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2007

Mois de septembre

Les Echos du 03 septembre

TALL, TAPO ET DIONCOUNDA

La guerre des ténors de l'ADP pour le perchoir

L'élection du président de l' Assembée nationale qui aura lieu ce matin au siège de l'institution s'annonce rude entre les principaux candidats Mes Tall et Tapo et Dioncounda Traoré.

Samedi et dimanche, les députés indépendants, du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et de l' Adéma ont organisé séparément leurs journées parlementaires. Il s'agit de traditionnels séminaires ou échanges destinés à initiér prinpalement les nouveaux députés au travail parlementaire. Mais, les présentes journées parlementaires de ces partis politiques avaient un autre enjeu capital : celui de sensibilisser les élus à respecter les consignes de vote pour l'élection du président de l'Assemblée nationale ce lundi.

En effet, le perchoir fait l'objet de vives convoitises entre, paradoxalement partis membres de l'Alliance pour la démocratique et le progrès (ADP), la mouvance présidentielle.

Mes Moutaga Tall et Kassoum Tapo et Dioncounda Traoré sont les trois candidats déclarés. Les deux derniers ont mis à profit les journées parlementaires de leurs formations politiques pour paufiner leurs stratégies de conquête du perchoir. Une source anonyme au sein des indépendants indique que les députés indépendants allaient « voter pour le candidat qu'ils croient bon » . Selon cette source, les députés indpendants avaient déjà rencontré les principaux candidats.

« Nous avons confiance en nos deputés . On ne débauchera pas un seul député de l' Adéma parce que ces élus ont une dignité, un honneur et un projet de société auxquel ils adhèrent et défendent » , s'est exprimé Dioncounda Traoré, sous un tonnerre d' applaudisssements .

Incertitudes

Reste à savoir si les consignes de vote seront respectées et surtout si Diouncouda a le soutien des députés de l' Adéma et de ses alliés notamment l'Union pour la République et la démocratie (URD). Mais, curieusement, la formation de Younoussi Touré n'était pas représentée à la cérémonie d'ouverture de la journée parlementaire de l' Adéma . Ce qui n'est pas rassurant pour le parti de l'Abeille tout comme l'absence de certains de ses propres députés.

Selon de sources proches de la direction de l'URD, tous les deputés de ce parti ne sont pas unanimes sur le deal entre les deux formations politiques qui permettrait à l' Adéma d'assurer la présidence de l'Assemblée à l'issue du vote. En tous les cas, aucune unanimité ne règne à l'URD pour un éventuel octroi de la présidence de l'AN au parti relativement majoritaire. Idem au MPR ou encore au Cnid /Fyt.

Choguel K. Maïga , après l'ouverture de la journée parlementaire du parti du Tigre déclarait à la presse que son parti allait suivre le candidat qui défendrait les actions du président de la République pendant tout son second mandat.

Soupçonne-t-il l' Adéma de lâcher ATT avant le terme de son mandat ? Et Me Moutaga Tall , de son côté, jeudi tout en soutenant qu'il avait l'expérience nécessaire pour présider aux destinées de l'AN, expliquait que l'élection du président de l'Assemblée n'était pas forcément une affaire de majorité.

C'est dire qu'aucun des trois candidat n'est sûr de l'emporter à moins que le président ATT ne vienne mettre fin à cette gueguerre entre ses partisans. Hier après-midi, il devait recevoir les trois candidats pour une ultime concertation.

Denis Koné

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JOURNEE PARLEMENTAIRE DU MPR

Choguel remet en cause le fait majoritaire

Profitant de sa journée parlementaire samedi, le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) a renouvelé son soutien au président de la République et indiqué qu'il ne se laissera pas emballer par le fait majoritaire qui reste d'actualité avec l'élection du président et des membres du bureau de l'Assemblée nationale ce matin.

En prélude de la première session extraordinaire de la quatrième législature de l'Assemblée nationale, qui s'ouvre ce matin, les formations politiques, dont le MPR, ont tenu le samedi leur première journée parlementaire. L'exercice consistait non seulement à familiariser les élus (nouveaux et anciens) au B.A.-ba de la vie parlementaire, mais aussi à clarifier la position du parti sur la nouvelle donne politique.

