Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois de septembre

Les Echos du 24 septembre

DISCOURS DE DAKAR DU PRESIDENT FRANÇAIS

Adame Bâ Konaré bat le rappel des historiens

L'historienne malienne, Adame Bâ Konaré a, au cours d'un point de presse dimanche, expliqué les motivations de son projet « Appel aux historiens », en réaction au discours annihilant du président français sur l'histoire du continent africain, le 26 juillet dernier à Dakar. Un projet ambitieux dont la finalité est de « mettre Sarkozy à niveau de connaissance de l'histoire africaine » à travers la publication d'un ouvrage sur les vérités historiques du continent africain.

Dans une allocution sidérante prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy, qui ose tout, a dévoilé le fond d'une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps . Chimiquement pure. Ainsi donc, dira-t-il, dans la prestigieuse Université Cheikh Anta Diop, sans scrupules, que « le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain […] dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance. Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin » .

Un choc, voilà ce qu'a ressenti l'historienne malienne Adame Bâ Konaré en lisant ce discours. « Quand, j'ai reçu ce discours, je suis devenue perplexe. Des choses graves ont été dites dans ce discours et compte tenu de la gravité de ces mots, j'ai dit qu'il faut réagir. Il fallait sortir de l'émotion » , a expliqué Mme Konaré au cours d'un point de presse hier.

Et pour lier l'acte à la parole, Adame Bâ a initié un projet d'Appel aux historiens qui s'articule autour de deux axes. D'abord, scientifique, car aux yeux de l'ex-première Dame, « ces affirmations de Sarkozy reposent sur les théories hégéliennes qui disaient que l'Afrique n'avait pas d'histoire et qui faisaient état de l'immobilisme du continent, des bienfaits de la colonisation… »

Ce projet vise donc à interpeller les historiens à écrire, chacun dans son domaine spécifique, des articles argumentés qui seront compilés en un grand ouvrage à l'intention de Sarkozy et du peuple français. « Ce combat pour l'historicité de l'Afrique était pour nous révolu. Mais, aujourd'hui, il nous faut mettre Sarkozy à niveau de connaissance de l'histoire africaine en dévoilant sa pseudo théorie et sa démarche statique » .

Ensuite, pour y parvenir, Adame Bâ met l'accent sur l'aspect militant. Il s'agit, à travers ce deuxième axe, de créer un Comité de défense de la mémoire de l'Afrique, « un véritable rempart contre toute atteinte à la mémoire du continent et nous ferons feu de tout bois » , a-t-elle souligné. Pour elle, « le rôle de l'historien n'est pas de juger, de polémiquer mais de rendre compte des faits. Nous ne laisserons plus personne écorcher la mémoire du continent » , a-t-elle prévenu. Question d'un confrère, ne pensez-vous pas que ce débat sur l'histoire africaine vient tardivement ? « Il n'est pas tard » , a laissé entendre Adame Bâ pour qui, « la politique de rupture prônée par Sarkozy n'a rien à voir avec les vérités historiques. Sarkozy veut venir en sauveur pour libérer les peuples africains de tous leurs maux » .

Notre dignité d'abord…

Autre question : Pourquoi perdez-vous votre temps à répondre à Sarkozy alors que le continent fait face à d'autres maux plus urgents ? « C'est important car c'est une question de dignité. Le sens de l'histoire, c'est la recherche du bien-être, de la dignité. Comment peut-on dire que l'Afrique est un continent immobile quand on sait que l'Afrique est le berceau de l'humanité et que le premier homme a marché en Afrique ? » , s'est interrogée la présidente de la Fondation Partage. Et d'ajouter : « Ce sont des thèses à pallier avec des arguments scientifiques. C'est à cela que j'invite mes collègues » .

« A quoi servent ces considérations d'arrière-zinc ? A parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l'on se rassure, si terrible qu'elle soit, la colonisation a ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l'universel et à l'Histoire » , paroles de Sarkozy. Réaction d'Adame Bâ : « Il ne réalise pas la gravité de ce qu'il dit. On ne fait pas le bien pour le proclamer. Et ça, c'est une valeur africaine qui renvoie à l'humilité et qu'on pourrait enseigner à nos enfants » .

