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2007

Mois de Septembre

Les Echos du 20 Septembre

EXPLOITATION MINIERE AU MALI

La FIDH épingle les compagnies minières et l'Etat

L'or du Mali profite plus aux compagnies minières qu'aux communautés et à l'Etat. Une situation sur laquelle a enquêté la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). Elle a dressé un rapport accablant rendu public hier.

Le rapport rendu public au cours d'une conférence de presse dans un hôtel de la place, est un document de 51 pages, rédigé par une mission internationale d'enquête, qui s'est déroulée pendant une douzaine de jours au Mali (du 4 au 18 juin 2006). L'équipe d'enquête a été appuyée par l'Association malienne des droits de l'Homme (AMDH). Le rapport s'intitule : « Mali, l'exploitation minière et les droits humains » .

La mission s'est entretenue avec des compagnies minières, le ministère de l'Energie et des Mines, les organisations syndicales, la direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), la direction nationale des impôts, les communautés villageoises à Morila et Bougouni, etc.

L'enquête était conduite par Isabelle Gourmelon de France (journaliste économique indépendante, spécialiste de l'Afrique), Aurélie Arnaud (coordinatrice du Cedim) et Jean-Claude Katendé, président de l'Asadho-Katanga (Association africaine de défense des droits de l'Homme à Lubumbashi en République démocratique du Congo et spécialiste des questions minières).

Son constat est que le cours de l'or se porte bien sur le marché international. Dans le même temps, les pays producteurs au sud du Sahara ne gagnent que des broutilles. Le Mali est classé 3e producteur d'or en Afrique et le métal jaune a pu surclasser le coton dans notre PIB. Paradoxalement, la croissance du PIB a dégringolé en 2004. Il a du mal à retrouver son niveau antérieur de 2005 et 2006. Une autre faiblesse : notre pays se retrouve avant-dernier dans le classement du développement humain durable du Pnud avec le rang de 175e sur 177. Le taux d'analphabétisme est de 70 % et 90 % de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

Selon les enquêteurs, l'or est le symbole aveuglant d'une richesse nationale qui ne profite pas aux Maliens en ce sens que 94 % de l'or est exporté. Le reste sert à la joaillerie locale. De 18 % d'exportation en 1996, l'or est passé à 65,4 % en 2002 contre 22,4 % pour le coton. En 1997 et 2005, les exportations aurifères du Mali se sont élevées à 2,290 milliards de F CFA.

La loi des finances de 2006 a focalisé le plan de croissance de l'économie nationale à 6 % en se référant sur l'ouverture de nouvelles mines.

Tout cela n'est que mirage en réalité. Le rapport dénonce un code minier auquel le Mali ne tire que des subsides. D'ailleurs, les miniers préfèrent qu'il leur soit appliqué le code de 1991 qui leur accorde le bénéfice de 5 ans d'exemption fiscale que celui de 1999 qui ramène le délai à 4 ans.

Mauvaises contribuables

L'Etat malien est en même temps percepteur, actionnaire et contrôleur. Avec ces trois casquettes et le pouvoir des compagnies minières à jouir de leur puissance d'argent, les rapports de force sont jugés déséquilibrés. L'Etat n'a aucun moyen de contrôle physique de la production de la quantité d'or, ni d'un appareil pouvant mesurer l'impact de la pollution environnementale. Selon Mme Gourmelon, la DNGM a fait savoir au cours de leur passage qu'elle n'a aucun moyen de contrôle. Le seul appareil qui contrôle les risques de pollution appartient à une compagnie minière de la place, ajoutera-t-elle.

Sur le plan de la fiscalité, les services de recouvrement ont souvent eu maille à partir avec des compagnies d'extraction. Le rapport fait cas d'un conflit qui a opposé pendant 2 ans les impôts à deux sociétés minières. Celles-ci devaient 15,6 millions de dollars au titre des taxes sur les bénéfices impayés et les pénalités afférentes. L'Etat en est sorti perdant, n'empochant que le tiers du montant, soit 5,2 millions de dollars.

Les compagnies minières traînent la réputation de mauvaises contribuables. Le rapport de la FIDH les accuse d'être les responsables du faible taux de recouvrement des recettes non fiscales de l'Etat. Le ministre de l'Energie, des Mines et de l'Eau, rencontré par la mission, a avoué « son impuissance à contrôler les acteurs privés d'un secteur attractif » . Il a plutôt fait valoir l'argument d'un Etat partenaire.

