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2008

Mois d'août

Les Echos du 05 Août

 

SALIKOU SANOGO A PROPOS DU FORUM SUR L’EDUCATION

« Nous avons besoin de l’adhésion de tous »

Initialement prévu ce mois-ci, le Forum national sur l’éducation se tiendra finalement en septembre. Cependant, ses travaux ont commencé le lundi 4 août avec le lancement des ateliers thématiques qui précèdent les rencontres régionales devant aboutir au Forum proprement dit. En prélude aux travaux, nous avons rencontré le président du comité d’organisation, le Pr. Salikou Sanogo, qui a accepté de nous parler de fond en comble du Forum. Interview.

Les Echos : Dans quelques semaines va se tenir le Forum national sur l’éducation. Où en êtes-vous avec l’organisation ?

Salikou Sanogo  : Nous en sommes présentement à la deuxième phase dans l’organisation. La première phase a consisté en des écoutes et à l’organisation d’ateliers thématiques. Nous avons déjà fait beaucoup d’écoutes. Je ne dis pas que les écoutes sont terminées parce qu’on peut toujours les faire selon la disponibilité des personnalités, des associations qui veulent bien répondre à notre invitation. Mais nous allons rentrer dès demain (Ndlr : l’interview a eu lieu dimanche 3 août 2008) dans la phase d’organisation des ateliers thématiques qui vont commencer par un atelier dont le thème est unique et qui est la vision des acteurs politiques sur le système éducatif malien.

Les Echos : Vous avez réussi à convaincre la Coses et le Synesup qui avaient conditionné leur participation. Quels ont été vos arguments ?

S. S. : Nous avons réuni au siège du comité d’organisation les dirigeants des deux syndicats avec lesquels nous avons eu des entretiens très constructifs sur le système éducatif. Nous leur avons dit que le Forum n’est ni le forum du gouvernement, ni celui des enseignants, ni celui des étudiants encore moins des parents d’élèves, mais une préoccupation nationale.

Ce ne sera pas un forum dirigé contre les syndicats ou contre les élèves. Nous avons été commis pour organiser un forum sur l’éducation compte tenu de tous les problèmes que connaît le système éducatif malien. Je pense que nos interlocuteurs ont compris et ils sont dans la disposition d’y participer comme toutes les organisations de la société civile, les partis politiques, les élus ; d’apporter leur pierre dans cette grande œuvre de reconstruction de notre système éducatif. Nous avons senti qu’ils ont compris et que sur cette base, ils viendront. Nous sommes certains que leur participation sera de qualité.

Les Echos : Est-ce à dire que les autres acteurs invités seront présents. En d’autres termes, est-ce que vous avez l’adhésion de tout le monde ?

S. S. : Oui tous les acteurs de l’école que nous avons touchés et qui nous ont touchés sont prêts à venir. Chaque jour nous avons des associations, des organisations qui nous saisissent pour offrir spontanément leurs services. Beaucoup d’organisations de jeunes se sont proposées pour venir nous donner un coup de main quant à l’organisation matérielle. Donc, je peux dire que toutes les organisations qui s’intéressent à la question éducative sont motivées. Quelles que soient les organisations d’enseignants, d’élèves et d’étudiants, de jeunes, de femmes, de parents d’élèves en passant par les chefs de quartiers, les partis politiques tous ont manifesté leur volonté de venir débattre. Je pense que personne ne veut être absent de ce grand débat parce que les gens sentent que nous sommes à une étape de notre système éducatif où tout le monde doit prendre position. Tout le monde doit s’engager si nous voulons trouver des solutions pérennes aux problèmes qui se posent au système éducatif malien.

Les Echos : Vous venez de dire que les acteurs que vous avez touchés et qui vous ont touchés sont prêts à vous accompagner. Peut-on savoir qui sont-ils ?

