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2007

Mois de septembre

Les Echos du 27 septembre

LE MINISTRE DES MINES FACE A LA PRESSE

Séméga promet la transparence sur l'or…

De nombreuses zones d'ombres planent sur l'exploitation et la gestion des mines, des piliers de l'économie malienne. Avec de nouvelles initiatives, le ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau veut promouvoir la transparence en imprégnant régulièrement les populations de la situation minière au Mali et en ouvrant les portes du dialogue, surtout après le rapport de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH).

Entouré de ses proches collaborateurs, le ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau, Hamed Diané Séméga , a animé mardi un point de presse à la Maison de la presse. L'objectif, pour lui et ses collègues, était d'évoquer les nouvelles dispositions prises par le département pour une gestion transparente des mines.

En rencontrant les journalistes, le ministre Séméga voulait répondre aux « préoccupations et angoisses » des Maliens face à une gestion saine du secteur dont ils ne sont pas suffisamment informés. C'est ainsi que le 1er numéro de la revue mensuelle d'informations sur les ressources minières « Echos Mines » , publiée par le ministère des Mines, de l'Energie et de l'Eau a été présenté.

La parution de 11 pages traite de la situation des mines dans notre pays avec un accent particulier sur l'or et ses revenus sans oublier d'autres ressources minières comme le pétrole à propos duquel l'espoir est d'ailleurs permis. « Si les travaux se poursuivent au rythme actuel, il ne fait l'objet d'aucun doute que le pétrole et le gaz au même titre que l'or feront du Mali un pays riche et prospère » , a réitéré le ministre Séméga .

La revue s'est également intéressée aux perspectives du secteur minier au Mali et surtout le processus d'adhésion de notre pays à l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives ( Itie ). Cette dernière est une coalition de pays, d'entreprises du secteur extractif, de bailleurs de fonds et d'organisations de la société civile, dont l'objectif est de « faire de l'industrie minière un instrument efficace de lutte contre la pauvreté » .

Dans le cadre de cette initiative, il a été mis en place un comité de supervision, un comité de pilotage et un secrétariat permanent dirigé par Sidi Mohamed Zouboye .

Dans son rapport publié la semaine dernière, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a épinglé les autorités en critiquant sévèrement la gestion de l'or malien qui, malgré sa compétitivité et son prix moins cher d'Afrique, n'a pas de retombées sur les travailleurs et la communauté.

Le ministre Hamed Diané Séméga a beau affirmer que la conférence, qui s'inscrivait dans un registre initié depuis longtemps, n'est point une riposte au rapport de la FIDH, mais plutôt une démarche interactive et pédagogique visant à ouvrir le dialogue et à permettre « la traçabilité de l'ensemble des recettes tirées du secteur » , rien a faire : il était sous le choc des conclusions.

M. Séméga n'a d'ailleurs pas mâché ses mots vis-à-vis de la FIDH. Tout en dénonçant les « informations tendancieuses » , le ministre des Mines a qualifié le rapport de non crédible, ajoutant que « nous sommes un gouvernement responsable. Nous ne pouvons pas nous laisser accuser n'importe comment par n'importe qui » . Il a même comparé le rapport de la FIDH à celui du Pnud qui a classé le Mali 175e sur 177 dans son indice de développement humain.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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La phobie des rapports

Le rapport de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) sur « l'exploitation minière et les droits humains » , publié la semaine dernière dans notre pays, à la suite d'une mission d'enquête internationale, a été très mal pris par le ministre de l'Energie, des Mines et de l'Eau.

Sous le coup de la colère et de l'émotion, le ministre Hamed Diané Séméga , au cours de son point de presse de mardi, s'est inscrit en faux contre le document qui, selon lui , « ne reflète pas la réalité » . Il s'est permis de qualifier ses auteurs de « n'importe qui et de gens qui manquent d'honnêteté intellectuelle » .

Dans sa diatribe, il n'a apporté aucun élément contradictoire au rapport qu'il incrimine de façon véhémente et dont les éléments ont été fournis par son département, les sociétés minières, les syndicats et travailleurs des mines, les populations des zones minières, entre autres.

