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2007

Mois d'octobre

Les Echos du 29 Octobre

ECOLE DES 1008-LOGEMENTS

Où sont passées les six salles de classes ?

Il était prévu la construction de six salles de classes supplémentaires cette année à l’école fondamentale des 1008-Logements à Yirimadio. A la rentrée des classes, point de salles, mais des équipements livrés par une entreprise, pour le moins, inconnue. Un flou artistique.

Mais où sont donc passées les six salles de classes qui devaient être construites à l’école fondamentale des 1008-Logements de Yirimadio ? C’est la question que se posent et la directrice de cet établissement et le directeur du Centre d’animation pédagogique (Cap) de Faladié.

Il y a quelques semaines, un camion débarque avec des équipements, 144 tables bancs, le bureau et la chaise du directeur à l’école des 501-Logements. Vingt-quatre heures après, le chauffeur repart récupérer les mêmes équipements, arguant qu’il s’est trompé de destination. Direction : l’école des 1008-Logements. Stupéfaits, les directeurs des deux établissements saisissent le directeur du Cap de Faladié. Ce dernier aussi, tout comme son conseiller à l’orientation, M. Camara, restent bouche bée.

« C’est vrai que nous avions demandé la construction de six salles pour les 1008. Le dossier avait été rejeté pour un départ pour vice de forme. Nous l’avons repris et déposé. Depuis, nous n’avons plus eu d’écho jusqu’au jour où le chauffeur d’une certaine Entreprise Ndiaye est parti livrer des équipements au nom des six salles non encore construites des 1008. Nous cherchons toujours la personne qui a envoyé ces équipements » , explique le D.Cap, Yoro Diakité.

A la mairie de la Commune VI, le 5e adjoint au maire, Ténémakan Koné, chargé d’éducation, n’en revient pas non plus. C’est par notre canal d’ailleurs qu’il apprend que des équipements ont été livrés à l’école des 1008.

« Les prospections ont été faites et les constructions devaient commencer au cours des vacances dernières. A part cela, je ne suis au courant de rien alors que la mairie doit être impliquée dans tout le processus. Ce n’est pas normal qu’on vienne déposer des équipements dans un établissement de notre commune sans informer les responsables communaux » , dit-il.

D’ordinaire, les équipements sont livrés après la construction de l’école. Mais pas avant. En attendant d’y voir clair, le D.Cap a offert, sur bon, 72 tables-bancs à l’école des 501-Logements et les 72 autres ont été livrés à celle des 1008.

Les autres équipements sont stockés dans les magasins du Cap. « On ignore les raisons pour lesquelles les salles n’ont pas été construites. Dès qu’elles le seront, nous allons mettre en place les équipements », promet le D.Cap, M. Diakité.

Sidiki Y. Dembélé

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 GOUVERNANCE EN AFRIQUE

Les onze engagements de Ouagadougou

Le 7e Forum sur la gouvernance en Afrique a pris fin vendredi dernier à Ouagadougou par l’adoption d’un engagement dit de Ouagadougou.

Organisée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), la rencontre de Ouagadougou, qui était le 7e du genre, a regroupé plus de 500 participants de 32 pays et 15 institutions.

Le Forum sur la gouvernance en Afrique est une initiative spéciale pour l’Afrique lancée en 1997. Son objectif est de rassembler les dirigeants africains, les représentants du secteur privé, les organisations de la société civile et les partenaires au développement autour des problèmes de l’Afrique.

La cérémonie de clôture a été co-présidée par les présidents Blaise Compaoré du Burkina Faso et Paul Kagamé du Rwanda qui, à cette occasion, se sont prêtés aux questions directes des participants. Les participants, « tout en reconnaissant que de remarquables progrès ont été faits sur le continent pour un meilleur devenir pour les populations, se sont interrogés sur des thèmes qui ressortent des expériences fournies par les rapports nationaux ».

Parmi ces thèmes, on peut citer : la définition du rôle de l’Etat et les problèmes de développement en Afrique ; le renforcement des capacités institutionnelles et humaines pour le bon fonctionnement du secteur public ; la légitimité de l’Etat et de ses dirigeants ; l’amélioration de la gouvernance locale, notamment à travers la décentralisation, le rôle des acteurs non étatiques…

Le Mali a présenté un rapport sur la situation de la gouvernance dans notre pays (nous y reviendrons). Les participants au forum, après trois jours de discussions en ateliers, ont adopté une série de 11 recommandations qui sont :

