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2007

Mois de septembre

Les Echos du 11 septembre

ALPHABETISATION EN AFRIQUE

Bamako dresse l'état des lieux

La Conférence régionale africaine sur l'alphabétisation qui se tient à Bamako va tenter de donner un nouvel élan à l'alphabétisation en Afrique où il faudra au moins 11 milliards de dollars américains, selon Koichiro Matsuura , le directeur général de l'Unesco, pour relever le défi du taux de l' aphabétisation sur le continent.

La Conférence régionale africaine sur l'alphabétisation, dont l'ouverture a été présidée hier par le président de la République, en présence de plusieurs épouses de chefs d'Etat africains, de hautes personnalités et d'experts en matière d'alphabétisation, va dresser un état des lieux de l'alphabétisation sur le continent africain.

En Afrique, moins de 60 % des adultes savent lire et écrire, soit un des taux d'alphabétisation les plus bas du monde. La conférence de Bamako intitulée  « le renouveau de l'alphabétisation pour faire face aux défis africains et internationaux » , tentera d'identifier les meilleures politiques et initiatives novatrices afin de donner un nouvel élan à l'alphabétisation en Afrique.

La question des coûts et du finnancement des programmes d'alphabétisation sera au cœur de la conférence avec une table ronde qui débattra d'une nouvelle budgétisation de l'alphabétisation. Selon le directeur général de l'Unesco, Kîochiro Matsuura , 11 milliards de dollars américains sont nécessaires pour relever le defi de l'alphabétisation en Afrique.

Le président de la République, Amadou Toumani Touré, qui a indiqué avoir pris l'engagement de relever le taux d'alphabétisation, a souligné que nous ne pouvons relever le défi qu'en affectant des moyens beaucoup plus importants à l'alphabétisation et à l'éducation non formelle. Or, de nos jours, a-t-il ajouté, elles ne recoivent que 1 % des budgets nationaux.

Selon ATT, le faible soutien des partenaires financiers et techniques, qui d'ailleurs ne sont pas nombreux à privilégier l'alphabétisation dans leur politique d'aide, est l'une des raisons qui font que le taux d'alphabétisation en Afrique reste encore à la traine . Il a lancé un appel afin que les engagements de Jomtien , Dakar, du Millénaire et de la Décennie des Nations unies pour l'alphabétisation soient traduits en actes concrets.

Au cours des trois jours de travaux, les participants débattront particulièrement de la situation de l'Education pour tous (EPT) en Afrique et du rapport Dakar+7 et procéderont à l'évaluation des mecanismes de coordination de l'EPT.

Denis Koné

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ALPHABETISATION

Une arme contre la propagation du Sida

« L'alphabétisation est essentielle au développement de nos cités, y compris la réduction de l'impact du VIH/Sida »  : telle est la position défendue par certaines ONG comme « Jeunesse et développement » au cours de la Conférence régionale panafricaine sur l'alphabétisation qui se tient au CICB depuis hier.

On comprend alors aisément qu'elles revendiquent 3 % des budgets nationaux consacrés à l'Education. C'est la condition sine qua non pour que nos Etats et les populations puissent réellement bénéficier des avantages de l'alphabétisation.

L'alphabétisation ne peut pas être un élément clef du développement de nos pays tant que, dans la plupart des Etats, l'offre éducative pour les adultes est insuffisante aussi bien au niveau quantitatif que qualitatif. D'une façon générale, les gouvernements n'accordent que la portion congrue à l'éducation non formelle. Et pourtant, les discours politiques ne cessent de marteler que l'éducation, notamment l'alphabétisation, est la clef de voûte du développement.

Depuis plus d'un demi-siècle, l'éducation est reconnue comme un droit humain. Paradoxalement, un adolescent sur cinq est privé de ce droit car ne sachant pas utiliser l'écrit pour communiquer. Et là aussi, les femmes sont frappées par la disparité car une femme sur trois n'a pas encore accès à ce droit fondamental. Comme le disait Aoyagi Shigeru , directeur de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle à l'Unesco, « il est scandaleux que ce droit soit toujours violé dans de telles proportions à l'échelle mondiale » .