Il est vrai, le Mali réalise 100 milliards de F CFA par an sur les ressources aurifères et plus de 70 % des recettes d'exportation proviennent du métal jaune. Mais qu'est-ce que cela a changé dans la vie du Malien moyen, dans le quotidien des populations vivant dans les zones minières ou même dans la vie de la main d'œuvre locale ?

Au Mali, les premiers responsables de l'Etat sont allergiques aux critiques même objectives. Certains refusent le débat d'idées estimant être visés. Il y a deux ans, le gouvernement avait sorti l'artillerie lourde pour apporter un démenti au classement du développement humain durable. Les plus hautes autorités avaient vu là encore un coup fourré du Système des Nations unies qui, à leurs yeux, n'avait pas tenu compte des chiffres réels mis à sa disposition.

Paradoxalement, l'Etat, qui boudait son classement parmi les plus pauvres fêtait avec faste quelques mois plus tard son élection au Millenium Challenge Account des USA, qui n'est autre qu'une prime à la pauvreté. Le président, à la tête d'une importante délégation, avait effectué le déplacement de Washington. Il fallait le faire afin de brandir le pactole comme un trophée de guerre tout en crachant sur le rang « peu enviable » d'avant-dernier des pauvres de la Terre.

La critique, en principe, permet toujours à un individu ou à un Etat de s'améliorer. Au Mali, hélas ! Mais, il n'y aura peut-être jamais de point de presse sur les 11 millions de thé achetés en une journée, décelés par le Vérificateur général au ministère des Mines. Au juste qui est le bienheureux fournisseur de cette marchandise ?

Abdrahamane Dicko

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DOING BUSINESS 2008

Le Mali classé 158e sur 178 pays

Malgré deux réformes majeures, la pratique des affaires reste toujours confronter à d'énormes obstacles qui font fuir les investisseurs. Tel est l'un des constats du 5e rapport sur le Doing business 2008. Le document a été rendu public, hier au cours d'une vidéoconférence, animée par Sylvia Solf , spécialiste en développement du secteur privé à la Société financière internationale (SFI) et reliant la France, le Cameroun, le Burkina et le Mali.

Dans ce rapport, notre pays est classé 158e sur 178 pays. En Afrique, ce sont le Ghana et le Kenya qui sont classés parmi les dix premiers réformateurs au monde et ont fait le plus grand bond en avant dans le classement sur la facilité de faire des affaires entre les pays d'Afrique. Nous y reviendrons.

S. Y. D.

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CRISE AU NORD-MALI

Quête géostratégique des Américains

Dans la reprise des hostilités au Nord du Mali, les Américains ne se sont pas contentés de dénoncer la prise d'otages et l'utilisation des mines anti-personnel , ils sont intervenus sur terrain officiellement pour approvisionner les forces armées maliennes engagées dans la zone de Tinzawaten . Le retour de Bahanga dans le maquis et ce soutien militaire des Américains suscitent aujourd'hui beaucoup de questions auxquelles nous allons essayer de répondre dans le nouveau contexte géostratégique qui se dessine en Afrique.

Qui a intérêt à fouler aux pieds les accords d'Alger qui ont permis l'année dernière le retour au calme dans cette région désertique qui attise les convoitises des trafiquants de tous bords et même d' Al-Qaïda  ? Cette nouvelle déstabilisation a-t-elle un rapport avec les projets très controversés du guide libyen Mouammar Al-Kadhafi pour la région du Sahara, lui qui voulait fédérer les Touaregs ?

L'on peut également s'interroger ici sur le lien qui pourrait y avoir entre le retour de la tension dans cette zone sensible de l'Afrique et les intentions des Etats-Unis d'y installer une base qui serait le siège du Commandement régional militaire pour l'Afrique ( Africom ). Comme on le voit, la reprise des hostilités dans le Nord du Mali suscite beaucoup de questions. Tout comme l'implication des Américains officiellement pour approvisionner les troupes de l'armée régulière coincée sur le terrain.

