Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2007

Mois d'octobre

Les Echos du 31 Octobre

LE GOUVERNEMENT MALIEN AU CŒUR D’UN SCANDALE

Le ministre Hamed Sow rattrapé par son passé au CDE

Notre confrère, « Le Républicain », avait révélé une affaire pas nette entourant la « démission » du nouveau ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Hamed Sow du Centre pour le développement des entreprises (CDE), une structure de l’Union européenne, basée à Bruxelles (Belgique). Malgré les dénégations de la délégation de l’Union européenne à Bamako, « Les Echos » est à mesure de prouver le scandale qui éclaboussera le gouvernement.

Les faits ? Notre compatriote, Hamed Sow, qui a fait sa carrière au Centre pour le développement de l’entreprise (CDE), comme chef d’unité, puis comme directeur, a été accusé, en mars dernier, à la suite de dénonciations internes, de créer des conflits d’intérêt dans l’attribution des fonds du CDE, une structure de l’Union européenne.

L’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf), qui est une direction générale attachée à la Commission européenne, chargée de mener des enquêtes dès lors que des soupçons de fraudes, irrégularités au détriment des finances communautaires lui sont rapportés, a été saisi et a déclenché une enquête en décembre 2006 à charge du directeur du CDE.

D’après les faits qui lui sont reprochés, Hamed Sow aurait, dans le cadre de ses fonctions de chef d’unité puis de directeur du Centre de développement des entreprises, favorisé l’attribution de subventions par le CDE à des entreprises dont il serait actionnaire.

Effectivement, comme l’a révélé « Le Républicain », dans le cadre de ses enquêtes, une mission de l’Olaf a séjourné au Mali et a eu des contacts avec des notaires et d’autres pontes du monde des affaires.

En juin 2007, Hamed Sow a démissionné de son poste. Pour certains observateurs, il l’a fait plus pour se mettre à l’abri et ne pas subir une suspension le temps des enquêtes, que « pour se mettre à la disposition de son pays » comme cela a été distillé dans la presse.

Mépris du peuple et des partenaires

Le gouvernement malien était au courant depuis le 24 septembre 2007 des accusations de son employeur contre lui, puisque depuis cette date, une correspondance (voir fac-similé) a été adressée au Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga, avec ampliation à la délégation de l’Union européenne à Bamako et à l’ambassadeur du Mali à Bruxelles, S. E. M. Ibrahim Bocar Ba.

Dans cette correspondance restée sans suite d’après nos informations, l’Olaf demandait au gouvernement, « dans le cadre des excellentes relations qui prévalent entre le Mali et la Commission européenne », de lui prêter assistance dans le déroulement de son enquête au Mali « par exemple en désignant une instance officielle qui posséderait les compétences nécessaires à l’accomplissement des démarches à réaliser avec les enquêteurs de l’Olaf chargés du dossier ».

Pour toute réponse, M. Sow a été nommé par le président Amadou Toumani Touré au poste stratégique de ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau en remplacement de Hamed Diané Séméga (à qui le Vérificateur général reproche une dépense de 11 millions de F CFA en un jour dans l’achat de thé), muté au « juteux » poste de ministre de l’Equipement et des Transports. Ces deux chefs de départements auront pour partenaire dans l’exécution de leurs missions l’Union européenne. Autant dire qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du… Danemark.

Nous y reviendrons.

Alexis Kalambry

Acceuil


 PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL

ATT traite passablement les Maliens de la diaspora

Dans le cadre du PDES, ATT compte mieux maîtriser les flux migratoires et lutter contre « la migration clandestine ».

ATT n’a pas d’idée du nombre des Maliens de la diaspora. C’est l’impression qui reste à la lecture du Programme de développement économique et social, sur le chapitre « Maliens de l’extérieur ». En effet, après une longue énumération de tout ce qui a été fait pour eux : 1er Forum de la diaspora malienne en 2003, ouverture de bureaux d’accueil, d’information et d’orientation des Maliens de l’extérieur de retour au pays à l’aéroport et à la gare ferroviaire et également à Kayes, le suivi de l’exécution du programme Tokten, celui de l’exécution des activités du Fonds de solidarité prioritaire dans le cadre de la mise en œuvre du co-développement avec la France, il ne retient que deux points. Ces points portent sur la maîtrise des flux migratoires et la migration clandestine.

