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2007

Mois d'octobre

Les Echos du 25 Octobre

PRATIQUE MEDICALE AU MALI

Le service ORL de Gabriel Touré sauve un enfant de 2 ans

Témoignage et contribution pour un apaisement dans l’affaire dite « Me Aïda Niaré ». Que Dieu l’accueille dans sa miséricorde !

Au moment où les deux parties dans « l’affaire dite Me Aïda Niaré », sont en train d’affûter leurs « armes » d’accusation et de défense, il nous importe de prévenir que certaine tendance du verdict final pourrait établir un mur de méfiance et de mépris entre deux corps incontournables de notre société et, dont malheureusement les conséquences porteront préjudice à une victime innocente qui n’est autre que notre vaillant peuple. Ce qui, nous en sommes convaincus, n’est plus le combat de notre sœur Me A. Niaré qui monnayerait son repos paisible et éternel contre tous les avantages et bonheurs dans ce bas monde éphémère et incertain.

Le Samedi 20 Octobre 2007, aux environs de 10 h, le jeune A. D., âgé de 23 mois et 27 jours, s’avança vers sa maman en titubant et baignant dans une sueur profuse ; le spectacle ne présageait aucun signe de quiétude. Pris précipitamment dans les bras de sa maman perplexe et angoissée, l’état de l’enfant s’aggrava, il convulsait et son corps devint flasque avec une respiration saccadée ponctuée de râles.

Heureusement, le père de l’enfant également présent à la maison, prit la direction des opérations et dans une course effrénée, malgré une circulation relativement dense et dont certains usagers étaient réticents aux klaxons de détresse d’une famille durement éprouvée, relia Faladié et la Clinique Pasteur en moins de quinze minutes.

Arrivé à la clinique, le couple força la porte du pédiatre de garde, le Dr. Tatiana Kéita qui arrêta immédiatement ses consultations pour s’occuper du jeune A. D. dans la salle de réanimation. Peu après son admission et pendant que l’équipe installait les dispositifs de respiration assistée avec oxygénation, le jeune « rugbyman néo-zélandais » - parce que très porté sur la danse héroïque de ces sportifs au début de leur match - fit un arrêt cardiaque. Avec un calme olympien, Dr. Tatiana et son équipe, armés de courage et de compétence, ont pu faire revenir le « colonel » A. D. - cet autre surnom lui est également attribué par ses admirateurs pour sa grande endurance - à la vie.

Continuant leur investigation, Dr. Tatiana et son équipe constatèrent à travers la radiographie, la présence d’un corps étranger dont la nature n’était pas identifiable comme l’aurait été un objet métallique (pièce de monnaie par exemple). Ce constat engagea une autre course contre la montre pour ne pas dire contre la mort en vue d’extraire cet objet en cause et qui gênait énormément la respiration, un seul poumon de l’enfant étant fonctionnel.

Devant une telle situation qui assombrissait l’horizon, les parents de l’enfant s’activaient au niveau de l’ambassade de France pour obtenir une évacuation diligente de l’enfant sur la France. L’avion commercial n’acceptant pas un tel client, la recherche d’un « avion médicalisé » ou l’aménagement médical d’un coin du vol régulier, se posa avec acuité.

Pendant que ce problème était en voie de résolution grâce à la persévérance et à la disponibilité de Mme Kanouté, autre tante du jeune patient, le corps médical conseilla la famille de surseoir à toute opération d’évacuation jusqu’à la stabilisation complète de l’état général de l’enfant. La famille accepta ce sage conseil et mit ses démarches d’évacuation immédiate en veilleuse.

Ne disposant pas d’équipement requis pour l’extraction de l’objet incriminé, le Dr. Tatiana et son équipe firent appel à la compétence du service d’oto-rhino-laryngologie (ORL) de l’hôpital G. Touré. Le Dr. Timbo, collaborateur direct du Pr. Ag Al Hussein (en mission) se présenta à la Clinique Pasteur pour examiner l’état de l’enfant et le cliché de sa radiographie.