Avec ses huit députés, le MPR entend jouer pleinement son rôle aux côtés des partis politiques fidèles à ATT. En s'adressant à ses députés, le samedi, le président Choguel Kokala Maïga n'a pas caché sa volonté d'accompagner le président ATT dans son Programme de développement économique et social (PDES), pour lequel, dit-il, il a été élu avec 71 % de voix.

Cette rencontre s'est tenue au moment où la conquête du perchoir fait rage entre des prétendants de l' Adéma , majoritaire avec 51 élus, les indépendants proches d'ATT avec 38 députés et Me Mountaga Tall , président du Cnid avec 7 élus. Le sujet domine l'actualité politique de notre pays. Sur la question, Choguel K. Maïga a son idée.

Le glas qui sonne pour l'ADP ?

« La démocratie n'est nulle part, le diktat mécanique de la majorité arithmétique surtout dans notre pays où encore le taux de participation est très bas. C'est très important que le jeu soit clair dès le départ. Les députés du MPR ne rentreront dans aucune combinaison, sous quelque prétexte que ce soit. Il faut que ceci soit clair » , a averti Choguel .

Un pied de nez au gentleman agreement signé entre l' Adéma et l'URD, pour la composition du futur bureau et l'occupation du fauteuil de président de l'Assemblée nationale ? C'est tout comme, selon des observateurs de la scène politique.

Le MPR, par la voix de son président, qui dénie publiquement le fait majoritaire de l' Adéma est certainement dans une logique de pousser le pion du candidat des indépendants, Me Kassoum Tapo ou d'une probable entente entre celui-ci et Me Tall du Cnid . Puisque ceux-ci se montrent plus proches de Koulouba que n'importe qui, un coup de pouce du MPR entre dans l'ordre normal des choses.

En tout état de cause, cette sortie peu diplomatique du 1er responsable du parti du Tigre signe l'arrêt de mort de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP). Un regroupement politique hétéroclite composé d'une quarantaine de partis et créé dans la mouvance de l'élection présidentielle du 29 avril pour soutenir le président ATT.

Il faut souligner que des ténors de l'échiquier politique national, comme l' Adéma , l'URD, le Cnid , le MPR, entre autres, en sont membres. Mais, manifestement, le vers est déjà dans le fruit.

Abdrahamane Dicko

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ADEMA/PASJ

Les députés initiés au travail parlementaire

Ils étaient une quarantaine de députés Adéma /PASJ à prendre part aux journées parlementaires organisées par le parti de l'Abeille samedi et dimanche au Centre international des conférences de Bamako.

Au cours des journées, les députés ont échangé sur quatre thèmes que sont  « les institutions de la République leur fonctionnement et relations » , « l'Assemblée nationale, ses missions et fonctionnement » , « le groupe parlemenatire , ses missions et fonctionnement »  et « le député, ses missions et statut » .

Selon le président de l' Adéma , Dioncounda Traoré, les présentes journées parlementaires ont pour objectif d'aider les élus nationaux du parti à accomplir un bon travail parlementaire à travers une connaissance parfaite des différentes institutions de la République et surtout leur travail parlementaire. Auparavant, le président du PASJ s'était félicité du fait que l' Adéma ait encore une fois la majorité relative à l'Assemblée nationale.

A ses dires, le parti, qui est membre de l'ADP, a contribué à l'atteinte de deux des trois objectifs que ce regroupement s'était fixés à savoir : la réélection du candidat Amadou Toumani Touré, lui offrir une majorité à l'AN.

Ces deux objectifs sont atteints, dira-il, avant de poursuivre que l'accompagnement de ses actions dans la construction démocratique du pays sera une tâche permanente.

Dioncounda a indiqué qu'en tant que parti relativement majoritaire, l' Adéma briguait la présidence de l'Assemblée nationale. Aussi, a-t-il fait savoir que le choix du parti était porté sur lui pour «   mener cette nouvelle bataille » , avant d'inviter les honorables de son parti à ne pas écouter « toutes les rumeures et paroles déformées par les journaux » . « Nous devons nous faire confiance et cette victoire est envisageable avec nos alliés » .

