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2007

Mois de septembre

Les Echos du 10 septembre

Il faut le dire

« Œil pour œil… »

En décrétant sur le terrorisme lors de sa dernière session, le conseil des ministres a quelque peu réparé un oubli qui a déjà coûté cher aux Maliens. Les derniers soubresauts au Nord-Mali prouvent qu'il y avait nécessité de traiter ce mal à la racine. Mieux vaut tard que jamais car, assurément, le fléau n'atteint pas que les autres.

Mais, entre décréter et agir, il y a souvent un fossé grand comme ça. Face au terrorisme, la cherté de la vie, la corruption, les dilapidations de deniers publics ne sont que peccadilles ; il sape la nation en s'attaquant à son héritage fondamental : la cohésion sociale. C'est un arbitraire parce que rien n'autorise quelques individus à semer la terreur pour assouvir des intérêts égoïstes.

En demandant le retrait de l'armée nationale de sa « sphère d'influence », en tuant d'innocentes victimes, Bahanga et compagnie se mettent en marge de la République et doivent recevoir la réponse qu'ils méritent. En posant des mines anti-personnel , ils compromettent le développement, car aucun investisseur avisé ne travaillerait sur un territoire miné en dépit des potentialités dont il regorge.

Et comme la presque totalité des communautés du Nord se sont démarquées, on est en droit de se convaincre qu'on est bel et bien en présence de terroristes qui n'ont aucune miséricorde pour le peuple qui ploie déjà sous les coups de difficultés de toutes sortes. Ailleurs, on ne fait pas de quartier avec les hors-la-loi, ils sont mis hors d'état de nuire : « Œil pour œil, dent pour dent ».

Pourquoi devons-nous être l'exception ? Pourquoi devons-nous accepter une partition du territoire légué par les anciens pour les « beaux yeux bleus » de quelqu'un ? Il est du devoir de l'Etat d'assurer la paix, la sécurité et la quiétude pour tous. Or ceux qui ont mal agi pensent le contraire. Ils estiment qu'ils sont en droit d'en imposer à plus de 11 millions de Maliens, qu'ils peuvent les tuer impunément si la satisfaction de leur désir passe par là.

Trop, c'est trop ! Ce n'est plus une médiation qu'il faut, c'est certainement de fermeté et de courage dont on a besoin. Ceux qui veulent rester dans la République se sont d'ores et déjà contentés du Pacte national et de l'Accord d'Alger qui comportent certes des insuffisances, mais démontrent l'engagement de l'Etat et du peuple maliens à mettre le Nord-Mali sur les rails du développement. Pour les autres, l'application du décret anti-terroriste devra se faire dans toute sa rigueur.

Faut-il pour autant espérer ?

A. M. T.

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L' ALPHABETISATION AU MALI

Une expérience à capitaliser

Le choix du Mali pour abriter la Conférence régionale panafricaine sur l'alphabétisation dans le monde n'a rien de fortuit. Notre pays est l'un des premiers à s'engager dans cette voie en Afrique. Même si la volonté politique n'a toujours pas été à la hauteur des ambitions dans ce domaine, le pays peut se prévaloir d'une grande expertise en la matière.

L'alphabétisation est un cycle d'apprentissage continu conduisant l'analphabète (personne qui ne sait ni lire ni écrire) à l'acquisition de la lecture, l'écriture et le calcul dans sa langue. D'une manière générale, il s'agit de lui inculquer une culture écrite afin d'acquérir une certaine autonomie et de mieux prendre sa place dans cette société de culture écrite.

L'Alphabétisation pour tous, comme prôné par la décennie instituée à cet effet, inclut tout le monde : enfants et adultes, filles et garçons, femmes et hommes, familles et communautés, les zones urbaines et rurales, à l'intérieur… Et, afin que l'alphabétisation pour tous soit véritablement au service de tous sans exception, l'Unesco attire l'attention des décideurs et des communautés sur les besoins et la situation des couches les plus marginalisées et les plus défavorisées.

