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2007

Mois de septembre

Les Echos du 14 septembre

APPEL AUX HISTORIENS

Adame Ba Konaré réagit au discours de Sarkozy

Si nous nous taisons, ce sera l'histoire qui nous jugera du haut de son tribunal. Si nous nous taisons, ce sera ne pas faire honneur à la mémoire de tous nos devanciers, parmi lesquels Joseph Ki-Zerbo et Cheikh Anta Diop, qui se sont lancés corps et âme dans la bataille de la réhabilitation de l'histoire africaine.

Le discours du président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, lors de sa visite à Dakar le 26 juillet 2007 n'a pas manqué de soulever une vive réprobation dans une large partie de l'opinion africaine, par son ton, par ses références à des poncifs vieux de plus d'un siècle que l'Europe tenait sur l'Afrique avant la colonisation, une Afrique alors méconnue et fantasmatique.

Les poncifs les plus saillants du discours « sarkozien », directement hégéliens mais révolus depuis et qui heurtent le plus l'historien de l'Afrique, proclament, entre autres, ceci :

(…) « Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Le paysan africain qui, depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l'idéal de vie est d'être en harmonie avec la nature, ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles.

Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès.

Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme échappe à l'angoisse de l'histoire qui tenaille l'homme moderne mais reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout semble être écrit d'avance.

Jamais l'homme ne s'élance vers l'avenir. Jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer un destin.

Le problème de l'Afrique et permettez à un ami de l'Afrique de le dire, il est là. Le défi de l'Afrique, c'est d'entrer davantage dans l'histoire. C'est de puiser en elle l'énergie, la force, l'envie, la volonté d'écouter et d'épouser sa propre histoire.

Le problème de l'Afrique, c'est de cesser de toujours répéter, de toujours ressasser, de se libérer du mythe de l'éternel retour, c'est de prendre conscience, que l'âge d'or qu'elle ne cesse de regretter ne viendra pas pour la raison qu'il n'a jamais existé.

Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance.

(…) La réalité de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu'il n'arrive pas à se libérer de ses mythes (…) »

Le récent article de M. Jean-Marie Bockel, Secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie, paru dans le journal « Le Figaro » du 4 septembre 2007, qui tente de recadrer le discours du président français, en rajoute au malaise : « l'Afrique interroge, passionne, interpelle. Enfin !

Premier résultat et non des moindres : le continent africain est de nouveau à l'ordre du jour.

Depuis l'intervention du président de la République, l'Afrique est sortie du cénacle des technocrates des « bailleurs de fonds » pour s'inviter à la grande table du débat populaire.

En choisissant à dessein de parler librement, Nicolas Sarkozy a libéré la parole. (…) Prenons acte du retour de l'Afrique dans le débat d'idées ».

De telles déclarations sont révélatrices d'un fait : après plus de cent ans d'histoire partagée avec la France et près de soixante ans de collaboration après les indépendances, l'Afrique se rend compte brutalement que son principal partenaire a d'elle une vision étonnamment statique, alors même que foisonnent depuis maintenant plusieurs décennies, moult écrits et moult débats sur elle et sur son sol.

Face à une telle situation, nous sommes, nous historiens africains, interpellés en premier lieu, car ce sont nous, fondamentalement, qui avons la charge de gérer la mémoire de l'Afrique. Intervenir dans ce débat est un devoir à la fois scientifique et militant pour nous.

Si nous nous taisons, ce sera l'histoire qui nous jugera du haut de son tribunal. Si nous nous taisons, ce sera ne pas faire honneur à la mémoire de tous nos devanciers, parmi lesquels Joseph Ki-Zerbo et Cheikh Anta Diop , qui se sont lancés corps et âme dans la bataille de la réhabilitation de l'histoire africaine.

S'assumer et assumer notre part de responsabilité face à l'histoire, face aux générations montantes, face à la jeunesse, voilà ce que je vous propose, voilà ce que je nous propose. Réfléchissons, échangeons, partageons sur la base du volontarisme, en adoptant une posture scientifique dépouillée de toute émotion, autour des thèmes suivants que nous retenons dans les débats en cours :

- « L'Africain et la reproduction du temps mythique » ;

- « L'Africain et la corruption » ;

- « Ce que la colonisation a apporté à l'Afrique » ;

- « L'Africain et la raison » ;

- « L'Africain et le règne de la nature » ;

- « L'Africain et les droits de l'homme, la démocratie, la liberté et la justice » ;

- « L'Africain et l'enfermement sur soi ».