Faisant référence à l'école méthodique ou positiviste de la IIIe République en France, les écrits d'Ibn Batuta, les concepts de Ki-Zerbo, Adame Bâ dira qu'  « il faut normaliser la pensée africaine » . Selon elle, « nous avons perdu notre mémoire historique, faute de l'avoir entretenue. Tant que nous ne mettrons pas la veille, je crains que notre histoire ne s'émousse. Les historiens sont interpellés pour redynamiser la conscience historique africaine » .

Prenant exemple sur les attaques contre les juifs, les Arabes et la manière dont ils ont riposté, historiquement parlant, Adame Bâ a réitéré son appel aux historiens et à toutes les autres disciplines. « Tant qu'on ne défend pas notre dignité, notre mémoire historique, nous risquons d'être pulvérisés par cette mondialisation cruelle » , a-t-elle averti.

Le projet d'Appel aux historiens a, aux dires de son initiatrice, recueilli près de 170 réactions de par le monde entier. Tous ont manifesté leur indignation face à ces dérapages verbaux de Sarkozy et salué cette initiative de l'ancienne première Dame du Mali de 1992 à 2002. L'historienne vieillissante, comme elle se définit elle-même, dit pouvoir compter sur la presse pour porter loin cette riposte des historiens africains contre l'ignorance historique de Sarkozy sur le continent africain.

Etaient présents à la conférence de presse, l'ethnologue Filifing Sacko, l'historien Doulaye Konaté, le journaliste Cheick Mouctari Diarra et plusieurs autres personnalités.

Sidiki Y. Dembélé

 

De l'intox, rien que de l'intox…

A quelques mois des dernières législatives, des rumeurs faisaient état de la candidature de Mme Adam Bâ Konaré dans la circonscription de Kati sous les couleurs de l'Adema. Des journaux en avaient, d'ailleurs, fait leur chou gras et la nouvelle avait vite fait le tour de la capitale. De l'intox, rien que de l'intox. Interrogée Adam Bâ a été on ne peut plus clair, « pour être honnête et franche, je défie qui que ce soit de dire que je l'ai approché pour être candidate. Personne, non plus, ne m'a approché et ça ne m'est jamais venu en tête » , a-t-elle fait savoir. Et d'ajouter à l'intention des journalistes, « le jour où je déciderai d'entrer dans la danse, je vous ferai savoir moi-même » . Pour l'heure, l'historienne et l'ancienne Première dame du Mali, est plutôt préoccupée par la correction de la gifle de Sarkozy à l'histoire et aux historiens africains.

S. Y. D.

Acceuil


ATT A L'OCCASION DU 22 SEPTEMBRE

Un discours obscur

Le vendredi dernier, veille de la journée commémorative du 47e anniversaire du Mali indépendant, le général Amadou Toumani Touré s'est adressé à la nation, sur un registre plutôt abscons.

De puis sa « brillante » réélection, le 22 septembre était la première occasion que le président ATT a eue pour s'adresser de façon solennelle à la nation. Sur plusieurs questions sur lesquelles on l'attendait : crise du Nord, cherté de la vie, école, gouvernement… il est soit resté évasif, soit dans les commentaires, s'il ne les a pas simplement occultées…

Un des points forts de cette adresse a sans nul doute été l'annonce de la création d'une commission qui sera chargée d'auditer notre système électoral et d'en déceler les lacunes.

Sarko, pour ne pas le nommer, disait récemment qu'un chef d'Etat est élu pour résoudre les problèmes et non pour les commenter. ATT a beaucoup commenté les problèmes du Mali, nous rassurant sur un fait : il sait de quoi nous souffrons. S'il n'a pas parlé des crises récurrentes entre médecins et justice, entre autres, ou de l'arrestation et l'incarcération des étudiants, il a quand même fait savoir que bien d'autres questions sont connues de lui.

