Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois de septembre

Les Echos du 07 septembre

MECHAGE

La propagande et la réalité

L'élection du président de l'Assemblée nationale est pliée, et l'on sait depuis lundi dernier que Dioncounda Traoré a succédé à Ibrahim Boubacar Kéita au perchoir. Mais que ce fut éprouvant tant les acteurs ont joué à se faire peur jusqu'au bout ! La propagande étant une arme utile dans ce genre de combat, surtout pour ceux qui ne sont pas sûrs de leurs arguments et de leur poids, elle a fonctionné à plein régime.

Le challenger de Dioncounda Traoré, à savoir Me Mountaga Tall est un maître en la matière. Et pour cela, il a usé et même abusé de toutes les surenchères. Des 80 députés qui le soutiendraient à son programme pour le moins alléchant, où il propose ni plus moins que de rendre le séjour à l'Assemblée sinon paradisiaque du moins confortable. A côté, il y a toutes les petites insinuations sur le fait qu'il bénéficierait du soutien du grand manitou perché sur la colline.

Il a même fait du chantage en déclarant de manière fracassante que si jamais il n'était pas élu président, il se contenterait de son mandat de simple député parce que « je ne serai le vice-président pour personne ». Il y a de quoi tomber en admiration devant le maître parce que ça c'est du Mountaga tout craché. Toujours là à chercher ce à quoi il n'a pas forcément droit.

Je connais sa théorie, fort intéressante par ailleurs, qui a consisté à justifier sa candidature par le fait qu'il ne faut pas opposer le fait majoritaire à la démocratie. « Je suis dans une majorité et j'ai le droit de me présenter », a-t-il dit. Ce qui est tout fait exact. Mais je me rappelle également qu'en 2002, il était dans une majorité et pourtant il n'avait pas usé de son droit démocratique de se présenter contre IBK.

Je ne dirai pas qu'il regarde Dioncounda de haut encore moins qu'il le prend pour un petit mur qu'il peut enjamber, mais le fait est qu'il s'est présenté en ne tenant pas compte de la réalité, la réalité des rapports de force. Je n'ai pas pu résister devant cet autre argumentaire de Me Tall qui voulait convaincre que l'expérience d'un président de l'Assemblée nationale qui ne dispose que de 7 députés ne peut être que bonne parce qu'elle a cours actuellement au Tchad, au Congo et en Mauritanie. On est prié de ne pas en rire parce que comme tout le monde sait ces pays cités figurent parmi les plus grandes démocraties au monde.

J'ai entendu d'autres interrogations à propos de la démarche de Me Tall, j'ai également entendu toutes sortes d'explications concernant sa défaite. A mon avis, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures, Me Tall a perdu parce qu'il n'avait pas les troupes derrière lui. Point. Et le fait qu'il ait jugé utile de faire une conférence de presse pour exposer son programme en est une preuve suffisante. Parce qu'à mon avis ce ne sont pas les Maliens qui devaient trancher entre lui et Dioncounda mais exclusivement ses 147 pairs élus.

S'il a procédé par voie de presse, c'est qu'il n'avait pas eu l'aval du plus grand nombre. Et c'est cela qui s'est traduit le jour du vote où il a été proprement étalé. Je connais quelqu'un qui en riait à se fendre la bouche car, pour lui, celui qui persiflait contre les opposants à la présidentielle au motif qu'ATT les avait battus même dans leur fief, se voyait lui-même priver de son fief qu'est devenue l'Assemblée nationale.

Maintenant, j'attends de voir s'il tiendra sa parole de n'être « le vice-président pour personne ». Et je sais que je ne suis pas le seul à attendre. J'en connais qui ont commencé à parier sur le fait qu'il ne cracherait pas sur un poste qui lui a procuré une visibilité sur la scène politique, qui l'a enrichi en expérience, en nature et en espèces. J'en connais qui jurent la main sur le cœur qu'il accepterait de renier sa parole au motif qu'il y aurait eu des pressions pour qu'il revienne sur ses propos parce que l'Assemblée nationale ne pourrait pas survivre à son absence dans le bureau, lui si expérimenté, si compétent et si connu au-delà de nos frontières.