« Le gouvernement du Mali et l’Union européenne sont convenus de la création d’un Centre d’information et de gestion des migrations qui sera un projet pilote sous-régional pour une gestion concertée et globale des problèmes migratoires et l’établissement de liens entre migration et développement afin de faire de la migration une opportunité pour tous et non une menace pour chacun » .

Le Centre d’information et de gestion de la migration et la Maison des Maliens de l’extérieur déjà initiés par les autorités maliennes seront donc des outils complémentaires à usages multiples qui auront pour vocation : le renforcement des capacités du gouvernement du Mali en matière de connaissance et de gestion des flux migratoires et des Maliens de l’extérieur ; la valorisation du capital humain, financier et technique des Maliens de l’extérieur avec une attention particulière pour le renforcement et l’extension du programme Tokten : échanges scientifiques et techniques, échanges entre les universités, centres d’agronomie et les établissements médicaux maliens, régionaux et européens ; la lutte contre la migration clandestine.

« L’inauguration de la Maison des Maliens de l’extérieur et du Centre d’information et de gestion des migrations, la création du Centre africain d’études et de recherches sur les migrations (CAERM), l’organisation de la 2e édition du Forum de la Diaspora, la création de coopératives de l’habitat, le lancement de l’étude sur la Mutuelle de santé, sont autant d’activités du mandat à venir » .

Les efforts qui seront poursuivis pour améliorer les prestations des missions diplomatiques et consulaires au bénéfice de la communauté malienne, identifier les actions potentielles à mener pour encourager leur participation au processus de développement et pour mieux valoriser l’image des Maliens et du Mali.

Alexis Kalambry

[haut]

Acceuil


 PROMESSE TENUE DE FAIRE LIBERER DES ETUDIANTS

Le Pr. Amadou Touré gagne à la FMPOS

Aux termes de sa visite à la Faculté de médecine au cours de laquelle les professeurs ont accusé l’Etat d’attiser le feu dans la crise de la FMPOS, le ministre de l’Enseignement secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique Pr. Amadou Touré avait promis de tout faire pour obtenir la libération des étudiants emprisonnés. Promesse tenue.

C’est fait : les neuf étudiants de la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS), détenus à la Maison centrale d’arrêt (MCA) depuis plus de deux mois, sont libres depuis le lundi après-midi. Ainsi l’a décidé, comme on l’attentait, la Cour d’appel de Bamako lors de son audience publique du 29 octobre 2007.

Après la condamnation de leurs clients par le Tribunal de première instance de la Commune III, les avocats des étudiants emprisonnés avaient interjeté appel de la décision et depuis tout le monde universitaire attentait le verdict de la libération, synonyme de retour à l’apaisement à la FMPOS.

Maintenir le flambeau de l’apaisement

Face à l’urgence de la situation, le ministre des Enseignement secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré, lors d’une rencontre le week-end dernier avec les professeurs de l’établissement, avait manifesté sa volonté de s’impliquer personnellement pour la libération des étudiants, condition sine qua non à la tenue des examens de fin d’année, qui, on se le rappelle, ont été boycottés à plusieurs reprises par les étudiants.

Joint par nos soins, l’un des ex-détenus, le secrétaire général du comité AEEM de la FMPOS, Moussa Yacouba Sanogo, s’est dit heureux. Tout en regrettant les événements, il a remercié ses camarades pour leur solidarité et leur soutien. Pour lui, ses camarades doivent maintenant préparer sérieusement les deux sessions.

Le dénouement de cette crise au-delà de l’apaisement qu’il est susceptible de ramener au sein de l’établissement est, selon de nombreux observateurs, une fierté pour le tout nouveau ministre de l’Enseignement supérieur qui souhaite gérer l’école par le dialogue et l’écoute de tous les partenaires de l’école malienne.

