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2007

Mois de septembre

Les Echos du 13 septembre

REPORT DE LA RENTREE SCOLAIRE

Le Snec accuse l'Etat…

Le report de la date du 17 septembre pour la rentrée des classes, découle de la non-préparation matérielle, financière et technique du gouvernement plutôt que de paramètres environnementaux. Il résulte, selon le Snec , de l'incapacité de l'Etat à assumer ses charges et à son mimétisme de mauvais aloi des autres.

C'est officiel : la rentrée des classes 2007-2008 au niveau des ordres d'enseignement préscolaire, fondamental et secondaire n'aura plus lieu le 17 septembre, mais le 2 octobre 2007. C'est ce qui découle de la rencontre entre le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga et les syndicats, directeurs nationaux et partenaires de l'école, mardi dernier dans les locaux de son service.

Au niveau des syndicats, aux dires de Sidiki Diarra, secrétaire général adjoint du Syndicat national de l'éducation et de la culture ( Snec ), il n'y a pas eu d'objection sur la date initialement retenue. Ce sont la Fédération nationale des parents d'élèves ( Fénapem ), le directeur national de l'éducation de base et des cadres du ministère de l'Education nationale qui ont plutôt proposé le report au mois d'octobre.

Raisons avancées : la persistance de l'hivernage, l'occupation des salles de classes par des victimes d'inondation, l'inaccessibilité de certaines zones comme Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti où des routes sont coupées et des ponts cassés ça ou là.

Les causes matérielles et sociologiques soulevées tiennent au démarrage en principe aujourd'hui du mois sacré du ramadan qui coïncide avec le milieu du mois période durant laquelle peu de citoyens ont suffisamment de moyens pour supporter de grandes dépenses.

Prétextes

« Pour moi, il n'y a aucun rapport entre la rentrée des classes et le mois de ramadan ou autres paramètres. L'Etat n'est pas lié par un parent qui doit payer un boubou, des chaussures… pour son fils. C'est l'Etat qui gère et quand il décide, il doit respecter ses décisions. Le report dénote d'un manque de sérieux du gouvernement en ce sens que depuis quelques années, il a tenté d'arrêter à l'instar de certains pays comme la France, la date du 17 septembre comme celle de la rentrée des classes. Mais jamais cette date n'a pu être respectée. Or, on fixe une date après une analyse approfondie en amont et en aval » , fulmine le chargé de formation, de la recherche et des questions académiques du Snec .

Pour Maouloud Ben Kattra , le gouvernement, en optant pour le report, cache son insuffisance. A l'entendre, c'est plutôt ce dernier qui n'est pas matériellement, financièrement et techniquement prêt pour la rentrée . « Pour trouver une raison, il fallait convoquer une rencontre élargie aux partenaires et les laisser parler. Pourquoi quand on fixait la date du 17 septembre, le gouvernement n'a pas demandé notre avis ? En fixant cette date, il savait bel et bien que telle ou telle zone est inondée pendant l'hivernage, il savait également que le mois béni de ramadan allait intervenir. Il savait qu'il y avait ceci ou cela. Ce qui nous a été dit n'est que la face cachée de la réalité. Ce ne sont que des prétextes » .

Notre interlocuteur pense que les facteurs religieux et environnementaux sont loin de justifier le report de la date du 17 septembre. La réalité aujourd'hui est que de nombreuses classes devant accueillir les élèves ne sont pas achevées, les dotations des directions en craie, livres… ne sont pas faites, les mutations nationales, qui ont commencé la semaine dernière, ne sont pas achevées. Idem pour le recrutement, par le gouvernement, de nouveaux enseignants et les orientations des candidats admis au DEF, etc. Autant de raisons qui sont à la base du report de la rentrée académique 2007-2008.

