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2007

Mois de septembre

Les Echos du 28 septembre

GOUVERNEMENT

Pinochet s'en va…

Le compte à rebours pour la nomination d'un nouveau gouvernement a commencé jeudi avec la démission du Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga que le président de la République a acceptée.

Le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, en poste depuis le 29 avril 2004, a démissionné hier après plus de 3 ans de bons et loyaux services.

Ousmane Issoufi Maïga alias Pinochet est né en 1945 à Bentia dans la région de Gao. Il a fait des études supérieures en économie à l'Université de Kiev (Ukraine, ex-URSS), puis à l'American University à Washington DC (Etats-Unis) où il a obtenu un diplôme en économie de développement bancaire et financière.

Il a travaillé à la Banque mondiale, au ministère français des Finances avant de revenir au Mali travailler au ministère des Finances où il a été notamment directeur général adjoint de la Caisse autonome d'amortissement, directeur général des marchés publics, secrétaire général du ministère de l'Economie et des Finances.

C'est à ce dernier poste qu'il sera sollicité par le président Alpha Oumar Konaré en 2001, pour conduire à la tête du ministère des Sports l'organisation matérielle de la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations (Can), « Mali 2002 » . Quelque dix ans auparavant, il avait été ministre contrôleur général dans un des gouvernements de la Transition.

Après l'élection d'Amadou Toumani Touré à la présidence de la République, il est maintenu dans le premier gouvernement d'Ahmed Mohamed Ag Hamani formé le 14 juin 2002 en tant que ministre de l'Economie et des Finances. Au remaniement ministériel du 16 octobre 2002, il est muté au ministère de l'Equipement et des Transports.

Partout, où il est passé, Pinochet a mis le cœur à l'ouvrage. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, il a donné l'exemple de la rigueur et de l'amour du travail bien fait. C'est tout naturellement que le 29 avril 2004, il est nommé Premier ministre.

Pinochet n'a pas démérité, car malgré les difficultés qui ont jalonné son parcours, il est resté égal à lui-même. Colmatant les brèches par ci, donnant des conseils utiles parfois dans la résolution des graves crises qui se sont succédé tout au long de son bail à la Primature.

Mais même les bonnes choses ont une fin. Chapeau M. le Premier ministre !

La rédaction

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ASSEMBLEE NATIONALE

Le RPM sort du bureau de l'AN

« L'opposition orpheline du RPM » titrions-nous hier. Ce n'était pas une volonté de notre part de désinformer nos fidèles lecteurs et lectrices parce qu'au même moment, le RPM publiait dans « Info-Matin » une déclaration, où il réaffirme son appartenance à l'opposition. En réalité, le même communiqué a été déposé à notre rédaction quand le journal était déjà sous presse.

L'article intitulé « l'opposition orpheline du RPM » est donc le résultat d'une analyse des faits qui se sont déroulés pendant la mise en place des groupes parlementaires à l'Assemblée nationale le lundi 24 septembre 2007 et de la déclaration de la politique des dits groupes qui s'en est suivie.

La déclaration publiée dans « Info-Matin » où le journal affirme : « une copie a été déposée hier (mercredi) dans notre rédaction » n'est malheuresement pas parvenue à notre rédaction, et votre fidèle serviteur n'a pu non plus prendre connaissance de cette déclaration qui aurait, évidemment davantage éclairée sa lanterne. Dans sa déclaration d'hier, le RPM a enfin affiché clairement sa position en décidant de ne plus sièger au sein du bureau de l'Assemblée nationale.

Le (RPM) qui occupait le poste de la 6e vice-présidence à l'Assemblée nationale a décidé du sort de son membre du bureau, l'honorable Abdramane Sylla. Les raisons évoquées par le parti du Tisserand sont : l'exclusion du groupe parlementaire Parena-Sadi du bureau de l'Assemblée nationale et la présence dans celui-ci de deux groupes dont le nombre de députés est inférieur à celui Parena-Sadi.

En effet, le groupe parlementaire Parena-Sadi dispose de 9 députés à l'Assemblée nationale contre 8 pour le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et 7 pour le Cnid-Fyt. Ces deux derniers groupes occupent respectivement dans le bureau de l'Assemblée nationale les postes de la 7e et 8e vice-président.

