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2007

Mois d'octobre

Les Echos du 03 Octobre

GESTION CALAMITEUSE DE L'ECOLE

Le Snec se fâche

Profitant d'une conférence de presse ce mardi à la Bourse du travail organisée dans la mouvance de la rentrée des classes, le Syndicat national de l'éducation et de la culture (Snec) a dénoncé certaines pratiques dont est victime notre école. Après avoir fait le point des maux qui traînent dans la boue notre système éducatif, le secrétaire général du Snec a réitéré que son syndicat jouera pleinement son rôle.

Convaincu qu'  « il est temps que certaines vérités soient dites » , le Snec n'est pas allé avec le dos de la cuillère face à « l'extraordinaire gravité » de notre école, la baisse constante de la qualité de l'éducation, l'ambiance maléfique entourant le milieu scolaire, le manque de dialogue entre les acteurs…

Il y a quelques semaines, le Snec avait évoqué la question de la rentrée scolaire en fustigeant le gouvernement qui, à ses dires, voulait fuir la responsabilité du report de la rentrée scolaire. De rentrée scolaire, il en a été largement question lors du point de presse d'hier.

Le Snec est convaincu que la rentrée scolaire, effective depuis hier au niveau du fondamental, ne s'annonce guère sous de bons auspices étant donné que les conditions idoines ne sont pas réunies. Elle n'est pas correctement amorcée et démarre sous « un ciel annonciateur de péril » , surtout que chaque rentrée scolaire constitue une nouvelle épreuve au Mali.

Selon Tibou Telly, secrétaire général du Snec, des problèmes persistent toujours. A titre d'exemple, l'Etat n'a pas non seulement fini de recruter le personnel enseignant, mais aussi tout le matériel didactique n'est pas sur place. La conséquence est que les élèves vont faire des va-et-vient sans bénéficier d'un encadrement. Puisqu'on ne conteste jamais sans proposer, le Snec suggère que l'année scolaire 2008-2009 soit préparée durant cette année scolaire.

Partisan du franc jeu, le Snec s'est retiré de la commission nationale de travail mise en place au niveau du ministère de l'Education nationale. Tout en précisant que « le Snec n'est pas prêt à accepter les mauvais traitements dans les négociations » et qu'il y a des « pratiques qui ne marchent pas » , Tibou Telly a exigé que des excuses soient présentées à son syndicat.

Le comité Snec des Facultés des sciences juridiques et politiques et de la Faculté des sciences économiques et de gestion ont d'ailleurs rejoint M. Telly, à travers leur secrétaire général M. Komé, en dénonçant des manœuvres, qui nuisent à notre école. Il a fait cas du « conflit » qui existe toujours au niveau de leurs facultés au sujet du poste de doyen avec le verdict de la justice qui n'arrive pas à être exécutée avant « l'organisation de nouvelles élections dans la légalité » .

A en croire M. Komé, le recteur de l'Université de Bamako a muté les responsables syndicaux des deux facultés, ce qui les handicaperait même en cas de nouvelles élections. C'est pourquoi, « le comité syndical Snec de la FSJP et de la FSEG a décidé de surseoir aux corrections des copies d'examen et de devoir jusqu'à l'abrogation des décisions de mutation arbitraire des membres et militants syndicaux et le rétablissement de la légalité dans l'administration dans les deux facultés » , indique un communiqué de presse distribué à l'issue du point de presse.

Ogopémo Ouologuem

( stagiaire )

 

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Le cas Bassirou Minta sur le tapis

Après avoir purgé sa peine dans l'affaire  « La maîtresse du président » , l'enseignant Bassirou Minta était présent à la conférence de presse d'hier. Après avoir précisé que la « démocratie ne se décrète pas, mais se construit » , Tibou Telly a déploré l'arrestation d'éducateurs qui « porte un coup fatal à la qualité de l'enseignement » .

Il a réitéré le soutien de son syndicat à M. Minta dont le blanchiment dans cette affaire, ajoutera-t-il, est un objectif à atteindre. Il s'est surtout indigné de l'interdiction d'enseigner qui frappe M. Minta, contrairement à la recommandation Unesco/OIT de 1970 relu en 1997 auquel notre pays a adhéré.