J'en connais également qui estiment que Me Tall s'est trop avancé pour reculer. Et à l'appui de leurs positions, ils citent volontiers l'adage bamanan qui dit « qu'on peut se ressaisir quand on trébuche sur ses pieds ; qu'on peut se ressaisir quand on trébuche sur ses mains ; mais qu'on ne pas se ressaisir quand on trébuche sur sa langue ». J'en connais qui affirment, qu'étant de Ségou, haut lieu de la parole, du sens de l'honneur et de la dignité, Me sait à quoi il s'est engagé. J'en connais enfin qui n'y vont pas par quatre chemins ; pour eux Me Tall a joué, il a perdu ; aux autres de l'aider à respecter sa parole.

Pour terminer sur l'Assemblée nationale, mon petit doigt me dit qu'il y aura du sport dans l'enceinte de l'hémicycle. Le renouvellement à hauteur de 80 % des députés a permis à de fortes têtes d'y rentrer. Tel que je les connais, ils ne se laisseront ni marcher sur les pieds ni brider la parole. Et comme les sujets d'intérêt national ne manquent pas, l'exécutif aura du souci à se faire. Parce que le Premier ministre qu'ils attraperont aura tout intérêt à bien maîtriser ses dossiers sinon il passera un mauvais quart d'heure et il en sera tellement traumatisé qu'il perdra toute envie d'aller plastronner devant les élus et les caméras.

Tel que je les connais, ils ne se contenteront certainement pas d'interpeller l'exécutif à travers des questions orales et autres questions d'actualité qui sont souvent à l'avantage des ministres comme on a pu le constater par le passé. Ils n'hésiteront pas à diligenter des enquêtes parlementaires autour de la gestion de toutes les structures, publiques ou privées, qui bénéficient des fonds de l'Etat. J'en connais qui auront du souci à se faire et des cauchemars en perspective.

Pour le moment les soucis de l'exécutif sont ailleurs, notamment dans le Nord du pays où nous faisons face à de véritables terroristes qui ne reculent devant rien pour se faire entendre et faire prévaloir leurs intérêts. Face à un problème dont il pensait s'être débarrassé pour de bon (je ne serais pas cruel pour rappeler tout ce qu'on nous disait sur les guerres qu'on gagne en ne les menant pas, sur la paix qui n'a pas de prix ; je ne serais pas cruel pour rappeler ce fameux sketch où l'on aperçoit un militaire tellement pénétré de pacifisme qu'il en vient à jeter son arme dans les ordures), l'exécutif s'est rendu compte qu'il ne l'avait pas bien achevé encore moins bien enterré. Et comme à son habitude, il a ressorti sa bonne vieille recette de la propagande.

Voir nos ministres tenter de convaincre les ambassadeurs que cette fois-ci nous sommes bien en face de terroristes faisait pitié à voir ; voir nos ministres tenter d'arracher une condamnation aux ambassadeurs au motif que des conventions internationales sont violées, était pathétique. Nos ministres ont même dévoilé devant les ambassadeurs des informations qu'ils avaient cachées aux Maliens. C'est dire.

Quand j'ai appris que l'exécutif a officiellement mis en mission Iyad Ag Ghali, le même qui avait été traité de tous les noms (je ne serais pas cruel pour rappeler qu'on l'avait accusé de cupidité, d'homme de peu de foi et indigne de confiance et j'en passe et des meilleurs) il y a à peine un an, je me suis dit qu'il y a véritablement péril en la demeure. Surtout qu'au moment où on l'envoyait, personne ne pouvait dire avec exactitude les revendications de Bahanga.

Maintenant encore on ne sait pas ce qu'il souhaite. La médiation algérienne (encore) pour on ne sait quelle revendication ? Entre-temps, son cousin Fagaga a ramassé ses cliques et ses claques apportant sinon un coup de grâce du moins un coup mortel à l'Accord d'Alger.

Je pense que contrairement à l'année dernière, il y a des erreurs à éviter. Cette fois-ci, avant de signer quoi que ce soit, il faudrait prendre l'avis de tout le monde : les institutions, les partis politiques, la société civile, etc. parce que la propagande a démontré ses limites.

El hadj TBM

Acceuil


DJENNE

Le PDIR dans des eaux troubles

« Qu'est ce qu'on nous cache encore ? » ! Cette question est sur toutes les lèvres à Djenné suite à l'atelier de validation des dossiers d'avant-projet détaillé du Programme de développement rural intégré de Djenné (PDIR/Djenné) tenu à la Maison du peuple de la ville le 4 septembre 2007.