Comme les pays de l'Union européenne et le Canada, Les Etats-Unis ont condamné les prises d'otages et l'utilisation des mines par le groupe armé dirigé par Ibrahim Ag Bahanga . Comme ses partenaires, Washington insiste égale­ment sur le respect de l'in­tégrité territoriale du Mali, tout en appuyant pour le moment, l'option dialogue en cours, pour libérer les otages.

Cela dit, face aux problèmes de sécurité dans le Sahel, les Américains voient plus loin. Ils ont intensifié ces dernières années leur coopération militaire avec le Mali et les autres pays du Sahel. Ainsi, une forma­tion des troupes aux tech­niques de lutte contre le terrorisme, mais aussi une formation basée sur le ren­seignement et la stratégie militaires de onze pays africains, «  Flintlock 2007 » (du 22 août au 7 septembre 2007), vient de s'achever au Mali.

Le projet contrarié d' Africom

Il est de notoriété publique que, depuis le 11 septembre 2001, les Américains ne vont plus avec le dos… du canon lorsqu'il s'agit de combattre des terroristes. Et lors de sa récente rencontre avec le corps diplomatique accrédité au Mali, le gouvernement n'avait pas manqué de rappeler aux amis du pays que son armée est aujourd'hui défiée par des terroristes qui luttent pour leurs propres intérêts.

Et un engagement aux côtés des forces armées peut être profitable aux Américains qui ont ainsi l'opportunité de démontrer qu'ils peuvent être d'un apport efficace dans la lutte contre le banditisme transfrontalier, voire du terrorisme qui se développe sur toute la bande sahélo-saharienne . En effet, tout démontre que le monstre crée de toutes pièces par Kadhafi est en train d'échapper à Tripoli.

Ce n'est également un secret pour personne que les éléments de la grande majorité des forces paramilitaires qui déstabilisent ces Etats ont été formés en Libye. Malheureusement, ce sont des éléments aujourd'hui lancés dans la nature sur lesquels le Guide n'a presque plus d'influence. Si rien n'est fait, des pays comme le Mali, le Niger et relativement la Mauritanie vont se retrouver dans la situation du Tchad, du Soudan, voire de la République centrafricaine.

Et la Libye n'est pas étrangère au fait que l'Afrique tente aujourd'hui de se débarrasser d'un commandement régional américain. En effet, des pays africains, courtisés par les Américains, se sont tous montrés peu enthousiastes, voire opposer au projet américain destiné à créer sur le continent un commandement américain pour coordonner toutes les activités de l'Oncle Sam.

La plupart de ces Etats situés en Afrique subsaharienne sont aujourd'hui sous influence libyenne à cause des gros investissements que Tripoli est en train d'y faire pour soutenir leurs économies en les aidant aussi à faire face à des fléaux sociaux somme le chômage.

Bamako dans l'embarras

L'Algérie n'a pas non plus caché son opposition au projet américain. En effet, le 3 mars 2007, le ministre d'Etat algérien chargé des Affaires étrangères (Mohamed Bedjaoui ) avait déclaré que « le territoire algérien n'était pas concerné par le commandement américain projeté. L'Algérie n'a jamais accepté l'installation de bases étrangères sur son sol, incompatibles avec sa souveraineté et son indépendance » .

On sait aussi que l'Algérie et la Libye ont exprimé le souhait de ne pas voir l'installation d'un commandement régional américain dans leurs pays voisins. Et ces deux pays sont, directement ou indirectement, impliqués dans la crise qui secoue de façon sporadique le Septentrion malien. En attendant de convaincre les autres pays de la nécessité d' Africom , le Mali peut être un allié de taille pour prouver l'importance de cette force pour la stabilité des Etats sahélo-sahariens .

Ne pouvant pas trop compter sur l'Algérie ou la Libye, les autorités maliennes ne sont pas en mesure de cracher sur l'appui militaire de Washington dans une crise dont le dénouement semble se dessiner au bout du canon que sur une table de négociation. En effet, les dirigeants maliens semblent avoir compris que pour amener la paix dans cette partie de leur pays, il faut neutraliser définitivement les Bahanga et Fagaga , deux bandits spécialisés dans le chantage politico-militaire. Et ils ont plus que jamais besoin de l'appui et de l'expérience des Gi's sur ce terrain désormais miné. Une donne à laquelle l'armée malienne n'était pas encore habituée.