  • encourager les gouvernements africains à œuvrer au renforcement de l’Etat de droit, en assurant notamment l’efficacité, l’intégrité et l’indépendance du système judiciaire ;
  • inciter les gouvernements africains à prendre les initiatives et décisions de manière participative et inclusive, pour accroître la légitimité de l’Etat ;
  • renforcer l’intégrité morale ainsi que les capacités intellectuelles et professionnelles, tant en ce qui concerne le leadership que la gestion de la chose publique ;
  • préparer les générations futures à une citoyenneté responsable, à travers un système éducatif adéquat ;
  • convier les gouvernements africains à envisager la bonne gouvernance comme garante de la stabilité du système politique et susceptible d’offrir de meilleures opportunités à tous les citoyens en vue de développer et d’améliorer leurs conditions de vie ;
  • identifier les partenaires techniques et financiers à accroître l’aide publique au développement, en tant que moyen supplémentaire nécessaire aux Etats africains pour entreprendre les réformes indispensables ;
  • œuvrer pour le renforcement de l’intégration économique régionale pour mieux tirer profit du processus de la mondialisation ;
  • prendre des mesures nécessaires pour engager et approfondir le processus de décentralisation, en mettant l’accent sur le transfert effectif aux collectivités locales des compétences et des ressources requises ;
  • veiller à la prise en compte de la dimension genre dans le processus d’édification de l’Etat capable en Afrique ;
  • créer un environnement favorable au développement des capacités des acteurs non étatiques en vue de leur participation effective à l’émergence et à la consolidation de l’Etat capable ;
  • promouvoir les principes de bonne gouvernance dans le domaine de l’environnement en raison de son impact sur le développement et de susciter ainsi des actions pertinentes et ciblées impliquant les communautés aux échelles internationale, régionale, nationale et locale.

Depuis son lancement, le Forum africain sur la gouvernance (FAG), a tenu six éditions avant celle de Ouagadougou. La première a eu lieu en 1997 à Addis-Abeba. Les thèmes débattus jusqu’ici sont : « les réformes constitutionnelles, les médias, le renforcement des capacités et la décentralisation » ; « la responsabilité et la transparence » ; « la bonne gouvernance et la gestion des conflits » ; « la contribution du processus parlementaire au renforcement de la bonne gouvernance en Afrique » ; « la gouvernance locale et la réduction de la pauvreté en Afrique » et « l’application du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs : défis et opportunités ».

Le thème, la date et le lieu du prochain FAG seront fixés par le Pnud « après concertation de ses partenaires ».

Alexis Kalambry

(envoyé spécial)

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 PDES ET RESSOURCES HUMAINES

100 % de scolarisation d’ici 2012 !

Le Projet de développement économique et social du président ATT, parlant de ressources humaines, compte mettre l’accent sur « un système éducatif performant et un système de santé au bénéfice de tous ». Pour y parvenir, ATT s’engage à scolariser 100 % de la population avant la fin de son mandat .

« L’éducation est une des grandes priorités de notre pays. Ceci explique les efforts constants, humains, matériels et financiers engagés ces dernières années par le gouvernement » , affirme, d’entrée de jeu, le document.

Les problèmes de l’éducation au Mali ont longtemps porté sur le niveau de couverture de l’éducation de base, notamment pour la scolarisation des filles, la surcharge des classes due à la faiblesse du nombre des écoles, le faible taux d’enseignants par rapport au nombre d’élèves, le déficit des manuels scolaires.

Pour faire face à ces déficits, le gouvernement a lancé en 1996, avec l’appui de la Banque mondiale, le Programme décennal de l’éducation (Prodec) qui a permis d’améliorer la qualité de l’enseignement à travers la formation des enseignants, l’équipement des infrastructures, l’élaboration des programmes et des méthodes pédagogiques, et l’acquisition du matériel didactique.

En septembre 2006, le gouvernement du Mali et la Banque mondiale ont signé l’accord de financement de la phase II du Pise portant sur une enveloppe de 35 millions de dollars, soit environ 17,5 milliards de F CFA. Cette phase permettra au Mali, avec l’appui de ses quinze partenaires au développement, d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en contribuant à l'amélioration du taux de scolarisation dans le primaire, de la qualité de l'éducation, mais aussi à la réduction des disparités régionales entre filles et garçons.

Pour les 5 ans à venir, le PDES se propose de faire de l’école un creuset socio-économique, pour soutenir le développement de nos atouts économiques, ouvrir de nouvelles opportunités d’emplois et de ressources à notre jeunesse, la préparer à une intégration régionale de plus en plus poussée et souhaitée.