Initialement prévu pour deux jours, afin de mieux expliquer et discuter avec les populations, l'atelier du 4 septembre du PDIR n'a finalement duré que quelques heures. Tout a été bâclé. L'exposé d'Abdoulaye Dembélé, responsable du PDIR/Djenné, n'a pas comblé les attentes de l'assistance. Et pourtant, ce projet est l'espoir de toute une communauté.

On comprend alors aisément la déception des rares agriculteurs, pêcheurs et éleveurs présents à la rencontre. Ils ont finalement tout accepté sans être convaincus. Aussi, la population n'a pas du tout été informée de cet atelier qui est très déterminant dans la recherche de financement. En réalité, ce manque de communication cache une certaine carence quant à la mise en œuvre de ce projet qui est un gage de la sécurité alimentaire pour les populations de Djenné.

Même la radio locale (Radio Jamana) n'a pas eu droit à un simple reportage dans le cadre de sa mission d'information et de sensibilisation. Pourtant, elle a joué un grand rôle dans la sensibilisation des populations de Djenné quant à la mise en place d'un cadre de confiance entre l'Etat et les populations de la localité sur le seuil de Talo.

Déjà, il y a quelques mois, le passage d'une importante délégation de la Banque africaine de développement (Bad) à Djenné et à Soala (site du seuil de Djenné) a été un véritable fiasco, car les autorités locales et les populations de Soala n'avaient pas été informées de cette arrivée. Elles ont purement et simplement refoulé la délégation. Cette situation a contribué à ternir davantage l'image du PDIR auprès des populations.

Par précipitation ou pour arnaquer les populations de Soala, le PDIR a construit un Centre de santé communautaire (CSCOM) sans consulter le Centre de santé de référence de Djenné qui gère cette aire de santé. Sans compter que la construction d'un CSCOM obéit à un plan et à des règles qui ont été foulés au pied. Nul n'est donc surpris que ledit CSCOM ne fonctionne plus aujourd'hui.

Alors va-t-on continuer à mépriser nos populations qui ont arraché de haute lutte la création PDIR suite à la construction du barrage de Talo ? Jusqu'à quand ces dernières vont-elles se laisser berner ? Autant de questions dont les réponses démontreront la capacité ou non du PDIR à combler les attentes socioéconomiques de Djenné.

Lévy Dougnon

(Radio Jamana Djenné)

[haut]

Acceuil


POUR LE MOIS DE RAMADAN

La DNCC se veut rassurante

A quelques jours du mois de ramadan, la direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC) dissipe les inquiétudes en assurant qu'il n'y aura pas de problème majeur grâce à son suivi constant des marchés.

Selon les prévisions de la direction nationale du commerce et de la concurrence, il n'y aura pas de problèmes pendant le mois de ramadan concernant l'approvisionnement de nos marchés et les prix des produits de première nécessité. Ces prévisions sont les résultats d'un suivi régulier jour après jour et semaine après semaine de nos marchés par la DNCC.

Ainsi, elle reçoit quotidiennement des directions régionales du commerce les prix et l'état d'approvisionnement des marchés en denrées : céréales, sucre, farine, huile, thé, sel, lait en poudre, viande avec os, poisson fumé, aliment bétail et souvent les hydrocarbures, nous a informé Martin Sidibé, chef division études, organisation du commerce et distribution à la DNCC.

En plus, chaque mois, un rapport verbal de ses suivis quotidiens est présenté en conseil des ministres sans oublier le fait que la direction nationale des transports et la douane font constamment le point des stocks à la DNCC.

Habituellement, en prélude au mois de ramadan, la DNCC adresse une note au ministre du Commerce, qui rencontre ensuite les opérateurs économiques sur la base de cette note. Mais, cette année, avec les négociations entre le gouvernement et l'Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) sur la flambée des prix des produits de première nécessité, la DNCC n'a pas pu le faire.

Toutefois, même s'il n'y a pas de disposition spéciale pour le mois de ramadan comme à l'accoutumée, la DNCC rassure les Maliens que la situation est contrôlée et maîtrisée par l'Etat. « Le marché est bien contrôlé et il n'y aura pas de pénurie ». Surtout que le gouvernement a, à travers le ministère de l'Economie et des Finances et dans le cadre des négociations avec l'UNTM, décidé d'exonérer des droits et taxes à l'importation des produits sensibles comme le lait en poudre, l'huile, le riz… jusqu'au 31 octobre 2007.