Amadou Waïgalo

 

Liste des ex-détenus

- Moussa Yacouba Sanogo (5e année médecine, SG comité AEEM)

- Yacouba Karabenta (4e année médecine, SG adjoint AEEM)

- Salif Koné (5e année médecine, secrétaire aux revendications AEEM)

- Moussa Sambou Dembélé (5e année médecine, secrétaire à l’organisation AEEM)

- Bourema Dembélé (5e année médecine, secrétaire aux relations extérieures adjoint AEEM)

- Amadou Koné (6e année médecine, responsable de classe)

- Sékou Yattara (1re année médecine, responsable de classe)

- Basseré Magassa (5e année médecine, responsable de classe)

- Chaka Kéita (coordonnateur national des faisant fonction d’internes)

 

[haut]

Acceuil


GREVE DANS LE TRANSPORT EN COMMUN

Journées sans « Sotrama » et taxis

Les « Sotrama » et taxis observent depuis mardi matin, 48 h de grève. Par cette action, les chauffeurs du transport collectif et individuel dans la ville de Bamako veulent manifester leur ras-le-bol de ce qu’ils qualifient d’injustices à leur égard.

Le respect de la réglementation en matière de contrôle routier et de régulation de la fluidité de la circulation et la sécurité routière, la relecture des conventions régissant les conditions de travail des chauffeurs, l’application et la révision de l’arrêt n°001358/MICT-SG du 9 mai 2000 fixant les conditions d’établissement et de délivrance du permis de conduire des chauffeurs ayant plus de 50 ans… sont les points essentiels des revendications des syndicats et associations des chauffeurs du transport commun à Bamako.

A ces revendications, s’ajoutent quatre autres qui sont : la notification et l’explication de tout acte qui interdit l’accès de certains périmètres aux véhicules de transport en commun, la création d’une commission de suivi et l’annulation des arrêts portant l’interdiction de circuler sur la chaussée submersible de Sotuba et la réglementation de la circulation et du stationnement des gros-porteurs dans le district.

La non-satisfaction de ces différentes doléances est à l’origine de la grève d’avertissement des syndicats et associations des chauffeurs, commencée hier et qui devrait s’achever aujourd’hui mercredi.

Selon Boubacar Diabaté, secrétaire général du comité syndical de la ligne de Lafiabougou, « tous les sous-secteurs du transport sont impliqués dans cette grève. Elle est largement suivie ». C’est une grève d’avertissement, poursuit-il, avant d’ajouter que « nous ne grevons pas pour le plaisir de grever. Mais trop c’est trop ! Quelqu’un qui n’a pas de couverture sociale, s’il va à la retraite, il fait forcément recours à la mendicité. En plus de cela, l’Etat décide de ramener la validité d’un permis de chauffeur qui a atteint 50 ans de 3 ans à un an ».

Fluidité

M. Diabaté n’est pas de l’avis de ceux qui pensent que c’est parce que les chauffeurs des « Sotrama » et taxis ne sont pas en règle que les policiers leur extorquent de l’argent. « Ce sont des alibis pour perpétuer les actes quotidiens des policiers de la CCR. A Bamako, il y a 3 000 ‘Sotrama’ et autant de taxis. Plus de 7000 personnes travaillent sur ces véhicules. Comment quelque 250 policiers de la CCR peuvent rendre la vie impossible à toutes ces personnes. Je déplore la mauvaise volonté du patronat dans la négociation de nos revendications », se fâche-t-il.

Aux dires de Boubacar Diabaté, les « Sotrama » et les taxis n’ont pas les mêmes objectifs qu’eux. Ces derniers ont continué hier à transporter les usagers. Il ajoute que les chauffeurs des gros-porteurs se sont également désolidarisés.

Certains usagers des « Sotrama » et taxis ne semblaient pas être trop affectés par cette grève. « C’est par plaisir que je marche non pas par manque de moyen de transport. Par ailleurs, je suis très content de l’absence des ‘Sotrama’. Voyez-vous, on circule tranquillement. Il serait bon de remplacer les ‘Sotrama’ par des bus », commente un piéton.