Denis Koné

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SITUATION AU NORD-MALI

Le ministre des Affaires étrangères rencontre les diplomates à Bamako

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, S. E. Moctar Ouane , en compagnie de certains de ses collègues du gouvernement, a rencontré samedi les ambassadeurs, représentants d'organisations internationales accrédités au Mali pour leur parler de la situation qui prévaut au nord de notre pays depuis une semaine. Nous vous proposons in extenso, le discours qu'il a prononcé en cette circonstance et qui largement édifiant sur l'exécution de l'Accord d'Alger.

«  je m'exprimerai au nom du gouvernement de la République du Mali pour évoquer devant vous, Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, chefs de mission et représentants d'organisations internationales, la situation dans la région de Kidal.

Cette situation se caractérise par la multiplication d'actes terroristes perpétrés par un groupe de bandits armés dirigé par Ibrahim Ag Bahanga .

Ainsi, le 26 août 2007, à Tejiarett , ont été pris en otages les membres de la mission du Projet africain de lutte d'urgence contre le criquet pèlerin ; le 27 août à Azakak et le 29 août, près de Tinzawatène , ont été attaqués des convois militaires de ravitaillement avec mort d'hommes et enlèvement de matériels ; les 30 et 31 août des véhicules civils transportant des personnes et du bétail ont sauté sur des mines près de Tinzawatène , occasionnant plusieurs morts et blessés.

Face à cette situation, le gouvernement, suivant les instructions de Monsieur le président de la République, a très rapidement pris les mesures appropriées lui permettant d'en assurer le contrôle.

Ces faits ont été portés en temps réel à l'attention de l'opinion publique nationale et internationale par les autorités compétentes du Mali.

Ceci rappelé, je voudrais, à présent, souligner ici, et subséquemment, les points suivants :

1. La préservation de l'intégrité du territoire national et de la sécurité des personnes et des biens, la défense et la sauvegarde des valeurs de la démocratie et de la République sont et demeurent au cœur de la mission de nos forces armées et de sécurité et des autres institutions de la République, qui continueront à y veiller scrupuleusement.

2. Le président de la République poursuivra ses efforts et ses initiatives en faveur d'une approche concertée pour assurer la stabilité et la sécurité de notre pays, y compris au plan régional.

3. Le gouvernement continuera avec détermination et avec l'appui de ses partenaires techniques et financiers son programme de développement économique et social du Mali, notamment des régions du Nord à travers la mise en œuvre des conclusions et recommandations du Forum de Kidal des 23 et 24 mars 2007. A cet égard, des actions concrètes ont été déjà réalisées ou sont en cours d'exécution, notamment dans les domaines de la santé et de la communication. Les dossiers concernant la réalisation d'infrastructures routières comme le bitumage des routes Gao-Kidal , Ansongo-Ménaka-Anderaboukane , Niono-Tonka-Tombouctou ou encore Kidal-Ménaka sont à un niveau d'avancement satisfaisant.

4. Le Mali continuera d'honorer ses engagements concernant l'Accord d'Alger du 4 juillet 2006.

Ainsi, la formation des unités spéciales de sécurité est désormais achevée avec la constitution de deux compagnies basées respectivement à Tin-Ezié et à Kidal. La création d'un fonds de réinsertion socio-économique est effective depuis l'ouverture d'un compte subséquent à la Banque malienne de solidarité et son approvisionnement par des versements effectués par les gouvernements malien et algérien. De même, un programme de formation professionnelle destiné aux ex-combattants de l'Alliance du 23-Mai ainsi qu'aux jeunes des trois régions du Nord est en cours de finalisation, qui bénéficiera à quatre cents (400) jeunes.

5. Le gouvernement du Mali considère que les actes posés par les bandits armés dirigés par Ibrahim Ag Bahanga sont graves en ce qu'ils constituent une rupture de la paix chèrement acquise dans cette partie du territoire national si essentielle à la sécurité régionale, voire internationale - et une violation flagrante des idéaux de la Ille République et de la légalité internationale, notamment le Traité d'Ottawa sur les mines anti-personnel.

Ces actes méritent, à la suite du gouvernement du Mali, d'être condamnés très clairement par la communauté internationale, et leurs auteurs combattus avec rigueur, détermination et solidairement.

