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2007

Mois de Septembre

Les Echos du 19 Septembre

ASSEMBLEE NATIONALE

Le règlement intérieur de nouveau corrigé

« Il n'y a plus rien d'anticonstitutionnnelle dans le règlement intérieur. Toutes les observations faites par la Cour constitutionnelle ont été corrigées… » . C'est en ces termes que le président de la commission ad hoc, l'honorable Assarid Ag Imbarcawane, a défendu le projet de règlement intérieur de l'Assemblée nationale.

Lundi, la commission ad hoc s'est attelé à rendre le règlement intérieur conforme à la Constitution après que la Cour constitutionnelle eut rejeté, vendredi, la première mouture.

La Cour constitutionnelle avait décelé dans celle-ci plusieurs articles du règlement qui ne respectaient pas la Constitution (voir Les Echos n°2960 du mardi 18 septembre).

Ainsi, à la relecture du document, les députés ont purement et simplement supprimé les alinéas des articles et les membres de phrase incriminés par la Cour constitutionnelle. Ils ont reconduit les anciens articles non querellés.

Le règlement intérieur amendé n'a pas suscité de débat à la plénière d'hier et a été adopté à l'unanimité des députés présents, soient 125 voix. Après l'approbation du règlement intérieur par la Cour constitutionnelle, ce qui ne saurait plus tarder, nous a-t-on dit de source sûre, l'Assemblée va procéder à l'élection des autres membres du bureau.

Denis Koné

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BANDIAGARA

Des lots à usage d'habitation uniquement pour les riches

Le Conseil communal de Bandiagara a décidé d'attribuer des lots à usage d'habitation la semaine dernière à 250 000 F CFA par parcelle ; soit un quart de million ! Une vision, semblerait-il ! Une vision sur l'avenir ou bien des visions sur les retraites politiques bien dorées.

Comme le marigot « Yamé » de Bandiagara, le Conseil communal de la ville vient de briser le rêve des pauvres. Bandiagara, la grande calebasse, naguère ville où il faisait bon vivre, terre d'hospitalité, de culture où l'islam, le catholicisme et l'animisme se côtoient avec respect, est devenu un carrefour touristique.

Le lait frais, le petit mil, le riz, le miel, la volaille, qui étaient auparavant à la portée de tous les habitants, sont devenus des denrées rares à la portée des seuls riches. A Bandiagara, on n'entend plus les oiseaux chanter le long du « Yamé » ; les grenouilles ne coassent plus ; la vie est dure malgré les efforts des uns et des autres.

Quand le marigot « Yamé » a ravagé une partie de la ville à la suite des pluies torrentielles de la nuit du 4 juillet 2007, le maire et son Conseil communal, dans un élan patriotique, apportèrent leur soutien matériel et moral aux hommes et femmes et aux tout-petits. Merci à M. le maire et à son Conseil communal. Merci à l'administration pour le travail accompli. Merci aux généreux donateurs.

Cependant, l'arbre ne doit pas cacher la forêt ; les concessions ancestrales de la ville de Bandiagara sont bondées de personnes formant de nombreux foyers dans une exiguïté qui frise la morale. Que de discours décrivant cette situation ! Que de courriers demandant aux autorités les lotissements afin que les pauvres aient leurs lots !

Les honorables maires Abdramane Tembely et Boureima Tembely ont plaidé cette cause noble partout où l'occasion s'est présentée. A la faveur de l'inondation, la Commune urbaine de Bandiagara, grâce à l'administration, a reçu gracieusement 44 hectares 2 ares 95 centiares pour les concessions de sinistrés et le reste pour les populations. Merci à l'Etat malien.

Bandiagara ! Bandiagara ! Bandiagara ! Notre ambition, notre raison d'être et de vivre. Bandiagara est coupé du Mali à partir du fameux pont de Goundaka ; sclérosé, amputé, grippé, il demeure malade au vu et au su de tout le monde ; de nous tous Dogons, Toucouleurs, Peuls, Mossi...