Sur un tout autre plan, le Snec s'est félicité de la réélection de Mme Doumbia Mama Koité au poste de présidente régionale du Réseau de développement et de communication des femmes africaines (Femnet).

O. O.

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POLICE NATIONALE

Le 47e anniversaire sur fond de crise

La célébration demain jeudi du 47e anniversaire de la police nationale par une frange de policiers divise ce corps. La division syndicale de la police nationale crie à l'imposture et au complot.

De tout temps, la police a fêté avec les autres forces armées et de sécurité du pays. Jamais de mémoire de Maliens, elle n'a organisé, isolément, un quelconque anniversaire. Curieusement, depuis un certain temps, un groupe de policiers se réclamant de la Fédération des syndicats de la police, dirigée par Mamadou Z. Sidibé, est entré dans la danse pour, dit-on, organiser le 47e anniversaire de la police nationale, demain jeudi 4 octobre 2007.

C'est pour prendre à témoin l'opinion nationale et internationale contre ce qu'elle appelle « un complot au sein de la police nationale » que la division syndicale de la Section syndicale de la police nationale du district a rencontré hier à son siège au Groupement mobile de sécurité (GMS) la presse.

Cette rencontre avec les médias avait pour but de permettre à la section syndicale de manifester sa désapprobation avec des arguments à l'appui. La division syndicale, par la voix de son secrétaire général, Siméon Kéita, a trouvé anormale l'organisation du 47e anniversaire de la police en ce sens que l'histoire de cette dernière remonte à 1885.

Selon lui, si l'on s'en tient à cette date, la police a plus de 47 ans d'existence. « La police de tout temps a été militarisée jusqu'à la Conférence nationale en 1991 et a toujours fêté avec les autres forces armées. Si réellement, nous voulons démarquer la police des autres corps, il faut remonter en 1991, date à laquelle elle a été démilitarisée et dotée d'un statut autonome » . Ce qui démontre à suffisance, aux dires de M. Kéita, que la police n'a pas 47 ans d'existence.

Des préparatifs en catimini

Ce qui paraît écœurant selon le conférencier, c'est l'organisation en catimini du fameux anniversaire. « A notre entendement, la police est nationale, mais l'anniversaire dont il s'agit s'organise uniquement à Bamako. Et les autres unités de l'intérieur ne sont pas avisées » . Ce qui dénote, a dit le responsable de la division syndicale, que la fête n'est pas celle de la police nationale mais plutôt une volonté cachée d'une poignée de policiers de se médiatiser et de médiatiser une organisation syndicale en manque de légitimité d'autant plus, dira-t-il, que l'organisation se fait sous l'égide de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM).

« Cela prouve que c'est loin d'être la fête de la police nationale. Si c'était le cas, les préparatifs allaient se dérouler dans les locaux de la police » , proteste le conférencier. « Si c'est pour une fête de la police nationale, pourquoi se cacher pour vendre des pagnes imprimés pour la circonstance ? » , se demande Siméon Kéita. Pour lui, c'est l'administration qui ne s'est pas assumée.

Quoi qu'il en soit, la division a adressé des correspondances à toutes les unités leur demandant de bouder le soi-disant anniversaire de la police nationale. Cette cacophonie, au sein des flics, pourrait être préjudiciable à ce corps, à son unité au moment précisément où tout est mis en œuvre afin que l'unité syndicale devienne une réalité.

Mohamed Daou

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ENSEIGNEMENT FONDAMENTAL

Rentrée effective à Bamako

En attendant le 8 octobre, date prévue pour la rentrée des classes au secondaire, ce sont les élèves du fondamental qui ont débuté mardi l'année scolaire 2007-2008 dans la discipline et le calme. Ambiance aux groupes scolaires Lafia A et Dravéla.

Hier, 2 octobre 2007, les élèves de l'enseignement fondamental ont repris le chemin des classes. Dans les établissements scolaires que nous avons visités, l'atmosphère était bon enfant car c'était les retrouvailles entre anciens qui s'étaient quittés, il y a un peu plus de 3 mois pour raison de vacances sous les regards quelque peu craintifs des nouveaux inscrits qui ne voulaient pas lâcher d'une semelle leurs parents ou accompagnateurs.