Le diagnostic du praticien confirma la présence de l’objet qu’il va falloir extraire mais il précisa qu’après le cas malheureux de Me A. Niaré, il recommande l’établissement d’un document écrit et signé des parents pour le mettre à l’abri de toute poursuite en cas de problème. C’est alors qu’un membre de la famille du jeune malade, également du corps médical rassura le Dr. Timbo avec son cas personnel. Il rappela qu’en 1984, il a été évacué sur les Etats-Unis pour un soin très délicat.

« A la veille de l’intervention, dans la nuit, l’anesthésiste et le chirurgien de l’hôpital Mont Sinaï de New York se présentèrent à nous pour nous révéler leur bilan professionnel notamment le nombre de cas reçus, le nombre de personnes sauvées et le nombre de sujets ayant perdu la vie au cours de leur intervention et ils terminèrent par la question suivante à savoir : quelle consigne laisserez-vous à votre famille en cas de décès ? »

« Notre réponse était que nous avons quitté notre pays par avion qui aurait pu déjà nous ‘trahir’, pour recourir à la compétence des praticiens de cet autre pays. Nous leur demandons tout simplement de s’acquitter de leur devoir dans la limite stricte de leur compétence et de laisser le reste entre la Main du Tout-Puissant, le Seul Maître de la Vie et de la Mort ».

Après le rappel de ce bref récit, nous fixâmes le praticien en le tapotant à l’épaule et en le rassurant de toute notre confiance en lui et en son équipe. Cela a effectivement suffi pour mettre en confiance le Dr. Timbo qui engagea aussitôt la procédure d’intervention (transport sécurisé du jeune A. D. de la Clinique Pasteur à l’hôpital G. Touré, la constitution de l’équipe d’intervention y compris les anesthésistes de garde).

Arrivé au service d’ORL de l’hôpital vers 14 h 30, l’équipe parvint à extraire l’obstacle en moins de 45 minutes. C’était le pépin d’une pomme cannelle (connue sous le nom sounsoun en bamana). A la fin de l’opération, le Dr. Timbo nous appela pour nous informer du déroulement parfait et de la réussite totale de l’intervention et que le rescapé est sain et sauf.

Après environ 24 h d’observation à la Clinique Pasteur, le jeune champion regagna son domicile à Faladié éteignant ainsi toute opération d’évacuation en France, transformant les pleurs et les tristesses des tantes, oncles, amis des parents, grands parents et autres alliés en joie et en mauvais souvenirs. Le rendez-vous lui a été donné pour le 23 octobre après qu’il ait fini de fêter la veille, son 2e anniversaire. Nous saisissons cette occasion pour souhaiter une longue vie et une santé de fer au « colonel ». Nous référant au cas de notre sœur Mme Touré Me Aïda Niaré (que Dieu honore sa mémoire) et celui d’A. D., nous ne cesserons de rappeler ces versets du Saint Coran :

« Nous (Dieu) avons fixé un terme à tout. Quand ce terme arrive, personne ne peut le retarder ni l’avancer » (sourates 10, Jonas et 16, les Abeilles).

« Et si Allah fait qu’un mal te touche, nul ne peut l’écarter en dehors de Lui. Et s’Il te veut un bien, nul ne peut repousser Sa Grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c’est Lui, le ‘Pardonneur’, le Miséricordieux » (sourate 10, Jonas, verset 107).

Puissent le rappel du cas du jeune A. D. et celui de ces versets du Saint Coran, désarmer les protagonistes de « l’affaire dite Me A. Niaré » pour laisser place aux prières pour le repos de l’âme de tous ces patients qui n’ont pas pu être sauvés et pour la santé et le bien-être de ceux qui ne bénéficient pour le moment que d’un sursis, c'est-à-dire tous ceux qui sont encore vivants mais qui doivent s’efforcer de vivre dans la paix et dans la concorde avant le terme fixé pour chacun.

L. H.

N. B : le titre et le surtitre sont de la rédaction

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 GROGNE SYNDICALE A LA SONATAM

La moutarde monte au nez des « tabatiers »

Mécontents de la non-prise en compte du cahier de charges déposé sur la table de la direction, les travailleurs de la Société nationale des tabacs et allumettes du Mali (Sonatam) ont pris en otage l’usine mardi dernier.