Mohamed Daou

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PROMOTION DE L'ALPHABETISATION

Les ONG exigent plus de ressources

Pour accroître les ressources consacrées aux programmes d'alphabétisation en Afrique, particulièrement au Mali, les organisations de la société civile ne lésinent plus sur les stratégies de plaidoyer. Ainsi, après la caravane dans des localités maliennes, guinéennes et sénégalaises, et après la marche organisée lundi matin, l'ONG « Jeunesse et développement » et ses partenaires étaient mardi devant les journalistes au Centre de presse du CICB.

Organisé par « Jeunesse et développement » et Pamoja Afrique de l'Ouest, cette conférence était animée par Gorgui Sow (Campagne africaine pour l'Education pour tous), Pr. Mamadou Ndoye (ancien ministre sénégalais de l'Education et secrétaire général de l' Adéa ), Mme Joyce N. Kebathi (Kenya) et Mme Gina Mamba Chimda ( Pamoja , Zambie) qui sont tous des figures emblématiques du combat pour la promotion de l'alphabétisation.

Une fois de plus, il s'agissait d'un plaidoyer visant à amener les gouvernements et les agences de développement à consacrer plus de ressources aux programmes de promotion de l'alphabétisation. Vu l'énormité des besoins sans cesse exprimés, il est nécessaire que les gouvernements consacrent au moins 3 % de leurs budgets alloués à l'éducation. Cela est d'autant nécessaire que 1/3 des adultes ne savent encore ni lire ni écrire. Pis, il n'y a pas de politique systématique en matière d'alphabétisation et d'éducation non formelle.

Pour atteindre cet objectif de 3 %, le groupe d'ONG va poursuivre son plaidoyer et accentuer la pression sur les gouvernements et les partenaires au développement en s'appuyant sur les autres composantes de la société civile, les médias, les parlements nationaux. Les différentes campagnes vont surtout mettre en évidence les multiples avantages de l'alphabétisation au-delà du fait de savoir écrire et lire. Une tâche aisée d'autant plus que l'alphabétisation fait la différence à tous les niveaux.

Selon le Pr. Mamadou Ndoye , les pays africains consacrent 5 à 40 % de leurs budgets globaux à l'éducation. Dans une telle situation, exiger 3 % de ce budget pour l'alphabétisation et l'éducation non formelle, ne consisterait-elle pas à pousser les gouvernements à dégarnir d'autres secteurs à leur profit ?

Des réponses apaisantes ont été apportées à cette préoccupation des confrères. Pour l'ancien ministre sénégalais de l'Education, Pr. Ndoye , l'atteinte de l'objectif fixé par les ONG exige des ajustements internes, d'allocations mieux équilibrées et la recherche du coût/efficacité pour allouer une part significative à l'alphabétisation.

Pour M. Gorgui Sow de la Campagne africaine pour l'Education pour tous, il faut surtout mettre l'accent sur le plaidoyer national afin de convaincre les gouvernements et leurs partenaires à accorder plus d'importance et à consacrer plus de ressources à l'alphabétisation. Il faudra aussi veiller à ce qu'il y ait plus d'efforts dans la gestion des ressources allouées.

« Quelle que soit l'importance des ressources allouées, elles n'auront jamais l'impact socioéconomique attendu sans une gestion transparente, efficace et équitable » , a rappelé M. Sow . Dans sa conclusion, il a attiré l'attention des journalistes sur le fait que la rareté ou l'insuffisance des ressources ne doit pas être un prétexte pour marginaliser davantage les couches pauvres qui sont aussi les plus touchées par l'illettrisme.

Cette conférence de presse intervient après une marche de plaidoyer et une caravane d'information et de sensibilisation des communautés sur l'importance de l'alphabétisation. Ainsi, du 27 août au 7 septembre 2007, cette caravane a parcouru des localités maliennes, guinéennes et sénégalaises comme Siguiri , Mamou , Labé, Kédougou , Tambacounda, Kidira , Diossong , Diboli , Kayes et Kita…

Toutes ces activités d'information, de sensibilisation et de plaidoyer étaient organisées en marge de la Conférence régionale panafricaine sur l'alphabétisation (du 10 au 12 septembre 2007) qui a pris hier à Bamako.