« Troisième producteur d'or d'Afrique, le Mali ne récolte que des poussières ». Telle est l'analyse faite par les conférenciers sur la première page de leur document. Pour Me Bréhima Koné, président de l'AMDH, le Mali doit reprendre en main la gestion de son or et cela s'inscrit dans le cadre, a-t-il rappelé, de l'initiative de transparence dans l'exploitation des ressources minières.

D'autres intervenants comme Jean-Claude Katandé n'ont pas manqué d'épingler les institutions financières internationales comme le FMI et la Banque mondiale, responsables en partie de cette situation. Les défenseurs de droit de l'homme n'écartent pas de soumettre la question au niveau des instances sous-régionales comme la Cour de justice de la Cédéao et de l'Uémoa afin d'aider les populations à entrer de leur droit inaliénable de jouissance de la richesse nationale.

Abdrahamane Dicko

 

L'affaire de Morila

Cette mission a été inspirée par le Forum social mondial polycentrique de Bamako, tenu en janvier 2006. La FIDH, le Secours catholique et le Centre d'études sur le droit international et la mondialisation à Montréal (Cedim) avaient organisé un atelier au sujet de la responsabilité sociale des entreprises. Ce qui avait servi de tribune à d'anciens travailleurs de Morila pour dénoncer la détention de 9 de leurs camarades et d'anciens mineurs, alors incarcérés depuis plus de quatre mois. L'affaire, qui a fait grand bruit en Europe, a conduit la FIDH à ouvrir une enquête qu'elle a confiée au président de l'AMDH en avril 2006. Les enquêtes ont été élargies au respect des droits économiques et sociaux dans l'extraction de l'or au Mali et au Burkina. Le rapport du Burkina sera publié ultérieurement.

A. D.

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ARMEE MALIENNE

Le creuset de l'unité nationale

Le Mali s'est donné comme défi d'avoir une armée professionnelle et républicaine au service de la paix et du développement.

Le Mali aura, le 22 septembre prochain, 47 ans d'indépendance. Quarante-sept ans ! C'est un anniversaire qui se fête car il consacre l'âge où l'on dispose de toutes ses facultés pour distinguer le bien du mal. Et c'est une armée malienne fière de son passé glorieux, soucieuse d'accomplir avec honneur et dignité ses missions républicaines et dédiée à la défense supérieure de la nation qui sera comme à l'accoutumée de la fête notamment à travers des prises d'armes dans les garnisons.

La fête sera l'occasion de rendre grâce à tous les grands hommes, fervents défenseurs de la liberté, de la tolérance et de l'interpénétration des peuples. Elle va être aussi un espace pour rendre honneur et gloire à tous ceux qui sont tombés sur les champs d'honneur. La commémoration du 22 septembre est le jour indiqué pour rendre hommage au sang froid et à l'esprit républicain de nos forces armées et de sécurité.

Incontestablement, la célébration de ce 47e anniversaire de l'accession de notre pays à la souveraineté nationale et internationale intervient à un moment où la « Grande muette » offre aujourd'hui à l'Afrique et au monde entier un exemple d'unité, de cohésion, de désintéressement, de discipline et de dévouement sans réserve pour la cause nationale et africaine. Elle est en passe d'acquérir l'expertise suffisante pour la recherche de la paix et la sécurité partout sur le continent.

En tout cas, ses actions quotidiennes convergent vers cet idéal. La nouvelle loi de programmation militaire en cours d'exécution précise davantage les missions dévolues à l'outil de défense : défendre l'intégrité du territoire national, participer au développement socio-économique du pays, promouvoir la paix et la sécurité partout dans le monde, s'instruire, instruire en vue d'être efficace dans les actions.

Notre armée, à travers ses différentes composantes, participe pleinement à la réalisation des multiples défis qui se posent. « Le Mali constitue un pôle de stabilité en Afrique de l'Ouest, aussi les forces armées maliennes participent aux opérations de maintien de la paix en Afrique et le choix du Mali pour abriter l'école de maintien de la paix n'est pas fortuit » . Cette déclaration l'année dernière du vice-amiral d'escadre Hervé Giraud, directeur de la coopération militaire et de défense française illustre parfaitement l'armée actuelle du Mali. Cette institution vient depuis quelques années de mettre l'instruction, la culture de la paix et le développement socio-économique au centre de ses préoccupations.

« Les actions de modernisation et de montée en puissance seront poursuivies, le respect des lois de la République restaurée, de même que la défense et la préservation inconditionnelle de l'intégrité territoriale demeureront assurées. Notre outil de défense veillera en toute circonstance à répondre avant tout à des risques bien identifiés, puis de rester profondément engagé au service de la paix, du développement et de sécurité dans notre pays et ailleurs » , a promis en octobre dernier lors d'une cérémonie le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Mamadou Clazié Cissouma.