Je propose que chacun d'entre nous, dans son domaine de compétence académique, produise un article au plus tard pour fin décembre 2007, en introduisant, si nécessaire, des grilles de lecture comparative avec d'autres sociétés pour un raccordement juste et équitable à l'histoire universelle.

Cette liste n'est pas exhaustive. Vous voudrez l'enrichir par de nouvelles propositions. Le recueil, validé par un comité scientifique, fera l'objet d'un ouvrage collectif à paraître courant 2008 et sera versé dans le dossier du partenariat France/Afrique.

Une fois le livre paru, les auteurs, pour ceux qui le désirent, se dissoudront avec moi dans un comité, le Comité de défense de la mémoire de l'Afrique (CMAD).

Ce comité, j'entends le lancer et en faire un instrument de veille et de vigilance pour la sauvegarde de la mémoire de l'Afrique. Toute suggestion de votre part sera la bienvenue.

A vous tous qui adhérez à mon projet, et pour toute autre réaction de votre part, vous pouvez me joindre et envoyer vos articles et correspondances au contact suivant : memoireafrique @yahoo.fr

Confraternellement .

Pr. Adame Ba Konaré

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HISSER LE TAUX DE L'ALPHABETISATION

Les engagements de la conférence de Bamako

La Conférence régionale sur l'alphabétisation que notre capitale a abritée du 10 au 12 septembre s'est achevée au Centre international des conférences de Bamako par un engagement des premières dames d'Afrique et un appel à tous les Africians afin que l'alphabétisation et l'éducation non formelle soient un droit humain fondamental.

« Il est illusoire de penser, quelles que soient ses ressources naturelles que l'Afrique pourra se développer sans la moitié de sa population qui vit dans l'obscurantisme, laissée pour compte d'une société qui avance à un rytme effréné en domptant la science et la technologie » . C'est par ces mots que le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga a clôturé, mercredi, les travaux de la Conférence régionale sur l'alphabétisation, oranisée par l'Unesco du 10 au 12 septembre et, qui a regroupé autour de thèmes majeurs sur l'alphabétisation, des épouses de chefs d'Etat d'Afrique, des ONG et partenaires techniques et financiers.

L'analphabétisme engendre le chômage et le désœuvrement sur le continent africain. Ces deux maux font le lit de la paupérisation d'une grande majorité de la population africaine. La Conférence régionale de Bamako avait donc pour objectifs , entre autres, de booster le taux d'alphabétisation en Afrique qui reste le plus en retard des cinq continents et de trouver les ressources finacier nécessaires à cette fin. Pour le chef du gouvernement malien, l'analphabétisme ne saurait être une fatalité et que « nous pouvons et devons le combatre et le vaincre » .

A la fin des travaux, plusieurs engagements ont été pris afin de faire reculer l'analphabétisme sur le continent. Ainsi, les épouses des chefs d'Etat africains à l'issue de leurs travaux à huis clos, ont décidé de prendre désormais une part plus active dans le plaidoyer en faveur de l'alphabétisation en Afrique et à inclure davantage celle-ci dans leurs actions sociales dans le cadre des fondations qu'elles dirigent.

Tout en appelant les Etats à revoir à la hausse les budgets alloués à l'éducation non formelle, elles ont suggéré aux pays africains de mener une vaste campagne de lutte contre l' illétrisme dans les années à venir, à orienter davantage l' alphabétisaton en direction de l'enfant non scolarisé. Les premières dames invitent les partenaires techniques et fianciers à prevoir dans les projets et programmes de développement un volet alphabétisation et demandent à la société civile et au secteur privé africain un soutien plus accru à l'alphabétisation.

Des partenaires financiers avaient aussi commencé à se manifester. Ainsi, la Standard Bank a remis à l'Unesco un chèque de 75 000 dollars américains.

Par ailleurs la Conférence de Bamako a lancé un appel aux Africaines et Africains afin que l'alphabétisation devienne une réalité de droit humain fondamental excercé par tous et toutes. La Conférence a vécu. Il reste maintenant à mettre en pratique les engagements pris.

Denis Koné

 

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MECHAGE

La boîte de Pandore

L'information a certainement dû faire son effet sur tous les Maliens : ce sont les Américains qui ont ravitaillé nos soldats qui se trouvent coincés à Tinzawatène . Elle a dû faire son effet parce que ceux des Maliens qu'on entend depuis hier sont partagés entre l'incrédulité et la crainte de voir la situation s'embraser du simple fait de la présence américaine dans le Septentrion de notre pays.