S. S.  : Pour le moment, nous avons organisé ce que nous appelons des écoutes. Et nous avons invité des personnalités, des associations pour l’intérêt qu’elles portent au système éducatif ou leurs expériences dans la résolution, dans l’administration. Nous avons eu à rencontrer les anciens enseignants de l’Union nationale des retraités de l’éducation et de la culture. Nous avons rencontré les 70 chefs de quartier du district de Bamako et en tête leur coordination. Nous avons rencontré des personnalités aussi éminentes que Baba Akhib Haïdara, ancien ministre, Modibo Kéita, ancien Premier ministre, Bakary Kamian, Oumar Issiaka Bah, Dr. Simaga… qui sont venus faire part de leur conception de l’éducation.

Bref, nous avons rencontré des dirigeants de l’Association de la société civile, la Cafo, le Conseil d’éducation à la citoyenneté, beaucoup d’organisations de jeunes (le Craf, le CNJ), l’AEEM, les syndicats, l’UNTM, la CSTM, la Coses et le Synesup… C’est dire que nous sommes dans la dynamique de rencontrer tous ceux qui peuvent, à notre avis, apporter un plus dans la compréhension des problèmes et dans la proposition de solutions aux problèmes.

Les Echos : Malgré tout, ce forum ne risque-t-il pas d’être un de trop ?

S. S. : Il y a eu beaucoup de foras ; les uns et les autres disent que ça sera peut-être un forum de trop. Il y en a qui sont même sceptiques. Mais ce forum est un forum sur l’éducation. Il vient à un moment où toutes les couches de la population malienne sont sensibilisées à la question d’éducation. Comme je l’ai dit, ce n’est pas seulement l’école, c’est l’éducation même, depuis l’éducation que nous recevons dans la famille et jusqu’à l’éducation supérieure en passant par l’enseignement secondaire, la formation technique, la formation professionnelle et l’adéquation entre la formation et l’emploi.

Pourquoi tant de diplômés qui sortent chôment ? C’est une préoccupation de chaque père et de chaque mère. Et tout le monde est extrêmement sensible à cette situation. On ne peut pas faire autrement que de chercher les solutions aux problèmes qui se posent. Il en va de même de l’avenir de notre pays.

Je pense que les décideurs iront dans le sens des résolutions pertinentes qui seront développées par le forum. Et ces résolutions, nous pensons qu’il faut les accompagner de mesures concrètes de mise en œuvre. Pour que le forum ne soit pas comme les autres, chaque fois qu’on fait une recommandation, il faudra proposer des mesures de mise en œuvre et pourquoi pas un chronogramme de mise en œuvre. Et en tout cas, il faut pouvoir dire si c’est faisable à court, moyen ou long terme.

De deux, il faut que les recommandations soient faites à l’endroit de tous les partenaires, les acteurs. Vous le savez, il n’y a pas que l’Etat qui soit en jeu, les enseignants, par le biais de leurs organisations syndicales, les étudiants, par l’intermédiaire des associations de parents d’élèves et des comités de gestion scolaire, les partis politiques, qui sont les acteurs politiques de la nation et les élus, doivent aussi jouer leurs rôles. Donc, chaque acteur, bénéficiaire et partenaire doit prendre des engagements fermes et ne pas se dire que c’est à l’autre de tout faire.

Les Echos : Vous êtes professeur, doyen d’une Faculté. Vous n’êtes pas sans savoir que l’école malienne connaît de nombreux dysfonctionnements. Mais quels sont, selon vous, les vrais problèmes ?

S. S. : En tant que doyen, je peux vous dire quelques problèmes qui se posent à l’enseignement supérieur. Mais, quand on parle du problème de la situation du système éducatif et si je dois parler en tant président du Forum, ce sera autre chose. En tant que président du Forum, disons que notre but, c’est de faire en sorte que les gens eux-mêmes disent quels sont les problèmes majeurs et quelle analyse il faut faire de ces problèmes pour des solutions réalistes.

Maintenant en tant que doyen, les problèmes qui se posent à l’enseignement supérieur sont de plusieurs ordres. Vous avez des problèmes d’infrastructures et pédagogiques (manque de locaux pour les travaux pratiques, de laboratoires de recherche pour les enseignants, des bibliothèques, des centres de documentation pour les élèves et les enseignants). Il faut trouver des moyens à mettre la documentation à la disposition des élèves et des étudiants.