Bahanga ? On négocie, mais on ne sortira pas du cadre de l'Accord d'Alger. « Au cours des derniers mois, notre pays à l'instar de ceux de la sous-région, voire même d'autres continents, a connu une hausse des prix de certains produits de grande consommation. Les effets cumulés de la mondialisation, des aléas climatiques, du renchérissement du prix du pétrole, ont provoqué une pénurie de matières premières agricoles, et une flambée des prix, qui affecte le pouvoir d'achat du consommateur. Les mesures vigoureuses prises par le gouvernement ont contribué à amoindrir les charges pour les ménages » , dira ATT sur la question relative à la cherté de la vie.

Les anciens disent qu'il faut se rappeler l'histoire sous peine de la répéter. ATT, avec le ton pris par Churchill pour préparer les Anglais à la guerre, nous a avisé : «   Ce n'est pas le chemin qui est difficile, mais c'est le difficile qui est désormais le chemin » .

Avec un ton qui frisait le chantage, il annoncera, en y insistant, sur les dossiers reçus de services de contrôle et dont certains sont déjà transmis à la justice.

Sinon, que retenir d'autre ? Il a utilisé, en 12 minutes, 14 fois le « je » .

Alexis Kalambry

[haut]

Acceuil


IL FAUT LE DIRE

Décalages

S'adressant à la nation à l'occasion du 22 septembre, le chef de l'Etat a, une fois de plus, « remué le couteau dans la plaie » en commentant les maux (crises du Nord et de l'école, calamités naturelles, cherté de la vie, corruption…) qui minent l'épanouissement de l'écrasante majorité de la population.

Faut-il applaudir en espérant que dans les jours prochains « ça va bouger », notamment pour les bandits économiques et autres sangsues du peuple ? Le doute est permis car ce n'est pas la première fois que la menace est portée dans leur camp avant d'être levée comme par enchantement. Le doute est permis car entre le discours et la réalité, il y a toujours un décalage. « L'enfer est pavé de bonnes intentions », dit la maxime.

Mais n'est-ce pas navrant, paradoxal même que le pays soit doté d'une flopée de services de prévention et de répression de la corruption, de la délinquance financière, de la gabegie, etc. et que dans le même temps ces fléaux prospèrent ?

En témoigne le dernier rapport du Vérificateur qui fait état de la volatilisation de plus de 100 milliards de F CFA ; un montant qui, judicieusement utilisé, pouvait servir à lutter contre le chômage des jeunes, à améliorer l'offre sanitaire, à recruter des enseignants, à irriguer des milliers de superficies…, donc à réduire sensiblement la pauvreté (thèmes de campagne par excellence). Or, aucun des mis en cause n'a encore trinqué comme il se doit dans une République où la tergiversation est proscrite.

En l'occurrence, le contribuable malien, hélas, traîne deux boulets ! Non seulement ses deniers sont planqués par des malfrats à col blanc, mais en plus on lui demande de financer la traque des suceurs de son sang, sans résultat. Autant ajouter aux montants reprochés les sommes englouties par les différents services de contrôle en termes de salaires et avantages dus pour mesurer l'ampleur du gâchis. Royalement rétribués dans certains cas, on a finalement le sentiment qu'ils sont payés à ne rien faire.

Que représentent du reste 130 affaires transmises à la justice sur plus de 700 rapports de vérification et de contrôle ? Y a-t-il deux poids deux mesures dans la transmission des dossiers ? Qui protège qui et pourquoi ? Que gagne-t-on quand des fautifs obtiennent la liberté provisoire et même souvent le non-lieu qu'ils achètent avec une partie de l'argent frauduleusement soustrait ?

Vraiment, les mots et les commentaires sont dépassés, il faut agir contre nos maux. Il faut un remède de cheval si l'on veut remettre notre pays en selle. Il faut alors se souvenir de l'enseignement de l'ancien ministre Boubacar Sada Sy (paix à son âme), qui a dit « qu'un chef est fait pour prendre des décisions graves ».

Il est temps d'agir mon général !

A.M.T

[haut]

Acceuil


GROUPES PARLEMENTAIRES A L'A. N.