L’atmosphère était inhabituelle mardi dernier à la Sonatam où aucune machine n’a tourné en raison du débrayage observé par les travailleurs. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont empêché le directeur général, Eric Tangui, et son staff d’accéder à leurs bureaux pour ne pas dire qu’ils ont été bloqués à la principale porte de la société. « Eric va t-en ! On en a assez ! Eric, le dictateur, restituons nous nos droits ! » pouvait-on lire sur des pancartes à la faveur du sit-in organisé par les travailleurs pour dénoncer ce qu’ils appellent les mauvaises pratiques du DG.

« Il donne de fausses promesses. Au cours des négociations pour le départ de 154 travailleurs en mai dernier, il nous a promis d’augmenter les salaires. Mais, jusque-là, il ne s’est pas exécuté. Aujourd’hui, nous avons compris que c’était un piège pour mettre dehors des collègues. Il n’a pas d’égard vis-à-vis des lois réglementaires et conventionnelles du pays » , a critiqué Mamadou Diabaté, secrétaire général du comité syndical de la Sonatam.

En mai dernier, la Sonatam a compressé 159 travailleurs sur les 286 qu’elle comptait tout en maintenant le même niveau de production et de vente et refuse, selon le syndicat, l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs restants. De plus, il déclare avoir constaté avec amertume l’installation d’un climat d’injustice administrative. Il en veut pour preuve le cas d’un cadre informatique relevé de ses fonctions et mis à la direction des ressources humaines suite à un problème survenu sur le réseau informatique.

« Dans le cadre du plan social élaboré par le directeur en mai dernier, il avait invité Ousmane Coulibaly à s’inscrire et lui avait proposé 17 millions de F CFA. Une offre que ce dernier a refusée. Voilà, pour un simple problème survenu sur le réseau informatique, le DG n’a trouvé mieux que de le relever de son poste » . Pour le comité syndical, le fameux plan social n’est ni plus ni moins qu’une volonté manifeste du DG d’aller à la réduction drastique du personnel par le truchement du licenciement abusif.

Au rayon des doléances des travailleurs, l’on peut classer l’augmentation générale des salaires, l’arrêt de la cession du patrimoine de la Sonatam, la mise en place d’une cellule de réinsertion des déflatés, la révision des conditions d’octroi des prêts, l’établissement d’une politique de santé, l’élaboration d’un plan de formation, etc.

Au regard de la crise de confiance qui s’est installée entre la direction et le personnel, le syndicat exige le départ du DG pour n’avoir pas honoré ses engagements. Grâce à l’intervention de la présidente du conseil d’administration, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, le calme est revenu hier. En principe, les négociations reprennent aujourd’hui entre la direction et les représentants des travailleurs de la Sonatam.

Mohamed Daou

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 AUGMENTATION DU PRIX DU PAIN

Le gouvernement demande un sursis

Les professionnels du pain ont décidé d’augmenter le prix du pain de 125 F CFA à 150 pour la baguette de 150 g à et de 250 à 300 F CFA pour le gros pain de 250 g. La mesure devait entrer en vigueur le 15 octobre 2007, mais le gouvernement a demandé un sursis afin d’amorcer le dialogue pour des propositions concrètes.

L’augmentation du prix du pain est une initiative du Cadre de concertation de la filière pain (CCFP). Ce regroupement de professionnels du secteur est composé de boulangers, de meuniers et d’associations de consommateurs. Cette proposition de réajuster les prix découle de la situation de hausse que connaît le blé sur le marché international. Cette céréale, qui est la matière de base du pain, a augmenté de 102 % entre juillet 2006 et octobre 2007. La crise est mondiale puisqu’elle frappe les plus grands pays producteurs de blé comme l’Australie, l’Argentine, l’Ukraine, les USA, la Russie, etc.

Les prix proposés à la hausse sont de 150 F CFA pour la baguette de 150 g et de 300 F CFA pour le pain de 250 g, applicables à compter du 15 octobre 2007. Ce réajustement est assorti d’autres mesures d’accompagnements afin de stabiliser les prix ainsi fixés. Le CCFP revendique en même temps l’exonération de la TVA au bénéfice des boulangeries sur les achats des intrants et les coûts des facteurs de production ; l’implication de l’Etat dans le projet blé du Mali piloté par la Compagnie malienne de développement de blé (CMDB) ; la prise par l’Etat de mesures économiques volontaristes allant dans le sens de la protection des unités industrielles locales évoluant dans la filière pain ; l’accélération du projet d’installation des kiosques à pain au compte des livreurs et des détaillants.