Il y a aussi les revendications des syndicats pour leur assurer de meilleures conditions de vie et de travail, les revendications des étudiants pour leurs conditions de vie et d’études. Il y a des problèmes qui se posent au niveau des administrations universitaires qui travaillent dans des conditions difficiles parfois étant donné que les effectifs sont vraiment pléthoriques et difficiles à gérer. Malgré tout, les gens font de leur mieux.

Sur le campus, nous assistons à des actes d’indiscipline et quelques actes de violences entre étudiants eux-mêmes, mais aussi de la part d’étudiants à l’encontre des enseignants. Alors tout ceci fait que le travail connaît des difficultés qu’il ne faut pas ignorer. Mais ces difficultés peuvent avoir une solution. Je pense que le Forum nous donne l’occasion d’en débattre franchement, de faire en sorte que tous les partenaires fassent des engagements solides pour enfin faire de notre enseignement supérieur, un enseignement de qualité qui forme la ressource humaine pour le développement économique, social et culturel du pays et aussi pour la défense des intérêts du pays et pour que notre pays ait une place de choix dans la sous-région.

Les Echos : Quel appel lancez-vous aux acteurs ?

S. S. : Je veux leur dire que le Forum, qui est en train de se préparer et qui sera organisé à la mi-septembre, est une occasion unique pour chacun de dire ses préoccupations, de faire des analyses de la situation, des propositions réalistes de sortie de crise et de faire en sorte que tous les partenaires s’engagent à faire un bout de chemin pour qu’enfin le peuple malien soit fier de son système éducatif et que l’école renoue avec ses valeurs de travail, de réussite, de discipline, de déontologie et d’éthique.

Je dois vous dire que les Maliens de l’extérieur nous envoient tous les jours des e-mails. Ils participent et nous donnent leurs points de vue. Il y en a qui fait des tests d’analyse de la situation. Donc, tout un chacun peut aussi participer à sa manière. Mais l’essentiel, c’est de vraiment participer à cette œuvre que j’appellerai nationale, mais aussi patriotique.

Propos recueillis par

Amadou Sidibé

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LOGEMENTS SOCIAUX

Le Végal met les pieds dans le plat d’ATT

Le rapport 2007 du Vérificateur général, remis en fin de semaine dernière au président de la République et au Premier ministre, a mis le nez dans la nébuleuse qui entoure l’attribution des logements sociaux . Le manque à gagner s’élève à 146 640 080 F CFA.

Dans une de nos précédentes parutions, nous affirmions que la publication du rapport 2007 du Vérificateur général avait été retardée du fait que les irrégularités constatées dans l’attribution et la gestion des logements sociaux n’avaient pas été du goût du président de la République, Amadou Toumani Touré.

Ce dernier, qui a le privilège dû à son rang de recevoir en premier lieu le rapport de vérification, avait demandé au Végal de revoir sa copie. Nous ignorons pour l’instant si c’est la copie revue et corrigée qui a été rendue publique. Mais en tout état de cause, les vérifications effectuées sur les programmes des « 1008 », « 320 », « 501 » et « 1325 » logements ont révélé que l’orthodoxie dans leur gestion et attribution a manqué le plus.

Le taux de recouvrement est estimé à 83 % et celui des impayés à 17 % au 31 décembre 2006. Le manque à gagner s’élève à 146 640 080 F CFA sur un total de 876 046 488 F CFA à recouvrer. Pour l’ensemble du programme, le taux de remboursement est de 89 % contre 10,3 % d’impayés. Or la pérennité du programme des logements sociaux que le chef de l’Etat entend poursuivre jusqu’en 2012, dépend du remboursement régulier par les bénéficiaires.

L’Office malien de l’habitat (OMH), en charge d’encaisser la mensualité au compte de l’Etat, a engagé ces derniers temps une vaste campagne de recouvrement des créances. Ce qui a abouti à des procès et au retrait de maisons à des bénéficiaires défaillants.

Une autre zone d’ombre dans la gestion et l’attribution de ces logements sociaux porte sur les critères d’attribution. « Des vérifications effectuées, il apparaît qu’un nombre important de bénéficiaires ne sont pas éligibles au programme de logements sociaux, n’ayant pas intégralement respecté les critères d’attribution », souligne le rapport.