La naissance de l'armée nationale et celle de la République du Mali sont intimement liées. Son histoire date de 1959 lorsque le Parti de la Fédération d'Afrique (PFA), pour éviter la balkanisation des Etats de l'Afrique de l'Ouest, a tenté d'initier une fédération à la dimension de l'ex-AOF afin de constituer un Etat économiquement et militairement intégré. Avant l'éclatement de la Fédération, l'armée était organisée en bataillons composés de Soudanais et de Sénégalais. Le bataillon autonome du Soudan occidental (Baso) était implanté à Kayes, le Bataillon saharien basé à Nioro et les groupes nomades à Tombouctou.

Après le départ des colons et l'éclatement de la Fédération, la nouvelle armée nationale du Mali s'était trouvée confrontée à un manque d'effectifs. Il fallait donc la redimensionner. C'est ainsi qu'un groupement a été installé à Ségou et couvrait les secteurs de Tombouctou et de Gao. Un autre a été installé à Kati et dirigeait les secteurs de Bamako et de Kayes. Une compagnie saharienne motorisée a également vu le jour à Kidal. Un peu plus tard, l'on assista à la création sporadique d'unités.

Parallèlement à la défense de l'intégrité du territoire national, la préservation de la sécurité des biens et des personnes est un facteur déterminant de la quiétude de nos concitoyens. De 2002 à nos jours, les moyens de la police nationale, de la gendarmerie nationale et de la garde nationale ont été renforcés de manière significative, pour leur permettre de mieux assurer leurs missions.

La couverture sécuritaire du territoire national a été étendue avec la construction des directions régionales de la protection civile, de commissariats de police, de brigades territoriales et pelotons de gendarmerie, de pelotons de la garde nationale, de postes de sécurité et des bureaux et logements de fonction.

La mobilité des différents corps a été facilitée par la mise à leur disposition de plus de 130 véhicules. « Ces efforts pour l'équipement, vous obligent à plus de réussite dans la lutte contre le grand banditisme et toutes les autres formes de délinquances » , a rappelé le président de la République et chef suprême des armées à l'occasion de la fête de l'armée, le 20 janvier 2007.

Toutes les actions entreprises, de 2002 à ce jour, ont été guidées par le souci permanent, de mettre nos forces armées et de sécurité, en phase avec les exigences de notre temps. Les efforts de l'Etat ont porté prioritairement sur la réorganisation de l'appareil de commandement, le maintien en conditions et la préparation opérationnelle des troupes, le renforcement des effectifs et l'amélioration des conditions de vie et de travail, ainsi que l'équipement des différents corps. Toutes choses qui contribueront à consolider l'armée nationale dans sa vocation à demeurer le creuset de l'unité nationale.

Mohamed Daou

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MALI-CUBA

Les acquis de la 8e commission mixte

La poursuite des programmes relatifs à la santé, notamment l'opération Milagro, le renforcement des capacités dans les domaines de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et des nouveaux programmes sur l'agriculture, l'énergie, le tourisme sont autant d'acquis de la 8e session de la commission mixte, tenue à La Havane du 11 au 13 septembre derniers.

Le programme de coopération Mali-Cuba pour la période 2007-2009 a été adopté, la semaine dernière à La Havane (Cuba) par les deux parties aux termes de la 8e session de la commission mixte.

Placée sous la coprésidence de S. E. Mme Marta Lomas Morales, ministre pour l'Investissement étranger et la Coopération économique de Cuba et S. E. Moctar Ouane des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, cette session a permis aux deux pays d'évaluer le programme de coopération des deux dernières années et de tracer les perspectives de 2007 à 2009. Ils ont, en outre, défini les nouvelles conditions générales d'assistance technique cubaine au Mali, à l'exception du secteur de la santé.

Ainsi, le nouveau programme prévoit la poursuite de la coopération dans les domaines de la santé à travers, notamment, le maintien des 118 collaborateurs de la brigade médicale qui se trouvent présentement dans notre pays. L'opération Milagro se maintient aussi avec les 11 spécialistes en ophtalmologie qui travaillent au centre ophtalmologique de Bamako. La recherche d'un vaccin contre le choléra, l'approvisionnement des vaccins anti-méningococciques et un projet de lutte anti-vectorielle contre le paludisme figurent également dans ce registre.

Dans le domaine de l'éducation, outre la poursuite de la formation des 153 boursiers maliens sur place, Cuba a offert 4 bourses au titre de l'année 2007-2008 en génie, en agronomie, en mécanique et en sport. La partie malienne a soumis d'autres requêtes de formation en muséologie, archéologie et l'envoi de deux entraîneurs de basket-ball et d'un entraîneur de judo.

