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2007

Mois d'octobre

Les Echos du 23 Octobre

CENTRE DE SANTE DE REFERENCE DE KOROFINA

La « césariennite » s’empare des médecins

Le Centre de santé de référence de la Commune I, situé à Korofina-Nord, est sur la sellette. Ce centre serait-il atteint d’une fièvre de césarienne à tel point que toute femme qui entre en travail est systématiquement opérée ? Le mari d’une femme accouchée par césarienne tape du point sur la table et va ester en justice.

Mardi 16 octobre 2007. Mme Doucouré Fatoumata Sissako en état de grossesse avancée pour la troisième fois est transportée à la maternité du Centre de santé de référence (CSR) de la Commune I. Son mari, Kassim Doucouré, notable à Djélibougou, se rend à son chevet le soir. Sa surprise a été de voir son épouse avec son bébé qu’elle a mis au monde par césarienne.

Autre constat autre amertume : M. Doucouré voit que toutes les autres femmes qui occupaient la même salle que son épouse ont subi le même sort. Sa colère s’explique par le fait qu’il n’a jamais été avisé au préalable ni même sa femme ou un autre membre de sa famille.

M. Doucouré, qui veut porter l’affaire à la justice, a requis le concours de l’étude de Me Diawoye Kanté, huissier de justice aux fins d’un procès-verbal de constats avec interpellation.

Le procès-verbal, mentionne une opération au bas-ventre de Mme Doucouré pour l’extraction de son enfant. Dans son témoignage, elle a répondu à l’huissier que c’est à son arrivée à la maternité l’après-midi du 16 octobre vers 16 h qu’elle a été opérée. Selon elle, son avis n’a pas été demandé. « Au préalable, je n’ai pas été prévenue de l’opération. Dès que j’ai vu les médecins venir vers moi avec des appareils métalliques, j’ai aussitôt compris que j’allais être opérée. Depuis le matin, on était là. Je souffrais de douleurs atroces », affirme-t-elle.

Son accompagnatrice, Fatoumata Tandjan indique qu’elle a été avisée juste à son retour de la prière par la sage-femme qui a fait valoir la nécessité urgente d’opérer la patiente.

Sans discernement ?

Le chef du service gynécologique, Dr. Modibo Soumaré s’étant prêté aux questions de l’huissier sous l’ordre du médecin-chef du CSR de la Commune I, Dr. Boubacar Traoré, argue que Fatoumata Sissako a passé plus de huit heures de travail sans accoucher et que lui et ses collègues ont passé à toutes les étapes pour la faire accoucher par la voie basse sans succès. Il était, selon lui, impératif de l’opérer pour sauver la vie de l’enfant qui présentait des signes de fatigue et de détresse avec des hématomes qui apparaissaient sur sa tête.

Dr. Soumaré soutient que dans de tels cas, ils sont tenus d’informer directement la personne qui accompagne la femme en travail. Dans le cas de Mme Doucouré, son service a avisé Fatoumata Tandjan qui était à ses côtés, affirme-t-il. Il se plaint du fait que son mari, M. Doucouré a passé tout ce temps sans se présenter au CSR et qu'il n'avait laissé aucun contact téléphonique non plus.

La césarienne, désormais gratuite au Mali pour les femmes en état de grossesse, est depuis plus de deux ans un sujet à polémique. Selon certains, pour l'appât du gain facile, certains médecins pratiquent cette intervention sans discernement. Selon des constats, la plupart des femmes n'accouchent plus par parturition normale et tout se passe par opération même sans nécessité.

L'avantage, pour les hôpitaux ou CSR qui pratiquent la césarienne, est d'établir la liste des opérations dont l'Etat se fait le devoir de payer les frais. Souvent les césariennes faites dans le désordre ne sont pas sans conséquence. Plusieurs femmes en meurent. Dans ce cas, on parle de simple accident.

Abdrahamane Dicko

 

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 TRANSRAIL

L’élection des délégués du personnel bloquée

Prévue pour le 18 septembre dernier, l’élection des délégués du personnel de Transrail est renvoyée aux calendes grecques par la direction générale de la société au motif qu’elle n’est pas prête. De quoi irriter le Syndicat des travailleurs du rail (Sytrail).