Et on ne dira jamais assez les avantages de l'alphabétisation dans les politiques de développement à travers les combats contre la pauvreté, le VIH/Sida… Comme l'a dit une femme, dont le témoignage a été recueilli par l'Institut pour l'éducation populaire (IEP) de Kati : « Avant, je ne savais pas lire et je ne pouvais jamais exprimer mon opinion. Puis j'ai commencé à apprendre avec les autres femmes de mon village. Ma situation s'est améliorée au sein de ma famille et de ma communauté » .

Dans les zones rurales, la capacité de gagner sa vie d'une grande majorité de femmes est liée inextricablement à l'alphabétisation. Aujourd'hui, il n'est pas rare de rencontrer des groupements de femmes alphabétisées qui ont pris leur destin en main, qui gèrent leurs coopératives en vraies professionnelles avec des notions précises de comptabilité.

Au Mali, les premiers cours d'alphabétisation ont commencé en 1960. C'est dire que notre pays a été l'un des premiers Etats africains à ouvrir des centres d'alphabétisation. Malheureusement, malgré cet engagement dès le début des indépendances, plus de la moitié de la population malienne est encore analphabète. Un fléau qui touche majoritairement les femmes à cause de nombreuses discriminations dont elles sont victimes de l'enfance à l'âge adulte. C'est dire que les efforts n'ont pas été poursuivis à l'image de la volonté politique.

Des efforts à soutenir

Toutefois, depuis quelques années, il y a un effort significatif qui a été consenti pour promouvoir l'alphabétisation et l'éducation dans nos langues nationales. Ainsi, le 24 juillet 1986, la loi n°86 AN-RM créait la direction nationale de l'alphabétisation fonctionnelle et de la linguistique appliquée (Dnafla). Elle avait pour mission d'assurer la promotion des langues retenues et de faire d'elles des outils de développement. Le programme a permis la production de syllabaires, de dictionnaires, de lexiques, de brochures et manuels de formation dans les différentes langues retenues. Toutefois, la Dnafla n'a comblé toutes les attentes en matière d'alphabétisation.

Pour ce qui est de l'enseignement formel, il existe un certain nombre « d'écoles expérimentales » dans lesquelles l'instruction en langue nationale pour les trois premières années est une réalité. Enfin, on ne saurait oublier le mouvement Nko . Celui-ci encourage l'utilisation d'un alphabet Nko , un système d'écriture phonétique (s'écrivant de droite à gauche) capable de transcrire toutes les langues maliennes, en particulier les langues à tons.

En 2004, le Mali comptait plus de 8000 centres d'alphabétisation dans 6132 villages. Le nombre d'alphabétisés, sortis de ces centres, est officiellement évalué à 1,2 million de personnes. Il y a quelques années seulement, le taux d'alphabétisation au Mali oscillait autour de 30 %. Un taux relativement faible par rapport aux besoins exprimés. Cela doit exhorter les décideurs et les partenaires au développement à initier plus d'actions volontaristes et concrètes.

Comme le disait le président ATT, en avril 2004 au lancement officiel de la Décennie de l'alphabétisation à Missabougou (quartier périphérique de Bamako), « seule une promotion de l'éducation non formelle par la multiplication des centres d'alphabétisation et de formation (pour adultes, enfants de la rue, etc.) peut nous permettre de réaliser l'Education pour tous en 2015 » . Il lui reste aujourd'hui à concrétiser financièrement cet engagement politique en amenant le gouvernement à investir effectivement dans l'alphabétisation 3 % du budget de l'Education nationale.

Selon des ONG et de nombreux experts, c'est la condition sine qua non pour atteindre l'EPT et surtout faire de la Décennie, une période de lutte contre la pauvreté et d'autres fléaux comme le VIH/Sida et le paludisme. C'est aussi un gage de l'enracinement de la démocratie et de la citoyenneté.

Moussa Bolly

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ALPHABETISATION

Bamako accueille l'Afrique

« Le renouveau de l'alphabétisation face aux défis africains et internationaux » est le thème de la Conférence régionale panafricaine sur l'alphabétisation dans le monde qui s'ouvre ce matin au Centre international d es conférences de Bamako (CICB, 10- 12 septembre 2007). Une dizaine de p remières dames du continent sont annoncées à cette rencontre capitale pour redonner à l'alphabétisation toute l'importance qu'elle mérite.