D'autres acquis majeurs de cette session sont : l'appui cubain à l'installation d'une usine de production de panneaux solaires dans le domaine de l'énergie, la fourniture au Mali de vaccins contre l'hépatite B, le Heverbiovac HB, le Trivac et le vaccin pentavalent, le renforcement de la coopération dans les domaines de l'agriculture, du tourisme, l'exemption de visas pour les détenteurs de passeport diplomatique, officiel ou de service, etc.

Les deux parties ont analysé un nouveau projet d'accord sur les conditions générales d'assistance technique cubaine au Mali dans tous les secteurs, à l'exception de celui de la santé. Elles ont enfin convenu de tenir la 9e session de la commission mixte à Bamako au cours du troisième trimestre de l'année 2009.

Sidiki Y. Dembélé

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REBELLION AU NORD-MALI

La société civile alerte la communauté internationale

La Coalition des organisations de la société civile pour la promotion et la protection des droits humains au Mali a animé le 12 septembre dernier, à la Maison de la presse, un point de presse sur le Darfour. L'occasion était donnée à la Coalition d'exprimer son inquiétude face à la situation au Nord-Mali qui risque de devenir un autre Darfour si la communauté internationale n'agit pas rapidement.

A l'occasion de la Journée de solidarité internationale en faveur du Darfour, la société civile du Mali s'est jointe au reste du monde pour solliciter l'intervention d'urgence de la communauté internationale dans cette partie du Soudan touchée par la guerre civile depuis 2003.

Pour Mme Doumbia Mama Koité, présidente de Femnet/Mali et conférencière, « tous les Etats ne sont pas représentés au Conseil de sécurité de l'ONU. Ce Conseil est composé seulement des pays les plus puissants qui ne visent que leurs intérêts économiques et politiques avant d'intervenir dans un conflit. Depuis des années, la population du Darfour connaît le mal et la communauté internationale n'intervient pas normalement. Il doit normalement avoir un système d'alerte ».

« Aujourd'hui, ça brûle en RDC, au Rwanda, au Darfour… Si rien n'est fait, ça brûlera partout dans le monde. Aujourd'hui, c'est le Darfour. Mais, on ne le souhaite pas, avec la rébellion qui va et revient au Nord-Mali, le Mali pourrait se retrouver dans la même situation. La communauté internationale doit trouver une solution avant que ça ne déborde. Nous voulons que les populations soient épargnées par ces conflits », a-t-elle souhaité. Selon Mme Doumbia, la Coalition organisera bientôt une marche pour dire haut ce qu'elle pense du Nord-Mali.

« En sa qualité de société civile, la Cafo a toujours œuvré pour un climat apaisé sur notre continent. Pour la circonstance, elle a informé les associations féminines membres de son organisation sur le rôle de la Commission internationale sur l'intervention et la souveraineté étatique (CIISE), la responsabilité de sauver les populations des guerres meurtrières (le génocide au Rwanda, la crise au Darfour, au Burundi et récemment au Niger et au Nord-Mali) », a expliqué la représentante de la Cafo.

En organisant cette conférence, il s'agissait, pour les acteurs de la société civile, d'œuvrer de manière à obtenir la garantie que les gouvernements et la communauté internationale vont prendre conscience et développer des stratégies pour s'acquitter de leurs responsabilités : en portant une attention prioritaire à la prévention des conflits.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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TOURNOI INTERNATIONAL DE VOLLEY

Le Mali trébuche face au Burkina

C'est devant les autorités administratives et politiques du Burkina Faso que le coup d'envoi de la 13e édition du Tournoi international de la solidarité de volley-ball a été donné sous la présidence du ministre burkinabé des Sports et des Loisirs, Jean-Pierre Palm. C'était le 17 septembre 2007 sur le Plateau omnisports Simon Compaoré de Ouagadougou. Cette année, six pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Mali, Niger et Togo) prennent part à ce tournoi que le Faso organise pour la deuxième fois consécutive, après le désistement du Mali en 2006.

Parrain de la compétition, Gilbert Dienderé, chef de l'état-major particulier du président du Faso, après avoir souhaité la bienvenue aux hôtes, a précisé que la 13e édition du Tournoi international de volley-ball est placée sous le signe « de l'échange et l'amitié sous-régionale » .

Pour sa première apparition, l'équipe nationale masculine du Mali s'est inclinée face au Burkina par 3 sets à zéro. Les Maliens se sont inclinés au terme d'un match explosif et très serré, surtout au deuxième set (25 à 20 pour le Burkina). C'est donc par une défaite que les volleyeurs maliens ont débuté la compétition qui se déroule devant un public burkinabé très passionné de la discipline. Nos volleyeurs devaient disputer leur seconde rencontre hier mercredi.