Moussa Bolly

 

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AUDIT INTERNE

L' Aciam institue le diplôme professionnel

Le diplôme professionnel d'audit interne (DPAI), voilà la baguette magique de l' Aciam pour relever le défi de la professionnalisation des structures d'audit interne. La révélation a été faite lors de sa troisième rentrée académique, samedi dernier sur le thème « Contrôle interne et fraude en milieu financier » .

L'audit interne est resté, durant des années, la chasse gardée des seuls initiés ; ce qui fait que le nombre d'auditeurs diplômés se compte sur le bout des doigts. De sources d'auditeurs, en 47 ans d'indépendance, notre pays ne dispose pas de plus de dix experts-comptables. Une situation à laquelle l' Aciam compte remédier à travers l'institution du diplôme professionnel d'audit interne (DPAI).

Le DPAI, a dit Dramane Sidibé, chargé de la publication de la revue d'audit interne au sein du nouveau bureau, est un produit francophone soutenu par l'Union francophone de l'audit interne (UFAI) en relation avec l'Institut de l'audit interne basé aux Etats Unis d'Amérique.

Et pour faciliter sa délocalisation, a-t-il ajouté, « l'UFAI, en relation avec l'Institut français de l'audit interne ( Ifaci ) a organisé une session de formation des formateurs du DPAI en juin passé à Paris, session à laquelle ont pris part quatre membres de l' Aciam . La participation des délégués de l' Aciam a été rendue possible grâce à l'appui de la Coopération suisse qui a assuré la prise en charge de deux délégués. Cette session de formation de deux semaines a regroupé les instituts africains francophones membres de l'UFAI » .

Les candidats intéressés par ce diplôme pourront le passer au mois de janvier de chaque année, à condition d'avoir un bac+4. La formation est axée sur sept modules allant de l'initiation à l'audit interne, à la méthodologie d'audit interne, la désacralisation du système d'information, etc. Si la formation se passe ici, la correction des épreuves sera assurée par l' Ifaci .

Plus de 100 experts comptables d'ici 2025

« Avec cette formation , a souligné M. Sidibé, l' Aciam offre une opportunité supplémentaire à ses membres à travers des frais d'inscription modérés. Car elle propose un montant de 575 000 F CFA contre 6 500 534 F CFA pour la même formation en France » .

Selon lui, avec l'appui de l'Ordre des experts-comptables et comptables agréés, qui n'a jamais fait défaut à l' Aciam , et ceux de l'Association des anciens du lycée Technique et de l'Association des experts-comptables stagiaires en cours de création, notre pays pourra compter sur une centaine d'experts-comptables diplômés à l'horizon 2025.

En plus du DPAI, l' Aciam a délocalisé depuis 2005 l'examen du CIA ( Certified Internal Auditor ) de l'IIA. L'obtention du DPAI permet de dispenser dans les années à venir deux modules du CIA sur quatre au total. Il en résulte que le DPAI est la voie privilégie pour obtenir le CIA. L' Aciam ne compte pas s'arrêter en de si bon chemin, car, « après le Master Audit, le CIA et le DPAI, un autre champ de réflexion sera exploré par l' Aciam dans les mois à venir, relativement à la mise en place du bac professionnel en comptabilité connu sous le nom de Bac-G qui existe dans tous les pays de la sous-région. C'est la seule voie pour garantir un bond qualitatif en matière d'expertise comptable au Mali » , a expliqué M. Sidibé avant de paraphraser Charles Henri Bujard qui dit que « l'audit interne n'est pas quelque chose que l'on impose mais qui s'imposera si on le fait bien avec : diplomatie et un mental fort » .

Sidiki Y. Dembélé

 

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LEGISLATIVES MAROCAINES

Les normes d'une démocratie

•  De notre envoyé spécial Alexis Kalambry -

Le vendredi dernier, plus de 15 millions de Marocains étaient appelés à accomplir leur devoir civique et choisir entre 33 listes leurs 325 députés. Les bureaux de vote qui ont ouvert leurs portes à 8 h, selon nos constats, n'ont enregistré aucun incident majeur.

