont recommandé au gouvernement de rehausser le niveau des crédits budgétaires alloués à la formation dans les écoles militaires. Ils ont aussi suggéré une réflexion en vue de définir un système d'équivalence et d'homologation des diplômes militaires avec les diplômes civils afin de faciliter la réinsertion socioéconomique des militaires qui ne sont plus sous le drapeau. En effet, hormis le diplôme d'études fondamentales DEF et le baccalauréat, il n'y a pas d'autres système d'équivalence entre les diplômes militaires et civils au Mali.

Les écoles d'état-major, d'administration militaire, d'application des officiers, l'Emia, celle des sous-officiers, et le Prytanée militaire de Kati (PMK) sont désormais rattachées à la direction des écoles militaires.

Denis Koné

 

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