A cet effet, le gouvernement du Mali sait pouvoir compter sur l'appui politique, diplomatique et matériel des pays et organisations que vous représentez, et ce pour endiguer cette nouvelle menace à la paix et à la sécurité internationales que constituent le terrorisme et les trafics d'armes et de drogues.

Mesdames, messieurs,

Nous sommes, à présent, mes collègues et moi, à votre disposition pour répondre à vos questions éventuelles ou recevoir des suggestions utiles ».

 

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FIN DE LA PENURIE D'EAU POTABLE EN COMMUNES IV, V ET VI

Des ouvrages de mesures d'urgence réalisés

Les habitants de Kalabancoura , Garantiguibougou , Kalabancoro , Niamakoro et Djikoroni Para sont désormais épargnés de la corvée d'eau potable. Des forages et bornes-fontaines viennent d'être mis à leur disposition dans le cadre du projet d'alimentation en eau potable (AEP) de la ville de Bamako.

Afin de résoudre les problèmes liés à l'approvisionnement en eau potable de la ville de Bamako, le gouvernement a, en collaboration avec l'ambassade royale des Pays-Bas, initié l'AEP. Ce projet a permis la réalisation, à moyen terme, d'une nouvelle station de production d'eau à Kabala pour un coût total de près de 4 milliards de F CFA.

Ces ouvrages assurent désormais l'approvisionnement correct et durable en eau potable des populations de quatre quartiers spécifiés des communes V et VI (rive droite) et des quartiers de la rive gauche. Les réalisations permettront d'augmenter considérablement la capacité de production.

Ces ouvrages, qui entrent dans le cadre des mesures d'urgence, permettent le renforcement de la capacité de filtration de la station de traitement de Djicoroni Para par la création de quatre nouveaux filtres à sable, le raccordement des nouveaux filtres à ceux existant ainsi que la création d'un stockage additionnel d'eau traitée (bâche de 1000 m3). Cela nécessitera l'équipement et l'exploitation de cinq forages de la zone aéroportuaire et la réalisation de 33 bornes-fontaines publiques reparties entre les quartiers de Kalabancoura , Kalabancoro , Garantiguibougou et Niamakoro .

L'inauguration officielle des ouvrages a eu lieu vendredi après-midi à Kalabancoro sous la présidence du ministre des Mines, de l'Energie et de l'Eau.

Selon le ministre Ahmed Diane Séméga , « ces ouvrages de AEP constituent des mesures d'économie d'eau. Il y a deux ans, je me suis déplacé en personne avec le directeur de l'hydraulique pour parler à l'ambassade des Pays-Bas du problème crucial d'alimentation en eau potable de nos populations. Certaines zones de Bamako connaissent une situation déficitaire en eau potable. C'est pourquoi on a initié ce projet » .

L'accès à l'eau potable est l'un des Objectifs majeurs du Millénaire pour le développement. C'est aussi une cible particulièrement importante pour un pays sahélien comme le Mali. Pour atteindre ces objectifs, tous les acteurs doivent impliquer.

Pour l'ambassadrice des Pays-Bas, « l'ensemble des acteurs concernés doivent se mobiliser et conjuguer leurs efforts en faisant chacun ce qu'il sait faire le mieux. A l'Etat, la planification à long terme des besoins en infrastructures et la régulation. Aux collectivités territoriales, la maîtrise d'ouvrage de leurs investissements. Aux opérateurs privés et aux associations d'usagers, la gestion de la distribution d'eau et la maintenance des ouvrages sur la base de convention de délégation de gestion clairement établie » .

La satisfaction des besoins à long terme d'une ville comme Bamako requiert la mise en œuvre de politiques judicieuses en matière d'urbanisme et de réalisation d'infrastructure d'hydraulique adaptées. Ces mesures d'urgence sont loin d'avoir couvert les besoins de la population bamakoise, mais elles constituent des mesures de prévision pour plus de 200 000 personnes des quartiers concernés.

Ce qui fera dire à l'ambassadrice des Pays-Bas, dans un bambara parfait, que « mogo   bè dondo kolon sen, ka bila dondo minogo niè  » (on creuse un puits en prévision de la soif future en bambara).