Moussa Bolly

 

Une troublante coïncidence !

Début 2007, le président américain George W. Bush a dévoilé son plan de créer un Commandement unifié pour l'Afrique ( Africom ) avant septembre 2008. Jusqu'à présent, la responsabilité de l'Afrique au Pentagone est partagée entre trois commandements régionaux : le Commandement central ( Centcom ), le Commandement pour le Pacifique ( Pacom ) et le Commandement pour l'Europe ( Eucom ).

Ce plan du Pentagone reflète l'inquiétude des Américains sur l'implantation d'organisations terroristes comme Al-Qaïda dans certains pays africains comme l'Algérie, le Maroc... Selon Washington, l' Africom a pour but de permettre aux Etats-Unis d'avoir une meilleure approche des programmes américains de sécurité et de développement sur le continent. Mais, une telle initiative a entraîné des soupçons en Afrique vis-à-vis des motifs réels du gouvernement américain, et fait naître une inquiétude parmi les pays africains.

En ce qui concerne la sécurité du continent, les responsables algériens ont évoqué plutôt la « mise en place de mécanismes propres aux pays africains » et « les arrangements entre l'Union africaine et l'ONU, ainsi que les dispositifs pour contribuer efficacement à une coopération antiterroriste globale » .

En revanche, « s'il y avait un afflux de forces armées dans un autre pays africain, ceci pourrait affecter les relations entre les pays frères et n'encouragerait pas une atmosphère et un sens de sécurité » , a averti le ministre sud-africain Mosiuoa Lekota . L'Afrique du Sud, la Libye et l'Algérie sont les trois pays farouchement opposés au projet d' Africom .

Est-ce alors par hasard si Bahanga et ses hommes ont refait parler d'eux au moment où le Mali abritait (du 22 août au 7 septembre 2007) l'exercice militaire « Flintlock-2007 » organisé par les Américains dans le cadre d'un programme dit de « Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme » ?

M. B.

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MENACES D'EXPLUSION A DJICORONI PARA

Les revendeurs de bananes bientôt dans leurs droits

Les revendeurs de bananes installés sur la berge du fleuve à Djicoroni-Para avaient fait les frais de spéculateurs fonciers, qui les menaçaient de les déguerpir du site. Des démarches sont en cours pour les remettre dans leurs droits.

Le 4 juin 2007, la Fédération des organisations de producteurs de bananes (FOPB), qui occupe la parcelle n°3 du TF 282 du district de Bamako, situé sur les anciennes installations de l'ex- Sonetra , ont été expulsés manu militari. La parcelle, qui abritait les hangars d'une centaine d'exploitants, venait d'être vendue par les services des domaines à la dame Maïga Bintou Eugénie Ndiaye à 2,4 millions de F CFA pour usage d'habitation. Celle-ci l'a revendue à Roger George Emilien Dusoulier , garagiste pour la somme de 5 millions de F CFA.

M. Dusoulier envisageait de bâtir un immeuble à usage commercial. Il avait envoyé aux occupants une sommation de vider les lieux dans un délai de six mois. A cette échéance, les revendeurs de bananes ont été déguerpis avec la démolition de leurs hangars.

Après enquête, il a été constaté que la vente faite à la dame Maïga Bintou Eugénie Ndiaye et à M. Dusoulier ne l'avait pas été dans les conditions régulières. L'opération aura coûté à l'époque sa place à l'ancien DG des domaines, HaIballa Maïga . L'incident du déguerpissement des revendeurs de bananes avait fait le tour de la ville suite au film de l'opération de casse relayé sur les lieux par votre quotidien. Il semble que les bruits sont arrivés à Koulouba.

Un chargé de mission de la présidence de la République, Cheick Oumar Kéita dit Barou , est depuis quelques jours en contact avec les occupants pour qu'ils puissent rentrer dans leurs droits. Ceux-ci ont procédé à l'extraction de leur plan de masse qu'ils soumettront aux domaines et à la présidence de la République. Selon le plan, la parcelle a une dimension de 6469 m2. Une entreprise de BTP faisant partie des premiers occupants est aussi concernée par cette réhabilitation.