Le RPM exige le respect de la minorité

La nouvelle Assemblée nationale comprend 8 groupes parlementaires, dont six ont affiché ouvertement leur soutien au PDES du président ATT. Le RPM s'est réjoui du respect du fait majorité qui a prévalu à l'élection du président de l'Assemblée et a formulé le vœu que la minorité au Parlement soit « acceptée, respectée et responsabilisée ».

La session plénière de l'Assemblée nationale de vendredi dernier a porté sur trois points : la communication sur l'arrêt n°07-182/CC-CC du 19 septembre 2007 de la Cour constitutionnelle relatif au contrôle de la constitutionalité du règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la constitution des groupes parlementaires et l'adoption des déclarations de politique des groupes parlementaires. A l'issue de cette plénière huit groupes parlementaires ont été constitués .

La nouvelle Assemblée nationale issue des élections législatives des 1er et 22 juillet derniers est composée de huit groupes parlementaires. Ainsi en ont décidé les 147 nouveaux élus aux termes des concertations entre partis politiques et élus nationaux (voir encadré).

Dans la législature précédente (2002-2007), le Rassemblement pour le Mali (RPM) du président sortant de l'Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Kéita avec le MPR, le RDT, le Cnid et le PIDS constituaient un groupe parlementaire, pour la présente législature, chacun a fait cavalier seul. Le RPM a son propre groupe parlementaire avec ses 11 députés. Idem pour le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) de Dr. Choguel Kokalla Maïga, le Congrès d'initiative démocratique/Faso yiriwa ton (Cnid/Fyt) de Me Tall avec respectivement 8 et 7 députés.

Selon le nouveau règlement intérieur, adopté par la Cour constitutionnelle dans sa seconde lecture par les députés, il faut disposer d'au moins 5 députés pour former un groupe parlementaire. Comme dans la législature précédente, les députés indépendants, au nombre de 24, ont constitué leur groupe parlementaire.

L'Alliance pour la République et la démocratie ARD, qui constituait avec à sa tête l'Adéma, un groupe parlementaire, a disparu. L'Adéma avec 46 députés (après la démission de Mme Mariko Aminata Sidibé de ses rangs, élue à Dioïla, au profit du Parena) a formé son propre groupe.

L'Union pour la République et la démocratie (URD), dirigée par l'honorable Younoussi Touré, a également son propre groupe parlementaire avec ses 29 élus nationaux. Les rumeurs de démissions dans ce parti n'ont pas eu lieu.

Les autres groupes parlementaires sont : l'Alliance pour la consolidation de la majorité (ACM), le groupe Parena-Sadi. L'ACM, qui compte 13 membres, est composé du Barica, du Bdia, du Miria, du PCR, du PSP, du RND, de l'UDD et de l'US-RDA. Ce groupe s'apparente un peu à l'ACC dans la législature précédente, tandis que le groupe Parena-Sadi, qui a 9 membres, est un nouveau groupe parlementaire. Il est aussi le seul à ne pas faire de déclaration de politique.

Mais l'on imagine déjà que c'est Parena-Sadi et le groupe parlementaire RPM qui porteront la contradiction au sein de l'Assemblée, tous les autres s'étant inscrits dans la mouvance présidentielle en réaffirmant leur soutien à toutes les initiatives du président ATT, notamment à son Plan de développement économique et social (PDES).

Dans sa déclaration de politique, le groupe parlementaire RPM s'est réjoui que le fait majoritaire ait été respecté jusqu'à présent au sein de l'institution parlementaire, ce qu'il déclare avoir accepté, mais a souhaité que « la minorité soit acceptée, respectée et responsabilisée » .