Les travailleurs de Transrail tiennent à l’ouverture des négociations autour de la grille salariale, l’accord d’établissement et le protocole d’accord comme à la prunelle de leurs yeux. Moins d’un an après les troubles sociaux au sein de l’entreprise et qui ont conduit au départ de l’ancien DG, François Lemieux, les négociations sur les 3 points de revendications piétinent toujours.

Pourtant, dès son arrivée, le nouveau DG, M. Peiffer, s’était engagé à organiser les élections des délégués du personnel pour à la fois avoir un interlocuteur syndical et ouvrir les négociations sur les sujets qui fâchent. Mais quelle ne fut la surprise de Sytrail de constater que plus de 5 mois après son installation, l’engagement pris tarde à se concrétiser, la date du 18 septembre annoncée pour l’élection des délégués du personnel ayant été reportée sine die par la direction qui, selon nos recoupements, dit ne pas être matériellement prête pour l’organisation de la dite élection.

Un argumentaire que réfute le secrétaire général de Sytrail, Abdoulaye Sago, qui estime qu’il y a toujours des nostalgiques de l’ancien système qui entravent la bonne marche de la chose. « C’est la date du 18 septembre dernier qui était retenue pour l’élection des délégués du personnel. Mais, c’est le même 18 que nous avons reçu une note du DG indiquant que les élections sont reportées à une date ultérieure ».

Sans l’élection des délégués du personnel, aucune négociation ne peut être ouverte sur la grille salariale, l’accord d’établissement et le protocole d’accord qui ont été à l’origine de deux grèves en juin et juillet derniers à Transrail.

« Nous ne nous retrouvons pas dans l’actuelle grille. Nous avons connu dans le passé une grille catégorielle basée sur la formation académique des travailleurs. Mais, l’actuelle grille est basée sur la cotation des postes, c'est-à-dire qu’à chaque poste de travail on attribue un niveau. Et le salaire est fonction du niveau. Plus ce dernier est élevé, plus le salaire est élevé. Et c’est cette grille qui découle de l’accord d’établissement qui a été élaboré sous le coup de la corruption de l’ancien bureau syndical qui a signé tout ce que François Lemieux voulait. Quant au protocole d’accord, il est caduc » proteste le Sytrail.

Pour le syndicat, le motif de la non-préparation matérielle invoquée par la direction ne tient pas la route. « Pour nous, le report découle de la mauvaise volonté de la direction. La date du 18 septembre n’a pas été fixée au hasard. Elle a été arrêtée de commun accord au cours d’une réunion regroupant la direction, la directrice régionale du travail, les syndicats ainsi que des travailleurs. Pourquoi alors attendre la date même de l’élection pour décider de son report ? » s’interroge M. Sago.

Face à ce comportement de la nouvelle équipe, le syndicat entend assumer toute sa responsabilité afin que les différentes revendications soient gérées une fois pour toutes au bonheur des travailleurs et dans l’intérêt de l’entreprise. « Nous savons que la direction était prête mais qu’elle n’avait pas tout simplement la volonté. Nous sommes arrivés au syndicat parce qu’il y a des problèmes. Et tant que ceux-ci demeurent, nous ne reculerons devant rien », avertit le patron de Sytrail.

Mohamed Daou

 

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 CENTRE DE SANTE COMMUNAUTAIRE

Malversations au Cscom d’Hamadallaye

Après leur démission, cinq membres du conseil d’administration du Centre de santé communautaire (Asacoham) accusent le président du CA de violation du règlement intérieur de l’Asacoham. Ce dernier nie les accusations et traite les démissionnaires de « bande d’escrocs » qui ne pensent qu’à leurs poches.

Cinq membres démissionnaires du conseil d’administration de l’Asacoham, le chef du quartier d’Hamdallaye et l’actuelle équipe du conseil d’administration dirigé par Racine Ly ne regardent plus dans la même direction pour ne pas dire plus. De quoi s’agit-il ?

Flash-back : le Centre de santé communautaire d’Hamdallaye, grâce à un financement de la coopération angevine, voit le jour le 2 mai 2005. Un comité de gestion et un conseil d’administration sont installés. Pour la bonne tenue du bilan comptable, les textes recommandent qu’après une année de fonctionnement, les parties présentent le bilan de leur gestion. Pour toute structure organisée cela doit aboutir à une gestion saine des dépenses.