Aussi, le PDES entend mettre l’accent sur l’enseignement technique. En fonction de ces besoins, seront créés des centres de formation technique spécialisés. Il veut également « remodeler notre université pour en faire un moteur d’innovation : le temps est venu d’ouvrir une réflexion hardie sur l’université pour l’adapter à nos besoins actuels et à venir, en faire un véritable espace d’enseignement et de recherche pour notre développement ».

Pour la petite enfance, il s’agira de multiplier les établissements préscolaires, les maternelles, les centres de développement de la petite enfance, la Case des tout-petits et autres unités ludiques pour le plus grand nombre d’enfants. Les collectivités de base seront encouragées et soutenues dans cette voie. Mais, le nec plus ultra, c’est que « le PDES poursuivra les programmes ci-dessus qui seront amplifiés en vue d’atteindre l’objectif d’un taux de scolarisation de 100 % dans le primaire à l’horizon 2012 ».

Pour ce qui est de la santé, le gouvernement du Mali, avec l’appui de la Banque mondiale, a lancé en 1999 le Programme de développement sanitaire et social (Prodess), pour une durée initiale de 5 ans. Les objectifs du Programme visaient à : élargir l'accès aux soins de santé et aux services de référence ; améliorer la qualité, l'efficience et l'efficacité des services socio-sanitaires, notamment ceux relatifs à la santé, à la reproduction et à la nutrition ; renforcer les capacités institutionnelles de l'Etat à mieux organiser, gérer, suivre et évaluer le système de santé et d'action sociale.

« S’agissant de la lutte contre la propagation du VIH/Sida, le gouvernement a initié en 2004, avec l’appui de la Banque mondiale, le Projet multisectoriel de lutte contre le Sida, dénommé Map. Doté d’un fonds de 13 milliards de F CFA, le Map, qui couvre une période de 5 ans, a pour objectif de maîtriser la propagation de l’épidémie du VIH/Sida en soutenant les efforts de prévention/sensibilisation, de conseil et dépistage, ainsi que d’accès aux traitements et aux soins. Il repose sur une approche multisectorielle impliquant les organismes publics, les organisations de la société civile et les entreprises privées.

Des avancées importantes sont déjà enregistrées : gratuité des soins anti-rétroviraux, traitement ARV pour 10 000 personnes (soit 45 % de taux de traitement, ce qui dépasse largement l’objectif de 25 % recommandé par l’OMS), extension du nombre de sites de prévention relative à la transmission mère/enfant et création de nouveaux centres de conseil et de dépistage volontaire, anonyme et gratuit.

« En cela, le PDES est un programme de partage équitable des efforts et de justice sociale. En cela, notre Projet prend toute sa dimension de lutte effective contre la pauvreté » , ajoute ATT. Il manque seulement le comment au document…

Alexis Kalambry

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Les murmures de Bamako

Office du Niger : sécheresse au casier de Macina

Les paysans du casier rizicole de Macina, dans la zone de l’Office du Niger, vivent une crise d’eau sans précédent. L’ancien casier et le nouvel aménagement sont frappés de manque d’eau. Cette situation serait imputable à l’incompétence des agents de l’Office du Niger, au travail bâclé de Satom (la société chargée des travaux d’aménagement en cours), à la complaisance du bureau de contrôle, au non-respect du calendrier agricole et au manque d’information de la population. Les populations de Macina, révoltées par cette situation, revendiquent le dédommagement de leur champ, le non-paiement de la redevance eau au titre de la campagne 2007-2008, le constat de la BNDA afin de s’imprégner du problème et sauver ce qui peut encore l’être, d’avertir le gouvernement du fait que le Projet d’aménagement du casier rizicole de Macina a été un échec patent, le soutien des autorités politiques et administratives dans un délai raisonnable, entre autres.

Présidence du FDR : IBK passe le témoin ce mercredi

Le Front pour la démocratie et la République (FDR) tient, le mercredi 31 octobre 2007, sa session ordinaire au cours de laquelle son président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), président du Rassemblement pour le Mali (RPM) dont le mandat est arrivé à son terme, passera le témoin. Créé à la veille de l’élection présidentielle d’avril 2007, le FDR est composé d’une quinzaine de partis politiques, de l’Association démocratie et justice (ADJ) du Pr. Diop et de Convergence-2007 de Soumeylou Boubèye Maïga. La présidence du FDR est tournante.

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« SOROKE D’OR » 2007

Prime à l’excellence et au professionnalisme

La soirée du 10 novembre 2007 au CICB sera sans doute inoubliable pour beaucoup de nos confrères et consœurs. En effet, c’est à cette date qu’aura lieu la cérémonie des « Soroké d’or » baptisée la « Nuit de la communication ». Une initiative de l’agence de communication « Actions plus ». Il s’agira de primer l’excellence au niveau des médias maliens et de leurs principaux animateurs que sont les journalistes.

