Les Echos du 09 Octobre
ANNEE SCOLAIRE 2007-2008
Le secondaire reprend le chemin des classes
En attendant la reprise des classes de 10e et de 1re année de l'enseignement technique et professionnel, les élèves de 11e et 12e années des lycées ; 2e, 3e et 4e des établissements techniques et professionnels ont repris hier le chemin des classes après plus de trois mois de vacances.
Les élèves des lycées et des établissements professionnels ont repris lundi 8 octobre 2007 le chemin des classes sur toute l'étendue du territoire national. A Bamako, le constat qui se dégage au niveau des écoles des deux rives que nous avons visitées, c'est que la rentrée s'est effectuée normalement, sans grande difficulté. Les cours ont démarré dans certains établissements même s'il était loisible de constater des retards.
Au lycée Prosper Kamara, à notre passage, des classes de 11e et 12e avaient cours. D'autres élèves assis sous les arbres attendaient de leurs professeurs. Dans cet établissement, nous a confié le censeur Aloys Diawara, aucun problème majeur n'est à signaler. Aux lycées Technique et Bah Aminata Diallo, les professeurs s'empressaient dans le bureau du directeur des études à la recherche de leurs emplois du temps.
« Je suis venue chercher mon emploi du temps » , disait une dame dont les élèves étaient déjà devant leur salle de classe « Je ne savais pas que j'avais cours, j'avais voyagé » , s'est-elle défendue. Ce qu'a confirmé Mme Touré Fadimata Maïga, directrice des études du lycée Technique. « Certains professeurs avaient voyagé et n'étaient pas venus au conseil des professeur s. Ce qui fait que vous voyez tous ces élèves dans la cour » .
A l'Ecole centrale pour l'industrie, le commerce et l'administration (Ecica) et au Centre de formation professionnelle et commerce (CFPC), pour ce premier jour, les cours avaient commencé. La liste des admis et les programmes étaient affichés au mur. « Ici il n'y a pas de problème majeur. A part quelques élèves qui ont pris du retard dans l'inscription et ceux-là qui font la queue devant la salle d'inscription » , s'est justifié Laurent Ky, directeur des études.
Les élèves des 10e années attendront le 15 octobre pour le démarrage des cours. Selon un conseiller à l'orientation, les orientations pour les admis du DEF ne vont plus tarder. A ses dires, le travail est fini et il ne reste plus qu'à ventiler la décision. Néanmoins, les redoublants des classes de 10e s'activaient pour rentrer en possession de leurs fournitures scolaires.
Si on peut juger la rentrée effective dans les établissements publics, il faut noter un retard du côté des écoles privées. C'est le cas du « lycée du Succès » à Baco-Djicoroni ACI. Là-bas, les cours n'avaient pas encore débuté pour des problèmes d'ordre organisationnel. Selon la direction de l'établissement, les derniers réglages sont en train d'être faits. « Nous n'allons pas tarder. Ça sera pour demain (Ndlr : ce mardi) » , a promis le censeur, Souleymane Guindo.
Amadou Sidibé
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GAO, ANSONGO ET MENAKA
Logements sociaux cherchent… inaugurateurs
Les travaux de construction des logements sociaux de Gao, Ansongo et Menaka sont terminés depuis plusieurs mois. Mais, avec l'éclatement de la rébellion au nord, ni le chef de l'Etat, ni l'ex-ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme à plus forte raison l'ex-Premier ministre (originaire d'Ansongo) n'a daigné faire le déplacement pour remettre les clés. Une « queue de lion » dans les mains de la nouvelle ministre du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana.
Sur les dossiers remis, vendredi à la nouvelle ministre du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme, Mme Gakou Salamata Fofana par son ancien patron, Modibo Sylla, figure en bonne place la remise des clés des 56 logements sociaux de Gao, Menaka et d'Ansongo à leurs propriétaires. Ceux-ci contemplent de loin, tous les jours, ces joyaux, mais ne peuvent y accéder. Ils n'ont pas encore officiellement eu les clés des mains du président de la République comme ce fut le cas dans les autres localités.
Avec les bruits de botte au nord, l'inauguration de ces maisons a été remise aux calendes grecques. Le président, pour raison de sécurité, n'a jamais pris le risque de s'y hasarder, confiant cette lourde tâche à son ministre de l'Habitat. « Chaque fois que le ministre fixait une date pour l'inauguration, la plupart des membres du cabinet trouvaient un alibi pour ne pas faire le déplacement. Personne ne voulant être l'otage d'un certain Bahanga » , a confié une source proche de ce département.
Aujourd'hui, les logements, dit-on, commencent à se dégrader et les propriétaires ne cachent plus leur impatience. Et l'une des premières missions de Mme Gakou, ancienne conseillère technique chargée des logements sociaux, sera de résoudre ce problème qui n'a que trop duré avant de s'attaquer aux nouveaux programmes de logements. Tout le personnel du département, les directions et services rattachés et l'ancien ministre Sylla, ont réaffirmé leur soutien et leur engagement à poursuivre l'œuvre entamée pour des résultats encore meilleurs. C'était lors de la passation de service du vendredi dernier.
La nouvelle ministre du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme, ingénieur des constructions civiles et des mines et gestionnaire d'entreprise, n'est pas en terrain inconnu. Avant sa nomination, elle occupait le poste de conseillère technique chargée des logements sociaux depuis 2004. Elle a coordonné la réalisation des 1008 logements sociaux de Yirimadio, les 525 logements de Bamako, Ségou, Gao et Kidal ainsi que les 880 logements de Bamako, Kayes, Kita, Nioro, San, Mopti, Bandiagara, Tombouctou, Goundam et Diré. Née en 1956 à Kayes, elle est mariée et mère de quatre enfants.
Sidiki Y. Dembélé
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EDUCATION
Amadou Touré s'installe
Le nouveau ministre de l'Enseignement secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, a pris fonction hier.
Lors de la cérémonie de passation avec le ministre Cheick Oumar Cissoko, Amadou Touré, qui était du reste le seul à avoir un texte écrit, a brossé ce qui sera l'ossature de son action au ministère : la recherche de l'excellence et de la performance. « Notre œuvre est commune. Elle est à la fois urgente et éminemment passionnante. C'est une mission de haute protée patriotique ».
Le ministre a également été salué par ses collaborateurs qui se reconnaissent en lui. Barthélemy Togo, le secrétaire général du Département, dit avoir été son élève et avoir travaillé à la Dnafla sous ses ordres.
Pour le ministre sortant, Cheick Oumar Cissoko, « en bénéficiant de la confiance du président et du premier ministre, vous héritez d'un département où se construit le Mali. C'est ici qu'on enrichit les hommes de connaissance et de savoir ».
Alexis Kalambry
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