Reste à savoir maintenant si cette exonération aura des répercussions sur les importations et les prix des denrées.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

[haut]

Acceuil


RAMADAN

« Sounkalo » dans la tourmente sociale

Mois de ferveur et de dévotion pour le fidèle, le ramadan est pourtant craint par des de chefs familles à revenu limité comme Sounkalo.

Affalé dans un lit de fortune, Sounkalo se retourne sans cesse. Il ne parvient pas à trouver le sommeil tout comme il est incapable de trouver des réponses exactes aux additions qui se bousculent dans sa tête. Son problème ? Les événements qui vont se succéder d'ici à la fin de l'année. La rentrée scolaire, le ramadan, la petite fête, les fêtes de fin d'année et la Tabaski ! De quoi donner le tournis à un chef de famille.

C'est surtout le ramadan, mois qui l'a vu naître, d'où son nom Sounkalo (ramadan en bambara), qui le préoccupe le plus. Il se souvient encore des mots de l'imam lors de son prêche hebdomadaire de vendredi. « Le ramadan est un mois bénit. C'est un illustre hôte que tout musulman se doit d'accueillir à bras ouverts, dans la joie et rendant grâce à Allah » , a dit le guide.

Il a la foi, mais ces propos le remplissent d'amertume. De toutes les manières, on ne peut accueillir le meilleur des hôtes qu'avec ce qu'on a. « D'ailleurs c'est ce que la religion dit. Mais, les hommes l'ont transformé en un mois de dépenses exagérées » , se dit-il pour se consoler.

Planton de son état, son salaire suffit à peine à assurer sa location et ses factures d'électricité. Heureusement que son épouse, Fily, se bat comme elle le peut pour l'épauler. Malgré cette aide précieuse, il lui est impossible de faire des économies en prévision des périodes difficiles comme la rentrée scolaire et le ramadan.

« Tout est aujourd'hui cher. A commencer par le riz » , se dit-il intérieurement ! Le sucre et le lait ? Sounkalo n'y pense même pas parce qu'il y a belle lurette que sa famille a été sevrée de ces produits. « Que ceux qui ne peuvent pas boire la bouillie sans sucre et sans lait se débrouillent » , a-t-il décrété un matin quand son fils aîné, Baïni, est venu lui réclamer le prix du sucre. D'ailleurs comment peut-il acheter un kilo de sucre à 400 F CFA alors qu'il ne donne en tout et pour tout que 250 F CFA pour la dépense quotidienne ?

Face à son infortune, Sounkalo ne peut s'empêcher de maudire ces ministres-commerçants sangsues, ces cadres véreux et ces crocodiles d'opérateurs économiques qui se « sont donnés la main pour monopoliser l'économie nationale et transformer ce beau pays en enfer pour ses citoyens » .

Il se surprend à leur souhaiter, contrairement aux préceptes de l'islam, la plus triste des fins. « Fasse que Dieu nous débarrasse, avant la fin de ce ramadan, de tous ces requins pour que ce pays redevienne ce havre de paix qu'il était à l'indépendance » , prie-t-il le Tout-Puissant. Ce qu'il ne sait pas certainement, c'est que le ramadan a, à plusieurs reprises, marqué une rupture politique dans l'histoire politique du Mali.

C'est finalement l'appel du muezzin pour la prière de l'aube qui tire Sounkalo de ses tourments et de ses cauchemars. Il fait ses ablutions et se dirige vers la mosquée avec l'espoir qu'Allah va entendre ses prières et donner à tous les pauvres les moyens de passer un excellent mois de ramadan.

Bolmouss

[haut]

Acceuil


MALADIES INCOMPATIBLES AVEC LE JEUNE

Un médecin tire la sonnette d'alarme

Le jeûne est l'un des cinq piliers de l'Islam, à ce titre tout musulman saint de corps et d'esprit se doit de l'observer. Mais, l'épreuve, qui dure 30 jours, n'est pas compatible avec certaines maladies. Dr. Fambougoury Diakité du Centre de santé communautaire de Lafiabougou tire la sonnette d'alarme.