Sur ce point, nous révélions lors des dernières attributions le nom de bénéficiaires qui sont des élèves et des jeunes filles célibataires. Sans entrer dans les détails, le rapport mentionne que « l’arrêté fixant la liste nominative des membres de la commission d’attribution des logements sociaux du district de Bamako n’est pas conforme aux dispositions légales ».

Abdrahamane Dicko

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TRANSPORT AERIEN

Air France et des agences de voyage à couteaux tirés

L’Association malienne des agences de voyage et de tourisme (Amavet) sous l’égide de la Fédération inter-Etats des syndicats des agences de voyage et de tourisme (Fisavet) a organisé le 4 août dernier un point de presse à Bamako pour informer l’opinion sur la décision unilatérale prise par Air France d’imposer un nouveau modèle de rémunération aux agences de voyage de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

« La Fisavet-AOC s’oppose fermement et avec la dernière énergie à la mise en place du nouveau modèle qu’Air France tente d’imposer aux agences de voyage, c’est-à-dire 7 % de commission hors taxes sur la vente des billets au lieu de 9 % comme cela a toujours été le cas et avec toutes les compagnies aériennes » , a attaqué Mme Cissé Fatoumata Kouyaté, présidente de l’Amavet.

Si rien n’est fait, continuera-t-elle, cela va aboutir à une situation catastrophique au triple plan économique, politique et social pour les pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre. « Nous assisterons à la fermeture en cascade et inévitable de nos agences de voyage avec des conséquences fâcheuses comme le chômage, la criminalité, le déséquilibre politique et le renchérissement du coût des voyages dans notre zone », a ajouté Djibril Baba Tabouré de l’Amavet.

Dénonçant ce comportement « peu orthodoxe », les conférenciers ont démontré qu’Air France, par sa décision, augmente délibérément le prix des billets sous prétexte de hausse du prix du pétrole. « Son modèle consistera donc à faire payer aux pauvres passagers des charges supplémentaires », a expliqué Mme Cissé pour qui, le motif invoqué est la perte de la rentabilité.

« Il nous faut voir le dernier bilan pour être convaincu des affirmations d’Air France » , a soutenu Djibril Baba Tabouré. Selon lui, plusieurs autres compagnies qui exploitent les mêmes lignes notamment Afrique-Paris accordent aux agences 9 % de commissions et sont prêtes, précisera-t-il, à donner 12 %. « Pourquoi alors Air France tente de revoir à la baisse notre droit ? » s’est-il interrogé.

Pour les conférenciers, les autorités nationales doivent s’impliquer pour décrisper la situation : en instruisant à Air France de surseoir à sa décision et de favoriser le dialogue comme ce fut le cas au Congo. Aux dires de M. Tabouré, le Sénégal, qui a intenté un procès à Air France en 2002, a gagné après une multitude d’appels interjetés par la compagnie aérienne française.

Pour Mme Coulibaly Niania Simaga, les membres de la Fédération inter-Etats des syndicats des agences de voyage et de tourisme de l’Afrique de l’Ouest et du centre (Fisavet-AOC), réunis à Abidjan au mois de mai dernier, ont décidé de dire non au nouveau modèle de rémunération proposée par Air France, de renouveler leur confiance au comité ad hoc désigné par Fisavet pour conduire le dialogue avec Air France sur la pomme de discorde, d’exiger d’Air France l’arrêt immédiat de l’intoxication de ses membres et de l’avertir qu’au cas où le dialogue n’aboutit pas la Fisavet prendra les mesures qui s’imposent.

En attendant, fondant un espoir pour une issue heureuse, les conférenciers ont affirmé avoir confiance aux autorités du Mali pour leur implication dans le dossier.

Idrissa Sako

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FORUM NATIONAL SUR L’EDUCATION

Les ateliers thématiques sont là

Le Forum national sur l’éducation se tiendra à la mi-septembre à Bamako. En prélude à cet important rendez-vous, les ateliers thématiques ont débuté lundi 4 août.