Aux côtés des premières dames, des experts, des décideurs… des ONG seront aussi de la fête pour le plaidoyer. Pour elles, il s'agit d'amener les Etats africains à octroyer 3 % de leurs budgets de l'éducation à l'alphabétisation. Une condition sine qua non , selon elles, pour atteindre l'Education pour tous (EPT) d'ici 2015.

Toutes les stratégies sont donc envisagées par les ONG très actives sur le front de l'alphabétisation pour véhiculer leurs messages de plaidoyer. C'est ainsi que la cérémonie d'ouverture de ce matin sera précédée d'une marche initiée par l'ONG « Jeunesse et développement » et ses partenaires comme Pamoja Afrique de l'Ouest.

Celle-ci partira de la Faculté des lettres, des langues, arts et sciences humaines (Flash), à 8 h, pour le CICB. Comme l'a souligné le directeur de Jeunesse et développement, Mamadou Koné, il s'agit « d'accroître la mobilisation sociale en vue de renforcer l'adhésion en faveur de l'alphabétisation et la prévention du VIH/Sida dans le cadre de la Conférence régionale panafricaine de Bamako » .

Une mobilisation nécessaire dans la mesure où on est loin de relever le défi consistant à amener nos gouvernements à accorder l'importance requise à l'alphabétisation des adultes. « Le monde n'est pas sur la bonne voie pour réaliser les six objectifs de l'EPT. Atteindre ces objectifs, dont celui de la qualité, exige des changements politiques et des ressources plus importantes de la part de la communauté internationale » , avait souligné l'ex-directeur du Bureau multi-pays de l'Unesco à Bamako, Edourad Makoto, lors de la présentation d'un rapport au président de l'Assemblée nationale du Mali en juillet 2006.

De nombreuses organisations internationales sont prêtes à jouer leur partition, à condition que les Etats africains s'engagent à consacrer à l'alphabétisation 3 % du budget alloué à l'éducation contre seulement 1 % présentement dans la plupart des pays.

La marche d'aujourd'hui sera suivie demain d'une conférence de presse. Elle avait déjà été précédée d'une caravane qui a sillonné les régions frontalières communes au Mali, à la Guinée et au Sénégal. Elle avait pour objectif d'informer et de sensibiliser les populations concernées sur l'alphabétisation et le VIH/Sida.

La caravane a également recueilli l'avis des communautés concernées sur ces questions. Ces réactions seront prises en compte dans le document de plaidoyer élaboré en vue de la conférence de Bamako.

Moussa Bolly

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PARTIS POLITIQUES

Les secrets d'un projet de société

Le Mali compte, de nos jours, 105 partis politiques. Mais, ceux-ci disposent-ils chacun d'un programme politique viable soumis à la sanction des électeurs ? C'est à cette question que tentait de répondre Dr. Abdoulaye Sall, président de Cri-2OO2. C'était au cours d'un atelier de réflexion organisé par le Rassemblement pour le Mali (RPM) en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert sur le thème « Programme politique, économique et socioculturel d'un parti politique : enjeux et défis ». L'atelier a eu lieu samedi dernier à la Maison des jeunes de Bamako sous la présidence d'Ibrahim Boubacar Kéita, président du RPM.

Le constat est amer. Les partis politiques poussent au Mali comme des champignons. Et la durée de vie de la plupart d'entre eux ne dépasse pas le temps des élections. Cela s'explique par le fait qu'ils ne disposent pas, dans la plupart des cas, d'un programme et d'un projet de société capables de prendre en compte les aspirations profondes des peuples.

En ouvrant le débat, sur cette question fondamentale, Dr. Abdoulaye Sall, socio-économiste, a enfoncé le clou dans l'arène politique malienne avant de définir les voies et moyens nécessaires à l'élaboration d'un programme politique, économique et socioculturel digne de ce nom.