Ce défi est pourtant à relever sans démagogie aucune si l'on veut venir à bout des fléaux comme le VIH/Sida. Et cela est d'autant vrai que, comme l'indique « Jeunesse et développement », la pauvreté, le faible niveau d'éducation, l'accès difficile à l'information sont le plus souvent évoqués comme des facteurs favorisant l'infection au VIH.

Pour le président de cette ONG, Mamadou Koné, « l'alphabétisation favorise une attitude responsable concernant la santé et la prévention » . Il est en effet indéniable que le niveau de connaissance qu'une population a du VIH/Sida conditionne sa réaction et son comportement vis-à-vis de cette pandémie ainsi qu'à l'égard des personnes infectées ou affectées. Ce qui donne à l'alphabétisation toute son importance à juguler la propagation de ce fléau. Elle permet surtout aux différentes communautés de mieux réagir à la pandémie.

Moussa Bolly

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UNIVERSITE DE BAMAKO

Suspension du mot d'ordre de grève au Cenou

Conscient de l'impact négatif d'une grève du Centre national des œuvres universitaire ( Cenou ) sur le déroulement des examens de fin d'année, l'Etat a finalement accédé aux doléances de son syndicat vendredi dernier. D'où la levée du mot d'ordre de grève des 11, 12 et 13 septembre 2007 du Cenou .

Le comité syndical du Centre national des œuvres universitaires ( Cenou ) avait déposé à la Primature, au ministère de la Fonction publique, au ministère de l'Education nationale et à sa propre direction un préavis de grève pour les 11, 12 et 13 septembre 2007.

Si les autorités s'étaient montrées indifférentes face à la grève que les travailleurs du Cenou ont observée le mois dernier, elles ont dû mesurer, cette fois-ci, l'ampleur et les conséquences désastreuses de la grève sur les étudiants surtout en cette période d'examens.

Suite au préavis du mot d'ordre de grève en date du 23 août 2007, le secrétaire général du ministère de la Fonction publique, Maharafa Traoré, a demandé au comité syndical du Cenou de lui « communiquer ses propositions de conciliateurs en vue de la mise en place d'une commission de conciliation » . C'est ainsi que le Cenou a jeté son dévolu sur professeurs Younouss Hamèye Dicko et Baba Akhib Haïdara (anciens ministres) et de Mme Diakité Sanaba Sissoko.

La réunion de conciliation, qui a regroupé autour d'une même table tous les acteurs concernés, a eu lieu jeudi dernier au ministère de l'Education nationale. Les syndicalistes en sont sortis le sourire aux lèvres, car les autorités se sont engagées à donner des suites favorables à leurs différents points de doléances qui sont entre autres : la tenue du premier conseil d'administration, la dotation du Cenou en local adapté, la notation du personnel et la signature des contrats des contractuels et leur inscription à l'INPS.

Par conséquent, « l'assemblée générale du Cenou a décidé de suspendre la grève en vue de permettre au ministère de l'Education et à la direction du Cenou de satisfaire entièrement le syndicat » , a informé Aboubacar A. Oumar, secrétaire général du syndicat Snesup-Cenou .

Toutefois, le syndicat s'accorde le droit de tout mettre en œuvre y compris la grève si les engagements ne sont pas respectés. « En cas de non-satisfaction, le comité syndical se réserve le droit d'entreprendre toute action légale susceptible de lui permettre de faire aboutir ses revendications » , précise le communiqué de l'assemblée générale, tenue vendredi dernier.

Pour l'heure, l'état a exécuté un de ses engagements, en mettant à la disposition de la commission des bourses des moyens adéquats pour la gestion des bourses nationales.