Hier matin, les embouteillages que l’on observe chaque jour dans Bamako, durant toute la journée, ont baissé en intensité. Ce spectacle a été observé sur presque toutes les artères principales de la capitale. Sur le Boulevard du centre ville (Dabanani), la circulation était totalement désengorgée. Mais la grève a cependant eu des impacts comme la longue attente des usagers et les retards constatés des employés et fonctionnaires non motorisés dans leurs services.

« Je suis dans l’attente du bus. Tous les bus qui passent sont bondés. Je ne suis pas pressé. Les bus sont très lents, mais sans leur présence aujourd’hui, cette grève des ‘Sotrama’ allait être pire » .

Les syndicats et associations des chauffeurs menacent d’observer d’autres grèves s’ils n’obtiennent pas satisfaction après cet avertissement.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

[haut]

Acceuil


NORD-MALI

Au-delà des « Accords d’Alger »

Les « Accords d’Alger » étaient censés être une panacée contre le mal recurrent du Nord du Mali. Mais hélas ! La désillusion est apparue à Tinzawaten. On a beaucoup dit et écrit sur ces événements. L’opinion publique s’en est offusquée. Les citoyens les plus impulsifs réclament une solution rapide, sans ménagement et sans retenue.

Le problème est-il aussi simple pour qu’on obéisse à des réactions épidermiques ? Bien sûr que non ! Les pillages et les razzias sont habituels dans l’espace sahélien, on le sait. Une certaine rébellion sur fond de revendications plus ou moins légitimes, a existé, on ne peut pas le nier. Mais, la persistance de la crise malgré toutes les concessions, tous les efforts et tous les recours diplomatiques, révèle toute la complexité de la situation.

Selon toute vaissemblance, les aventuriers qui entretiennent la bélligérance contre la volonté de leurs frères revenus à la raison, bénéficient de soutiens hypocrites et inavouables. Qui peut les soutenir ? Il faut avouer qu’au sein des populations blanches, certains nourrissent des velléités innées de mépris et de sous-estimation des Noirs. Ceux-là parmi les dirigeants ou simples citoyens appartenant à ces minorités blanches sont les défenseurs de ce séparatisme tacite ou avéré.

Heureusement que partout, l’immense majorité des populations blanches, grâce à une culture solide, une éthique et une morale à toute épreuve, ont pu transcender les mécanismes innés de ces réactions négatives.

Au Mali, nous avons enregistré avec satisfaction les déclarations spontanées de désaveu des communautés blanches du Nord à l’intention de leurs parents qui persistent dans l’égarement. Il est reconfortant de voir qu’elles reconnaissent des efforts faits pour améliorer progressivement leur situation économique et sociale. Aussi, nous avons noté avec satisfaction l’expression de leur patriotisme, de leur attachement sans faille à l’unité nationale.

La seconde motivation qui peut mettre notre pays dans le collimateur des divers déstabilisateurs potentiels, est connue de tous. Le pétrole est un enjeu. Aussi, la stabilité tant enviée de notre pays est un atout à sauvegarder à tout prix.

Il faut le savoir, certains mettront tout en œuvre pour que ce projet pétrolier prometteur pour le Mali, soit un simple rêve, s’il n’est pas tourné sur leur profit. C’est pourquoi, nous devons encourager le gouvernement et le ministère de la Défense dans leurs efforts constants d’amélioration des capacités opérationnelles de notre armée. Il ne faut pas se leurrer, nous devons préparer la guerre, si nous voulons être à l’abri de surprises. Notre armée doit se préparer à donner les réponses appropriées à d’éventuelles agressions.

Renforcer le brassage

Conformément à l’appel consigné dans notre hymne national, tous les Maliens doivent rester vigilants et mobilisés pour défendre la patrie. Les « Accords d’Alger » ont fait et font encore l’objet d’interprétations diverses, voire de spéculation.

Etant à l’écart de la mêlée politique, j’invite les uns et les autres au patriotisme lorsque le pays est en danger. La paix et la sécurité du Mali sont si précieuses qu’aucun citoyen honnête ne doit accepter que les problèmes du Nord soient récupérés aux fins de régler des comptes politiques.