Lundi, à l’ex-DNAFLA ont commencé, pour une semaine, les travaux de l’atelier thématique du Forum national sur l’éducation consacré à l’éducation de base, à l’alphabétisation et aux langues nationales. C’était notamment en présence des associations politiques et des partis politiques.

L’objectif de la première journée était surtout d’entretenir les partis politiques sur les thèmes de l’atelier afin de leur permettre de donner leurs visions, de faire des propositions de solutions aux maux de l’éducation malienne.

Le Forum, faut-il le rappeler, se divise en trois étapes. La première, en deux phases, porte sur les écoutes au cours desquelles le comité d’organisation a rendu visite à toutes les institutions de la République afin de s’enquérir de leur vision sur la problématique de l’école. Elles ont continué avec les anciens ministres en charge de l’Education, les associations (la Cafo, le Conseil national de la jeunesse du Mali, etc.), les organisations syndicales comme l’UNTM, la CSTM, l’AEEM, la Coses, le Synesup… et de nombreuses autres personnes ressources.

Ces écoutes ont permis de dégager des thématiques qui reflètent les préoccupations de l’éducation au Mali. La commission de l’éducation de base, de l’alphabétisation et des langues nationales, présidée par Pr. Denis Dougnon, s’occupe des problèmes de l’enseignement primaire, c’est-à-dire, du préscolaire à la 6e année fondamentale.

Les recommandations des ateliers thématiques feront l’objet de discussions et de synthèses par les membres du comité d’organisation la semaine prochaine. Cette synthèse va constituer les documents préparatoires de la 2e phase du Forum, qui fera l’objet de concertations régionales.

Il est aujourd’hui réconfortant que même la Coses ait décidé de participer à toutes les étapes et commissions du Forum. Ce faisant, la Coses donne la preuve de sa dédicace à l’école malienne.

Assitan Haïdara

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CANIVEAUX BOUCHES

SOS Kalabancoro !

Les caniveaux de Kalabancoro ne sont pas curés. Cela risque d’occasionner des inondations avec leurs corollaires d’écroulements de maisons et souvent même de morts d’hommes.

Depuis plus de 5 ans, le curage des caniveaux et collecteurs est une tradition dans les activités d’assainissement des pouvoirs publics et des collectivités. Cette année, face aux risques d’inondations, les autorités ont lancé un appel aux municipalités pour le curage des caniveaux.

Les caniveaux et les collecteurs, en tant qu’ouvrages d’assainissement, jouent le rôle de drainage des eaux de pluies. Le réseau fonctionne de la manière suivante : les caniveaux reçoivent les eaux pluviales et les dirigent vers les collecteurs qui, à leur tour, les conduisent vers le fleuve.

L’entretien courant de ces ouvrages permet un bon écoulement des eaux de ruissellement, réduisant du coup les risques d’inondation pendant la saison des pluies. De ce fait, une défaillance à un niveau aura une répercussion négative sur le fonctionnement de tout le système.

Pour pallier tout dysfonctionnement du système la plupart des communes et leurs partenaires intervenant dans l’assainissement sont en train de mettre les bouchées double pour que l’eau de pluie soit évacuée facilement en curant les caniveaux.

Malheureusement, à Kalabancoro, l’appel des autorités n’a pas été entendu, non pas parce que la volonté n’y est pas, mais parce que la Commune est confrontée à un manque de ressources financières. Bien que contigu au district de Bamako, précise le maire adjoint Lamine Sangaré, le quartier (chef-lieu d’une Commune rurale de 11 villages) a des ressources limitées contrairement aux communes urbaines.

Malgré la volonté des pouvoirs publics à mettre la capitale et ses environs à l’abri des risques d’inondation et d’offrir un environnement assaini aux citoyens, la situation des ouvrages à Kalabancoro laisse à désirer. Les collecteurs sont utilisés comme dépotoirs d’ordures ménagères. Ils constituent la principale difficulté pour la municipalité.

Les caniveaux réalisés à l’occasion de la Can-2002 sont complètement bouchés à tel enseigne qu’on a l’impression qu’il n’y a pas de caniveaux. Conséquence : à chaque pluie, les eaux submergent les voies et sont en train de dégrader l’état même des routes.

