Les Echos du 03 septembre
TALL, TAPO ET DIONCOUNDA
La guerre des ténors de l'ADP pour le perchoir
L'élection du président de l' Assembée nationale qui aura lieu ce matin au siège de l'institution s'annonce rude entre les principaux candidats Mes Tall et Tapo et Dioncounda Traoré.
Samedi et dimanche, les députés indépendants, du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et de l' Adéma ont organisé séparément leurs journées parlementaires. Il s'agit de traditionnels séminaires ou échanges destinés à initiér prinpalement les nouveaux députés au travail parlementaire. Mais, les présentes journées parlementaires de ces partis politiques avaient un autre enjeu capital : celui de sensibilisser les élus à respecter les consignes de vote pour l'élection du président de l'Assemblée nationale ce lundi.
En effet, le perchoir fait l'objet de vives convoitises entre, paradoxalement partis membres de l'Alliance pour la démocratique et le progrès (ADP), la mouvance présidentielle.
Mes Moutaga Tall et Kassoum Tapo et Dioncounda Traoré sont les trois candidats déclarés. Les deux derniers ont mis à profit les journées parlementaires de leurs formations politiques pour paufiner leurs stratégies de conquête du perchoir. Une source anonyme au sein des indépendants indique que les députés indépendants allaient « voter pour le candidat qu'ils croient bon » . Selon cette source, les députés indpendants avaient déjà rencontré les principaux candidats.
« Nous avons confiance en nos deputés . On ne débauchera pas un seul député de l' Adéma parce que ces élus ont une dignité, un honneur et un projet de société auxquel ils adhèrent et défendent » , s'est exprimé Dioncounda Traoré, sous un tonnerre d' applaudisssements .
Incertitudes
Reste à savoir si les consignes de vote seront respectées et surtout si Diouncouda a le soutien des députés de l' Adéma et de ses alliés notamment l'Union pour la République et la démocratie (URD). Mais, curieusement, la formation de Younoussi Touré n'était pas représentée à la cérémonie d'ouverture de la journée parlementaire de l' Adéma . Ce qui n'est pas rassurant pour le parti de l'Abeille tout comme l'absence de certains de ses propres députés.
Selon de sources proches de la direction de l'URD, tous les deputés de ce parti ne sont pas unanimes sur le deal entre les deux formations politiques qui permettrait à l' Adéma d'assurer la présidence de l'Assemblée à l'issue du vote. En tous les cas, aucune unanimité ne règne à l'URD pour un éventuel octroi de la présidence de l'AN au parti relativement majoritaire. Idem au MPR ou encore au Cnid /Fyt.
Choguel K. Maïga , après l'ouverture de la journée parlementaire du parti du Tigre déclarait à la presse que son parti allait suivre le candidat qui défendrait les actions du président de la République pendant tout son second mandat.
Soupçonne-t-il l' Adéma de lâcher ATT avant le terme de son mandat ? Et Me Moutaga Tall , de son côté, jeudi tout en soutenant qu'il avait l'expérience nécessaire pour présider aux destinées de l'AN, expliquait que l'élection du président de l'Assemblée n'était pas forcément une affaire de majorité.
C'est dire qu'aucun des trois candidat n'est sûr de l'emporter à moins que le président ATT ne vienne mettre fin à cette gueguerre entre ses partisans. Hier après-midi, il devait recevoir les trois candidats pour une ultime concertation.
Denis Koné
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JOURNEE PARLEMENTAIRE DU MPR
Choguel remet en cause le fait majoritaire
Profitant de sa journée parlementaire samedi, le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) a renouvelé son soutien au président de la République et indiqué qu'il ne se laissera pas emballer par le fait majoritaire qui reste d'actualité avec l'élection du président et des membres du bureau de l'Assemblée nationale ce matin.
En prélude de la première session extraordinaire de la quatrième législature de l'Assemblée nationale, qui s'ouvre ce matin, les formations politiques, dont le MPR, ont tenu le samedi leur première journée parlementaire. L'exercice consistait non seulement à familiariser les élus (nouveaux et anciens) au B.A.-ba de la vie parlementaire, mais aussi à clarifier la position du parti sur la nouvelle donne politique.