Pour Dr. Fambougoury Diakité, des maladies comme le diabète, l'hypertension artérielle, la tuberculose pulmonaire, les malades du Sida, et les maladies diarrhéiques ne riment pas avec le jeûne. A l'en croire, le diabète, qui est considéré actuellement comme un grave problème de santé publique, est une maladie assez complexe qui nécessite des conseils et un comportement tracé par le médecin traitant.

« Cette maladie va généralement avec l'hypertension artérielle. 80 % des malades du diabète développent l'hypertension artérielle. Or, toutes ces maladies peuvent conduire au pire si elles sont négligées ou mal diagnostiquées », avertit-il .

A ces maladies s'ajoute la tuberculose pulmonaire qui provoque chez le malade un amaigrissement progressif. « Ils ne peuvent pas observer le jeûne parce qu'ils doivent être tous les jours sous traitement. La rupture du traitement peut provoquer la rechute de la maladie, ce qui complique davantage le traitement » .

Selon Dr. Diakité, tout comme les tuberculeux, les malades du VIH-Sida aussi ne doivent pas jeûner. Car, à ses dires, les anti-retro-viraux (ARV) une fois commencés ne doivent plus s'arrêter. Il en est de même pour ceux qui souffrent de diarrhée. « Les diarrhées provoquent la déshydratation, donc dans ce cas, il est conseillé aux malades de boire beaucoup d'eau » .

Pour le praticien, si le jeûne est un devoir religieux, il est conseillé aux fidèles de ne l'accomplir que lorsqu'ils sont en bonne santé. « Avant d'observer le jeûne, faites un tour chez le médecin pour savoir si réellement vous êtes apte à le faire » , conseille-t-il.

Idrissa Sako

 

[haut]

Acceuil


  RAMADAN

Des Bamakois se prononcent

Tout en sachant bien que le mois de ramadan est celui des dépenses par excellence dans la communauté islamique, des Bamakois en appellent à la piété des commerçants, invités à ne voir que l'intérêt du plus grand nombre en ce mois de tolérance, de pardon et de solidarité.

Yacouba Djourté   (prêcheur) :

« Beaucoup de Maliens ne maîtrisent pas le sens du jeûne. Le jeûne ne repose pas seulement sur la privation des aliments, boissons et sexe. Il nécessite aussi l'adoption d'une grande sagesse et des comportements saints. Jeûner consiste à délaisser ce qui est interdit et à accomplir ce qui est ordonné. Celui qui ne laisse pas par exemple le mensonge, Dieu n'a pas besoin qu'il laisse sa nourriture et sa boisson. Le jeûneur ne doit pas calomnier les gens. Il ne doit pas mentir ou chercher à faire des ventes illicites. Il doit s'éloigner des paroles et actes prohibés. S'il fait cela durant tout le mois, son âme sera purifiée pour le reste de l'année.  ».

Batoma Samaké (ménagère)  :

« Le ramadan est un mois de solidarité et de partage. Le fait de donner beaucoup d'aumônes, d'être bienfaisant envers les gens et d'être bon est recommandé. Au Mali, plus précisément à Bamako, c'est le contraire qui se passe. Le ramadan est devenu le mois de la cherté ».

Adama Sissoko (chef de famille) :

« Il est regrettable de voir, à Bamako, que la plupart des jeûneurs ne font pas de différence entre les jours de jeûne et les autres jours. Ils restent sur leurs habitudes. On ne voit même pas qu'ils jeûnent. On fait tout maintenant dans le mois de ramadan. Dans la vie de tous les jours, les musulmans doivent s'éloigner de ce que Dieu a interdit comme mensonge, insulte, tricherie, tromperie, etc. Cela l'est davantage encore pour le jeûneur. Mais, ces actes se développent de plus en plus. Les commerçants par exemple montent les enchères ».

Ramata Diallo (vendeuse de légumes)   :

« Les légumes sont plus chers pendant le ramadan parce qu'il y a une forte demande. Si on n'a pas assez de marchandise et que les clients augmentent, les prix montent. Ça c'est partout dans le monde. Les consommateurs des légumes deviennent plus nombreux. Rien n'a encore changé. Mais, c'est sûr qu'il aura de changement dans le marché des légumes durant le mois béni ».

Propos recueilli par

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org