Cependant, Bandiagara, grâce aux bénédictions des anciens qui « dorment » au cimetière essaye de trouver sa voie. Bandiagara ne sera pas une terre de spéculation. Au moment où Bandiagara vit les heures dures de son existence, au moment où la pauvreté a dépassé le seuil de la tolérance, où la jeunesse se cherche, le Conseil communal a décidé d'attribuer des lots à usage d'habitation la semaine dernière à 250 000 F CFA par parcelle ; soit un quart de million ! Une vision, semblerait-il ! Une vision sur l'avenir ou bien des visions sur les retraites politiques bien dorées.

Une population de pauvres, de nécessiteux, une ville où les emplois n'existent pas. Voilà l'image de notre ville. Pouvons-nous cautionner un tel prix au moment où le riz coûte cher et tout est dur ? Les chefs de quartier accepteront-ils cette situation ? Et les hommes politiques ? Le peuple de Bandiagara, un peuple pacifique par essence, est fatigué. Ce peuple, naguère soumis à des difficultés, des contraintes naturelles, commence à comprendre que trop c'est trop.

Bandiagara ne doit pas accepter la surenchère, les mondes politique, associatif, bref toutes les composantes de la ville refuseront cette décision qui exclue les pauvres. Et vous les députés, les honorables nouvellement élus, acceptez-vous de cautionner cette décision ? En tout cas, le président de la commission domaniale M. Abdramane Karambé, conseiller municipal à l'Alliance Miria-RDT-Bdia et Ramat, a décidé de démissionner refusant catégoriquement la surenchère. Bravo camarade ! « Tignè kà fô baara ka kè » !

Au moment où le président ATT fait de la lutte contre la pauvreté son cheval de bataille en construisant des logements sociaux, ses cousins, les conseillers municipaux de Bandiagara, s'engagent dans la lutte pour l'exclusion du pauvre en vendant chèrement les lots à usage d'habitation à un quart de million. Arrêtez camarades conseillers municipaux de la Commune urbaine de Bandiagara !

Arrêtez d'exclure vos frères, vos parents, vos sœurs, les pauvres qui vous ont donné leurs suffrages ! « Halte à la spéculation et stop à la surenchère pour éviter la magouille et la corruption » (président Modibo Kéita). Sachez camarades que les larmes des pauvres couleront et vous anéantiront comme le « Yamé » le 6 juillet 2007.

L'ADP, le Mouvement citoyen et les associations sont là ; ils parleront et agiront. Nous n'accepteront plus les hommes et femmes qui veulent sacrifier notre ville pour des visions électoralistes.

Oumar Karambé

(SG du Miria, président Commission électorale de l'ADP-Bandiagara)

 

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EAU ET L'ELECTRICITE

Les préalables d'une nationalisation du secteur

Pour réussir la nationalisation du secteur eau et électricité, il faut l'adhésion de toutes les forces de la nation et le respect d'un certain nombre de principes. C'est, du moins, ce qui ressort de la conférence-débats de la Coalition des alternatives dettes et développement (CAD-Mali) sur les enjeux et défis de la nationalisation de l'eau et l'électricité. C'était hier à la mairie de la Commune IV.

Fidèle à sa mission de conscientisation des peuples, la Coalition des alternatives africaines dettes et développement (CAD-Mali) a réuni, mardi à la mairie de la Commune IV à Lafiabougou, les acteurs de la société des communes III et IV autour du thème de la nationalisation de l'eau et l'électricité : enjeux et défis. Un thème d'actualité eu égard aux crises énergétiques et à la problématique de l'accès à l'eau potable dont notre pays fait face ces dernières années.

Au-delà de cette problématique, l'eau et l'électricité sont devenues, aux dires de Dounantié Dao, secrétaire général de CAD-Mali, des facteurs de différenciation sociale. « Les familles riches se reconnaissent à travers l'électricité et le robinet, tandis que les familles pauvres demeurent toujours avec la lampe-tempête et le puits. C'est injuste. Et c'est pourquoi, nous avons initié avec Oxfam-Solidarité de Belgique cette série de conférences à travers le pays sur la question » , a-t-il attaqué.