Aux collectivités et aux populations de mieux gérer les infrastructures pour qu'elles puissent servir aux générations futures.

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

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 HISTOIRES DU MALI

Bientôt quatre scénarios sur écran

Trois projets de scénario sur les grandes gestes de l'Histoire du Mali, sélectionnés à l'issue du concours lancé par le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), seront portés sur écran entre 2007 et 2008.

Dans le cadre de sa stratégie de dynamisation de la cinématographie nationale, le Centre national de la cinématographie du Mali, avait lancé en mars dernier un appel à propositions pour des projets de scénario sur les grandes gestes de l'Histoire du Mali, revisitée à travers des personnages, des cités, des événements historiques, voire légendaires.

Sur les 27 œuvres présentées, le jury composé de Dr. Mamadou Fanta Simaga , Ismaël Samba Traoré, Mamadou Bani Diallo, Salif Berhé et Gaoussou Diawara, a retenu quatre. Il s'agit de «  Samanyana Bassi » d'Alou Koné et Gabriel Magma Konaté (1er prix), «  Soundjata , fils du Mandé » de Bouba Doucouré (2e prix), « A si Kya  » d' Alhouseyni Sakiné et le « Sacrifice de Bambugu Ndje  » de Mme Bah Maïra Sow (3e ex æquo).

Ces projets ont été sélectionnés sur les critères de l'originalité du traitement du sujet, le style narratif, le potentiel dramatique, l'intérêt du sujet et l'adaptabilité à l'écran.

En plus des prix d'encouragement de 1,5 million de F CFA pour le 1er, 1 million pour le 2e et 750 000F CFA pour le 3e, ces scénarios sont destinés à la production d'une série de films d'époque qui seront répertoriés dans la catégorie des classiques du film malien.

Cette série, a expliqué le directeur général du CNCM, Moussa Ouane , vise spécifiquement la réhabilitation de l'image de l'Afrique et la valorisation du patrimoine national dans toutes ses dimensions : épopées, héroïnes et héros, Etats, institutions, figures, luttes et ambitions, ouvrages, consciences, codes de savoirs, identités, pactes et liens sacrés, etc.

La mise à l'écran de ces scénarios permettra de corriger l'absence dans la cinématographie nationale de documents de référence, de pages de mémoire témoignant, pour la postérité, de notre riche histoire, celle d'une grande nation érigée au cœur de l' Ouest-africain , et reconnue par sa présence, son rayonnement et son expansion universelle.

Sidiki Y. Dembélé

 

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  JOUETS CHINOIS AU MALI

Les enfants exposés au risque sanitaire

Selon une petite enquête que nous avons menée au Grand marché de Bamako, 90 % des jouets qui y sont vendus sont d'origine chinoise. Ce secteur est presque quasiment contrôlé par l'Empire du milieu (la Chine). Mais, le récent retrait de certains jouets chinois des super marchés européens à cause des risques sanitaires soulèvent bien de question dans des pays comme le Mali où le contrôle de qualité est quasi nul.

La société Mattel a récemment battu le rappel de millions de jouets au motif que ceux-ci présenteraient des risques sanitaires pour les enfants. D'autres lots ont été retirés des circuits de distribution parce qu'un aimant présent dans le modèle est susceptible de se détacher et d'être avalé par les enfants.

Le retrait des jouets est une mesure conservatoire. C'est une perte financière énorme pour la société dont l'image en sort ternie. N'empêche, c'est aussi une décision courageuse qu'elle a prise afin de préserver la santé d'innocents enfants en Europe et en Amérique concernés par le retrait.

Comme le disait le quotidien burkinabé, Le Pays , « l'information a créé un certain émoi aux Etats-Unis et en Europe où la sécurité physique et sanitaire des consommateurs est sacrée » . Malheureusement, celle-ci semble être le cadet des soucis des décideurs et des associations de consommateurs dans les pays africains. Ce retrait n'a suscité aucune réaction dans des Etats comme le Mali pourtant inondés de jouets en provenance de la Chine.