Finalement, selon les constats du ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa , qui a rencontré la presse à la clôture des bureaux, la participation se plafonne à 41 %, plus bas certes qu'en 2002, mais, la grande satisfaction, c'est que les provinces du Sud ont réalisé le meilleur taux, « preuve, selon le ministre Benmoussa , de leur adhésion au royaume » .

Le vote se déroule au scrutin direct de liste à la proportionnelle au plus fort reste. Les électeurs choisissent 295 députés dans 95 circonscriptions et 30 députées dans une "liste nationale" séparée, pour assurer un quota de représentation aux femmes.

La Chambre des conseillers comporte 270 membres dont le mandat est de 6 ans maximum. La moitié est renouvelée tous les trois ans. Les trois cinquièmes (162 sièges) des conseillers sont élus par des élus régionaux, 91 sont élus par des chambres professionnelles et 27 par des salariés. Son actuel président est Mustafa Oukacha , membre du RNI. L'âge requis pour être élu est de 30 ans.

Le Parlement marocain vote le budget, il peut également faire des propositions de lois, interpeller les ministres et établir des commissions d'enquêtes pour étudier les actions du gouvernement. La Chambre des représentants du Parlement peut dissoudre le gouvernement par une motion de censure.

Les partis en lice sont répartis en trois grandes tendances : les islamistes, dont le PJD, les partis de la coalition gouvernementale, ceux qui étaient aux commandes et la gauche non gouvernementale.

« Le mode de scrutin direct à la proportionnelle, au plus fort reste est très démocratique, car permet à chaque parti d'avoir une représentativité au prorata de son implantation » , affirme un politologue.

A l'issue des élections du 7 septembre, le Maroc a encore prouvé son avancée démocratique et son rôle, en la matière, de leader dans le Maghreb, ce qui lui a d'ailleurs valu les félicitations et les messages d'encouragement de beaucoup de pays comme les USA, le Royaume-Uni, la France ou l'Espagne.

"Les Etats-Unis félicitent le gouvernement et le peuple marocains pour les élections parlementaires tenues le 7 septembre" , a souligné le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack , indiquant que le scrutin "est conforme aux standards internationaux" , comme en témoignent les différents comptes-rendus.

"Nous estimons que les élections sont un nouveau pas en avant fait par le Maroc et nous soutenons le peuple marocain dans l'œuvre d'édification d'un gouvernement représentatif plus démocratique" , a ajouté le porte-parole, dans une déclaration rendue publique à Washington.

 

Un marketing politique moderne

La veille du scrutin, nous avons fait un tour dans certains états-majors et QG de campagne. Ainsi, selon certains confrères occidentaux, « ce qui frappe, c'est le professionnalisme des hommes politiques ici. C'est un marketing politique du 21e siècle » , a affirmé un confrère séduit par la panoplie de moyens de communication déployés par les partis et par les ressources humaines mobilisées pour séduire les électeurs.

 

Un pays en croissance

« Le Maroc se réveille » , affirmait un homme d'affaires français en vacances à Rabat. Il ne pensait pas si bien dire, car le Maroc connaît un taux de chômage de moins de 10 %. Le royaume compte parmi les pays émergeants, avec une population très jeune et un produit intérieur brut (PIB) de 50 milliards d'euros.

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LES FORCES EN PRESENCE

L'Istiqlal s'affirme…

Ce sont 33 partis, coalition de partis et indépendants qui briguaient les suffrages des Marocains le 7 septembre dernier. Une présentation des grandes formations politiques du royaume.

La politique du Maroc s'inscrit dans une monarchie constitutionnelle dotée d'un Parlement élu.

Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement. Le pouvoir législatif est exercé par les deux chambres du Parlement, la chambre des représentants et la chambre des conseillers. La Constitution marocaine prévoit une monarchie parlementaire et un ordre judiciaire indépendant.