Ceux qui ont eu l'information par le téléphone arabe ou par la presse internationale (BBC, RFI) n'en croient pas encore leurs oreilles. Ils ne peuvent pas imaginer que nous soyons incapables de ravitailler nous-mêmes nos militaires. Ce qui signifie que la situation est plus grave qu'on ne voudrait le croire. Et il y en a même qui persiflent en affirmant que nos militaires sont dans une grande prison à ciel ouvert ou carrément qu'ils ressemblent à des réfugiés sur leur propre territoire.

Bien entendu, je ne m'en délecte pas et je dois avouer que, comme tous nos compatriotes, je suis quelque peu préoccupé par ce qui nous arrive, par une situation qui est en train de nous échapper visiblement. Pour ceux qui est de l'intervention des Américains dans la crise, je dois avouer que certains le craignaient et disaient même que les Américains feraient tout pour se rendre indispensables aux yeux des autorités de notre pays.

Maintenant qu'ils sont impliqués, même si c'était pour apporter à manger à nos militaires qui devaient être dans le besoin, jusqu'où s'arrêteront-ils ? Quelles pourraient être les conséquences de leur implication sur la stabilité du Nord en général et l'actuelle crise que nous vivons ? Il est connu que ceux qu'on accuse désormais de terroristes n'aiment pas beaucoup les Américains.

Ils pourraient bien penser qu'il y a comme de la provocation dans l'air et estimer qu'ils ne sont plus liés par rien du tout. Des gens qui osent poser des mines sont capables de tout. Mais je dois avouer que ce qui me désole le plus, c'est le silence total, le black-out. Les Maliens sont comme infantilisés et sont obligés de s'en remettre aux médias internationaux pour suivre ce qui se passe sur leur propre territoire dans une situation grave.

Or, comme je l'ai écrit, seule la vérité peut nous sauver. L'information militaire a beau être sensible, on pourrait faire en sorte que les Maliens soient mis au courant de ce qui se passe réellement. Je pense qu'il n'est pas normal que les Maliens ne soient pas informés sur l'implication des Américains dans leur conflit, un conflit interne. On pourrait leur donner au moins le pourquoi du comment, les tenants et les aboutissants, dirait l'autre.

Je pense que le Mali ne sort pas grandi quand c'est à l'international que les Maliens apprennent qu'à la limite, on a perdu une partie de notre souveraineté et de l'intégrité de notre territoire. Je n'exagère rien, mais nous sommes presque au bord de l'humiliation. Soyons clairs, tout comme je l'ai écrit l'année dernière, je le répète cette année : le devoir de violence appartient comme pouvoir régalien à l'Etat. L'Etat doit donc entreprendre tout ce que la loi permet, y compris la violence, pour ramener la paix.

L'Etat qui n'a pas la paix au nord cherche à éviter la guerre « au sud ». Je m'excuse du raccourci, mais force est de reconnaître que c'est pour éviter un bras de fer stérile avec les syndicats, entre autres raisons, que la rentrée scolaire a été repoussée au 2 octobre prochain. C'est vrai que on n'a pas une seule salle de classe de disponible pour cause de squat. En effet, les pluies abondantes qui ont occasionné des dégâts sur toute l'étendue du territoire, les victimes se sont installées dans les écoles. Et comme rien ne dit que la faible solidarité à leur égard les aidera à sortir des classes, il faut craindre que l'ouverture des classes ne soit encore repoussée après le 2 octobre.

Mais aujourd'hui l'une des plus grandes préoccupations des autorités concerne certainement, sauf si je les prends pour celles quelles ne sont pas, la maîtrise des prix des denrées alimentaires à la faveur du mois de ramadan qui a commencé hier. C'est connu, les commerçants s'en sont toujours donnés à cœur joie quand le mois béni se pointe. Ils se frottent les mains rien qu'en pensant à tout ce qu'ils peuvent réaliser. Le plus navrant dans l'histoire, c'est que le gouvernement est aux abonnés absents. Et pourtant on ne peut même pas dire qu'il croule sous les devoirs. Hormis quelques ministres qui assurent le show attendant les grandes décisions, on peut difficilement soutenir que le travail tue les membres du gouvernement. Ils sont tellement préoccupés par leur propre sort que les Maliens peuvent crever sans que cela ne les émeuve vraiment.