« Ceux qui doivent réagir n'ont pas besoin de pacotilles chinoises pour faire des cadeaux à leurs princes et princesses. Ils commandent directement leurs jouets aux Etats-Unis ou en Europe. Leurs enfants sont ainsi à l'abri des risques sanitaires liés aux défauts de fabrication. Tant pis pour les autres ! » déplore une ménagère, enseignante de profession.

« Je m'attendais au moins à une réaction de la part de nos associations de consommateurs, ne serait-ce que pour attirer l'attention de nos décideurs sur ce danger qui plane sur nos enfants » , souligne Karim Dagnon , comptable dans une société de la place. Autant attendre de voir un chameau se coucher sur le dos !

Les déboires de Mattel ne sont pas prêts de finir, puisque les associations européennes et américaines de consommateurs se mêlent à la danse. Un procès en bonne et due forme est en cours et ne manquera pas d'alimenter la chronique ces prochains jours. Un branle-bas de combat pour assurer la sécurité des consommateurs qui est presque anecdotique, vu d'Afrique.

Alibi

Pourquoi autant de bruit pour des jouets que chacun est libre d'acheter ou pas ? Le coup financier du retrait aurait certainement déclenché le bal du duo infernal corrupteurs-corrompus toujours enclin à tirer profit de ce genre de situation au détriment des intérêts publics en Afrique. Et comme le dit notre confrère de Le Pays , « l'intérêt général sous nos tropiques n'est pas souvent la chose la mieux partagée chez nos dirigeants et certains de leurs complices dans les milieux d'affaires » .

Malgré la rigueur des contrôles qualité et de sécurité sanitaire des produits mis à la consommation dans les pays du Nord, on a du mal à imaginer qu'on ait pu faire courir autant de risque à des millions d'enfants. Et c'est cela qui fait peur à l'opinion publique en Europe et aux Etats-Unis. Qu' en-est-il alors de nos pays ?

Comme d'habitude, les pouvoirs publics ne semblent pas assez préoccupés par cette question de la sécurité des consommateurs. Le manque de moyens et d'infrastructures techniques de contrôle est naturellement un prétexte derrière lequel ils s'abritent facilement pour échapper à la critique de l'opinion nationale.

« Les populations consomment tant que les produits sont à leur portée, sans que cela n'émeuve personne. Avec la mondialisation, le marché africain est devenu la destination préférée des produits chinois. Il y en a de toutes sortes. Des jouets aux pagnes en passant par les produits électroménagers et les médicaments » , déplore un confrère du Faso.

Au Mali, comme dans la majorité des pays africains, personne aujourd'hui ne peut attester de la qualité des produits chinois qui inondent nos marchés et du mode d'emploi de ces produits écrits en chinois ou en anglais, donc probablement douteux.

« Dans quelques années, il faudra certainement s'attendre à payer la facture médicale de ce laisser-faire qui traduit l'incapacité ou la mauvaise volonté des dirigeants africains de veiller sur leurs populations » , avertit un pédiatre conscient du danger.

Si les associations de consommateurs de l'Occident, une fois de plus, nous montrent la voie à suivre. Il est peu probable que les Africains puissent s'y engouffrer. En effet, la défense des consommateurs est le maillon faible de la société civile africaine, particulièrement malienne.

Il est donc illusoire d'attendre d'elles le déclic qui doit amener nos décideurs à revoir nos modes de production et surtout de consommation. Se cacher derrière le bas prix des produits chinois, leur accessibilité au plus grand nombre ne peut prospérer que lorsqu'on est assuré de leurs qualités.

Moussa Bolly

 

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 RESIDENCE « CASE SANGA »

Dabara rejoint Paméla en finale

A l'issue de la 2e demi-finale de l'émission de télé réalité « Case Sanga  » vendredi dernier, c'est Mamadou Dembélé alias Dabara qui a obtenu son ticket pour la finale.

La finale de la première édition de la résidence « Case Sanga  » opposera vendredi prochain Paméla Badjégo à Mamadou Dembélé dit Dabara . Ce dernier est sorti vainqueur du duel qui l'opposait à Mohamed Diaby avec une moyenne de 17 sur 20 et 6819 voix à travers le vote du public par SMS. De son côté, Mohamed Diaby s'est vu attribuer la moyenne de 13 sur 20 même s'il a obtenu 10 583 voix grâce au vote par SMS. Aux dires du porte-parole du jury, « l'originalité et l'authenticité remarquables » de Dabara ont eu raison de l'évolution « dans une routine » de son adversaire.