Selon lui, face à la multiplicité des enjeux et défis dont le premier demeure toujours politique, le parti doit connaître les vrais problèmes qui se posent à sa société. « Créer le plus de richesses possibles à mettre à la disposition de tous : il s'agit là d'un problème de production, de transformation et de commercialisation… et assurer une bonne répartition de ces richesses disponibles entre les fils du pays… » , a-t-il dit en paraphrasant le politologue français, Thierry Michalon.

Un cul-de-sac cependant. Les mesures économiques, financières et budgétaires visant à accroître, à développer la production ont souvent un effet antisocial (Programme d'ajustement structurel du FMI et de la BM). De l'autre côté, les mesures socioculturelles qui visent une amélioration du sort du plus grand nombre de la population, coûtent de l'argent à la société et donc, l'appauvrissent d'une certaine manière.

Face à cette contradiction, a souligné le conférencier, « la politique est l'art difficile d'établir un certain dosage, un certain équilibre entre les mesures économiques et les mesures sociales. Avoir des idées politiques, un programme politique, c'est avoir une conception claire et précise du dosage, de l'équilibre de ces deux mesures qu'un parti souhaite voir appliquer dans son pays » .

Clés d'une bonne politique

Enfants de la démocratie et du suffrage universel, les partis politiques jouent une fonction éducative et une fonction électorale dans le but de conquérir et d'exercer le pouvoir politique, seul ou avec d'autres. Dans cette perspective, Dr. Sall a suggéré au RPM un certain nombre de points d'appui qu'il considère indispensables pour un parti politique qui entend réfléchir et se doter d'un programme politique, économique et socioculturel. Il s'agit d'avoir une compréhension claire et précise de la définition, du rôle et de la place d'un parti politique dans une société démocratique, prendre en compte les trois dimensions essentielles (dimension prospective 1 à 25 ans, dimension programme 1 à 5 ans, dimension projet 1 à 3 ans).

Ce principe, a-t-il expliqué, présente l'avantage de caler le programme du parti politique sur les principes directeurs de la planification au Mali. « Ainsi, il convient pour les partis politiques de voir dans la planification, un moyen systématique de prévenir et résoudre leurs problèmes, grâce à l'action menée par leurs militants et sympathisants à travers leurs dirigeants pour établir un programme en vue de l'obtention des résultats conformes à leurs désirs et attentes » , a-t-il dit.

Pour y parvenir le parti doit avoir une vision globale, qualitative, volontariste, multiple et suivie d'actions. Référence faite à Nelson Mandela qui disait, « qu'une vision qui ne s'accompagne pas d'action n'est qu'un rêve. Une action qui ne découle pas d'une vision, c'est du temps perdu. Une vision suivie d'action peut changer le monde » .

Il faudrait donc pour un parti qui veut se doter d'un programme, sous-tendre sa vision par l'action à travers une stratégie, un projet de société, un programme de mise en œuvre pour savoir où il veut réellement aller et y parvenir. En outre, il devra s'abreuver des sept caractéristiques principales du renouveau de la planification au Mali adopté au cours du séminaire national de Ségou en janvier 1996, a conclu le conférencier.

Sidiki Y. Dembélé

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REGLEMENT INTERIEUR DE L'AN

Les députés amputent le débat

Les députés ont adopté vendredi, à la tombée de la nuit, le nouveau règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Les innovations apportées par les députés ont trait, entre autres, au budget de l'Assemblée nationale, au temps des questions orales. Une innovation de taille : la commission de contrôle sera confiée à l'opposition.

Les travaux de la plénière de l'Assemblée nationale, vendredi, ont été dominés par des débats houleux sur le nouveau règlement intérieur qu'avait élaboré, trois jours auparavant, la commission ad hoc de 27 membres présidée par l'honorable Assarid Ag Imbarcawane. Et c'est l'honorable Oumar Mariko qui ouvre les « hostilités » en demandant que les débats se fassent en langues nationales, l'introduction du genre dans la composition du présidium chargé de l'élection du président de l'Assemblée nationale, la revision du mode de désignation des scrutateurs, entre autres.