Pour terminer, je souhaite, au nom de journal, un bon mois de ramadan à tous. Je sais qu'avec le mois, c'est la saison de toutes les maladies. Que Dieu nous protège tous, amen !

El hadj TBM

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RAMADAN

Un mois de dévotion et de prières

Sur arrêté du ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le ramadan a débuté hier au Mali. Cet arrêté a été pris sur la base du rapport d'observation de la Commission nationale de lune informée sur l'apparition du croissant lunaire dans sept localités du pays dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso.

Cette année, le Mali commence le jeûne en même temps que l'Arabie saoudite et de pays voisins comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et la Guinée. Dans le monde, ce sont 1,2 milliard de musulmans qui s'apprêtent à observer ce mois de dévotion et de piété qui se passe au Mali dans une conjoncture caractérisée par la hausse des prix des denrées de première nécessité.

Le jeûne est un des cinq piliers de l'islam, le quatrième dans le sunnisme et le troisième pour les chiites duodécimains, majoritaires parmi les chiites. Il dure un mois lunaire de 29 à 30 jours.

A l'origine, le ramadan symbolise le mois où en l'année 610, Dieu envoya au prophète Mohammed (PSL) l'ange Djibril (ou Gabriel) lui annonçant, qu'il était désigné en qualité de son messager. Pendant ce même mois, la révélation du saint Coran a été faite à Mohammed. L'événement est appelé la Nuit du destin ou «  Lailat Qadar  », célébrée vers la fin du ramadan par une nuit de prières et de repentir par les fidèles.

Pendant toute la journée, du lever au coucher du soleil, celui qui observe le jeûne doit s'abstenir de manger, de boire ou d'avoir des relations sexuelles. Il s'agit d'un moment de se rapprocher de Dieu, d'accueillir la parole de Dieu par la lecture de Coran ou de retourner vers Lui par la prière.

Les musulmans doivent aussi s'acquitter de l'aumône à la fin du ramadan qu'on appelle «  zakât al-fitr  ». Ainsi est célébrée dans la ferveur, l'Aïd el Fitr ou fête de ramadan marquant la fin du mois de jeûne.

Contrairement au carême chrétien, qui est la préparation à la fête de pâques et le mémorial des 40 années des hébreux dans le désert et des 40 jours de Jésus dans le désert, le ramadan est juste un mois de jeûne. Il n'est pas la préparation d'une fête encore moins le souvenir d'un événement.

Chez les chrétiens, pendant les 40 jours de jeûne, l'accent est mis sur la conversion intérieure et le partage. Le ramadan est par contre un moment pendant lequel, le musulman exprime son attachement à la communauté musulmane et sa fidélité à la loi de Dieu. Le carême n'a pas la même importance pour le chrétien.

Abdrahamane Dicko

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MEMORIAL DES JUSTES

Le mois béni de ramadan

Que Dieu agrée nos prières, nos jeûnes, qu'Il nous fasse miséricorde et qu'Il absous de tous nos péchés. Amin.

Salmân rapporte : « Le dernier jour de Cha'bân , le Messager d'Allah nous fît ce discours : « O gens, il arrive un grand mois, un mois rempli de bénédictions, dans lequel se trouve une nuit meilleure que mille mois ( Laïlatou-l-Qadr ). C'est un mois dans lequel Allah a rendu obligatoire de jeûner le jour et « sunna » de prier la nuit ( Tarawih ). Pour quiconque désire s'approcher d'Allah en accomplissant des actes surérogatoires ( nawâfil ) durant ce mois, il lui sera compté une récompense comme s'il avait accompli un acte obligatoire d'un autre moment de l'année et celui qui accomplit un acte obligatoire ( fardh ) recevra la récompense de soixante-dix « farâïdh » d'un autre moment de l'année. C'est un mois de patience ( Sabr ) et la récompense de la patience est le Paradis. C'est un mois de sympathie envers ses compagnons. C'est un mois où la portion du croyant augmente.

Quiconque donnera quelque chose à un jeûneur au moment de rompre le jeûne ( iftâr ) obtiendra le pardon de ses péchés et la protection contre le feu de l'enfer et il recevra la même récompense que lui sans que celle de ce dernier ne soit en rien diminuée ».