Denis Koné

 

Groupes parlementaires 2002-2007

1. Groupe parlementaire RPM-MPR-RDT-PIDS

2. Groupe parlementaire ARD

3. Groupe parlementaire Cnid

4. Groupe parlementaire Sadi

5. Groupe parlementaire ACC

6. Groupe parlementaire Indépendants

 

Groupes parlementaires 2007-2012

•  Groupe parlementaire Adéma/PASJ (46 députés)

•  Groupe parlementaire URD (29 députés)

•  Groupe parlementaire Indépendants (24 députés)

•  Groupe parlementaire ACM (13 députés)

•  Groupe parlementaire RPM (11 députés)

•  Groupe parlementaire Parena/Sadi (9 députés)

•  Groupe parlementaire MPR (8 députés)

•  Groupe parlementaire Cnid-Fyt (7 députés)

[haut]

Acceuil


HUMEUR

Un peuple en avance sur son armée

C'est le 20 janvier 1961 que le président Modibo Kéita a reçu les représentants diplomatiques accrédités en République du Mali pour leur faire part de sa décision de faire évacuer les bases militaires de Bamako, Kati, Gao et Tessalit. L'armée malienne venait d'être créée.

Parallèlement à la défense de l'intégrité du territoire national, la préservation de la sécurité des biens et des personnes, missions régaliennes dévolues à l'armée, notre vaillante armée s'était inscrite dans le vaste programme de développement de la nation. « Le soldat tueur devait céder la place au soldat bâtisseur » , disait le général Abdoulaye Soumaré pour qui, les missions de défense et de sécurité sont et demeurent la raison d'être de l'Armée malienne.

Mais, de sa création à nos jours, le chemin parcouru n'était pas semé que de roses. Un coup d'Etat militaire, deux guerres contre l'actuel Burkina Faso, la gestion interminable d'une rébellion au Septentrion qui refait surface presque tous les dix ans depuis notre accession à la souveraineté nationale et internationale.

Aujourd'hui, 47 ans après notre indépendance vis-à-vis de la France, le peuple qui n'a d'autres recours pour sa défense que son armée se voit délaissé par elle. Le 23 mai 2006, c'est notre armée qui a été surprise par les troupes de l'Alliance formée par les colonels déserteurs Fagaga et Bahanga qui ont attaqué simultanément les camps de Kidal et Ménaka.

Consternation et désolation étaient les maîtres mots de nos dirigeants et de nos vaillants hommes en uniforme. Depuis, le peuple malien, même s'il ne doute pas de la volonté de son armée de lui assurer paix et quiétude, semble ne plus être en phase avec elle. Des voies s'élèvent pour dénoncer la politisation de l'armée qui, normalement, doit être neutre et préserver son caractère républicain.

Jamais, dans l'histoire politique du Mali, l'on a vu des officiers supérieurs battre campagne pour un candidat que lors de la présidentielle dernière. Des éléments de la Sécurité d'Etat, au vu et au su de tous, ont aidé un candidat. Les troupes de Bahanga ont semé la terreur au sein de l'armée et de la population malienne par des attaques à l'arme lourde, par l'utilisation des mines antipersonnel et l'enlèvement de militaires. Des actes qui autorisent le peuple à se demander quel type d'armée avons-nous ?

Nous voulons une armée moderne, capable d'assurer la sécurité des personnes et des biens et l'intégrité du territoire. Nous voulons une armée au service exclusif de la nation. Nous voulons une armée républicaine qui fait la fierté du peuple et pour lequel elle doit se battre à tout prix.

I. S.

[haut]

Acceuil


 REBELLION

Le Craj dénonce les attaques du Nord

Les militants du Cadre de réflexion et d'action des jeunes (Craj) et les représentants des jeunes Arabes et Tamasheqs résidant à Bamako ont animé samedi dernier au Pavillon des sports du stade Omnisports Modibo Kéita, un meeting.

Devant une foule nombreuse composée d'anciens responsables de l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM), des jeunes de tous bords politiques et de la société civile, le Craj a dénoncé avec la dernière rigueur les attaques perpétrées récemment par les troupes de Bahanga dans le Septentrion.

Les militants du Craj ont demandé la mobilisation de tous pour barrer la route aux ennemis de la démocratie. Les jeunes Arabes et Tamasheqs ont saisi l'occasion pour se désolidariser des agissements d'Ibrahim Ag Bahanga et d'Hassane Fagaga qui, à leurs dires, ne sauraient les engager.