« Magnifier les hommes et les femmes de médias qui, à travers leurs différentes émissions et leurs différents organes, sont présents dans le quo­tidien de la population malienne »  ! Tel est l’objectif recherché par l’agence de communication « Action Plus ». Selon la promotrice de cette agence, Mme Nabou Kéita, son ambition est « d’encourager et couronner les efforts des hommes et femmes des médias ».

A travers cette initiative, « Action Plus » souhaite « cultiver l’esprit d’ex­cellence et développer le respect de la déontologie chez les communicateurs au Mali ». Une noble quête dans un paysage médiatique où l’excellence et le professionnalisme ne sont pas forcément des valeurs partagées par tous.

L’événement est donc prévu pour le 10 novembre 2007 au Centre international de conférence de Bamako (CICB) et enregistrera la participation de plusieurs person­nalités du monde de la communication, de la cul­ture et de la société civile. Sont attendus à cette nuit de la célébration de l’excellence et du professionnalisme dans les médias, Juan Gomez (RFI), Bohiri Michel de « Ma Famille » (Côte d’Ivoire).

Selon les organisateurs, « cette pre­mière édition de la Nuit de la communication marquera, d’une pierre blanche, l’univers de la communication à travers une grande soirée presti­gieuse, pleine de suspens, d’émotion avec des artistes de renommée internatio­nale ».

Au cours de la soirée du 10 novembre, une dizaine de « Soroké d’or » seront décer­nés à dix professionnels de la communication. Et comme nous l’assure Mory Touré, l’un des artisans de l’événement, « chaque trophée, portera le nom d’un ancien agent des médias qui a marqué sa corporation d’une pierre blanche par ses qualités professionnelles ». En plus de la dizaine de trophées qui seront décernés, des trophées d’honneurs seront aussi remis à des personnalités du monde de la communication.

Les trophées seront décernés dans trois catégories : radio, presse écrite et télévision. Un Soroké d’or porte le nom emblématique de « Prix Balla Moussa Kéita » et récompense­ra la meilleure émission culturelle. Notre vénéré et regretté doyen, Demba Coulibaly, donne son nom au prix de la meilleure émission sportive radio. Quant au prix « Mamadou Bakary Coulibaly », un autre as du micro, il récompensera la meilleure émission revue de la presse radio.

A la télévision, quatre trophées sont prévus. Il s’adit du « Prix Thierno Ahmed Thiam » décerné à la meilleure émission cultu­relle télévision, le « Prix Lamine Coulibaly » est prévu pour le meilleur présentateur télé-journal, le « Prix Aïssata Cissé » destiné à la meilleure présentatrice télé journal et le « Prix Moussa Ouane » récompen­sera le meilleur cameraman ou camerawoman du Mali.

La presse écrite sera à l’honneur avec trois trophées. Il s’agit d’abord du « Prix Boubacar Kéita » pour le meilleur quotidien. Votre quotidien préféré, Les Echos, est nominé dans cette catégorie. Le « Prix Aly Farka Touré » saluera le meilleur journaliste cultu­rel et le meilleur journaliste sportif recevra le « Prix Pierre Diakité ». Le jury qui doit décerner ces différentes distinctions est déjà à pied d’œuvre, les nominés étant maintenant connus.

L’animation musicale sera assurée par la diva Aïcha Koné (Côte d’Ivoire), Amadou et Mariam Bagayoko, Adja Soumano et Djénéba Seck. C’est dire que « Action Plus » n’a négligé aucun ingrédient pour rendre la soirée agréable, pleine de suspense et de d’émotion… excellente !

Moussa Bolly

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JOURNEE INTERNATIONALE

Le bégaiement, un handicap surmontable

« Bégaiement et enfance » était samedi le thème d’une conférence débats au Centre Aoua Kéita. L’occasion était donnée aux conférenciers, Drs. Bangoye Dembélé, psychologue, professeur à la Flash, et Issa Nazin Coulibaly, ortophoniste, de définir le bégaiement et de decortiquer l’origine et les causes de cette maladie qui touche environ 100 000 Maliens.

Pour Dr. Dembélé, le bégaiement est très généralement perçu comme un trouble de la parole. Ce qui lui fera dire que cette maladie est en réalité un phénomène extrênement complexe qui implique bien plus que la simple répétition des sons, le prolongement des syllabes.