Les étudiants, qui n'avaient pas hésité à saisir le ministre de l'Education nationale et toutes les personnes susceptibles d'agir favorablement après la grève de 48 h du mois dernier, peuvent maintenant se réjouir que les protagonistes soient sur le chemin de la satisfaction des différentes doléances.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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CNPM

Bientôt un nouveau siège pour le patronat

Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) ne pouvait espérer mieux que la construction d'un siège digne de ses missions et ambitions après environ trois décennies de location.

Le président de la République a posé samedi, dernier à Hamdallaye ACI-2000, la première pierre de l'édifice qui abritera le CNPM. C'était en présence notamment des membres du gouvernement, du corps diplomatique et des structures d'encadrement du secteur privé.

Financé sur fonds propres du CNPM et prévu sur une superficie de 2960 m2, le bâtiment de 4 étages coûtera un peu plus de 1,1 milliard de F CFA pour une période d'exécution de 16 mois. Il a été conçu par le cabinet d'architecture Quarc et la Société chinoise de construction en est le maître d'ouvrage.

Tout en admettant le retard pris dans la dotation du CNPM en local, le chef de l'Etat a déclaré que le nouveau siège contribuera à l'épanouissement d'un « secteur privé dynamique comme le nôtre » , qui a un rôle primordial à jouer pour relever les défis de développement du Mali.

Quant au président du patronat, Moussa Balla Coulibaly, il s'est félicité de la pose de cette 1re pierre avant d'indiquer qu'elle entrera dans les annales de l'histoire de son organisation.

Après avoir fait le point des avancées réalisées par le Conseil au plan national et international, M. Coulibaly a poursuivi que l'édifice, qui abritera le patronat et l'ensemble des groupements professionnels membres « sera un haut lieu du secteur privé dans notre pays. L'on y trouvera toutes les informations sur divers secteurs en allant du bâtiment et travaux publics, à l'industrie, aux mines, aux transports et à tous les autres services indispensables au développement de l'entreprise » .

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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NORD, TAUX DE PARTICIPATION AUX ELECTIONS…

Le président du CESC met les pieds dans le plat

La session extraordinaire de la 3e mandature du Conseil économique social et culturel (CESC) a ouvert ses portes lundi à son siège à Koulouba. En plus de son ordre du jour consacré au renouvellement partiel du bureau, le président du CESC, Moussa Balla Coulibaly, s'est attaqué à des questions de l'heure comme la récurrence de la rébellion au nord, le faible taux des élections et les inondations.

Les membres du Conseil économique, social et culturel sont conviés depuis hier, à la faveur d'une session extraordinaire, au renouvellement partiel du bureau de l'institution chargée de recueillir les besoins et attentes des populations pour le compte du gouvernement pour qu'il en fasse une politique de développement.

Les membres du CESC prendront connaissance avec les ordres professionnels qui le composent. A ajouter à cet ordre du jour, des sujets d'importance nationale comme la rébellion au nord, le faible taux des élections et les inondations qui se sont invités dans le discours d'ouverture du président.

Le président du CESC, Moussa Balla Coulibaly, fidèle à son franc-parler, a mis, une fois de plus, les pieds dans le plat. Dans son allocution d'ouverture, il a dit tout haut ce que d'aucuns pensent tout bas : en ciblant ces différents phénomènes qui se caractérisent par leur régularité.

Moussa Balla Coulibaly s'est tout d'abord réjoui du climat serein dans lequel se sont passées les élections présidentielle et législatives dans notre pays. Mais, les faibles taux de participation ayant caractérisé ces échéances demeurent son principal souci. Il fait le constat selon lequel, « les taux de participation baissent d'échéance en échéance et frise même le ridicule » .

La solution qu'il préconise est l'inscription volontaire sur les listes électorales comme ça se passe en France dont la Constitution est presque la copie conforme de la nôtre et surtout que le vote n'est pas obligatoire.