Avec ses huit députés, le MPR entend jouer pleinement son rôle aux côtés des partis politiques fidèles à ATT. En s'adressant à ses députés, le samedi, le président Choguel Kokala Maïga n'a pas caché sa volonté d'accompagner le président ATT dans son Programme de développement économique et social (PDES), pour lequel, dit-il, il a été élu avec 71 % de voix.
Cette rencontre s'est tenue au moment où la conquête du perchoir fait rage entre des prétendants de l' Adéma , majoritaire avec 51 élus, les indépendants proches d'ATT avec 38 députés et Me Mountaga Tall , président du Cnid avec 7 élus. Le sujet domine l'actualité politique de notre pays. Sur la question, Choguel K. Maïga a son idée.
Le glas qui sonne pour l'ADP ?
« La démocratie n'est nulle part, le diktat mécanique de la majorité arithmétique surtout dans notre pays où encore le taux de participation est très bas. C'est très important que le jeu soit clair dès le départ. Les députés du MPR ne rentreront dans aucune combinaison, sous quelque prétexte que ce soit. Il faut que ceci soit clair » , a averti Choguel .
Un pied de nez au gentleman agreement signé entre l' Adéma et l'URD, pour la composition du futur bureau et l'occupation du fauteuil de président de l'Assemblée nationale ? C'est tout comme, selon des observateurs de la scène politique.
Le MPR, par la voix de son président, qui dénie publiquement le fait majoritaire de l' Adéma est certainement dans une logique de pousser le pion du candidat des indépendants, Me Kassoum Tapo ou d'une probable entente entre celui-ci et Me Tall du Cnid . Puisque ceux-ci se montrent plus proches de Koulouba que n'importe qui, un coup de pouce du MPR entre dans l'ordre normal des choses.
En tout état de cause, cette sortie peu diplomatique du 1er responsable du parti du Tigre signe l'arrêt de mort de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP). Un regroupement politique hétéroclite composé d'une quarantaine de partis et créé dans la mouvance de l'élection présidentielle du 29 avril pour soutenir le président ATT.
Il faut souligner que des ténors de l'échiquier politique national, comme l' Adéma , l'URD, le Cnid , le MPR, entre autres, en sont membres. Mais, manifestement, le vers est déjà dans le fruit.
Abdrahamane Dicko
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ADEMA/PASJ
Les députés initiés au travail parlementaire
Ils étaient une quarantaine de députés Adéma /PASJ à prendre part aux journées parlementaires organisées par le parti de l'Abeille samedi et dimanche au Centre international des conférences de Bamako.
Au cours des journées, les députés ont échangé sur quatre thèmes que sont « les institutions de la République leur fonctionnement et relations » , « l'Assemblée nationale, ses missions et fonctionnement » , « le groupe parlemenatire , ses missions et fonctionnement » et « le député, ses missions et statut » .
Selon le président de l' Adéma , Dioncounda Traoré, les présentes journées parlementaires ont pour objectif d'aider les élus nationaux du parti à accomplir un bon travail parlementaire à travers une connaissance parfaite des différentes institutions de la République et surtout leur travail parlementaire. Auparavant, le président du PASJ s'était félicité du fait que l' Adéma ait encore une fois la majorité relative à l'Assemblée nationale.
A ses dires, le parti, qui est membre de l'ADP, a contribué à l'atteinte de deux des trois objectifs que ce regroupement s'était fixés à savoir : la réélection du candidat Amadou Toumani Touré, lui offrir une majorité à l'AN.
Ces deux objectifs sont atteints, dira-il, avant de poursuivre que l'accompagnement de ses actions dans la construction démocratique du pays sera une tâche permanente.
Dioncounda a indiqué qu'en tant que parti relativement majoritaire, l' Adéma briguait la présidence de l'Assemblée nationale. Aussi, a-t-il fait savoir que le choix du parti était porté sur lui pour « mener cette nouvelle bataille » , avant d'inviter les honorables de son parti à ne pas écouter « toutes les rumeures et paroles déformées par les journaux » . « Nous devons nous faire confiance et cette victoire est envisageable avec nos alliés » .
Denis Koné
Acceuil