Mais, pour des raisons de compétences, une crise a éclaté entre les parties sur la gestion des fonds et du personnel. Dans une lettre d’information datée du 28 août 2007 avec ampliation au conseil du quartier, au maire de la Commune IV et au médecin-chef de Centre de santé de référence, les signataires accusent le président du CA d’avoir refusé de présenter le bilan de sa gestion depuis l’ouverture du Centre en mai 2006. « Aucune assemblée générale n’a été convoquée par le CA depuis le 5 mai 2006, malgré l’intervention du conseil du quartier. Les tentatives du chef de quartier et des populations ont été boudées par le président du CA », affirment les contestataires.

Autre grief formulé à l’encontre de M. Ly : il se rendrait plus fréquemment au Cscom pour agresser verbalement le personnel de santé… Dans une lettre adressée à la mairie, Mohamed Seyba Lamine Traoré, un des démissionnaires, fustige ce comportement du président du CA qui, dénonce-t-il, s’est substitué au président du comité de gestion où il manipule les comptes à sa guise.

C’est face cette gestion « obscure » qu’ils ont cru bon de démissionner de leurs postes le 11 mai 2007. Avant de démissionner, aux dires de M. Traoré, la santé financière laissait apparaître une solde de 411 600 F CFA. Toutes choses, selon les démissionnaires, qui sont en porte-à-faux avec les propos du président du CA. Ce dernier, après cinq mois de gestion après leur démission, soutiendrait que la situation de la caisse est critique.

Les accusateurs accusés

Approché, le président du conseil d’administration, Racine Ly se porte en faux contre les accusations « sans fondement » des démissionnaires et de leurs « laquais ». M. Ly a tout d’abord fait savoir qu’à partir du moment où ses camarades ont accepté de démissionner ils n’ont plus droit à la parole en tout cas sur la gestion de l’Asacoham. M. Ly affirme par ailleurs qu’il a toujours œuvré pour que le Cscom ne connaisse aucun problème « mais quand on travaille avec les gens qui ne pensent qu’à eux-mêmes, détournant les fonds de la population, tout devient difficile ».

Le président du Cscom, le nouveau comptable, la trésorière ont étalé ce que les démissionnaires auraient commis. Adama Diarra, selon M. Ly alors que les textes le lui interdisait, a ouvert un compte où il faisait des opérations de mai 2006 à mai 2007 sans rendre compte à qui que ce soit. « Adama a été incapable de donner des chiffres pendant une année ».

Sur une liste dont une copie nous a été remise, le chef de quartier et certains démissionnaires s’adonnaient à la vente illicite de médicaments, de vol de médicaments, de surfacturation des prix des médicaments… Le cahier comptable qu’ont laissé les démissionnaires révèle un manque à gagner de plus de 600 000 FCFA. Grâce à un nouveau système de gérance mis en place, 331 000 des 600 000 F CFA d’impayés d’EDM, de matériels de travail ont été réglés.

« Le président du comité de gestion sortant et sa bande n’ont jamais eu de respect à mon égard, ils prenaient des actes sans nous consulter et ils ont toujours mis des bâtons dans nos roues. En réalité, à travers ces actes ils ne voulaient pas qu’on sache toutes les malversations faites au Cscom ».

Pour M. Ly, leur démission s’explique par la mise en place d’un système mettant fin à « leur vol ». Le président du CA, qui n’entend pas polémiquer sur ce qu’il qualifie de non-événement, défie néanmoins ses anciens camarades d’apporter la preuve de ce qu’ils avancent. « Nous ne nous prêtons pas aux divertissements. Nous sommes là pour le bien être de la population », tranche-t-il. A ses dires, grâce à un nouveau partenariat, le centre a bénéficié d’un don de plus de 8 millions de F CFA qui serviront à construire un laboratoire.

A la mairie, le 5e adjoint au maire, M. Diop, reconnaît qu’il y avait une crise entre les membres du CA. A l’en croire, cette crise s’est dissipée à la suite de la démission de 5 membres et le remembrement du bureau. La mairie, qui entend jouer pleinement son rôle, va envoyer, dès cette semaine, une commission d’enquête pour s’imprégner de la situation.