Pavés dans la mare

La fréquence des catastrophes naturelles comme les inondations enregistrées cette année un peu partout au Mali accompagnées de dégâts matériels et humains intrigue aussi le président du CESC. Il attaque le mal à la racine en rendant responsables les infrastructures inexistantes ou inadéquates dans le cas de Bla en 4e région. Puisque c'est l'homme qui doit dompter la nature, M. Coulibaly estime que quelque part quelqu'un n'a pas fait correctement son travail.

« Les diverses autorités doivent s'interroger sur la nature et l'étendue de leur responsabilité. Le propre de l'homme est de dompter la nature, Dieu l'ayant doté de moyens nécessaires pour ce faire » , a-t-il tranché.

Autre préoccupation, autre phénomène récurent, la rébellion au nord du pays. Il a tout simplement qualifié de « terroristes » , des frères Touaregs qui, sous le prétexte de la rébellion, posent des mines antipersonnel tuant d'innocentes personnes. « Les mines qui tuent sans discernement sont l'expression d'une lâcheté répugnante contraire à l'éthique du guerrier malien et singulièrement tamasheq » , a fulminé le président du CESC, qui en a appelé à une réflexion nationale eu égard à la forme et la nature des actions actuelles.

La semaine dernière, Seydou Badian Kouyaté, ancien ministre de Modibo Kéita et auteur de l'hymne national du Mali, était l'invité de Radio Klédu . Il avait à cette occasion décrié le consensus de façade où le pouvoir essaie de donner un peu à tout le monde pour sauver sa tête de même que la gestion faite du problème du Nord qui n'honore pas un Etat responsable.

Une semaine après, Moussa Balla Coulibaly, président d'une institution de la République et du Conseil national du patronat malien, jette un pavé dans la mare. Il y a de quoi critiquer la gouvernance.

Abdrahamane Dicko

 

Le bureau remembré

La plénière d'hier a commencé par le renouvellement partiel du bureau dont le mandat est annuel à l'exception des postes de président et vice-président élus pour la durée de la mandature (5 ans). Les postes de 1er et 2e secrétaire de bureau étaient concernés.

Le 1er secrétaire de bureau sortant, Tibou Telly de l'UNTM a été reconduit face à Yoro Diallo des associations de presse. Baïny Traoré du Conseil national des jeunes du Mali (CNJ-Mali) a été élu. Il était opposé à Me Filifing Dembélé de l'Ordre national des huissiers (2e secrétaire de bureau sortant) et Ramata Dia des associations de presse.

Les cinq commissions de travail éliront en leur sein leurs présidents et rapporteurs. Les travaux prendront fin ce vendredi après la présentation des différents ordres professionnels qui composent le CESC. Il faut signaler que trois membres de l'institution ont été élus députés et ne pourront plus y siéger.

A. D.

 

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 ECOLES

D'anciens élèves au chevet du lycée technique

Les anciens élèves du lycée Technique, promotion 1985-1990, nourrissent de nobles ambitions pour cet établissement qui leur a tout donné. Aujourd'hui, évoluant dans tous les secteurs d'activités économiques et sociaux, ces anciens pensionnaires qui ont organisé un dîner gala, samedi dernier, se donnent pour objectif de soutenir matériellement, financièrement et socialement le lycée Technique.

Un lycée qui souffre, selon son directeur Mahamadou Kéita, d'insuffisance de moyens matériels, de matériels didactiques, de TD, d'ateliers, etc. Conséquences : baisse de la qualité de l'enseignement, conditions de travail du corps enseignant et de la direction peu enviables.

C'est la raison pour laquelle, a expliqué Oumar Touré, l'Amicale, conformément à sa devise, « ensemble, conjuguons nos efforts pour bâtir l'avenir des novelles générations » , va bientôt entreprendre des actions en faveur de ce lycée.