Le Rassemblement pour le Mali « ne se satisfait pas de cette situation qu'il juge inacepatable, à tout point de vue et la dénonce » . Mais, le RPM ne claque pas définitivement la porte du bureau de l'Assemblée nationale. « Le RPM ne saurait maintenir sa présence dans le bureau actuel, à moins d'une juste et rapide réparation d'une injustice aussi évidente » .

Ceci signifie que si l'Assemblée nationale venait à accepter la recomposition du bureau en acceptant la présence de Parena-Sadi, le RPM pourrait y retourner. Mais ce n'est pas évident que Dioncounda et ses autres pairs députés acceptent cette démarche.

Denis Koné

 

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DOING BUSINESS 2008

Le Mali en panne de réformes économiques

Doing business, dans son 5e rapport publié mercredi au cours d'une vidéoconférence au siège de la Banque mondiale, classe le Mali 158e sur 178 économies en matière de la facilité à faire des affaires d'après dix indicateurs de la réglementation des affaires. Un rapport réalisé par la Banque mondiale à travers sa filiale, la Société financière internationale (SFI).

Une petite avancée, mais encore de grosses réformes à faire, c'est l'appréciation que l'on peut faire sur la position du Mali dans le dernier rapport de la Banque mondiale sur la pratique des affaires (Doing Business). En effet, le Mali, comparé à l'année dernière, gagne quatre points de plus. De la 162e place, il passe 158e sur 178 dans le nouveau rapport présenté, mercredi au cours d'une vidéoconférence reliant Washington, Paris, Yaoundé, Ouaga et Bamako, par Sylvia Solf, spécialiste en développement du secteur privé à la SFI. Le léger bond en avant du Mali s'explique par l'adoption de deux réformes.

Le rapport souligne que notre pays a accéléré les procédures d'enregistrement de propriété en décentralisant et en réorganisant le fonctionnement de son registre. De même, il a réformé la création d'entreprise en mettant en place un numéro unique d'identification de l'entreprise. Le temps de création d'une entreprise passe d'une éternité à seulement 26 jours. Même s'il est loin de la palme d'or, notre pays peut se targuer d'être une référence devant le Sénégal (162e), le Niger (169e), le Liberia (170e), le Tchad (173e), la Centrafrique (177e) et la RDC qui tire la queue (178e sur 178).

Cette année, le Ghana et le Kenya sont tous deux classés parmi les dix premiers réformateurs au monde et ont fait le plus grand bond en avant dans le classement sur la facilité de faire des affaires entre les pays d'Afrique. L'Ile Maurice, avec six réformes, est en tête du classement africain en matière de facilité de faire des affaires et se place au 27e rang du classement mondial. Le Burkina Faso et le Mozambique continuent d'être de plus en plus accueillants pour les affaires, indique le rapport. Au total, 24 pays d'Afrique ont adopté 49 réformes en 2006-2007. Néanmoins, dans les classements régionaux du rythme des réformes, l'Afrique recule de la troisième à la cinquième place, devancée par l'Asie du Sud, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Rappelons que ce classement qui paraît plus réaliste repose sur des indicateurs qui mesurent le temps et le coût nécessaires pour satisfaire aux exigences officielles en matière de création et de gestion d'entreprise, de commerce transfrontalier, de fiscalité et de fermeture d'entreprise. Le classement ne prend pas en considération des domaines comme la politique macroéconomique, la qualité des infrastructures, la volatilité des devises, la perception des investisseurs ou le taux de criminalité. Depuis 2003, Doing Business a inspiré ou servi de base à plus de 113 réformes dans le monde.

Sidiki Y. Dembélé

 

Déjà des contestations

A peine le rapport rendu public que des voix se sont élevées pour contester certaines données. Au cours de la vidéoconférence, le coordonnateur du Projet sources de croissance, Lamine Diallo, a manifesté sa désapprobation face au nombre de réformes entreprises par le Mali. Selon lui, le Mali a entrepris plus de deux réformes dans les 12 précédents mois. « Le Mali a supprimé les patentes, des mesures ont été prises pour faciliter la création des entreprises, tous les centres des impôts ont été informatisés. Vous n'avez pas tenu compte de tout cela » .