Dans la presse, il est fait état de la position opaque de l’Algérie dans la crise du Nord du Mali. J’avoue pour ma part, que cela me paraît improbable dans la mesure où, aujourd’hui comme hier, les Maliens sont des alliés inconditionnels de l’Algérie sur le chemin de l’indépendance et du développement.

Nous sommes solidaires avec l’Algérie pour stigmatiser le fait que la barbarie coloniale ait eu recours aux mines anti-personnel pour assouvir ses lugubres desseins, compte tenu de tout cela, ça m’étonnerait que l’Algérie puisse soutenir des poseurs de mines, de surcroît, des égarés sans aucune espèce de légimité.

Pour revenir à la situation au nord du Mali, il est réconfortant de constater que l’écrasante majorité des communautés blanches du Mali a affirmé son attachement indéfectible à la patrie et à l’unité nationale. Elles ont reconnu ouvertement les efforts accomplis pour améliorer leurs conditions de vie. Pour mieux raffermir notre unité nationale, je propose des actions vigoureuses de brassage des différentes communautés de notre pays.

Face au problème du Nord, je demande aux populations des autres régions du Mali qui ont un peu de moyens, d’être candidates pour recevoir des élèves en provenance du Nord de notre pays. Au cours de leurs études secondaires passées chez leurs logeurs, ces frères du Nord tisseraient des liens féconds avec les hommes et les milieux de la diversité malienne. Ils seraient ainsi moins enclins à prendre des armes contre leurs frères.

J’invite les notables ainsi que l’ensemble des communautés du Mali à s’investir dans la formation civique, morale et éthique de leur jeunesse. Les communautés du Mali doivent rester unies et solidaires afin de ne pas donner aux ennemis de notre pays une raison de jubiler.

Drissa Doumbia

(écrivain à Yirimadio, Tél. : 628 02 42)

 

[haut]

Acceuil


 

SUPPRESSION DE LA CARTE DE SEJOUR EN RCI

Le MMEIA et le HCME saluent la mesure de Gbagbo

La nouvelle est tombée dimanche : la carte de séjour sera supprimée pour les étrangers vivant sur le sol ivoirien. Le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine et le Haut conseil des Maliens de l’extérieur saluent ce geste hautement intégrateur du chef de l’Etat ivoirien.

Le président Laurent Gbagbo s'est adressé, dimanche, à des milliers de ressortissants burkinabé lors d'un meeting de réconciliation entre la communauté burkinabé et le pouvoir ivoirien au stade de Yopougon d'Abidjan. A cette occasion, le président ivoirien a déclaré vouloir supprimer la carte de séjour pour les étrangers.

« Les craintes que j'avais depuis 1990 (année de l'instauration de la carte de séjour), ces craintes-là se sont avérées justes. A savoir que la carte de séjour ne nous met pas assez d'argent dans les caisses de l'Etat et deuxièmement, elle induit des fraudes sur l'identité ivoirienne. Alors, il faut faire quelque chose. Moi, je propose la suppression pure et simple de la carte de séjour. Je propose et je proposerai très bientôt la suppression pure et simple de la carte de séjour » .

Cette phase du président ivoirien n’est pas tombée dans des oreilles sourdes. La communauté étrangère vivant en Côte d’Ivoire s’est félicitée de la nouvelle. Au Mali, elle est qualifiée de geste hautement intégrateur. Le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, le Haut conseil des Maliens l’extérieur (HCME) l’apprécient à sa juste valeur.

De l’avis d’Amadou Soulalé, conseiller technique chargé des Maliens de l’extérieur au MMEIA, et d’Oumar Maïga, secrétaire général du HCME, la promesse faite par Gbagbo de supprimer la carte de séjour est salutaire à plus d’un titre. Aux dires de nos interlocuteurs, elle rejoint les préoccupations de la Cédéao et de l’Uémoa dans le cadre de l’intégration ; à savoir : la libre circulation des personnes et de leurs biens.