Il s'agit, entre autres, de l'organisation des cours de soutien gratuits et de séminaire de recyclage au profit du corps enseignant, l'information et la promotion des Ntic , la réfection et l'équipement des salles de classe et des ateliers, la recherche de partenariat dans le cadre de la coopération universitaire.

Le directeur Kéita a, au nom des élèves et du corps professoral, remercié l'Amicale pour cet engagement qui sera un plus dans la volonté de réussir des jeunes. Selon lui, sur les 446 élèves de l'année dernière, 350 ont été admis, 96 avec mention.

Le dîner gala parrainé par Bramali , la BMS, l'INPS, Sibema , AGF, Metal-Soudan a été non seulement une occasion de retrouvailles, de communion, mais aussi pour rendre hommage aux compagnons comme Salif Traoré, décédé le 6 juin dernier.

Créé en 1951 par l'administration coloniale française, le lycée Technique est un établissement d'enseignement secondaire spécifique de par la nature de l'enseignement dispensé et le positionnement. Il demeure, à ce jour, le seul établissement public d'enseignement secondaire qui forme les futurs cadres dans les domaines aussi spécifiques que l'économie, le génie civil, l'industrie.

Sidiki Y. Dembélé

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  PARTIS POLITIQUES

Les secrets d'un projet de société

Le Mali compte, de nos jours, 105 partis politiques. Mais, ceux-ci disposent-ils chacun d'un programme politique viable soumis à la sanction des électeurs ? C'est à cette question que tentait de répondre Dr. Abdoulaye Sall , président de Cri-2OO2. C'était au cours d'un atelier de réflexion organisé par le Rassemblement pour le Mali (RPM) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert sur le thème « Programme politique, économique et socioculturel d'un parti politique : enjeux et défis ». L'atelier a eu lieu samedi dernier à la Maison des jeunes de Bamako sous la présidence d'Ibrahim Boubacar Kéita, président du RPM.

Le constat est amer. Les partis politiques poussent au Mali comme des champignons. Et la durée de vie de la plupart d'entre eux ne dépasse pas le temps des élections. Cela s'explique par le fait qu'ils ne disposent pas, dans la plupart des cas, d'un programme et d'un projet de société capables de prendre en compte les aspirations profondes des peuples.

En ouvrant le débat, sur cette question fondamentale, Dr. Abdoulaye Sall , socio-économiste, a enfoncé le clou dans l'arène politique malienne avant de définir les voies et moyens nécessaires à l'élaboration d'un programme politique, économique et socioculturel digne de ce nom.

Selon lui, face à la multiplicité des enjeux et défis dont le premier demeure toujours politique, le parti doit connaître les vrais problèmes qui se posent à sa société. « Créer le plus de richesses possibles à mettre à la disposition de tous : il s'agit là d'un problème de production, de transformation et de commercialisation… et assurer une bonne répartition de ces richesses disponibles entre les fils du pays… » , a-t-il dit en paraphrasant le politologue français, Thierry Michalon.

Un cul-de-sac cependant. Les mesures économiques, financières et budgétaires visant à accroître, à développer la production ont souvent un effet antisocial (Programme d'ajustement structurel du FMI et de la BM). De l'autre côté, les mesures socioculturelles qui visent une amélioration du sort du plus grand nombre de la population, coûtent de l'argent à la société et donc, l'appauvrissent d'une certaine manière.

Face à cette contradiction, a souligné le conférencier, « la politique est l'art difficile d'établir un certain dosage, un certain équilibre entre les mesures économiques et les mesures sociales. Avoir des idées politiques, un programme politique, c'est avoir une conception claire et précise du dosage, de l'équilibre de ces deux mesures qu'un parti souhaite voir appliquer dans son pays » .