Au groupe scolaire Lafia A, élèves et maîtres étaient tous présents au coup de cloche marquant le retour dans les salles de classes. « La rentrée est effective à notre niveau. Nous n'avons pas été débordés par les parents. Les maîtres et les élèves étaient tous là à l'heure indiquée. Il n'y a rien à signaler comme difficulté » , s'est contenté de nous dire Modibo Touré, directeur du groupe.

Si dans cet établissement tout semble marcher comme sur des roulettes, au groupe scolaire Dravéla où l'effectif au niveau des 7e est jugé pléthorique par la directrice, il en est tout autre.

Déterminés à réussir

« La principale difficulté est liée à l'effectif pléthorique surtout au niveau des classes de 7e année car je reçois les élèves de Dravéla, de Bamako Coura admis au CEP. Les deux classes de 7e ne comptent pas moins de 70 élèves. Par contre en 8e année, ils sont entre 34 et 47 et les deux classes de 9e A comptent, chacune, 34 élèves » , a expliqué Mme Soumaré Assa B. Camara.

Hormis cette difficulté, elle a admis que la rentrée s'est bien déroulée. « La rentrée a été effective et calme. Auparavant, on avait nettoyé les classes ainsi que la cour. Le conseil des maîtres s'était également tenu. Les cours ont démarré normalement et chaque maître avait son emploi du temps. S'agissant des élèves, chacun savait qui passait, qui redoublait ou même qui était exclu. Une liste a été établie dans ce sens pour éviter les va-et-vient des parents » .

Quant aux élèves eux-mêmes, ils ont reconnu qu'ils ne sont pas dépaysés et avoué être moralement armés pour aborder dans la discipline et la sérénité l'année scolaire. C'est le cas par exemple d'Adama Drabo de la 3e année A du groupe scolaire Lafia A. « Je suis vraiment content de la rentrée des classes. Dieu merci, j'ai été admis en classe supérieure ainsi que beaucoup de mes camarades. J'aborde avec sérénité la nouvelle année scolaire. Je ferais tout également cette année pour passer en 4e année » .

Après le fondamental, le secondaire emboîtera le pas à partir du 8 octobre prochain. Au lycée Mamadou Sarr, les inscriptions ont commencé ainsi que la remise des fournitures. A ce niveau aussi tout semble prêt pour une bonne reprise.

Mohamed Daou

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BASKET-BALL FEMININ AU MALI

Les lettres de noblesse acquises

En sport comme dans la vie, on récolte toujours ce qu'on a semé. La Fédération malienne de basket (FMBB) récolte logiquement les fruits de sa bonne politique de détection et de formation ainsi que de sa gestion rigoureuse. Ce n'est donc pas surprenant que le basket féminin malien ait aujourd'hui acquis ses lettres de noblesse sur le continent africain.

Après ses succès chez les juniors et les espoirs, le basket féminin malien a étrenné son premier titre continental en seniors, en triomphant dimanche dernier au Stadium Marius Ndiaye de Dakar des Lionnes du Sénégal sur la marque de 63 à 56. Un 3e sacre continental acquis de haute lutte dans la capitale sénégalaise. « Les Aigles planent sur l'Afrique… C'est le sacre de l'équipe qui a affiché durant tout le tournoi les meilleurs atouts techniques, tactiques et physiques » , reconnaissaient lundi matin nos confrères sénégalais du Soleil (gouvernemental).

Le revers en match de poule face aux Sénégalaises n'a été qu'un faux-pas voulu, sans grosse incidence, que les techniciens maliens ont su bien analyser pour mettre en place la stratégie fatale pour l'équipe sénégalaise. En finale, Hamchétou Maïga et ses coéquipières ont montré qu'elles en voulaient plus que leurs adversaires. Tout au long du tournoi, elles ont déroulé un jeu conquérant marqué par de gros scores. C'est pourquoi, comme l'écrivait un confrère sénégalais, « les Lionnes étaient trop tendres pour surprendre des Aigles décidées et déterminées à accéder pour la première fois au toit du continent » .