Une épine de moins

« Le HCME ne peut que se féliciter de la promesse du président Gbagbo de supprimer la carte de séjour qui n’a fait que trop de torts à beaucoup de nos compatriotes. Il était temps qu’on dépasse cette étape et aller vers la vraie intégration » , affirme M. Maïga, qui précise que la carte de séjour, vendue à 15 000 F CFA, n’est pas à la portée de tous, ce qui induit des tracasseries policières et administratives avec leur lot de chasse à l’homme.

« Toute personne qui se fait prendre sans carte de séjour est sommée de payer 1000 F CFA. Mais je pense qu’il est important à un moment de sa vie de prendre du courage à deux mains et prendre certaines décision » , dit-il.

Toutefois, Gbagbo préconise que chacun ait la carte d'identité de son pays d'origine. « Ayez un papier, leur recommande-t-il. Que ce papier-là soit ivoirien, ou qu'il soit burkinabé, guinéen, malien, ghanéen, libérien, ayez un papier. On ne va plus vous fatiguer avec les cartes de séjour. Je vais veiller à ce que cela soit supprimé ».

La suppression de la carte de séjour, pour le président de la Côte d’Ivoire, restaure l'image de la Côte d'Ivoire, qui est un pays d'immigration. « Quand on est un pays d'immigration, on prend des mesures équitables et non pas des mesures qui vous créent des problèmes », soutient-il.

La carte de séjour a été instaurée en Côte d'Ivoire en 1990 par une proposition de loi faite par Alassane Dramane Ouattara, alors Premier ministre.

Amadou Sidibé

[haut]

Acceuil


 

EMPRISONNE AU SENEGAL POUR OFFENSE A WADE

Faible mobilisation pour le journaliste Moussa Guèye

Les journalistes, particulièrement ceux du Sénégal, accordent peu d’importance à l’emprisonnement de leur confrère Moussa Guèye, arrêté le 8 octobre dernier pour avoir écrit sur « des escapades noctures du président Abdoulaye Wade et de son chef de cabinet ».

Une condamnation sporadique de quelques journalistes sénégalais, une dénonciation de la procédure d’arrestation, voilà les maigres actions de la presse sur l’affaire dite de Moussa Guèye. Ce journaliste sénégalais, directeur de publication de « L’Exclusif », a, dans un article de presse, écrit, pour ne pas entrer dans les détails, sur la « sortie nocturne du président : les escapades du président » le 8 octobre dernier. Il a été arrêté pour offense au chef de l’Etat, gardé 48 h à la police avant d’être mis à la disposition de la justice.

Depuis son arrestation, les opinions, au sein, de la presse, sont diverses et la mobilisation pour sa libération n’est pas tellement à l’ordre du jour. « C’est scandaleux en 2007 qu’on arrête des gens pour des problèmes d’expression tout court. Certes, le journaliste n’est pas blanc comme neige. Mais, il n’a pas soulevé le peuple non plus. C’est plutot un écart de langage quand il parle de dérapages nocturnes du chef de l’Etat », explique Kader Diop, président du Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie au Sénégal.

Il conseille aux jeunes journalistes de rester africains et de ne pas suivre les Blancs dans leurs turpitudes. « On est en Afrique et Wade a 80 ans. A cet âge, il ne faut pas se leurer. Et d’ailleurs, ce n’est pas à un jeune de parler d’escapades d’un aîné, de surcroit chef d’Etat », ajoute le doyen Diop. Comme réaction, le Conseil, dira-t-il, ne pouvait que condamner son arrestation et le soutenir moralement.

Même réaction au sein du lectorat sénégalais qui estime, en majorité, que le journaliste a perdu de sa crédibilité en écrivant des choses insensées. « Si c’était pour se faire de la publicité, en tout cas, il est bien servi. Entre nous, ce journal, L’Exclusif, ne vaut pas tripette. Mais, on lui a fait une publicité monstre en enfermant son directeur. Et c’est ce que les chefs d’Etat ne comprennent pas », assure Moussa Aw, un Dakarois.