Clés d'une bonne politique

Enfants de la démocratie et du suffrage universel, les partis politiques jouent une fonction éducative et une fonction électorale dans le but de conquérir et d'exercer le pouvoir politique, seul ou avec d'autres. Dans cette perspective, Dr. Sall a suggéré au RPM un certain nombre de points d'appui qu'il considère indispensables pour un parti politique qui entend réfléchir et se doter d'un programme politique, économique et socioculturel. Il s'agit d'avoir une compréhension claire et précise de la définition, du rôle et de la place d'un parti politique dans une société démocratique, prendre en compte les trois dimensions essentielles (dimension prospective 1 à 25 ans, dimension programme 1 à 5 ans, dimension projet 1 à 3 ans).

Ce principe, a-t-il expliqué, présente l'avantage de caler le programme du parti politique sur les principes directeurs de la planification au Mali. « Ainsi, il convient pour les partis politiques de voir dans la planification, un moyen systématique de prévenir et résoudre leurs problèmes, grâce à l'action menée par leurs militants et sympathisants à travers leurs dirigeants pour établir un programme en vue de l'obtention des résultats conformes à leurs désirs et attentes » , a-t-il dit.

Pour y parvenir le parti doit avoir une vision globale, qualitative, volontariste, multiple et suivie d'actions. Référence faite à Nelson Mandela qui disait, « qu'une vision qui ne s'accompagne pas d'action n'est qu'un rêve. Une action qui ne découle pas d'une vision, c'est du temps perdu. Une vision suivie d'action peut changer le monde » .

Il faudrait donc pour un parti qui veut se doter d'un programme, sous-tendre sa vision par l'action à travers une stratégie, un projet de société, un programme de mise en œuvre pour savoir où il veut réellement aller et y parvenir. En outre, il devra s'abreuver des sept caractéristiques principales du renouveau de la planification au Mali adopté au cours du séminaire national de Ségou en janvier 1996, a conclu le conférencier.

Sidiki Y. Dembélé

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 CHAMPIONNATS DU DISTRICT

Double consécration pour le Djoliba

En s'imposant respectivement 4-0 et 2-0 face l'AS Toulé et au COB, le Djoliba remporte les finales cadets et juniors des championnats du district. C'était le dimanche dernier au Stade Modibo Kéita.

En première heure, les cadets de Hérémakono ont été sans pitié avec leurs homologues de l'AS Toulé , battus (4-0). Aussitôt après cette rencontre, leurs « aînés » ont eu raison du COB juniors (2-0).

Si Djolibistes et Clubistes sont des habitués de cette compétition, l'AS Toulé (vainqueur de l'édition inaugurale de la Coupe Acefoot-Mali ) n'avait jamais réussi à se hisser à ce stade du championnat et était dimanche à sa toute première finale.

Chez les juniors, la finale a tenu toutes ses promesses entre le COB et le Djoliba qui ont terminé, respectivement 1er et 2e de la poule A. Et pour arriver à ce stade de la compétition, les Olympiens l'ont emporté 1-0 face à Yeleen Olympique, tandis que les Rouges ont battu 2-1 l'AS Réal.

"Les jeunes ont fait honneur au football malien par leur prestation. Nous avons vu de belles actions sur la pelouse malgré la pluie, mais aussi des équipes fair-play de bout en bout. Et j'espère que nos sponsors Capitole-Transit et Mali-Line sont satisfaits" , a dit Boubacar Thiam de la ligue de football de Bamako.

A la veille des finales, il avait été procédé à la remise par les deux sponsors de deux chèques d'une valeur globale de 2 750 000 F CFA. Outre ces deux enveloppes, Capitole-Transit et Mali-Line ont offert un jeu de maillot et des ballons aux quatre finalistes.

A l'issue des finales, visiblement satisfaits les représentants des sponsors, Kassoum Coulibaly «  Yambox  » de Capitol-Transit et Sidi Lamine Traoré de Mali-Line , ont promis de tenir leurs engagements avec les jeunes.

A noter que c'est Azi FC (cadet) et le CSK (junior) qui ont été sacrés l'année dernière champions du district.

Boubacar Diakité Sarr

 

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