Non à la diminution de poids

Au mois d’août 2007, une concertation du CCFP avec le gouvernement avait donné lieu à la diminution de poids. La baguette est passée de 200 g à 150 g et le gros pain de 400 g à 300 g. Mais, apparemment, la diminution de poids n’est pas la solution, à long terme pour le CCFP, qui estime que la majorité des boulangeries n’ont pas la technologie pour doser le pain à 150 g. La plupart le font à 160 et 170 g. Ce qui constitue une perte énorme qui les a plongés dans une situation de précarité. Le prix du blé n’étant pas non plus maîtrisé par un pays africain, il serait difficile, pour nos Etats, de les subventionner à tout bout de champ.

Tout cet argumentaire a été développé avec le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Mme Bah Fatoumata Néné Sy, le lundi 8 octobre 2007. Mme la ministre s’est dite consciente et préoccupée par le phénomène. Avant de s’envoler pour l’Assemblée générale du FMI et de la Banque mondiale à New York, aux USA, elle a demandé à ses interlocuteurs et au nom du gouvernement d’observer une trêve de quelques semaines. Cette trêve lui permettra de renouer les fils du dialogue pour des propositions concrètes.

Pour le CCFP, aucun pays au monde surtout du Sud, ne pourra contenir la crise liée à un problème d’offre et de demande. En plus, nos Etats ne pourront pas continuer à subventionner le secteur au risque de se faire taper sur les doigts par les bailleurs de fonds. C’est pourquoi, le CCFP a trouvé comme solution de réajuster les prix en fonction du coût de la matière première, dont le sac de 50 kg coûte aujourd’hui 20 000 F CFA contre 17 500 F précédemment.

La hausse pourrait être effective la semaine prochaine.

Abdrahamane Dicko

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SECTEUR PRIVE DANS LE PDES

Après la LOA, la LOSP

Pour imprimer un développement planifié au secteur privé malien, ATT propose dans le Programme de développement économique et social (PDES), une « Loi d’orientation du secteur privé » (LOSP).

Le secteur privé se caractérise au Mali, comme dans bon nombre de pays en développement, par la dualité entre l’informel et le formel. Le PDES ambitionne de lever les contraintes à l’exercice libre du secteur privé par le développement des infrastructures ; la mise en place de dispositifs financiers en faveur des PME ; l’initiation et le soutien à des projets porteurs ; l’élaboration et l’application d’une Loi d’orientation du secteur privé (LOSP). Pour bien réussir dans ce domaine, le PDES bannit « l’Etat promoteur d’entreprises privées ».

« Lors des réunions du Conseil présidentiel de l’investissement, un des problèmes que les chefs d’entreprise et les investisseurs potentiels évoquent le plus souvent concerne la faiblesse des infrastructures : il n’existe pas de zones industrielles dotées des aménagements indispensables ; l’énergie électrique est trop chère et la tension du courant irrégulière ; les transports ferroviaire et routier sont problématiques, les installations portuaires et aéroportuaires sont inadéquates et le pays est sous-équipé en matière de technologies de l’information et de la communication » .

Certains des obstacles soulignés par les opérateurs économiques sont sur le point d’être levés. Cependant, pour le PDES, les problèmes du financement des investissements et du fonds de roulement constituent une des revendications majeures des chefs d’entreprises nationaux. En effet, selon une étude récente financée par la Banque mondiale, le coût des financements et l’accès aux financements sont les préoccupations les plus importantes des chefs d’entreprises. Les investissements et le fonds de roulement sont autofinancés à plus de 82 % par les entreprises.

Les chefs d’entreprises pointent du doigt la politique de prêts des banques, jugée trop conservatrice, voire timorée. De son côté, le réseau bancaire (qui compte 12 banques et 4 établissements financiers) justifie sa faible participation au financement des entreprises par le manque de projets viables, la faible qualité du cadre légal pour le recouvrement des dettes, le taux élevé de prêts non remboursés… Ce débat entre les entreprises et les banques, qui dure depuis des décennies, n’est pas prêt de se terminer, si l’on s’en tient au « simple jeu de l’offre et de la demande de crédit ».