Faisant fi du contenu de l’article qui ne serait pas averé, le directeur du bureau Afrique de la Fédération internationale des journalistes, Gabriel Ayité Baglo, a dénoncé les conditions d’arrestation et d’incarcération du journaliste Guèye. « Toute la procédure judiciaire, dit-il, a été violée. On ne peut pas traiter un délit de presse comme un crime de presse. Le journaliste n’a pas appelé à la rébellion, il n’a pas incité les armées à la révolte. Une offense au chef de l’Etat n’est qu’un délit de presse. Et pour cela, il a été gardé à vue pendant 48 h sans que sa famille ne sache où il était avant d’être jeté en prison. C’est ce que nous avons dénoncé ».

Moussa Guèye croupit toujours en prison comme un malpropre, espérant sur un soutien de ses confrères qui n’a pas fait défaut dans l’affaire de la « La maîtresse du président de la République » au Mali ou dans l’arrestation de Moussa Kaka, correspondant de RFI à Niamey (Niger).

Sidiki Y. Dembélé

 

GABRIEL AYITE BAGLO, FIJ

« Je suis fier de la presse malienne »

Le directeur Afrique de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Gabriel Ayité Baglo, s’est dit impressioné par la liberté de la presse au Mali. « La presse malienne, je crois, est libre et cela depuis l’avènement de la democratie. Nous sommes fiers de cette presse », dit-il, avant de s’empresser d’ajouter, « à part le problème Dragon que nous avons dénoncé en son temps et cette affaire de la maîtresse du président qui a suscité un tollé partout, les choses évoluent bien au Mali ».

M. Baglo reconnaît que la presse traverse des difficultés, mais il demande aux journalistes de donner du temps à la jeune démocratie de 17 ans pour qu’elle murisse et de soigner les rapports avec les gouvernants. Car, ajoute-t-il, « nous avons besoin d’eux tout comme ils ont besoin de nous ».

S. Y. D.

[haut]

Acceuil


 

TOURNOI DE L’INTEGRATION, BENIN-MALI : 0-3

Les Aigles se promènent face aux Ecureuils

En battant les Ecureuils du Bénin par 3-0, les Aigles du Mali ont bien entamé le Tournoi de l’intégration organisé par l’Uémoa à Ouagadougou. Mais, ils auraient dû marquer davantage de buts comme les Eléphants de la Côte d’Ivoire qui ont atomisé la Guinée-Bissau par 5-0.

Les protégés de Cheick Oumar Koné ont montré un visage très séduisant au cours de cette première sortie contre les Ecureuils du Bénin, battus par 3 buts à zéro. Les réalisations maliennes sont signées Moussa Diallo dit Comité, Souleymane Dembélé et Bakary Coulibaly dit Bako. Les Aigles ont joué à se faire plaisir et à séduire le public du Stade du 4-Août de Ouagadougou. Pour la circonstance, ils ont fait preuve d’une aisance technique, en pratiquant un football chatoyant.

Leur maîtrise technique individuelle n’était pas non plus pour déplaire. Même si souvent Soumbeyla Diakité et ses coéquipiers tombaient dans la facilité laissant des espaces à leurs adversaires. Cette facilité leur a aussi coûté une plus large victoire. En effet, les Aigles auraient pu passer au moins six buts aux Ecureuils du jour, éclaboussés par le talent des Bako (Bakary Coulibaly), Docteur (Amadou Diallo), Oumar Sidibé, Lassana Diallo… De vrais artistes, qui ont émerveillé le public ouagalais.

Certes, nos représentants à ce tournoi de l’intégration ont empoché les trois points de la victoire, mais c’est la Côte d’Ivoire qui a fait la meilleure opération : en battant la Guinée-Bissau par un cinglant 5-0. Ce qui permet aux Eléphants d’occuper la première place du groupe B grâce à une meilleure différence de buts (+5) devant le Mali (+3). Et le règlement de la compétition ne fait pas de place aux seconds car la finale opposera directement les premiers des deux poules. C’est dire qu’il n’y pas de demi-finales.

Les Aigles doivent tenter de rattraper leur retard au goal-average aujourd’hui contre la Guinée-Bissau avant le choc de vendredi prochain contre la Côte d’Ivoire.

Moussa Bolly

 

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org