« Si » , rétorque Sylvia Solf, qui confirme que toutes ces réformes ont été prises en compte. « Deux procédures suffisent pour créer une entreprise. Ce qui n'est pas le cas au Mali » , précise-t-elle. Reste maintenant au ministre de la Promotion des investissements et des Petites et moyennes entreprises, Ousmane Thiam, un autre spécialiste prolifique de la contestation, de trouver des arguments pour confondre ce rapport de la Banque mondiale.

S. Y. D.

 

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VICTIMES DES PLUIES DILUVIENNES

Plus de 2 milliards de F CFA déboursés par l'Etat

Même jugée insuffisante, le gouvernement a apporté son aide aux familles victimes des pluies diluviennes qui ont occasionné des dégâts importants et des pertes en vies humaines.

La nation entière a secouru les victimes des pluies diluviennes qui se sont abattu sur plusieurs de nos villes et villages. Juste après les dégâts, les autorités de la République se sont rendues sur les lieux du sinistre pour apporter le message de compassion, mais aussi le soutien moral et financier des pouvoirs publics aux victimes des eaux.

Ces pluies ont causé la mort de 9 personnes, blessé 17 autres et fait plus de 41 500 sans-abri. La superficie des champs inondés atteint les 3778 hectares.

Le gouvernement a indiqué avoir dépensé plus de 2 milliards de F CFA. 356 tonnes de céréales ont été distribuées aux sinistrés qui ont également reçu de l'aide en médicaments et en effets complémentaires comme des nattes, des bouilloires et des seaux. Des aides en espèces ont été octroyées partout où elles ont été nécessaires et les sans-abri ont fait l'objet de recasement dans diverses structures dont des écoles.

Un comité interministériel sur les sinistres liés aux inondations s'est également réuni pour étudier les mesures à prendre pour porter secours aux populations sinistrées des inondations dans plusieurs régions du pays. Le chef de l'Etat, dans son adresse à la nation à l'occasion de la fête du 22 septembre, a annoncé la solidarité de l'Etat aux victimes des pluies diluviennes à travers la reconstruction des maisons.

Toutes choses qui démontrent que la solidarité n'est pas un vain mot chez les plus hautes autorités même si elle est jugé insuffisante et très généralement ostentatoire, selon des bénéficiaires.

Outre le gouvernement, des ONG, associations et fondations ont aussi fait œuvre de bienfaisances aux familles sinistrées.

Amadou Sidibé

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ARRESTATION AU NIGER DU JOURNALISTE MOUSSA KAKA

Déclaration du Collectif des journalistes ex-détenus de la prison centrale de Bamako dans l'affaire de la maîtresse du président sur la question du Niger

« Que les autorités ne se trompent pas d'adversaires » !

Depuis le 21 septembre 2007, notre confrère du Niger, Moussa Kaka, directeur de la station FM « Saraouniya », a été arrêté et maintenu dans les liens de la détention, au motif qu'il a porté « atteinte à la sûreté de l'Etat ». Il risque pour cela jusqu'à 15 ans d'emprisonnement ferme.

Il devient de plus en plus banal pour les dirigeants africains et leurs sbires, de brutaliser, d'interpeller et d'emprisonner les journalistes pour des motifs les plus banal : offense au chef, atteinte à la sûreté de l'Etat…

La presse africaine ne saurait constituer un exutoire et les journalistes, un punching-ball pour des gouvernants incapables de faire face aux vrais défis du développement et de la sécurité de notre continent.

L'arrestation et la détention de notre confrère Moussa Kaka interpellent l'ensemble des professionnels des médias africains, des démocrates, et tous ceux qui aspirent à la liberté et à la justice sur le continent, car elles relèvent d'un autre âge et sont contraire à tous les engagements internationaux du Niger, ce pays qui commençait pourtant à susciter de l'espoir en matière de démocratie pluraliste.