Amadou Sidibé

 

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MUSIQUE MALIENNE

Nostalgie ou décadence ?

Pour un amateur de musique à sens social et éducatif, le répertoire de nos artistes actuels laisse songeur…

Samedi, le 13 octobre, nous étions réunis, quelques amis et parents maliens, pour célébrer la fin du ramadan. Quelqu’un suggéra au groupe d’écouter des vidéos du terroir, histoire d’atténuer la nostalgie et la tristesse qui s’emparent de tout immigré à ces moments de fêtes familiales.

Je n’avais pas prêté une oreille attentive à la conversation, convaincue qu’au finish, les causeries bruyantes reprendront rapidement le dessus. Il est rare de voir dix Maliens dans une salle écoutant tranquillement de la musique. Cependant, c’est à toute une surprise que j’aurai droit une fois le clip enclenché.

Soudain, sans sommation, brusquement, j’ai vu sur l’écran une griotte balèze, coasser de manière épouvantable, marmonner des âneries qui ressemblent plus à un chapelet de noms de famille qu’à une mélodie apaisante après 29 jours de jeûne. Par charité, pour éviter toute méchanceté inutile, je ne citerai pas la « cantatrice » ou la Castafiore en réalité.

Je me suis bouché les oreilles et j’ai supplié la préposée aux cassettes de changer cette musique. Et tout le monde se retourna vers moi, comme si j’étais un homme de Néanderthal surgi de sa caverne avec une mentalité de silex. Comment, tu ne connais pas cette vedette de la chanson malienne ? Vraiment, une vedette, ça ? Une dame qui tire sur le Solouyooooo… djimé… comme un éphèbe constipé et joue la soprano de Djélibougou ? Laissez-moi rire !

Et, comme si l’assistance n’attendait que ce déclic, s’engagea une vive conversation sur l’état actuel de la musique malienne. Nous étions divisés en deux camps : les « modernes » qui adorent les roulements de reins de Babani Koné même si les chansons sont un désert et les « dépassés » qui rêvaient encore de Fanta Damba n°1.

Peut-être bien qu’en faisant partie des « dépassés », je me retrouve en compagnie de millions de Maliens pour lesquels, la musique est d’abord un message social. Actuellement, parmi les artistes maliens, je ne possède que le répertoire de Djénéba Seck. J’ai la chair de poule quand j’écoute, dans n’importe quelle circonstance, sa musique. Elle est, pour moi, unique dans sa génération. Une dame élégante et racée qui puise son inspiration dans la culture millénaire du Mali, dans la culture des groupes les plus variés : les Bamanan, les Peuls, les Sonraï, etc.

Quand j’écoute Djénéba Seck, je pense immédiatement à ces artistes qui ont bercé mon enfance, quand mon père faisait jouer leur production chaque soir : Tara Boré, Inna Baba, Mêrou Ba, Bako Dagnon, Tata Bambo d’un autre temps, et accessoirement, pour ceux qui ont la chance de comprendre peul, Bara Sambarou.

Je ne parle pas de décadence vraiment à propos de la musique actuelle, puisque selon le dicton éculé, à chacun son air préféré. Toutefois, le nostalgique que je suis ne peut pas se convaincre que tout se vaut. Quand j’entends : « Sanou nèguè nin yo, wari nèguè nin yo… A ya tilé kè yan… » j’ai la chair de poule. Par contre, un chanteur ou une chanteuse qui crie au micro : « A hi ya hi ya, hayaya !!! eh Traoré, Touramakan si… », j’avoue que j’ai du mal à la prendre pour une Ngara.

On dit souvent que notre musique s’est occidentalisée, elle a épousé l’air du temps pour aboutir à une sorte de world beat de fusion. C’est l’explication politiquement correcte. Cependant, à mon humble avis, la musique est faite d’abord pour véhiculer un message au-delà de la détente qu’elle procure. Le djéli, dans la tradition bamanan ou le gnègno chez les Peuls, n’est pas un simple laudateur qui prononce les mots qui plaisent au bienfaiteur du jour, il est la conscience de la société, celui qui rafraîchit la mémoire et garde vivace la culture ancestrale. Je suis de l’école du griot qui narre à Djibril Tamsir Niane l’épopée manding, il égaie, pousse à l’introspection et éduque les jeunes générations.