En match d'ouverture, l'équipe nationale dame du Burkina Faso a également pulvérisé son homologue du Niger 3 sets à zéro

Amadou Waïgalo

(envoyé spécial)

 

Ils ont dit

Félix Rabasa (entraîneur du Mali)  :

« Nous avons un peu pêché par la naïveté et le manque d'expérience face à une équipe burkinabé visiblement mieux préparée. Pour la suite de la compétition, nous allons tirer les enseignements de cette rencontre. Déjà, nous allons préparer les jeunes pour produire un meilleur jeu contre le Togo ».

 

Sawadogo Yassiya (entraîneur du Burkina)  :

« Nous avons rencontré une bonne équipe malienne, très jeune, qui nous a posé d'énormes difficultés, surtout en deuxième set. Mais, nous avons certainement eu une préparation plus soutenue. C'est ce qui explique la rapidité et la puissance de mes joueurs ».

 

Encadré

L'équipe malienne sans équipement sportif

C'est une ambiance festive accompagnée par la fanfare militaire que les Burkinabés ont réservé à la cérémonie d'ouverture. Ce fut malheureusement un moment de honte pour la délégation malienne. Au moment où toutes les équipes étaient invitées à se présenter sur le terrain, tous les joueurs exceptés ceux du Mali étaient habillés en uniforme et en baskets aux couleurs nationales. Pour éviter d'en rajouter au poids de l'humiliation, l'équipe nationale masculine du Mali n'a pas pris part au défilé laissant la place aux dames habillées avec de vieux maillots de football qu'elles disent posséder depuis 2005. Le ridicule ne tue plus le Malien.

A. W.

 

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AISSA MAIGA, COMEDIENNE ET REALISATRICE

De l'écran à la caméra

Après une brillante carrière d'actrice, Aïssa Maïga est en train de réussir son passage derrière la caméra en tant que réalisatrice. Son œuvre, « Il faut quitter Bamako », est très attendue par les critiques.

Les scènes de ce drame se jouent naturellement à Bamako. Maïmouna (Aïssa Maïga), une jeune Française d'origine malienne, débarque pour la première fois dans son pays d'origine. Elle y rencontre Edith. Ensemble, elles provoquent un accident mortel. Elles se lancent alors dans une fuite aveugle à travers le Mali et se découvrent l'une l'autre. Mais, la police est à leurs trousses. Que faire ? « Il faut quitter Bamako » à tout prix ! Ce film, dont le projet de réalisation est à un stade avancé, marquera un tournant important dans la carrière de celle qui s'était jusque-là révélée comme l'une des coqueluches du cinéma français.

Née d'un père malien et d'une mère sénégalaise, Aïssa Maïga s'installe avec sa famille en France alors qu'elle n'a que quatre ans. Elle trouve sa vocation d'actrice au lycée, à 17 ans, en entrant de plain-pied dans le monde du théâtre. En 1997, elle obtient son premier rôle sur grand écran sous la direction de Denis Amar dans « Saraka Bo » .

Après quelques rôles pour le petit écran (les Cordier, juge et flic, Commissaire Moulin) et au cinéma, Aïssa Maïga perce sous le regard de Claude Berri dans « L'un reste, l'autre part » (2005). La même année, elle prête ses traits à la petite amie d'un Romain Duris dans la très comique « Les Poupées russes » , la suite « L'Auberge Espagnole » qui a eu un grand succès en salle.

Après un détour chez Michael Haneke dans le thriller « Caché » , elle tourne sous la houlette de son compatriote Abderrahmane Sissako dans « Bamako » (2006). Sa prestation en chanteuse de bar vivant sous la coupe d'un homme compressé et violent est saluée par la critique par une nomination au « César du meilleur espoir féminin » . En 2007, elle retrouve Romain Duris dans le second film de Raphaël Fejtö, « L'Age d'homme… maintenant ou jamais » qui sera très prochainement dans les salles.

Dans cette œuvre, Aïssa donne une fois de plus la plénitude de son talent d'actrice. Comme on le voit, elle est rapidement devenue une star montante du cinéma français grâce à sa rencontre avec des réalisateurs prestigieux comme Michel Haneke, Claude Berri, Alain Tanner…

Mère d'un enfant, qu'elle a eu avec Stephan Pocrain (chroniqueur de télévision), la star malienne fait des débuts prometteurs à la réalisation. Ce qui est de bonne guerre pour le cinéma malien, voire africain de la diaspora.

Moussa Bolly

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