Idrissa Sako

[haut]

Acceuil


  TOURISME RESPONSABLE ET SOLIDAIRE

Pour améliorer les conditions de vie

Il est connu de tous, que le Mali est un pays à vocation touristique. Mais rares sont les communautés à la base qui bénéficient directement des retombées du secteur. C'est pour pallier cette situation que des organisation et ONG travaillant dans le domaine du tourisme ont jugé nécessaire de créer un réseau.

Main dans la main, une dizaine d'associations et d'organisations travaillant dans le domaine du tourisme responsable et solidaire ont jeté les bases d'un réseau courant février et avril 2007 à Siby et à Teryabougou. Une action soutenue par CISV et l'association Viaggi-solidali d'Italie avec l'aide de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).

La pratique du tourisme responsable et solidaire est du point de vue des associations et ONG membres du nouveau réseau, confrontée à plusieurs difficultés. Parmi celles-ci, on peut noter le manque d'engagement du secteur privé dans la mise en œuvre des projets, la timidité dans la promotion et la commercialisation de voyages de tourisme responsable, le manque de formation des agents sur le terrain, la non-préparation des villages et populations d'accueil, entre autres.

Le réseau n'est certes pas une fin en soi. Mais, il constitue aux yeux de ses initiateurs un moyen de coordination au niveau national pouvant combler un vide. L'effet escompté est l'efficacité entre les différentes associations et ONG présentes au Mali, dans la réalisation de projets.

Il s'agit, pour les acteurs, de fédérer les actions pour la recherche de solutions efficientes en vue d'œuvrer à différents niveaux sur le territoire national. L'objectif est de favoriser le développement socio-économique des communautés locales. Le réseau, sur lequel beaucoup d'espoir se fonde, est considéré comme un instrument de développement socio-économique et culturel.

Dans le domaine du tourisme responsable et solidaire, ce réseau se définit comme le précurseur du combat du développement à la base et l'amélioration des conditions de vie des populations locales.

Abdrahamane Dicko

 

[haut]

Acceuil


  CAN DE BASKET FEMININ

Le sans faute des Aiglonnes

Victorieuse d'entrée de la Tunisie (93-49), le Mali a confirmé sa performance face à Madagascar, pulvérisé par 108-47. Nos représentantes devaient affronter la Côte d'Ivoire hier avant de se reposer aujourd'hui.

Le 20e Championnat d'Afrique des nations de basket féminin a donné son coup d'envoi jeudi dernier au stade Marius Ndiaye de Dakar (Sénégal). Pour la présente édition, il y a deux poules. Le groupe A, basé à Dakar, est composé du pays hôte, le Sénégal, du Mali, de la Tunisie, de Madagascar, du Mozambique et de la Côte d'Ivoire. Le groupe B, basé à Thiès (70 km de Dakar), comprend le Nigeria (le tenant du titre), l'Angola, le Cameroun, le Cap-Vert, le Kenya et la R. D. Congo.

Le Mali a réussi son entrée dans cette compétition puisque les filles de José Ruiz ont battu, lors de leur sortie inaugurale, la Tunisie (93-49). Une brillante prestation qui fait que notre équipe nationale est considérée par la presse sénégalaise comme l'une des favorites de la compétition.  « Il faut compter avec le Mali » , « Le Mali, une équipe à prendre au sérieux » … Ce sont là quelques titres de certains quotidiens de la place. Et Hamchétou Maïga et ses partenaires ont confirmé les propos des confrères lors de la 2e journée en pulvérisant Madagascar sur le score sans appel de 108-47.

Pour revenir à la journée inaugurale, dans le groupe A, l'équipe du Sénégal, championne des derniers Jeux africains d'Alger et composée d'anciennes comme Anta Sy ou Adama Diakhaté, s'est imposée à la Côte d'Ivoire (62-37). Tout comme le Mozambique l'a emporté face à Madagascar (83-49).

Dans le groupe B, le Nigeria s'est imposé face au Cameroun (61-35) tandis que le Kenya s'est incliné devant l'Angola (62-44). Pas de problème non plus pour la RDC qui a terminé en roue libre face au Cap-Vert, battu 84-42.