La FOPB avait fait d'importants investissements sur les lieux avec des branchements en électricité et eau, l'achat de cinq chambres froides et du matériel de manutention et de conditionnement de bananes, etc. Plus de 400 personnes vivent directement ou indirectement de leurs activités. Il y a parmi eux une centaine de rapatriés de la Côte d'Ivoire.

Abdrahamane Dicko

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CAN DE BASKET FEMININ

Les Maliennes toujours séduisantes

« Quatre victoires en quatre sorties : impériales Aigles ! » ! C'est le titre d'un article publié hier mercredi sur le site de Le Soleil, le quotidien national du Sénégal. C'est que Hamchétou Maïga et ses coéquipières continuent à séduire les observateurs au 20e Championnat d'Afrique de basket féminin qui se dispute actuellement à Dakar et à Thiès (Sénégal).

Les Aigles basketteuses ont gagné toutes leurs quatre matches avec à la clé, un jeu qui a séduit tout Marius Ndiaye. Selon des confrères sénégalais, « les Maliennes, sous la houlette de leur ailière , l'ancienne Duchesse Hamchétou Maïga , ont plané sur la poule A » .

Avec un effectif bien mixé entre expatriées et joueuses locales (6 expatriées et autant de locales) et un savant dosage entre jeunesse et expérience (8 des 12 joueuses ont entre 18 et 19 ans), l'équipe malienne passe pour être un sérieux prétendant au titre de champion d'Afrique.

Une ambition déjà affichée par la capitaine de l'équipe nationale féminine de basket, Hamchétou Maïga , au début du tournoi. « Notre ambition a été toujours de remporter la coupe. On n'y arrivait pas. Mais, cette année, nous sommes décidées » , avait-elle averti ses adversaires directes au titre, notamment les Sénégalaises et les Nigérianes.

Pour atteindre cet objectif, le Mali peut non seulement s'appuyer sur un chatoyant jeu extérieur et intérieur très dense, mais aussi sur de grandes tailles et des joueuses très adroites sur les paniers et primées à l'image de l'arrière Kadiatou Kanouté . L'entraîneur des Aigles, Ruis Jose , peut ainsi compter sur l'énorme potentiel de sa meneuse, Fatoumata Bagayoko , qui se trouve aussi être une bonne « shooteuse » très à l'aise dans la zone des trois points.

Après une 4e victoire sur le Mozambique mardi dernier, nos représentantes devaient affronter hier les Sénégalaises dans une rencontre qui doit déterminer la première place du groupe A basé à Dakar.

« Cette 5e journée marquant la fin des rencontres de groupes du 20e Championnat d'Afrique des nations de basket féminin était cochée de longue date comme devant déterminer qui du Sénégal ou du Mali terminerait en tête de la poule A domiciliée au Stadium Marius Ndiaye de Dakar » , écrit un confrère de Le Soleil .

Un juste pronostic ! Sauf peut-être que les Aigles se sont révélées dans le rôle qu'on avait attribué aux Lionnes de la Terranga avant même le premier « entre-deux » . Pour le moment, de l'avis de tous les observateurs, l'équipe malienne a été « la plus homogène et la plus performante » au point de complexer leurs hôtes, les Lionnes.

« C'est vrai que Maliennes et Sénégalaises ont jusqu'ici enlevé toutes leurs rencontres, mais Hamchétou Maïga et ses partenaires se sont montrées bien plus tranchantes qu' Anta Sy et ses sœurs » , continue notre confrère sénégalais.

Toutefois, les Maliennes se sont montrées moins fringantes depuis deux sorties, alors que leurs rivales donnent l'impression de s'être quelque peu bonifiées, « montrant un caractère trempé contre le Mozambique » .

Le Mali-Sénégal d'hier soir devait donc être bien chaud et le vainqueur terminera en tête du Groupe A. Il pourra ainsi recevoir, vendredi à midi, le qualifié le moins performant de la poule B, basée au Stadium Lat Dior Diop de Thiès. Il s'agit probablement de la R. D. Congo.

Moussa Bolly

 

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