S’y ajoutent des écroulements de maisons dus au fait que l’eau stagne. La voie principale qui relie le quartier à Kabala se trouve dans un état de décrépitude avancé. Le banco est en train de « manger » le goudron. « La poussière nous crève les yeux. On a l’impression qu’il n’y a pas de goudron à Kalabancoro ». Telle est la complainte des populations.

Si rien n’est fait rapidement, Kalabancoro est bel et bien menacé.

Amadou Sidibé

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LE MALI AUX JEUX DE « PEKIN-2008 »

Une chance de médaille… !

Les Maliens défendront les couleurs du pays en basket (une grande première), en natation, en athlétisme et surtout en taekwondo.

Créé en 1962 et reconnu par le Comité international olympique (CIO) l’année d’après, le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) a pris le train des Jeux olympiques dès 1964 à Tokyo au Japon. L’Histoire retiendra qu’il était alors présidé par le Dr. Henry Corentin, Cheick Kouyaté assurant le secrétariat. Pour marquer le coup, une modeste délégation sportive de deux athlètes, Sara Camara (100 m) et Dramane Seremé (décathlon) ont représenté le Mali aux Jeux de 1964.

Et depuis, avec une belle régularité, notre pays, jaloux de sa souveraineté nationale, a été de tous les rendez-vous du genre en dehors des Jeux de Montréal 1976, suite au boycott de l’Afrique pour les bons rapports existants à l’époque entre le Canada et l’Afrique du Sud de l’apartheid.

De Tokyo 1964 à Athènes 2004, le Mali a participé à 10 Jeux olympiques. Une participation qui se chiffre à un total de 62 athlètes. Aucune médaille remportée. De toutes les disciplines présentes, l’athlétisme a été présent à tous les Jeux jusque-là (4 participations). La natation vient en deuxième position (2 participations). Suivent le basket et le taekwondo (1 participation).

La plus forte participation en nombre d’athlètes fut celle des Jeux de Moscou en 1980 avec 9 médailles. La qualification des basketteuses est une autre grande première après le football aux JO d’Athènes 2004. Toutes choses qui nous permettent de rêver à une toute première médaille aux JO surtout avec le taekwondo.

« Je pense que nos athlètes se sont bien préparés pour affronter les JO, surtout l’équipe nationale de basket qui participe pour la première fois dans l’histoire des JO et qui sont les représentants du continent. A l’instar du basket, les autres disciplines montrent que le Mali peut apporter un plus pour notre continent » .

Ce sont les propos d’un chargé de mission des Jeux, Kissima Sylla. Selon lui, « l’objectif est de participer pour défendre les couleurs et honorer tout un continent d’une manière générale. Pour ce faire, nous avons mis les athlètes dans de bonnes conditions de préparation. Nous comptons beaucoup sur les jeunes et j’espère qu’ils mouilleront le maillot pour nous apporter les médailles », précise-t-il.

Appendre

Après sa brillante qualification pour les JO de Pékin 2008, l’équipe nationale de basket filles rentre dans l’histoire comme ce fut le cas des footballeurs en 2004. Cette grande première a le mérite d’avoir éliminé le Sénégal sur ses propres installations.

Après avoir largement et longuement savouré leur toute première qualification pour les Jeux olympiques, les Aigles basketteuses entreront de plain-pied, le samedi 9 août prochain, pour représenter le Mali mais également le continent.

Les pouliches du duo José Ruiz et de Cheick Oumar Sissoko « Yankee » n’entendent pas se présenter en victimes expiatoires puisqu’elles ont d’abord effectué un stage de deux semaines en Tunisie, ponctué de quatre matches amicaux contre la sélection tunisienne.

Depuis le week-end dernier, elles sont en Chine pour le tournoi préolympique. Mais auparavant, elles ont longtemps séjourné en Europe où elles ont successivement livré des matches contre le Canada, le Bélarus, l’Angleterre, l’Espagne et des équipes françaises. Le bilan du stage leur est favorable.