Convaincu que la privatisation n'est pas la panacée, CAD-Mali fonde l'espoir sur la nationalisation du secteur aussi stratégique que l'eau et l'électricité. « La nationalisation étant le transfert à la collectivité de la propriété de certains moyens de production appartenant à des particuliers en vue, soit de mieux servir l'intérêt public, soit d'assurer l'indépendance de l'Etat ou d'interdire la réalisation de bénéfices privés dans certaines activités… elle recèle une idée de contrôle collectif » , a indiqué le conférencier Abdoul Wahab Diakité. En termes clairs, le combat de la nationalisation exige l'existence d'un noyau de patriotes prêts pour le sacrifice ultime pour le pays.

Les enjeux, tout comme les défis sont énormes, a-t-il souligné. Ils vont de la responsabilité à l'implication effective de tous les acteurs (politique, décideurs et société civile), en passant par la confiance, l'efficacité du contrôle collectif, une large communication dans les principales langues sur le processus de nationalisation (avantages et difficultés), etc.

Pour y parvenir, l'Etat devra utiliser toutes les potentialités du pays (hydroélectricité, énergie solaire, éolienne), mettre un système de lutte efficace contre la fraude, alléger la procédure d'abonnement. La société civile étant invitée à faire en sorte que l'eau ne devienne pas une marchandise et que l'électricité ne demeure pas un luxe pour le citoyen malien et soient accessibles à tous.

Des défis que les participants à la conférence de mardi se sont engagés à relever car, de l'avis du coordinateur des chefs de quartier de la Commune IV Birama Traoré, « privatiser des secteurs aussi stratégiques que l'eau et l'électricité signifie enlever l'âme du pays entier. Parce que la majorité des populations, qui sont pauvres, n'y auront pas accès. Il est inconcevable aujourd'hui de voir que des quartiers de Bamako comme Lassa, Sibiribougou, Kalabanbougou ou Sogonafing n'ont ni accès à l'eau ni à l'électricité » .

De quoi faire preuve, pour l'Etat, de solidarité agissante vis-à-vis de ces populations démunies.

Sidiki Y. Dembélé

 

Des chiffres

L'accès à l'eau et l'électricité et à moindre coût est nécessaire pour assurer un développement minimum. Malheureusement, le constat qui se dégage est amer. Près d'1,5 milliard de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau, 2,6 milliards n'ont pas accès à l'assainissement. 34 000 personnes meurent chaque jour de manque d'eau potable. Au Mali, seuls 15 % de la population ont accès à l'électricité en milieu urbain contre moins de 5 % en milieu rural, 57 % ont accès à l'eau, selon des chiffres officiels.

S. Y. D.

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Iyad Ag Ali déménage à Bamako

Iyad Ag Ali, de l'Alliance du 23-Mai, signataire de l'Accord d'Alger avec le gouvernement malien, avait été mandaté par le gouvernement pour demander à Ibrahim Ag Bahanga de déposer les armes. La médiation menée par Iyad à Tinzaouatène s'est soldée par un échec qui a vu une rupture de la trêve par Bahanga. Selon des informations, Iyad ne se sentirait plus en sécurité au nord. Il aurait regagné Bamako la semaine dernière avec toute sa famille qu'il a mise à l'abri dans un quartier de la capitale. Serait-il menacé de représailles par ses anciens camarades et frères en rupture de ban ou s'est-il caché craignant la vindicte populaire ?

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CASE SANGA

Fanaday fait le point

Après le franc succès qu'a connu la 1re édition de Case Sanga, ses initiateurs ont échangé avec la presse pour non seulement en faire le compte rendu, mais aussi pour dissiper certaines rumeurs en apportant des clarifications .

La société de promotion culturelle et de divertissement « Fanaday Entertainment » , initiatrice de la 1re édition de Case Sanga, a animé un point de presse hier à son siège à côté de l'Institut du Sahel à Badalabougou-Est.

Ander Baba Diarra et Papa Ouane, respectivement DG et DGA de « Fanaday Entertainment » n'ont pas caché leur satisfaction quand bon déroulement de cette 1re édition, qui a enregistré beaucoup de points positifs. D'abord, ont-ils dit, le planning d'exécution a été respecté jusqu'au bout, ce qui n'était pas évident vu les réalités africaines. Ensuite, ils se réjouissent de la mobilisation et de l'engouement que Case Sanga a suscités au Mali, en Afrique et même en Europe.