Inhabituellement, le jury n'a pas rendu son verdict aux termes de cette deuxième demi-finale. Il a certainement évité de faire face à des débordements du public, qui, ces derniers temps, ne lui facilite guère la tâche.

Pressions et réactions

En s'attaquant aux membres du jury, beaucoup de fans oublient l'objectif de l'émission, qui vise à divertir la jeunesse mais surtout à promouvoir les jeunes talents. La règle du jeu exige donc qu'il y ait un vainqueur et un vaincu. Toutefois, par ce report de son verdict, le jury a suscité des soupçons chez les spectateurs sur sa sincérité.

A l'annonce des résultats, les férus de « Case Sanga  » ne cessent de faire des commentaires. Les fans de Dabara soutiennent simplement que leur idole a mérité sa victoire alors que ceux de Diaby attribuent sa défaite au thème de sa musique.

«  Diaby a été victime du caractère religieux de ses chansons » , disent-ils. Raison de plus, pour eux, que le lauréat final ira en tournée internationale. Comment comprendre donc que « l'ami du prophète Muhammad (PSL) » soit sélectionné pour aller faire ses louanges devant des publics de différentes religions ? ajoutent-ils .

En tout cas, la finale de ce vendredi s'annonce explosive parce que les deux protagonistes talentueux, Paméla et Dabara , feront tout leur possible pour être couronné lauréat de cette édition initiale de « Case Sanga  » .

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

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 FIN DU CHAMPIONNAT NATIONAL DE FOOTBALL

L'AS Commune II rejoint le Sigui en 2e division

Le championnat national a bouclé sa 26e et dernière journée vendredi dernier au Stade Modibo Kéita. A l'issue de cette ultime journée, on connaît les deux équipes reléguées en D2. Il s'agit du Sigui de Kayes et de l'AS Commune II.

Si l'AS Bakaridjan de Barouéli avait, depuis le milieu du parcours, écarté tout doute sur sa chute en 2e division, le Stade malien de Sikasso a dû batailler ferme jusqu'à la dernière journée pour échapper à la relégation.

Avec 21 points contre 22 pour la Commune II à une journée de la fin de la compétition, ces deux formations luttaient pour le maintien dans un étroit couloir avec un seul petit point d'écart.

Pour éviter tout calcul, les poulains de Idrissa Traoré dit Poker devaient s'imposer face au Centre Salif Kéita (CSK). Malheureusement, ils ont lourdement chuté (1-4) perdant en même temps l'atout du goal-average.

Au même moment, le Stade malien de Sikasso (SMS) concédait le nul face à l'Association sportive de Korofina (1-1). Ce qui fait que les deux équipes se retrouvaient avec le même nombre de point : 22 !

Mais, les Sikassois se maintiennent finalement au sein de l'élite grâce à une meilleure différence de buts, -17 contre -16. Seul le CSK pouvait faire espérer l'AS Commune II dans ce match. Mais, les protégés de Nouhoum Diané ont mis fin aux rêves de la bête noire du Djoliba .

On a certainement dû faire la fête à Hérèmakono . Toujours est-il que, après son accession à la 1re division lors de saison 1998-1999, l'AS Commune II a rejoint le Sigui pour un retour direct en 2e division.

Le Stade malien de Sikasso, loin d'être ridicule, a été à la hauteur d'une course qui ne fut point facile même pour le champion en titre. Dans ce long marathon de 26 journées, les Sikassois ont accompli de belles performances avec tous les handicaps d'un club régional.

Le Stade malien de Bamako a célébré son titre par un nul concédé à l' Usfas . Les Blancs ont pourtant failli essuyer une défaite dans cette rencontre. En effet, ce sont les Militaires qui ont ouvert la marque à la 79e minute avant de se faire rattraper par leurs adversaires quatre minutes plus tard. Le meilleur buteur de la saison (15 réalisations), Bakary Coulibaly dit Bako s'est chargé de remettre les pendules à l'heure, confortant du coup son titre de goleador .