Assarid Ag Imbarcawane, président de la commission ad hoc, a dû intervenir plusieurs fois à la tribune pour attirer l'attention de ses pairs que si le nouveau règlement intérieur n'était pas conforme à la Constitution, il serait rejeté par la Cour constitutionnelle. Toutes choses qui handicaperaient le Parlement qui veut aller vite, vu les tâches immenses qui l'attendent.

Ainsi, le nouveau texte comprend 98 articles contre 97 pour l'ancien. Les principales innovations apportées par les députés se rapportent au budget de l'Assemblée nationale. Celui-ci sera adopté par l'ensemble des élus de la nation en séance plénière. Les spectateurs pourront suivre les débats en langues nationales puisque l'Assemblée va se doter des moyens pour une traduction simultanée.

Cependant, dans un pays où le débat manque, il est regrettable que la durée des questions orales, qui était de 90 minutes, soit ramenée à 60 minutes. Les députés expliquent cette décision par un souci d'économie de l'argent du contribuable. Noble préoccupation qu'on aurait mieux compris s'ils avaient renoncé dans le même temps à une partie de leurs indemnités.

Denis Koné

 

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  FLINTLOCK-2007

Bouter le terrorisme hors de la région transsaharienne

Les forces spéciales de 13 pays d'Afrique, d'Amérique, d'Europe à travers l'opération Flintlock-2007 sont désormais outillées pour le partage du renseignement, la planification et la coordination des opérations visant à lutter contre le terrorisme.

L'opération Flintlock-2007 (dénomination commune des fusils de guerre du 18e siècle) qui regroupe des forces spéciales de 13 pays s'est achevée vendredi dernier à l'Ecole de gendarmerie à Faladié avec la visite du président de la République, Amadou Toumani Touré.

L'opération était dirigée par le chef d'état-major interarmées des Forces spéciales américaines, le colonel Marc Rozengard, directeur du Centre de coordination inter armée militaire installé à Bamako.

La formation de deux semaines, selon les participants, a été d'un apport inestimable. Les stratèges de l'armée de 13 pays (Burkina, Tchad, France, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Pays-Bas, Tunisie, Royaume-Uni et Etats-Unis), sous le commandement des instructeurs américains, ont travaillé de façon à renforcer les relations entre les forces militaires du partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme.

Centré sur un scénario d'exercice multinational de commandement de poste, l'exercice a permis aux hauts gradés des 9 pays de l'initiative transsaharienne de lutter contre le terrorisme (TSCTI) la synchronisation des communications, le partage de renseignements, la planification et la coordination régionale effective dans le cadre des opérations relatives à la lutte contre le terrorisme.

L'entraînement reçu, selon le chef d'Etat-major du commandement des Forces spéciales américaines pour l'Afrique et l'Europe (Soceur), l'amiral Mcraven n'a pas seulement aiguisé leurs capacités comme guerriers, mais il leur a donné l'opportunité de montrer leur volonté de combattre le terrorisme, et les capacités particulières que chaque pays peut amener pour cette lutte.

Flintlock-2007, selon l'ambassadeur des USA au Mali, Terency McCulley est le dernier en date dans la série des exercices militaires que le gouvernement des Etats-Unis a entrepris avec les partenaires maliens. A ses dires les efforts pour promouvoir la sécurité et la lutte contre le terrorisme dans la région du transsahel reposent non seulement sur une forte intervention militaire, mais aussi sur l'appui au développement de base dans les domaines tels que l'accès à une éducation de qualité, la lutte contre les maladies, le respect de la démocratie et des droits de l'Homme… Les USA, a-t-il affirmé, travaillent avec leurs partenaires pour atteindre cet objectif dans la région du transsahel et le partenariat avec le Mali dans ce sens ne pourrait être que plus propice.

Quant à l'amiral Rozengard, il ajoute que les Etats-Unis vont continuer à aider les différentes armées pour qu'elles puissent faire face à leurs problèmes. Les USA comptent répondre aux intentions des pays partenaires.