Pour changer, ATT propose « une loi d’orientation, qui définira dès lors la stratégie de développement du secteur privé. Une fois adoptée par l’Assemblée nationale, la LOSP servira de cadre unique de référence à l’ensemble des actions d’appui au développement du secteur privé ». Elle entérinera les organes et structures d’appui au secteur privé, dont une structure unique de coordination, de suivi et d’évaluation des actions en faveur du secteur privé.

La Loi cherchera également à regrouper et renforcer les multiples organisations représentant le secteur privé. Elle proposera les politiques et actions que l’Etat devra mettre en œuvre pour le développement du secteur privé. L’objectif du PDES est d’élaborer le projet de LOSP, d’organiser les concertations avec toutes les parties prenantes du secteur privé et de soumettre la Loi à l’Assemblée nationale dans le second semestre de 2008.

Alexis Kalambry

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CONCOURS D’ENTREE A LA FONCTION PUBLIQUE

Deux poids deux mesures autour d’une spécialité

Sous prétexte de spécialité « Méthode informatique appliquée à la gestion » (Miage), de nombreux candidats ont été empêchés de concourir pour un poste d’ingénieur informaticien dans la fonction publique. Cependant, les dossiers d’autres candidats revenus à la charge à la dernière minute ont été acceptés. Deux poids deux mesures autour de la spécialité « Miage ».

Les concours d’entrée à la fonction publique ont débuté le 29 septembre 2007 et continueront jusqu’au 4 novembre prochain. Ils ont été précédés du traditionnel dépôt de dossiers de candidature, qui a donné lieu à toutes sortes de discriminations et de frustrations. Tels sont d’ailleurs les contrecoups dont de nombreux lauréats de la spécialité « Miage » ont été victimes.

Le communiqué officiel du ministère de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et des Relations avec les institutions indique que le nombre de postes à pourvoir pour les ingénieurs informaticiens est de 7. Pour pouvoir postuler, il faut être titulaire d’un « diplôme dans le domaine de l’informatique au moins équivalent à la maîtrise dans la spécialité : Méthode informatique appliquée à la gestion ».

C’est cette dénomination qui est à la base de tous les problèmes, les agents chargés de réceptionner les dossiers ayant refusé de recevoir tout dossier dans lequel ils ne pensaient pas avoir détecté un diplôme d’informatique de gestion comme ils en avaient l’habitude.

Selon une source bien imprégnée de la situation, « beaucoup de dossiers ont été rejetés car la commission de réception disait aux candidats qu’il n’y avait pas la spécialité Miage sans se rendre compte que ce terme est l’abréviation de Méthode informatique appliquée à la gestion ». A notre source d’ajouter qu’« à la dernière minute, la commission a été autorisée à recevoir les dossiers de certains lauréats de la spécialité Miage, mais il y a eu beaucoup de rejets, car les dossiers ont été scrupuleusement triés ».

Délit d’initié ?

La conséquence est qu’« en fin de compte, après le dépouillement, les candidats étaient au nombre de 8 pour 7 postes ». Parmi les cas de rejet, il y a aussi des titulaires de diplômes étrangers équivalents à « Miage » malgré leur « reconnaissance par l’Etat ». Ce que notre interlocuteur ne parvient pas à comprendre, c’est « la réduction sensible du nombre de candidats à ce corps à 8 alors qu’il aurait pu y en avoir plus. Il y a quelque chose qui n’est pas clair ».

Dans le but de confirmer l’information, nous avons approché, Ahmed Kounta de la direction nationale de la fonction publique. « On nous avait dit que Miage n’en faisait aucunement partie. Beaucoup de diplômés de cette spécialité sont venus ici et sont rentrés bredouilles. Comme on le dit dans le jargon, rien n’est impossible », a-t-il affirmé.

Sur un tout autre plan, le personnel de la fonction publique avait un moment menacé de ne pas surveiller les concours d’entrée à la fonction publique. Suite à des négociations avec les autorités, les agents ont finalement accepté de le faire contre la satisfaction de leurs doléances. Mais, selon Ahmed Kounta, les agents sont toujours furax contre la direction à cause de la non-tenue de ses promesses.