Les Sahabas - Allah ( swt ) les agrée - dirent : « O Messager d'Allah, nous ne pouvons pas tous trouver de quoi donner à un jeûneur pour qu'il rompe son jeûne ». Raçouloullah répondit : « (Il n'est pas nécessaire de donner à manger à satiété car) Allah accorde la même récompense pour celui qui donne à un jeûneur une simple datte ou un peu d'eau ou de lait au moment de l' iftâr ».

« C'est un mois tel que sa première partie est une miséricorde, son milieu le pardon et la dernière : la libération du feu de l'enfer. Quiconque allégera le fardeau de ses serviteurs en ce mois, Allah lui pardonnera et le libérera du feu (de l'enfer). Dans ce mois, vous devriez vous appliquer à accomplir quatre choses en grande quantité : deux pour le plaisir de votre Seigneur et deux telles que vous ne puissiez vous en passer. Celles qui sont pour le plaisir de votre Seigneur sont : réciter en grande quantité le kalima tayyibah : « Lâ ilâha ilallâh » et faire beaucoup de demande de pardon ( Istighfar ). Et quant aux deux choses dont vous ne puissiez vous passer, ce sont : implorer Allah pour Son Paradis et lui demander protection contre l'enfer ».

« Celui qui donnera à boire à un jeûneur, Allah ( swt ) lui fera boire de Son bassin ( Hauz ), le Jour du jugement, d'une telle eau qu'il ne sentira plus la soif jusqu'à ce qu'il rentre au Paradis ». (Hadith rapporté par Khouzaïmah dans son Sahih ).

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RENTREE LITTERAIRE

Trois grands prix lancés

Initiative des éditions Tombouctou, la première rentrée littéraire du Mali se déroulera du 17 au 19 janvier 2008 avec, à l'affiche, trois prix littéraires de 8 millions de F CFA qui seront décernés à des auteurs.

Face à la presse, mercredi au Musée national de Bamako, les initiateurs de la rentrée littéraire, première du genre au Mali, les auteurs Ibrahima Aya et Aïda Mady Diallo des éditions Tombouctou, ont expliqué les raisons de leur motivation. « Nous avons fait le constat de la morosité qui prédomine le monde de l'édition locale. Nous avons alors décidé d'apporter notre pierre au monde de l'édition de notre pays afin de contribuer au développement de la vie littéraire » , a expliqué Ibrahim Aya.

La rentrée littéraire s'inscrit également dans ce cadre. Car, il a pour objectif, dira-t-il, de promouvoir le livre et la lecture, soutenir les auteurs et leurs œuvres, susciter de nouvelles vocations parmi les jeunes tout en améliorant la structuration de la filière du livre.

Au programme de cette rentrée littéraire, trois grands prix littéraires : le prix continental Yambo Ouologuem , premier prix Renaudot africain en 68, doté de 5 millions de F CFA, le prix Massa Makan Diabaté de 2 millions et le prix du 1er roman national doté d'un million de F CFA. Ces prix seront décernés à des œuvres publiées au cours des deux dernières années.

Il y aura également, des conférences débats, des rencontres avec des auteurs autour des thèmes d'actualité comme « la colonisation est-elle responsable de l'état actuel de l'Afrique ? », « Où sont les femmes auteurs du Mali ? » ou encore « Quel avenir pour la filière livre du Mali ? ». A cela s'ajoutent des animations, lecture de textes, projection de films issus de livres africains, musique…

Le représentant du ministère de la Culture, Mamadou Bani Diallo, l'écrivain Ismaël Samba Traoré, le professeur Ismaël Amadou Sow ont salué cette initiative de la benjamine des éditions du Mali qui permettra, sans doute, de donner un nouveau souffle à la filière du livre et à la littérature au Mali. Les conditions de participation au prix littéraire sont disponibles sur le site www.bamako-culture.org

Sidiki Y. Dembélé

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  CONTRE LES IST-VIH/SIDA

Le Fnuap et la DNPEF sensibilisent les jeunes filles

En 2001, 66 % des jeunes entre 15 et 19 ans ont eu leur premier rapport sexuel entraînant du coup des grossesses précoces et des maladies sexuellement transmissibles.

Vu que les adolescents sont de plus en plus victimes des maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/Sida, les responsables chargés des enfants et leurs partenaires ne pouvaient rester inactifs face à ce fléau et à ses conséquences dramatiques.