Que l'on ne s'y trompe pas : le Niger a à faire face à de graves défis et à des adversaires qui ne portent ni le visage de la presse, ni la plume de Moussa Kaka.

C'est pourquoi, face à ce recul démocratique et cet acte arbitraire qui terni l'image du Niger, nous protestons et condamnons la détention arbitraire de notre confrère, Moussa Kaka, et exigeons sa libération sans délai et sans condition.

Bamako, le 26 septembre 2007

Ont signé

Mahamane Hamèye Cissé , directeur de publication du Scorpion et du Courrier

Tiégoum Boubèye Maïga , directeur de publication de la Nouvelle République

Alexy Kalambry , directeur de publication de Les Echos

Birama Fall , directeur de la publication de Le Républicain

Sambi Touré , directeur de publication de Info-Matin et Canard Libéré

Seydina Oumar Diarra , journaliste au quotidien Info-Matin

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KALABANCORO

La mairie transformée en dépotoir

A défaut de sites indiqués pour déverser les ordures, un groupe de jeunes et de femmes ont déversé lundi dernier des ordures dans la cour de la mairie de la Commune de Kalabancoro en guise de protestation.

La mairie de la Commune rurale de Kalabancoro et la population sont à couteaux tirés dans l'épineux problème de ramassage d'ordures ménagères. Après maintes interpellations du maire et de ses conseillers sur la gestion des ordures, des jeunes et femmes venus de tous les secteurs ont battu le pavé, le 25 septembre, pour manifester leur mécontentement devant l'entêtement des autorités communales, qui restent indifférentes à propos des ordures.

En effet, les marcheurs n'ont pas finalement respecté l'ultimatum d'une semaine donné par des responsables de GIE de ramassage d'ordures à la mairie afin que cette dernière prenne des dispositions idoines pour assainir le cadre de vie. Dans l'après-midi du lundi, des jeunes femmes n'ont trouvé mieux pour exprimer leur désarroi que de déverser les ordures à l'intérieur et aux alentours de la cour de la mairie.

Pour beaucoup de jeunes, le dépôt des ordures n'est qu'un avertissement à l'endroit de la mairie : « Nous leur accordons 10 jours pour qu'ils réagissent. A défaut, nous allons entreprendre d'autres actions plus intenses pour nous faire entendre » , affirment-ils.

Faute de sites de dépôt des ordures, les familles sont en train de déposer les déchets dans le lit du fleuve. Et cela n'est pas sans conséquence pour les riverains et pour les consommateurs. Ce qui est incompréhensible, c'est que des responsables de GIE et des jeunes avaient émis l'idée d'engager un cadre de réflexion afin de trouver une solution aux maux de la Commune. Initiative déclinée par la mairie, a affirmé un responsable de GIE.

Les propos des jeunes ont été battus en brèche par l'adjoint au maire, Lamine Sangaré, qui a affirmé que la mairie bien avant la marche, a pris contact avec la voirie pour évacuer les ordures. Concernant les sites de dépôts, M. Sangaré a dit que si la Commune n'a pas de site pour déverser les ordures cela n'est aucunement de leur faute.

A l'en croire, les places publiques réservées à cet effet ont été morcelées depuis des années. Et le seul endroit est une zone marécageuse, litigieuse en plus. « Le schéma directeur n'est pas encore approuvé. Nous ne pouvons pas leur dire d'aller déposer les ordures à cet endroit » . Autres explications données par l'adjoint au maire, c'est que les GIE n'ont pas les moyens pour aller aux dépotoirs qui se trouvent à la frontière des deux Kalaban. « Ils veulent cacher leur carences en créant ce problème » .

Les raisons de la révolte des jeunes et des femmes de la Commune fait suite à l'absence totale de dépotoir officiel indiqué par la mairie. Cette absence a contraint les familles et les GIE à déverser les ordures entre les concessions, dans les rues. Finalement, les familles résidant se sentant menacées par les immondices ont été obligées d'interdire le dépôt des ordures. Ne sachant plus où déverser les ordures, les GIE ont simplement renoncé à les ramasser devant les familles.