Le roi est le chef politique suprême. Il préside le conseil des ministres ; nomme le Premier ministre après des élections législatives ; nomme tous les membres du gouvernement tenant compte des recommandations du Premier ministre.

Il existe deux grandes entités politiques au Maroc depuis son indépendance en 1956. Il s'agit du parti de l'Istiqlal (en français l'indépendance), parti fondé durant la lutte pour l'indépendance du Maroc et de l'Union socialiste des forces populaires (USFP). Le Parti de la justice et du développement (PJD), mouvement ayant une idéologie politique à tendance islamiste, est en train de devenir une force majeure sur l'échiquier politique marocain.

L'Union socialiste des forces populaires (USFP) est un parti politique marocain né en 1975 d'une scission avec l'Union nationale des forces populaires (UNFP). Ce parti se réclame des idées de la gauche, principalement sur les points de la justice sociale et du combat contre les inégalités. Lors des élections législatives du 27 septembre 2002, le parti obtient cinquante sièges au Parlement. C'est le parti majoritaire. Il fait partie de la coalition gouvernementale avec l'Istiqlal.

Le Parti de l'Istiqlal (PI, « Parti de l'indépendance ») est l'un des partis politiques marocains ayant joué un rôle prépondérant dans le paysage politique marocain, fondé le 10 décembre 1943. Il est membre de l'Internationale démocrate centriste. Monarchiste, nationaliste, défenseur de l'islam marocain et du « Grand Maroc », il lutte dans les années 1950 pour le retour du sultan Mohammed Ben Youssef, exilé par les autorités françaises du Protectorat. Certains de ses militants sont emprisonnés ou contraints à l'exil.

Le Parti de la justice et du développement (PJD) est un parti politique marocain de référentiel islamique. Officiellement, le parti se définit comme un parti politique national dont le but est la contribution à la construction d'un Maroc moderne démocratique, prospère et solidaire, « fier de son authenticité historique et contribuant positivement dans la marche de la civilisation humaine, dans le cadre de la monarchie constitutionnelle en reconnaissant le fait que le roi du Maroc est également Amir Al Mouminine  ».

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) est un parti politique marocain fondé en 1978. Lors des élections législatives du 27 septembre 2002, le parti a obtenu 41 sièges au Parlement, ce qui lui a permis de se positionner comme quatrième force politique du royaume après l'USFP, le parti de l'Istiqlal et le PJD. Le RNI fait partie de la majorité gouvernementale depuis 2002 et est représenté au sein du gouvernement par trois ministres. Le président de la deuxième chambre, la Chambre des représentants, M. Mustapha Oukacha , est membre du parti.

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 LE CCDH

La cheville ouvrière

Le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH), du Maroc a été chargé de superviser l'observation des élections législatives du 7 septembre. Cet organisme a affirmé avoir accrédité plus de 50 observateurs internationaux, et des milliers d'autres qu'il a lui-même déployés sur le terrain.

Selon un communiqué signé de son président, Mahjoub El Hiba , le CCDH a souligné l'importance « de respecter le code international de conduite en matière d'observation des élections, obligeant les observateurs à être impartiaux et à n'intervenir à aucune phase du processus électoral » .

« Le CCDH accomplira sa mission dans la perspective d'élaborer un rapport thématique incluant à la fois un cadre de référence sur les normes internationales en matière des droits de l'Homme, un bilan de la coordination et de la collaboration avec les ministères de la Justice et de l'Intérieur, les résultats de l'analyse des informations publiées par la presse, et le bilan de l'opération de l'observation du processus électoral, effectuée par le CCDH, la mission internationale d'observation et le tissu associatif » , a-t-il conclu.

 

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  REPORTAGE

« Tout se passe bien »

Le 7 septembre, jour du vote, nous avons fait le tour de certains bureaux de vote à Rabat et dans sa proche banlieue, notamment à Temara .