Au Mali, la preuve en est que la salle Bazoumana Sissoko a toujours fait le plein lors des prime-time. Un autre point de satisfaction : c'est la qualité des prestations des lauréats. Aux dires des conférenciers, ces derniers ont relevé le défi de pouvoir interpréter avec « justesse et professionnalisme » en tandem avec l'orchestre devant 3000 personnes, sans surtout oublier le fait qu'ils étaient à leur première expérience.

« Les jeunes ont chanté comme Salif Kéita et autres grandes vedettes » , s'est félicité Ander Baba Diarra. « Fanaday Entertainment » se félicite aussi de la présence massive des sponsors qui n'ont pas hésité à l'accompagner. Toutes choses qui ont contribué à faire de cette édition initiale un succès dans la réalisation duquel Africable, Blonba Production et la marraine Oumou Sangaré ont joué un rôle prépondérant. Les conférenciers ont manifesté leur profonde gratitude envers eux.

Tout n'a pas été rose cependant. Les initiateurs ont dit avoir rencontré beaucoup de difficultés au niveau de l'organisation et à cause de la réticence des gens à les accompagner au départ.  « Vous partez, vous leur parlez de Fanaday Entertainment qu'ils ne connaissent pas. Ils ne vous aident pas parce qu'ils ne sont pas sûrs que le projet va réussir » , a souligné Ander Baba Diarra.

Précisions

Quant au cas Mamadou Dembélé alias Dabara, le lauréat, les conférenciers ont tenu à lever toute équivoque. Selon eux, leurs textes précisent que le vainqueur final a bel et bien droit à 3 millions de F CFA, mais que l'attribution de cette somme est conditionnée à des préalables. Ainsi, ont-ils précisé, deux jours après la finale, Dabara a perçu 1 million de F CFA et le paiement du reliquat (deux millions) est lié à la signature du contrat de production.

« Nous sommes une structure organisée et nous voulons changer les choses au Mali. Nous ne pouvons pas donner tous les sous à Dabara sans avoir aucune garantie qu'il va s'acquitter de ses engagements. Il y a des conditions à remplir d'abord » , a indiqué Ander Baba Diarra.

Il a ajouté que les deux millions de Dabara « sont là en espèces » et que c'est à lui de venir les récupérer en signant le contrat et en entamant l'enregistrement de l'album. « Il ne pourrait d'ailleurs pas avoir de tournée sans album » , a-t-il continué.

Tout au long de la résidence, chaque lauréat avait 20 000 F CFA, au moins deux tenues par prime-time dont la valeur est comprise entre 50 000 FCFA et 200 000 F CFA et le lauréat éliminé rentrait à la maison avec un chèque de 100 000 F CFA. Tout en réitérant leur confiance aux membres du jury, les conférenciers ont précisé que le vote du public avait droit à 60 % et le jury 40 % dans le choix du vainqueur de chaque prime-time.

Les organisateurs affirment avoir atteint une certaine maturité et tiré beaucoup d'enseignements de cette première expérience qu'ils mettront à profit pour la tenue de la seconde édition qui sera lancée en janvier prochain.

D'ores et déjà, « Fanaday Entertainment » s'attelle à produire un album pour les 8 lauréats de la phase finale.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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7e ART

« Ra, la réparatrice » impressionne l'Egypte

Le jeune réalisateur malien Mahamadou Cissé était l'invité de la 11e session du Festival international des films documentaires et courts-métrages d'Ismaïlia (Egypte) qui s'est tenue du 3 au 9 septembre derniers. Son œuvre, « Ra, la réparatrice », seul film d'un pays d'Afrique subsaharienne, a retenu l'attention des organisateurs. L'information a été donnée hier au siège de l'Ucécao par l'auteur du film.

« Ra, la réparatrice » est le dernier film documentaire réalisé par Mahamadou Cissé. Conçu il y a deux ans, il a été tourné en deux semaines et dure vingt-six minutes. Il retrace l'histoire et le parcours d'une jeune fille nommée Ramata Coulibaly affectueusement appelée Ra. Agée de 25 ans, Ra avait écourté ses études en 9e année fondamentale pour se lancer dans la réparation de groupes électrogènes, de pompes et de tondeuses à gazon. Ce n'est pas un métier de femme ? Et pourtant, d'une main de maître Ra dirige son atelier.