Le ministre de la Défense et des Anciens combattants du Mali, Mamadou Clazié Cissouma, après avoir salué la partie américaine pour les efforts consentis dans l'organisation a attiré l'attention des hauts gradés que l'exercice Flintlock-2007 s'est déroulé dans une conjoncture difficile au plan sécuritaire. La fragile paix et la sécurité au Nord-Mali ont fait l'objet de rupture par des actes de bandits armés qui ont posé des mines anti-personnel, d'attaques de convois militaires méritent d'être condamnés par la communauté Internationale et leurs auteurs combattus avec la dernière rigueur et détermination.

« La défense et la sauvegarde des valeurs de la démocratie et de la République, la préservation de l'intégrité du territoire national et de la sécurité des personnes et des biens, sont et demeurent au cœur de la mission de nos forces armées et de sécurité et d'autres institutions du pays » , a martelé le ministre Cissouma.

ATT après avoir reçu des explications détaillées et précises dans la salle d'exercice, a demandé une coopération de tous les partenaires pour lutter contre le terrorisme.

Amadou Sidibé

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  ACCORDS DE PARTENARIAT ECONOMIQUE

Si les Accords de partenariat économique seront ressentis sur l'économie de notre pays (perte comprise entre 1 et 18 milliards de CFA), leur avantage est qu'ils vont permettre à certaines entreprises industrielles d'être compétitives. Ce sont là les conclusions d'une étude menée sur l'impact des APE sur l'économie malienne.

Les Accords de partenariat économique (APE) sont censés accélérer l'insertion des économies sous-développées dans le circuit des échanges internationaux, en même temps qu'ils favorisent les processus d'intégration régionale en cours. Cependant, du fait de leur signature non pas entre Etats mais entre blocs économiques constitués, les Etats pris individuellement doivent examiner avec détail l'intérêt qu'ils peuvent en tirer et la marge de manœuvre qu'il doivent dégager de manière à faire valoir leur intérêt dans une décision prise collectivement. Au Mali, le comité national de négociation des APE est entrain de faire son possible pour qu'en cas de signature de l'APE, les impact se seront pas beaucoup ressentis sur l'économie du pays. Cependant, malgré quelques mesures arrêtés par le comité national, des études ont révélés que le pays connaîtra tout de même quelques pertes. Toute fois avec l'APE, certaines entreprises nationales publics que privés seront dans l'obligation d'être compétitives.

L'impact social n'est pas négligeable puisque pour les entreprises industrielles les plus compétitives (40 % de l'échantillon), est estimé à une perte d'emploi de 3 % et pour le secteur agro-alimentaire, le transfert de valeur ajoutée se fera surtout en faveur des secteurs liés au commerce d'importation et non des agriculteurs réputés être la population la plus pauvre du pays. Il convient d'exiger une compensation pour la baisse des recettes fiscales par une aide budgétaire (non ciblée). L'estimation du manque à gagner est estimé à 18 milliard de F CFA si les APE rentrent en vigueur dès le 1er janvier 2008. Dans le cas où l'ouverture du marché est étalé à 15 ans, les pertes sont estimés à 1 milliard.

Le maïs est classé en catégorie 1 et subit l'imposition de la TVA. Son entrée sans droit de douane correspondrait à une baisse de 4,7 % du prix du maïs importé. Les conséquences d'une baisse des prix d'opportunités du maïs, seraient une baisse de la production nationale de 4,5 %.

Le riz ne serait pas très affecté par les APE, L'UE n'est pas un concurrent sur le marché du riz consommé au Mali. Les faibles productions européennes concernent un créneau très particulier de riz haut de gamme à prix élevé. Les importations représentent un peu plus de 10 % de la production nationale. L'impact des APE sur le secteur agro-alimentaire. Les relations commerciales avec l'Union européenne représentent un enjeu crucial pour le secteur agricole. Par exemple, les ventes de l'UE représentent entre 77 % et 100 % des achats extérieurs maliens respectivement en blé, en farine de blé, en poudre de lait, en autres produits laitiers et en poussins. Les importations agro-alimentaires originaires de l'Union européenne sans inclure les réexportations qui ne se disent pas, de la part de pays de l'Uemoa - représentent une valeur de 20 milliards FCFA, ce qui est équivalent à 10 % du déficit commercial du Mali. La baisse des droits de douane appliqués aux produits européens à l'entrée de la Cédéao auraient un impact sur la concurrence vis-à-vis du secteur agricole qu'il faut considérer à différents niveaux.