Le Mali évoluera dans la même poule que les Etats-Unis, la Chine (pays organisateur) et la Nouvelle-Zélande. Dans le calendrier, le Mali entre en lice le 9 août contre la Nouvelle-Zélande, croise ensuite la Chine avant d’en découdre avec les Etats-Unis pour terminer les matches de poule.

L’équipe a été un peu remaniée avec un petit chamboulement dans le Cinq majeur de Dakar. On note l’arrivée de quatre joueuses : Diana Gandega d’Aubervilliers (France), Djénébou Sissoko de l’Union University (USA), Mariétou Diarra de Dakar Université Club (Sénégal) et Meiya Terera des USA. Un effectif qui a une belle carte à jouer.

Boubacar Diakité Sarr

 

Liste des 12 basketteuses :

Kadia Touré, Fatoumata Bagayoko, Khadidia Kanouté, Mariétou Diarra, Djenebou Sissoko, Nagnouma Coulibaly, Diana Gandega, Hamchétou Maïga, Aminata Sininta, Meiya Terera, Djéné Diawara et Sadio Sangaré.

 

LE TAEKWONDO

Médaille en vue

Le taekwondo ! Une discipline sur laquelle tous les regards du Mali sportif sont tournés et qui constitue sauf catastrophe, une réelle chance de médaille pour notre pays aux Jeux. Daba Modibo Kéita, notre représentant avec son titre de champion du monde de 2007, seul Africain à se qualifier lors des éliminatoires de Manchester (Angleterre) est un espoir sûr de médaille. « Nous comptons sur nos athlètes mais sur Daba Modibo l’exploit des exploits », dira le président du Cnosm.

Daba Modibo a bénéficié d'un stage aux Etats-Unis. Et récemment, c’est une délégation conduite par le président du Cnosm qui s’est rendue à son chevet. Indépendamment de ce soutien, Daba reçoit régulièrement comme bon nombre de sportifs dont le capitaine des Aigles le coup de fil du chef de l’Etat.

Assurément, le taekwondo sera le porte-flambeau de notre pays aux Jeux, mais l’athlétisme peut aussi briller tout comme la natation et le basket.

Connus aussi sous le nom de jeux de la XXIXe Olympiade, 29es jeux organisés de l'ère moderne, auront lieu à Pékin (Chine) du 8 au 24 août. La cérémonie d'ouverture commencera à 8 h 8 minutes 8 secondes du soir, heure locale, le 8 août 2008 (08-08-08 08:08:08, le huit étant un symbole de prospérité et d'infini dans la culture chinoise).

B. D. S.

 

Natation : l’universalité des JO

Malgré leur optimisme à l’issue de leur stage en Espagne, peu avant leur départ pour Beijing, Mariam Pauline Kéita et Mohamed Coulibaly, au regard du plateau que va offrir les JO, n’ont aucun espoir de médaille. La piscine olympique des Jeux et ses 50 m de longueur ne réservent point de surprises à nos deux nageurs qui, comme d’habitude, bénéficient du principe d’universalité des Jeux. Contrairement au basket dames et au taekwondo qui se sont qualifiés, il serait trop prétentieux pour Mariam et Mohamed de penser à une médaille olympique.

Athlétisme : le bronze à portée

L’athlétisme malien arrive à Pékin avec une grande expérience acquise lors des différentes compétitions internationales. Après un 1er stage au Centre d’athlétisme de Dakar, nos deux athlètes ont poursuivi leur préparation en France. C’est de Kuala Lumpur (Malaisie) que les deux athlètes et leur entraîneur Alain Ismaël regagneront ce jeudi Pékin.

Selon le secrétaire général de la FMA, Kissima Sylla, on peut prétendre au moins à une médaille de bronze à condition que les athlètes améliorent leur propre performance qui est de 22’’70 pour Kadiatou Camara et 49’’13 pour Ibrahim Maïga.

A noter que la performance de Kadiatou Camara constitue la 4e mondiale de l’année. Donc les Jeux sont une occasion pour eux de redorer leur blason. Pour sa seconde participation aux Jeux, l’athlétisme malien, aux dires de M. Sylla, veut mettre la barre très haut et atteindre le minimum. « Ils peuvent atteindre la finale », conclut M. Sylla.

 

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