La population très remontée a aussi décidé de transformer la cour de la mairie « Nous ne pouvons plus nous laisser conter par la mairie. Il faut qu'ils pensent enfin à nous. Je pense qu'ils ont été élus pour trouver des solutions à nos problèmes. S'ils sont incapables, qu'ils le disent » , a martelé une responsable d'associations de femmes.

Amadou Sidibé

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CAN DE BASKET FEMININ

Les Aigles dévorés par les Lionnes

Après quatre victoires en autant de rencontres, les Aigles viennent de connaître leur premier coup d'arrêt dans le 20 e C hampionnat d'Afrique de basket féminin. En effet, Hamch é tou Maïga et ses coéquipières ont été dévorées par les Lionnes de la Terranga dans le dernier match de poule disputé merc redi dernier au Stade Marius Nd iaye de Dakar.

Notre équipe nationale de basket féminin a été battue par les Lionnes du Sénégal par 37-48. C'était dans le cadre de la dernière journée des matches de poule disputée mercredi dernier au Stade Marius Ndiaye de Dakar. Invaincues, les Sénégalaises terminent à la première place de la poule A. Pour une fois, nos représentantes sont totalement passées au travers de cette rencontre. Elles n'ont pas pu empêcher les Lionnes de réciter leurs gammes durant toute la partie.

Pour la première fois depuis le début de cette compétition, nos artificières ont été muselées par une défense adverse. Même la talentueuse Hamchétou Maïga, présentée comme l'une des meilleures joueuses du continent, a eu toutes les peines du monde à trouver ses marques dans le rideau de fer dressé par les Sénégalaises. Et puisqu'en attaque, Adama Diakhaté et sa bande parvenaient à trouver la faille grâce à un jeu collectif bien au point et à une dextérité sur les tirs, les Sénégalaises n'ont pas été inquiétées par le Mali collectivement noyé dans le stade totalement acquis à leur cause.

« Comme je l'avais plus ou moins prévu, c'était la bataille au niveau des meneuses de jeu et du jeu intérieur qu'il fallait et le Sénégal l'a bien négociée. Il faut peut-être ajouter à cela la bonne défense exercée sur Hamchétou Maïga qui a été bien maîtrisée par Awa Doumbia et Salimata Diatta » , analyse un technicien sénégalais . Il ajoute : « Sachant que les Maliennes sont plus ou moins limitées techniquement et ne disposant que d'une seule meneuse de jeu, il était aisé pour le Sénégal de gagner cette partie. Même au plus fort du match, lorsque le Sénégal ne marquait pas beaucoup de points, tous les rebonds revenaient à l'équipe du Sénégal et je crois que c'est sur ce plan qu'on a gagné cette rencontre » .

Comme toujours, Fatoumata Bagayoko a été l'une des meilleures joueuses de l'équipe malienne dans ce match contre le Sénégal. Malgré la débandade au sein des Aigles, elle a pu marquer des points sur des exploits techniques. Malheureusement, elle n'a pas pu empêcher sa formation de concéder sa première défaite devant celles qui sont considérées comme leurs plus grandes rivales dans la conquête du titre. Et cette victoire suscite beaucoup de commentaires élogieux dans le camp adverse.

« L'essentiel était de gagner et on a prouvé en tout cas que le Mali est très maîtrisable. Dans leurs matches, il marquait plus de 60 points. Mais, contre le Sénégal, elles n'ont pas dépassé le cap des 40 points. Cela veut dire tout simplement que la défense sénégalaise est excellente » , affirme un membre de l'encadrement technique des Aigles. Cette rencontre a surtout démontré que notre jeu est trop tributaire de la prestation de Hamchétou Maïga, dont les Sénégalaises n'ont pas eu du mal à maîtriser car elle est l'ancienne sociétaire du Dakar université club (Duc).

Les quarts de finale débutent aujourd'hui après la pause d'hier. A ce niveau de la compétition, notre équipe nationale va croiser le fer avec les Camerounaises. Des adversaires à ne pas sous-estimer car, en match de poule, elles ont réussi la prouesse de battre les Nigérianes, championnes d'Afrique en titre.

Moussa Bolly

 

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