Le Djoliba n'a pas non plus à rougir de son nul vierge (0-0) contre l'ASB puisque ce résultat lui permet d'être le dauphin du champion en titre. En effet, les Rouges se sont emparés de la 2e place du championnat aux détriments des Olympiens. Les deux formations ont le même nombre de points (54), mais le DAC distance le COB à la différence de buts, 28 contre 21.

La large victoire (3-0) des Verts sur les Scorpions (AS Réal) n'a servi presque à rien que d'humilier un adversaire qui a eu la baraka de se maintenir de justesse dans l'élite. Les Scorpions doivent une fière chandelle à Mamadou Coulibaly dit Mad Coulou dont l'arrivée leur a permis de se sauver d'une humiliante relégation en 2e division. Après un début de saison catastrophique sur toute la ligne, les Réalistes se sont repris dans la seconde phase pour finalement se maintenir.

Toutefois, la saison 2006-2007 a été celle de tous les gâchis pour les pensionnaires de Hérèmakono . Car pour la troisième année consécutive, le Djoliba se fait devancer par son grand rival, le Stade. Et pourtant, cette année, il avait le meilleur effectif du championnat avec deux joueurs clefs ( Alphousseyni Kéita et Souleymane Dembélé) dans l'équipe nationale.

Enfin la rencontre jouée à Koulikoro entre le CSD et le Sigui s'est soldée par un nul (1-1) sans enjeu particulier. L'AS Bakaridjan et le Nianan ont aussi fait le partage de point (0-0).

Boubacar Diakité Sarr

 

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  TAEKWONDO AU MALI

Fitness Center fête Aminata Traoré

Le complexe sportif, Fitness Center (ACI-2000), a rendu un vibrant hommage à Aminata Makou Traoré, une de ses pensionnaires. Ceinture noire de taekwondo, Aminata est revenue des récents Jeux africains « Alger-2007 » avec une médaille de bronze. Elle a été l'une des meilleures satisfactions du Mali dans cette compétition. Une performance qui fait honneur à toute la nation malienne, particulièrement à Fitness Center où elle s'entraîne sous la direction de Gaoussou Soumaré dit Mafa .

C'est donc fort naturellement que les responsables de ce centre ont tenu à lui rendre un hommage mérité. C'était samedi dernier en présence d'illustres invités comme Me Saïdou Ly et Birama Konaré, respectivement président de la Fédération malienne de taekwondo ( Femat ) et promoteur de Fitness Center . On notait aussi la présence de la famille et des fans de la championne. Les différents intervenants ont mis l'accent sur le talent et surtout la détermination et le patriotisme d'Aminata.

Prenant la parole à son tour, la médaillée de bronze a remercié le Fitness Center pour cette initiative. Elle a également manifesté sa reconnaissance à la Fédération et surtout à l'encadrement mis à sa disposition par le centre à travers Mafa . Elle a reconnu que sans le centre et son entraîneur, elle ne serait pas là où elle se trouve présentement.

Avant les Jeux d'Alger, elle avait plusieurs consécrations à son palmarès dont la médaille de bronze du Mondial francophone de taekwondo à Tunis (Tunisie) et la médaille d'or au « Clos Taureau » de Nantes (France) avec comme cerise sur le gâteau la distinction de meilleure combattante du tournoi. Avec toutes ces consécrations à son actif, Aminata représente un véritable espoir pour le taekwondo malien.

Agée seulement de 17 ans, Aminata Makou Traoré alias Tantie est l'une des rares filles à briller dans les arts martiaux au Mali. Ceinture noire 1er dan, cette élégante taekwondoka au sourire angélique mesure 1,66 m pour 48 kg. Tantie s'est retrouvée dans le taekwondo par jalousie.

En effet, elle était jalouse de ses amies coréennes pratiquantes de cet art martial. « Je tenais vraiment à pratiquer le taekwondo comme certaines de mes amies. Je les enviais beaucoup » . Un choix qu'elle ne regrette pas aujourd'hui car il lui permet de contribuer au rayonnement sportif de son pays.

Moussa Bolly

( avec Harouna Traoré)

 

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