Mais enfin, peut-être aussi que l’éloignement me rend nostalgique d’un certain Mali, celui de mon enfance, avec ce que je crois être une chance : avoir pu écouter et comprendre parfaitement la musique en bamanan, peul, dogon et sonraï. Peut-être que cela est la cause d’une analyse avec un angle différent. Les mélomanes peuvent se prononcer. Alors, nostalgie ou décadence au bord du Djoliba ?

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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IMAGES D’ARCHIVES

Le CCF ravive les mémoires

Les archives de la télévision France/Mali qui comportent, entre autres, la déclaration d’indépendance du Mali, le discours du 26 mars d’ATT, la visite du président chinois au Mali en 1968, comportent des aspects intéressants, qui n’ont pas laissé les spectateurs indifférents. D’une part, elles servent à rafraîchir la mémoire de ceux qui ont eu la chance de vivre ces différents événements, et d’autre part, elles se présentent comme un outil didactique pour la jeune génération, qui n’a pas eu la chance de vivre ces temps.

« Maintenant, je me rends compte de ce que nos prédécesseurs ont fait. En même temps, ça me rappelle que nos aînés nous ont confié une mission exaltante, car nous avons le devoir de conserver et de renforcer ce qu’ils nous ont légué », a dit un spectateur à la fin de la projection. Ces archives ont aussi la particularité de révéler des informations, jusqu’à présent obscures aux yeux de nos compatriotes.

« Mémoire d’une tribu perdue » est la pièce théâtrale présentée par la troupe « Sô », originaire du pays Dogon. L’histoire est éloquente et colle bien à l’actualité, à savoir le vol de nos objets traditionnels. Par ailleurs, elle est surtout assimilable à « L’Aventure ambiguë » du Sénégalais Cheikh Hamidou Kane. Dans cette mise en scène, Léopold, le jeune Dogon est « confronté à la perte de son identité et de ses repères ».

Suite au vol d’une statuette dans un village dogon, les sages du village décident d’envoyer un des leurs, Léopold, un volontaire, en France pour essayer de récupérer le précieux objet. Ce dernier fait l’unanimité à cause de ses capacités physiques et intellectuelles. Laissé à son propre sort à Paris et sans aucune trace de la statuette dans les musées français, Léopold décide alors de fructifier son séjour en cherchant de l’argent. Ce qui l’oblige à y rester plus longtemps que prévu.

Désemparé et sans nouvelle du jeune Léopold, le village s’inquiète et craint une aliénation totale de Léopold comme c’est le cas du personnage principal de « L’Aventure ambiguë ».

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

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MARIE, MERE DE JESUS

Modèle pour croyants chrétiens et musulmans

« La place de Marie chez les croyants » était samedi au centre d’une conférence débats au Centre foi et rencontre à Hamdallaye près du lycée Prosper Kamara.

Marie pour les chrétiens et Mariam pour les musulmans est, selon les textes bibliques, le Coran et les hadiths du prophète Mohamed (PSL), un modèle pour les croyants des religions chrétienne et musulmane.

Des responsables des communautés chrétiennes catholique et protestantes, des jeunes du monde scolaire et universitaire ainsi  que des croyants musulmans ont pris part à la conférence débats du samedi sur le thème « La place de Marie chez les croyants ».

Les conférenciers, Mme Constance Soucko (chrétienne), professeur d’Université et Yamar Diarra (musulman), gestionnaire au Pnud, ont expliqué que Marie occupe une grande place dans la vie d’un croyant, qu’il soit chrétien ou musulman.

Mme Soucko a décrit la vie de Marie avant et après la naissance de Jesus. Selon elle, l’Eglise la considère comme une créature parfaite de Dieu. « Elle n’a jamais péché. Elle a mis au monde le Sauveur du monde. Elle n’a jamais protesté contre la volonté de Dieu. Elle a résisté à toute tentation. Marie a été une épouse modèle. Elle est notre modèle dans tous les domaines », a-t-elle détaillé.

Yamar Diarra pour sa part dira que Marie est un modèle par excellence pour les croyants musulmans malgré quelques points de divergence entre les chrétiens et les musulmans sur sa personne.