Mahamadou Cissé l'a suivie dans son activité. C'est ce film qu'il a présenté au Festival international des films d'Ismaïlia. « Au départ, il y avait près de 1300 films, mais c'est une cinquantaine dont « Ra, la réparatrice » qui ont été sélectionnées pour la compétition » , a dit M. Cissé qui a ajouté que son film était le seul film d'Afrique au sud du Sahara.

Selon l'auteur, le film a particulièrement impressionné le public et le jury. « Je n'ai pas été primé, mais j'ai reçu les encouragements du jury » . A ses dires, le film a attiré les investisseurs du monde du cinéma car il a reçu l'invitation du Festival « Filmé à tout prix » de la Belgique qui doit se tenir en novembre prochain à Bruxelles. Auparavant, c'est le festival de Lussas (Ardèche, France) qui l'avait invité lors des Etats généraux du film documentaire. « Faute de moyens, je n'ai pu y aller » , a-t-il regretté.

Pour Mahamadou Cissé, c'est grâce au soutien financier de la Coopération française que son film a pu être réalisé. « Elle m'a donné 10 000 euros. C'est après l'invitation de la République arabe d'Egypte que j'ai reçu 100 000 F CFA de la part du Centre national cinématographique du Mali (CNCM). Le département de la Culture et le Psic ont rejeté en bloc mon projet » , a dévoilé M. Cissé.

Idrissa Sako

 

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FOOTBALL AFRICAIN

Bientôt un championnat d'Afrique des nations des amateurs

Les compétitions continentales de football viennent de s'enrichir d'une nouvelle création de la Caf : le Championnat d'Afrique des nations des amateurs. L'ambition affirmée est la revalorisation des championnats nationaux de foot sur le continent.

La Confédération africaine de football (Caf), aux termes de la réunion de son comité exécutif tenue le 11 septembre à Johannesburg (Afrique du Sud), a annoncé le prochain démarrage d'une nouvelle compétition : le Championnat d'Afrique des nations des amateurs. Elle doit normalement débuter en 2008 et concernera uniquement les joueurs évoluant dans des championnats nationaux en Afrique. Selon Amadou Diakité, membre de la Caf, « l'objectif visé, à travers la mise sur pied de cette nouvelle compétition, est de valoriser davantage le football pratiqué sur le sol africain » .

Pour l'ancien président de la Fédération malienne de football (Malifoot), il s'agit de donner « l'opportunité aux joueurs locaux de montrer leur talent au cours d'une grande compétition internationale » . Cela était d'autant plus nécessaire que les joueurs locaux sont presque exclus des sélections nationales qui prennent part à la Coupe d'Afrique des nations (Can) de football.

La grande majorité des équipes alignent essentiellement des joueurs professionnels évoluant en Europe. « Ce sera aussi l'occasion de relever le niveau et de donner plus d'importance aux championnats nationaux » , a expliqué pour sa part le président de la Caf, Issa Hayatou.

La nouvelle compétition se déroulera en deux phases. Il y aura d'abord une phase éliminatoire qui se disputera par zones selon les quotas de qualification précis. Ainsi, les zone Nord, Ouest A et Ouest B, Centre et Est auront chacune 1 qualifié. La zone Sud aura 2 qualifiés. Ces formations seront complétées par le pays organisateur systématiquement qualifié.

Cette nouvelle compétition sera organisée tous les deux ans. Elle sera programmée les années où ne se jouent pas la Can. Ainsi, les éliminatoires se disputeront les années paires et la phase finale les années impaires. Le Championnat d'Afrique des nations vient ainsi enrichir le tableau des compétitions qu'organise la Caf. Il s'agit de la Ligue des champions MTN, de la Coupe de la Confédération, de la Super Coupe d'Afrique, des Coupes d'Afrique des nations (seniors, juniors, cadets, féminine, futsal et beach soccer), le tournoi de football des Jeux africains, les éliminatoires des Jeux olympiques, la Coupe afro-asiatique et la Coupe Méridien.

La rédaction

 

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