3 % de pertes pour les entreprises

Onze entreprises resteront protégées, dans les secteurs agro-alimentaires. Ces entreprises récupèrent au niveau des intrants ce qu'elles perdent par la protection de leurs produits. Impact sur la compétitivité des secteurs industriels. Selon une étude menée en 2004, les 15 entreprises qui étaient compétitives avant APE vont améliorer leur compétitivité par une exploitation judicieuse de leurs avantages comparatifs. Avec l'APE, 4 entreprises qui n'étaient pas compétitives vont le devenir, essentiellement par une baisse du prix des matières premières importées, Toujours selon cette même étude, trois entreprises améliorent leur situation sans pour autant devenir compétitives. L'APE pourrait se traduire pour les entreprises une perte de 3 % de compétitives. Il est attendu que les entreprises compétitives puissent accroître leur production surtout celles qui ont déjà une expérience d'exportation dans la sous-région voire en Europe.

La stratégie des entreprises face aux enjeux de l'APE devrait être non pas le maintien des parts de marché local mais la conquête de substantielles parts de marché dans l'espace de libre-échange que représentera l'Uémoa et l'UE réunis, voire l'UE et l'ensemble de la Cédéao. Cependant, il faut redouter que des importations bon marché d'un certain nombre de produits n'annihilent les efforts de production locale et partant l'extension des exportations dans la sous-région. C'est le cas notamment des produits textiles, de la viande bovine et dans une certaine mesure du lait et du sucre. Une mise à niveau de ces entreprises et une politique d'incitation à l'investissement dans les secteurs considérés en vue de renforcer les capacités d'offre desdites entreprises serait souhaitable. Ce qui est vrai du commerce des marchandises l'est tout autant du commerce des services qui pourrait prendre de l'ampleur sous les APE.

Sans le coton, les 33 entreprises industrielles ont contribué pour 5 milliards de F CFA d'impôts pour une valeur ajoutée totale de 35 milliards, soit un taux d'imposition de 14 %. Ces 5 milliards représentent moins de 3 % des recettes fiscales du pays. Les 14 entreprises compétitives avant APE totalisent une recette fiscale de 3,7 milliards de F CFA, soit 73 % des 5 milliards que paient les 33 entreprises. Après APE, les 14 "nouvelles" entreprises compétitives totalisent une contribution fiscale de 1,4 milliard de F CFA. Si seules les entreprises compétitives devaient perdurer, cela représenterait une perte de 2,3 milliards de francs, environ 1 % des recettes de l'Etat. Cette perte est essentiellement imputable à une firme qui fabrique des boissons de large consommation, produits qui rapportent autant d'impôt et taxes que le coton. De telles modifications de recettes fiscales combinées avec l'analyse de la fiscalité liée aux importations incitent à une analyse approfondie de la fiscalité intérieure et surtout du régime des exonérations. Toutefois, les autorités maliennes considèrent qu'il n'y a pas, dans le contexte actuel, une nécessité de relecture de la législation fiscale en vigueur... L'impact des APE sur le secteur agro-alimentaire Les relations commerciales avec l'Union européenne représentent un enjeu crucial pour le secteur agricole.

Amadou Sidibé

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  FINALE CASE SANGA

Le triomphe de « Dabara »

La finale de Case Sanga, vendredi dernier, a été magnifique pour le public et pour les lauréats. En plus d'une somme importante, le vainqueur final, Mamadou Dembélé dit Dabara, a obtenu un trophée. De plus, une tournée internationale le mènera vers plusieurs horizons et lui ouvrira largement les portes du showbiz.