« Dieu ne nous a pas dit de ne pas croire à la trinité, mais Il nous a interdit de le dire. Marie n’est pas une prophète, chrétiens et musulmans sont en commun d’accord sur ce point. Elle est une véridique. La confiance en Dieu est une des qualités de Marie, c’est ce que les croyants doivent être. Marie et son fils n’ont jamais commis de pechés. Elle a atteint un stade suprême auprès de Dieu. C’est pourquoi deux sourates (sourate Imran et Marie) du Coran parlent de façon détaillée  de Marie », a-t-il ajouté.

Centre foi et rencontre organise les 3es samedi de chaque mois ces genres de conférences débats. Les débats du mois prochain porteront sur « l’éducation ».

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

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BALLON D'OR 2007

Kanouté et Djilla nominés

Le trophée de France Football va vivre une double révolution. Les footballeurs évoluant en Europe n'en auront plus l'exclusivité alors qu'un jury, élargi aux représentants de tous les pays ayant déjà participé à la phase finale d'un Mondial, prendra part au vote final. Et parmi les nominés de cette année, figurent deux Aigles : Frédéric Oumar Kanouté (FC Séville) et Mahamadou Diarra dit Djilla (Réal Madrid).

« Un trophée ouvert à tous les joueurs du globe, un jury de 96 journalistes » ! Le « Ballon d'or » France Football 2007 se met à l'heure de la mondialisation. Révolution peut-être pas, immense changement sûrement. Le Ballon d'or France Football s'ouvre en tout cas au monde entier dans son édition 2007. Une ouverture totale avec une mondialisation à tous les échelons.

Joueurs, jurés, compétitions, le prestigieux trophée, créé en 1956 et décerné chaque fin d'année, entre dans une ère nouvelle. Sa troisième vie. Désormais, il récompensera « le meilleur joueur au monde, sans distinction de championnat, ni de nationalité ». Et le jury ne sera plus seulement européen, mais mondial, passant de 53 journalistes à 96, représentatifs de tous les continents.

Au tout début de son histoire, il y a longtemps, il y a cinquante et un ans, seul un joueur ressortissant d'un pays européen, jouant dans un championnat européen et désigné alors par une trentaine de jurés européens pouvait prétendre à cette prestigieuse distinction.

Cruyff, Beckenbauer, Rivera, Platini ou Di Stefano figurent au palmarès. Mais, Pelé et Maradona ne l’ont jamais eu comme tant d’autres artistes du ballon rond. Cette première époque a pris fin en 1995 et le Ballon d'or a pris une autre dimension à l’image du football dans le monde.

Il était alors attribué au « meilleur joueur évoluant dans un championnat européen sans distinction de nationalité ». Une différence de taille qui a permis au Libérien George Weah de s’inscrire au palmarès du trophée comme premier lauréat africain. Autre innovation, une liste de cinquante joueurs était désignée par la rédaction de France Football. Une première étape qui donnait le signal de départ de la grande bataille annuelle. Aujourd'hui, le Ballon d'or tourne cette page et donne un nouveau coup d'envoi de son histoire.

Toujours est-il qu’il sera au cœur de la même grande convoitise, car il s’est imposé comme un trophée de référence sur la planète foot. « En fait, France Football vient de faire table rase du dernier privilège réservé à l'Europe, berceau du Ballon d'or en 1956 », écrit Gérard Ernault du célèbre bi-hebdo qui fête son 60e anniversaire.

Une chose ne change toutefois pas au moment où le Ballon d'or part à la conquête du grand monde. Il s’agit de la procédure de désignation et les critères d'attribution, qui mettent en avant l'ensemble des performances individuelles et collectives du joueur au cours de l'année, puis sa classe, sa carrière et sa personnalité.

Le 2 décembre prochain, au cours de l'émission Téléfoot sur TF1 (partenaire de France Football pour l'ensemble de l'opération 2007), on connaîtra le nom du 52e Ballon d'or France Football. Le premier de la formule mondialisée, le premier d'une nouvelle génération, le dernier à venir prendre sa place aux côtés des géants.

Mais d'où viendra-t-il plus simplement ? Du Mali avec Djilla ou Kanouté ? On l’espère !

Moussa Bolly

(avec francefootball.fr)

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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