Le moins que l'on puisse dire, c'est que tout se passe bien, comme le répètent d'ailleurs les différents centralisateurs que nous y rencontrons.

Notre première étape est le lycée Moulay Youssouf, à Rabat Saleh. La circonscription est baptisée par les Marocains « Circonscription de la mort » , car 19 têtes de file, des chefs de parti et des ministres, s'y affrontent sur 18 listes. Selon le chef de centre, Zahar Khalid , le bureau a ouvert à l'heure et tout se passe bien.

C'est la même chose que répétera, à l'Ecole des Orangers, Mahmoud Dihi qui centralise les résultats de ce centre. Pour son homologue Filali Abdellah de l'Ecole Khadi Ayad , dans son centre, « tous les assesseurs des partis politiques sont présents » . Ce sont les mêmes constats de Badaoui Moustapha au Collège Kenza de Rabat-Océan .

A Témara , l'affluence est visible dans les centres. « Le vendredi n'étant pas férié, les populations sont d'abord parties travailler. Certains ont pris une permission d'une heure pour venir voter, mais la majorité a préféré attendre l'après-midi, à la fermeture des bureaux, pour venir accomplir leur devoir civique » , a expliqué Oufkir Lassen qui centralise les résultats au Centre de bienfaisance de la localité.

Le ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa , rencontrant la presse à la fin des élections, a dit que sur tout le territoire, il a été signalé 200 incidents mineurs. « C'est un jalon de plus sur la voie que nous nous sommes tracée pour être une nation démocratique évoluée » , a-t-il conclut.

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 SCRUTIN DU 7 SEPTEMBRE

Le satisfecit des observateurs

Cinquante-deux observateurs internationaux et 3000 autres de la société civile marocaine ont été déployés sur le terrain pour suivre les législatives du 7 septembre.

Les observateurs internationaux ont été déployés dans 12 régions du royaume. Selon le rapport préliminaire rendu public par son président, l'ex-chef d'Etat bolivien Jorge Fernando Quiroga Ramirez, qui dirige la mission, « il n'y a pas eu d'incidents majeurs ou d'irrégularité de nature à entacher la sincérité du vote » .

"C'est productif pour la démocratie d'avoir une mission internationale d'observation des élections (...) Ce type de mission aide le pays et la communauté internationale à renforcer la démocratie dans des pays comme le Maroc" , note le chef de mission.

 

RESULTATS

Résultats définitifs

Voici la répartition définitive des sièges après les élections législatives du 7 septembre 2007 pour l'élection des membres de la Chambre des représentants, au titre des listes électorales locales et nationales :

- Parti de l'Istiqlal : 52 sièges

- Parti de la justice et du développement : 46 sièges

- Mouvement populaire : 41 sièges

- Rassemblement national des indépendants : 39 sièges

- Union socialiste des forces populaires : 38 sièges

- Union constitutionnelle : 27 sièges

- Parti du progrès et du socialisme : 17 sièges

- Front des forces démocratiques : 9 sièges

- Mouvement démocratique et social : 9 sièges

- Union PND-Al Ahd et les partis formant l'union : 14 sièges, se répartissant comme suit :

. Union PND-Al Ahd : 8 sièges

. Parti Al Ahd : 3 sièges

. PND : 3 sièges

- Union PADS-CNI-PSU et les partis formant l'union : 6 sièges, se répartissant comme suit :

. Union PADS-CNI-PSU : 5 sièges

. CNI : 1 siège

- Parti travailliste : 5 sièges

- Parti de l'environnement et du développement : 5 sièges

- Parti du renouveau et de l'équité : 4 sièges

- Parti socialiste : 2 sièges

- Union marocaine pour la démocratie : 2 sièges

- Forces citoyennes : 1 siège

- Alliance des libertés : 1 siège

- Initiative citoyenneté et développement : 1 siège

- Parti de la renaissance et de la vertu : 1 siège

•  SAP : 5 sièges.

 

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