« Accroître la disponibilité et l'accessibilité des services de SR/SRAJ et de l'information sur les IST-VIH/Sida d'ici fin 2007 en faveur des jeunes migrants et des filles mendiantes » est le thème de l'atelier de sensibilisation des jeunes migrants et des jeunes filles mendiantes, organisé par la direction nationale de la promotion de l'enfant et de la famille et le Fonds des nations unies pour la population ( Fnuap ). La ministre de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille, Diallo Mbodji Sène , a ouvert hier à la Cité des enfants les travaux de l'atelier, qui durera deux jours.

Dans notre pays, la majorité des adolescentes, surtout les filles migrantes et mendiantes, les cibles du projet, font des rapports sexuels peu ou non protégés et les grossesses précoces sont de plus en plus légion. Ce sont les conditions de vie très précaires des filles migrantes et mendiantes qui motivent ces rapports, qui ont pour résultat : la contamination aux maladies sexuellement transmissibles.

Les rapports sexuels auxquels elles s'exposent ont des conséquences néfastes sur leur santé, leur éducation, leur protection sociale et juridique et leur participation dans la vie quotidienne, bref sur leur avenir. C'est pourquoi, Mme Diallo Mbodji Sène a déclaré qu'il « devient nécessaire d'entreprendre des interventions spécifiques en faveur de ces jeunes adolescentes qui, de par leur situation sociale, sont très vulnérables et très exposées » . Et à Mme la ministre d'espérer que les résultats des deux jours d'atelier constitueront une étape importante dans la lutte contre le Sida.

Après avoir souligné tout l'intérêt que sa structure accorde à la santé des adolescents et la fréquence des grossesses précoces, le représentant du Fnuap , Mantala Traoré, a dénoncé des pratiques encore courantes comme l'excision, qui menacent la santé maternelle, néo-natale et infantile. Cet atelier, a-t-il poursuivi, est pertinent dans la mesure où les enfants ont un  « accès limité aux services de santé reproductive de qualité et à des informations en matière de santé sexuelle et reproductive en milieu urbain et de façon aiguë en milieu rural » .

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

 

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 REPORT DE LA RENTREE DES CLASSES

Le oui mais… des syndicats

La rentrée scolaire et universitaire 2007-2008 initialement prévue le lundi 17 septembre prochain vient d'être reportée au lundi 2 octobre 2007. La décision a été prise par le gouvernement après concertation avec les responsables de l'école et les partenaires (associations de parents d'élèves et syndicats). La seule raison invoquée serait que les conditions ne sont pas encore réunies pour l'ouverture à la date anciennement indiquée.

La Fédération de l'éducation nationale (Fen), affiliée à la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), et le Syndicat national de l'éducation et de la culture (Snec), membre de l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), qui ont généralement des positions antagonistes en matière de revendications syndicales, s'accordent à rejeter la responsabilité du report sur le gouvernement. Celui-ci, disent-ils, ne ferait que fuir ses responsabilités en invoquant les inondations ou le mois de ramadan qui a officiellement débuté hier au Mali.

La rentrée des classes à la mi-septembre a débuté en 2000 sous Alpha Oumar Konaré. L'objectif visé était de lancer à la veille de chaque rentrée des classes deux semaines consacrées aux cours d'éducation civique. L'occasion était donnée aux élèves et étudiants d'apprendre les valeurs morales et citoyennes tout en se mettant en jambe avant le jour « j ».

Tout se passait bien jusque-là. Les inondations enregistrées un peu partout au Mali cette saison hivernale auraient vraisemblablement fait du tort aux écoles, aux dires des autorités. Les victimes de cette catastrophe naturelle squattent les salles de classe dans des régions de Koulikoro, de Ségou en passant par Mopti et d'autres localités du pays. Une situation difficilement gérable à cause du manque d'infrastructures scolaires.

De l'avis des syndicats enseignants, qui semblent faire contre mauvaise fortune bon cœur, le report que le gouvernement impute à des raisons techniques est plutôt dû à l'impréparation des responsables de l'école malienne.

D'ordinaire, les orientations au secondaire et à l'université sont effectives au plus tard en fin août. A ce jour, aucun nouveau bachelier ou titulaire du DEF ne sait dans quelle filière il sera orienté alors même que les résultats de ces examens ont été publiés depuis le mois de juillet.

Pis, l'année académique est loin d'être terminé dans les facultés qui jouent aux prolongations. Plusieurs d'entre elles n'ont pas encore fait leurs examens et d'autres sont dans l'attente des résultats. A ce rythme, il est fort à parier que la rentrée dans les facs est pour le futur… Postérieur.

Abdrahamane Dicko

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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