« Le bégaiement a été decouvert depuis l’Antiquité. La plupart des bègues le sont dès leur prime enfance. Dans toutes ses formes, le bégaiement évolue differemment. Il n’y a pas une seule cause. C’est une pathologie multifactorielle. C’est possible que quand un des parents est bègue que leur enfant soit bègue aussi. Des études ont démontré qu’il y a plus de bègues parmi les gauchers que les droitiers  » a expliqué Dr. Dembélé.

Selon le second conférencier, Dr. Issa Nazin Coulibaly, le bégaiement affecte toute la personne et il peut être décrit plus exactement comme la combinaison de troubles de la parole, de la communication et du comportement.

« Le bégaiement n’est pas une fatalité. C’est un handicap certes, mais parfaitement surmontable » , a dit à son tour le vice-président de l’Association vaincre le bégaiement au Mali (AVB).

A l’en croire, « le bégaiement demeure un problème très peu débattu et combattu au Mali. Au Mali, vu le nombre croissant de bègues, nous avons jugé nécessaire de créer une association. Son objectif est d’accompagner les personnes bègues dans les domaines du traitement médical, de la rééducation du langage et celui de leur réinsertion ».

Créée en 2005, l’AVB compte une centaine d’adhérents, tous ressortissants de Bamako. A l’avenir, elle envisage de s’implanter dans toutes les régions. La conférence rentrait dans le cadre des festivités de la Journée internationale du bégaiement.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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SPORT

Hamane restitue au Cnosm l’essence de sa mission

Entre le Comité national olympique et sportif du Mali (Cnosm) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, c’est la lune de miel depuis la nomination de Hamane Niang à la tête de ce département. La visite que le ministre a effectuée au siège du comité, jeudi dernier, marque un tournant important dans les relations entre les deux pôles du développement du sport au Mali.

Le nouveau ministre s’est rendu au siège du comité olympique (Cité ministérielle au Quartier du fleuve) jeudi dernier pour une visite de courtoisie. Ne serait-ce que par ce geste, il marque déjà une rupture avec le passé. Les échanges ont été très courtois surtout que le ministre n’est pas un inconnu au Cnosm. Prenant la parole en premier lieu, Habib Sissoko, le président du Cnosm, a naturellement félicité M. Niang pour le choix porté sur lui pour cette mission noble et exaltante.

Il a ensuite plaidé l’entente et la cohésion dans le milieu sportif. « Une famille angoissée ou divisée ne peut pas atteindre ses objectifs », a souligné M. Sissoko. Cela est d’autant nécessaire que le Comité national olympique et sportif du Mali a pour vocation de développer le sport en partenariat avec les structures gouvernementales. Dans son intervention, M. Sissoko n’a pas manqué de toucher du doigt l’insuffisance des moyens du Comité et des fédérations sportives. Il a aussi mis l’accent sur la nécessité d’une préparation efficiente et efficace des Aigles pour la Can-2008 et de l’ensemble de nos représentants pour les Jeux olympiques « Pékin-2008 » (Chine).

Une nécessité dont le ministère est déjà conscient et, au cours de la rencontre, Hamane Niang a réaffirmé sa volonté de renforcer les relations de son département avec le mouvement sportif. Déjà, des actes concrets ont été posés dans le sens de cette consolidation des relations partenariales. Il s’agit de la rencontre avec les fédérations sportives et le Comité olympique. Mieux, le ministre a déclaré que le Cnosm fera désormais partie de son cabinet élargi et participera aux réunions mensuelles du ministère. Il restitue ainsi au Comité toute sa place dans le développement du sport au Mali.

Face à l’immensité des attentes suscitées par sa nomination, le ministre a proposé l’élaboration d’une feuille de route pour planifier les actions à mener. Il a aussi mis l’accent sur la formation, surtout à l’interne. Pour le ministre Hamane Niang, les performances sportives nécessitent la synergie d’action de tous les acteurs. Une synergie à laquelle il souhaite voir la presse sportive adhérer. En effet, le pilote du sport malien a souhaité que la Can 2008 soit une fête sportive et que la presse nationale contribue à la réussite de la participation malienne en profitant des expériences déjà acquises ces dernières années.

Concluant son intervention, Hamane a souhaité que tout soit mis en œuvre pour une participation de qualité du Mali aux Jeux olympiques « Pékin-2008 ». La rencontre de jeudi dernier a largement démontré que le Cnosm et le ministre ont retrouvé leur cohésion et leur complémentarité dans le développement du sport malien, ce qui augure de bonnes performances.

Moussa Bolly

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