La 2e journée a été marquée par la défaite surprise des Lady Tigers du Nigeria face à l'Angola, qui s'est imposé 54-42. Le Cameroun, qui a bénéficié des renforts de 8 expatriées venues des USA la veille du match, a gagné face à la RDC avec un panier de différence 54-52.

Pour rappel Djénè Diawara, avec 18 points pour le compte de la première journée, et Fatoumata Bagayoko, lors de la seconde avec 17 points dont 15 points dans la zone des 3 points, sont les meilleures marqueuses. Sans oublier Nagnouma Coulibaly qui continue de marquer des points dans les rebonds défensifs et offensifs.

Après la pause d'aujourd'hui la compétition reprendra avec un certain Mozambique-Mali.

Boubacar Diakité Sarr

 

Le 22 septembre à l'ambassade du Mali

Après la victoire du Mali sur Madagascar et pour fêter la fête nationale du pays, l'ensemble de la délégation malienne au 20e Championnat d'Afrique des nations a été reçu à l'ambassade du Mali à Dakar. C'était à l'invitation du conseiller par intérim Yéro Diallo et de ses collaborateurs, dont Odiouma Koné conseiller consulaire. Les Aigles et leurs hôtes ont fêté dans la ferveur populaire les 47 ans de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale dans la cour de l'ambassade du Mali au Sénégal. Deux interventions ont marqué la cérémonie. Celles du conseiller par intérim, Yéro Diallo, et du 1er vice-président du Haut conseil des Maliens du Sénégal, Bella Koïta. Le premier a remercié l'assistance. Quant au second, il a souhaité le retour à la normale dans le Nord du Mali avant d'offrir aux joueuses 50 000 F CFA au nom des chargeurs maliens de Dakar.

B. D. S.

 

Des primes discriminatoires

50 000 F CFA ! C'est la somme perçue par chaque joueuse de l'équipe nationale féminine de basket comme prime de sélection pour cette Can qui équivaut à la phase finale de la Can de football. A cette somme, il faut seulement ajouter 30 000 F CFA comme frais de route. Pour rappel, en football, chaque joueur de la sélection A touche 750 000 F CFA comme prime de sélection sans compter les frais d'internat. Il est temps que le département des Sports harmonise les primes au niveau de nos différentes sélections nationales pour mettre fin à cette discrimination que rien ne justifie.

Fiba-Afrique au secours des équipes

Afin d'éviter des défections, la Fiba-Afrique a assuré la participation de toutes les équipes au 20e Championnat d'Afrique de basket. En outre, elle a décidé de soutenir certains pays participants dont le Cameroun et Madagascar. Ce dernier avait des difficultés pour participer à la compétition. Et selon Manary Hubert, le sélectionneur malgache qui a effectué le déplacement avec seulement 8 joueuses, c'est la Fiba-Afrique qui lui a octroyé une aide pour assurer le voyage de Dakar. « Chez nous, tout le déplacement se fait par vol. Je remercie Fiba-Afrique » , a-t-il affirmé lors de la traditionnelle conférence d'après match.

Des supporters déterminés

En dépit de l'absence du Comité central des supporters des Aigles, ce sont des jeunes Maliens, surtout des scolaires qui ont écourté leurs vacances pour accompagner les Aigles. Sans être habillés aux couleurs nationales, ils ont néanmoins chauffé le stadium Marius Ndiaye vendredi poussant les Aiglonnes à la victoire. La seule fausse note était le manque du drapeau national ou même d'une banderole. Il a fallu l'implication des journalistes pour leur trouver deux drapeaux à la mi-temps.

Solidarité

Quatre entraîneurs maliens ont rallié la capitale sénégalaise par car pour soutenir leurs collègues de la sélection nationale Cheick Oumar Sissoko « Yankee » . Il s'agit de Boubacar Diallo « Sy » (Commune I), Amara Traoré (Commune III), Alkaya Touré du Centre qui porte son nom et de El hadji Dicko de l'Usfas.

Amchétou Maïga en vedette

Pour avoir fait les beaux jours du club sénégalais du DUC (Dakar Université Club), Amchétou Maïga est en train de ravir la vedette aux autres par ses nombreuses sollicitations par les chaînes locales et internationales.

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org