C'est finalement Mamadou Dembélé alias Dabara qui a enlevé la Palme d'or de la 1re édition de Case Sanga . Le talent et la merveilleuse voix de Paméla, selon les termes du jury, n'ont pas suffi pour prendre le meilleur sur l'originalité et la parfaite harmonie que le vainqueur a avec son groupe de balafon et l'orchestre. Qui plus est, Dabara est une « véritable bête de scène » . Il s'en est sorti haut les mains avec une moyenne de 17 sur 20 contre 15 sur 20 pour Paméla. Il a aussi recueilli 2290 voix (70,35 %) contre 973 voix (29,65 %) pour Paméla au niveau du vote du public par SMS.

Comme pour témoigner l'ampleur et l'engouement que Case Sanga a suscités chez les Bamakois, le Palais de la culture Amadou Hampaté Bâ était plein comme un œuf. Les spectateurs ont commencé à faire leur entrée dans la salle Bazoumana Sissoko dès 13 h et à 16 h, il n'y avait plus de billets à vendre malgré la spéculation. Même les petits revendeurs, qui se sont frottés les mains, n'en avaient plus.

Dans la salle, l'ambiance était bonne à vivre avec un public surexcité et fortement coloré. L'on pouvait voir des banderoles, des pancartes, des affiches à l'effigie de Dabara ou de Paméla. Mieux, trois spectatrices arboraient des t-shirts blancs sur lesquels on pouvait lire « Da-ba-ra » . Les fans avaient de la peine à s'asseoir tant ils étaient charmés par les prestations des uns et des autres. Toutes choses qui ont occasionné des débordements et donné du fil à retordre aux forces de l'ordre.

Les mélomanes ont certes savouré toutes les prestations, mais ils ont apprécié à leurs justes valeurs les duos de la marraine Oumou Sangaré avec Paméla et celui d'Abdoulaye Diabaté avec Dabara. Des applaudissements nourris ont suivi le fait qu'Abdoulaye Diabaté ait offert son traditionnel bonnet blanc à Dabara sous le regard admirateur de la diva Ami Koïta.

S'il y a quelqu'un dont le nom a été le plus scandé, c'est Mohamed Diaby. Pendant les minutes d'interruption dues à des coupures d'électricité ou quand il accompagnait les finalistes et les artistes invités dans leurs prestations, « l'ami du prophète Muhammad » (PSL) a été célébré par ses fans. La soirée a été aussi agrémentée, entre autres, par la remise d'un tableau fait à son image à la marraine, la présentation de l'album Case Sanga , la remise de diplômes aux huit lauréats et aux partenaires ainsi que des mots de gratitude des organisateurs à tous ceux qui les ont accompagnés dans cette première expérience.

Les initiateurs, Papa Ouane et Ander Baba Diarra, ont sollicité le soutien du public pour pérenniser Case Sanga et, par la même occasion, rendre service à cette « riche et authentique culture qui est la nôtre » . Au finish, les spectateurs, visiblement plus acquis à la cause de Dabara, affichaient généralement une satisfaction perceptible. « Dabara est le meilleur. Il mérite sa victoire » , nous ont dit beaucoup de ses fans.

En tout cas, cette première édition de Case Sanga a été un franc succès. Pour preuve, la résidence n'a cessé de drainer du monde. En plus de la mobilisation au plan national, où certains voulaient usurper la paternité de l'émission de télé-réalité à ses initiateurs, Case Sanga est fortement enviée par des pays de la sous-région comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire… qui sont prêts à emboîter le pas au Mali.

Ogopémo Ouologuem

Ramata Kéita

(stagiaires)

 

Arrestation

Des agents du commissariat de police du 4e arrondissement ont arrêté et menotté un homme qui vendait de faux billets d'entrée et à des prix plus élevés que le coût officiel.

EDM-SA confirme, le Palais déçoit

Avec une demi-heure de coupure d'électricité, l'EDM-SA a confirmé sa réputation « d'Energie du Mal » . Cependant, le public s'en est surtout pris à la direction du Palais de la culture qui n'a pas de relais au « fameux » courant en cas de coupure.

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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