« La direction nous avait même qualifié d’irresponsables quand nous ne voulions pas effectuer les missions de concours à l’intérieur qui nous sont dévolues » , avant d’ajouter que « le point positif reste la délocalisation dans le choix des sujets ». Une délocalisation qui démontre que « le nouveau ministre a l’intention de rétablir la hiérarchie administrative dans sa forme d’antan pour qui sait que durant ces trois dernières années, le choix des sujets de concours était l’œuvre d’une direction assistée d’un staff interne ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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MINISTERE DE L’ELEVAGE

La santé animale en mire

Depuis l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale, le ministère de l’Elevage et de la Pêche n’a presque pas connu de répit. Dans le cadre de la valorisation du secteur et de la mise à disposition des professionnels du secteur de l’élevage de moyens logistiques beaucoup plus conséquents, l’inauguration du Centre régional de la santé animale, situé à Sotuba, a eu lieu samedi dernier.

Une cérémonie, qui a donné lieu à une manifestation de fierté des différents responsables internationaux et nationaux, dont le Premier ministre et le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ sans oublier les autres intervenants dans le secteur. Une fierté bien justifiée dans la mesure où le Centre s’attaquera aux maladies animales qui « font perdre à notre cheptel une valeur ajoutée inestimable, car ne pouvant conquérir les marchés porteurs d’Afrique du Nord ou de l’Afrique ».

Dans le même registre que le Premier ministre Modibo Sidibé a lancé la campagne de vaccination 2007-2008 à Manabougou (Koulikoro) samedi dernier. Cette campagne permettra de préserver le précieux cheptel contre des maladies comme la péripneumonie contagieuse bovine, la variole aviaire, la peste des petits ruminants… C’est pourquoi, le ministre de l’Elevage et de la Pêche a exhorté les éleveurs à faire vacciner leurs animaux tout en espérant que cette campagne sera plus fructueuse que l’édition précédente, qui a permis de vacciner plus de 5 millions de bovins.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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MURMURES DE BAMAKO

Les villas « intrants agricoles »

L’attribution du marché des intrants agricoles, depuis trois ans, est entourée de zones d’ombre à cause des agissements de la commission en charge de la question et qui est manifestement composée de véritables requins. En complicité avec des opérateurs économiques véreux, elle vend non seulement des engrais de mauvaise qualité aux paysans mais à prix d’or, réalisant, pour ses membres, des ristournes colossales qu’ils se partagent.

On se souvient qu’en 2004, des autorités paysannes avaient vendu aux paysans des intrants dont les prix allaient du simple au triple (le kalach de Koutiala). L’année suivante, des commerçants, choisis par appel d’offres, ont été à leur tour grugés. La CMDT, qui devait leur payer leurs produits commandés par l’Apcam, s’est rétractée, estimant qu’il y a eu tromperie sur la marchandise. Toute cette mafia a été couverte par d’anciens responsables du ministère de l’Agriculture.

Des langues se délient de plus en plus, citant nommément les auteurs de ces crimes qui construisent des villas ou immeubles « intrants agricoles ». Ils veulent encore sucer le sang des pauvres paysans et mettent des mains et des pieds pour cela. Le Premier ministre Modibo Sidibé est averti, le marché des engrais et des intrants est un terrain glissant sur lequel d’aucuns veulent le précipiter. Il lui appartient dès à présent de prendre des mesures conservatoires, tirer au clair la gestion des trois campagnes écoulées pour, au moins, se faire une idée de la prédation dans le milieu. Nous y reviendrons.

Des tracteurs sous-loués

Certaines des mêmes personnes qui ont bâti leur fortune sur les intrants font des tracteurs une autre source juteuse de revenu. La mécanisation de l’agriculture est l’une des aspirations du président de la République et qui figure dans son Programme de développement économique et social (PDES). Cet engin est normalement distribué aux paysans qui doivent le rembourser à des conditions préférentielles. Mais un responsable d’une organisation faîtière dont nous taisons pour le moment le nom s’est tapé deux de ces machines. Il s’en est approprié une et l’autre a été mise au compte de son épouse. Le hic : c’est que le responsable en question a eu l’idée mercantile d’exploiter autrement ses tracteurs : en les sous-louant ?

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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Dans ce site web vous trouverez :
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