Avec ce sacre final, l'amazone aux mains d'or, Hamchétou Maïga, et ces guerrières représenteront notre continent au tournoi féminin de basket des Jeux olympiques, « Pékin-2008 » (Chine). Comme le Zaïre en 1996 à Atlanta, le Sénégal en 2000 à Sydney et le Nigeria en 2004 à Athènes. Quant au Sénégal, second, et à l'Angola surprenante 3e, ils passeront par les barrages du tournoi préolympique prévus en juin 2008 pour espérer être du grand rendez-vous chinois. Avec le Nigeria, qui vient de perdre son titre à Dakar et qui termine le tournoi à la 5e place, la carte du basket féminin continental a été redessinée. Et le Mali brille de mille feux sur cette nouvelle galaxie.

A l'exception des cadettes qui n'ont pas encore un championnat d'Afrique dans leur catégorie, nos basketteuses sont championnes d'Afrique dans toutes les autres catégories. On ne saurait non plus oublier le sacre continental des filles du Djoliba en Championnat d'Afrique féminin des clubs en 2005. Une première consécration continentale pour le Mali dans le sport collectif, toutes disciplines confondues.

Les raisons de la bonne santé

C'est dire que, aujourd'hui, le basket-ball féminin du Mali a acquis ses lettres de noblesse aussi bien au Mali que sur le continent. Même si les prestations de nos différentes sélections nationales dans les championnats du monde de leurs catégories n'ont pas été à hauteur de souhait, les Maliennes sont sur la bonne voie avec de jeunes joueuses (Fatoumata Bagayoko, Kadiatou Kanouté, Djènè Diawara, Naré Diawara, Kadiatou Touré, Aminata Sininta, Nagnouma Coulibaly, Kadia Sacko, Adizatou Maïga, Fanta Touré...) aussi talentueuses qu'ambitieuses.

Ces performances de la balle au panier ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit d'une dynamique politique de détection et de formation à travers les conférences et les centres de basket qui foisonnent aujourd'hui au Mali. C'est grâce d'ailleurs à cette politique et à la multiplication des compétitions nationales ainsi que la participation aux différentes compétitions internationales que le cercle de nos expatriées en Afrique, en Europe et même aux Etats-Unis ne cesse de grandir.

Longtemps combattu par ceux qui n'ont d'autres ambitions pour le sport malien que leurs seuls intérêts personnels, l'histoire a aujourd'hui donné raison à Hamane Niang et à son équipe. Discret, humble mais compétent et efficace, l'homme a allègrement imposé son modèle de gestion en ne reculant devant aucun sacrifice comme recruter des techniciens étrangers tel l'excellent José Ruiz. Ces recrutements permettent non seulement d'encadrer les différentes équipes nationales, mais aussi favorisent également le recyclage des encadreurs nationaux qu'ils côtoient ainsi.

Dans le sport, rien ne vient du hasard. Tous les résultats sont le fruit d'une gestion rigoureuse et efficiente. Les performances se programment dans le temps. Elles ne s'improvisent pas comme c'est couramment le cas dans d'autres disciplines, singulièrement dans le football. Le basket a montré la voie de la performance. Aux autres de le suivre sur le chemin de l'honneur.

Moussa Bolly

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FOCUS

Halte à la discrimination

Malgré ses bonnes performances ces trois dernières années, le basket n'est pas encore traité par les autorités en fonction de ses résultats héroïques. Imaginez par exemple que nos championnes d'Afrique de Dakar n'ont reçu que 50 000 F CFA chacune comme prime de sélection. Somme à laquelle s'ajoutent 30 000 F CFA comme frais de route pour chacune des joueuses retenues pour ce 20e Championnat d'Afrique de basket féminin. Savez-vous combien gagne un joueur de l'équipe nationale de football des seniors comme prime de sélection ? 750 000 F CFA ! Et pour quels résultats ?

Ceux du basket exigent que ceux et surtout celles qui s'adonnent à cette discipline soient traités sur le même pied que ces footballeurs qui ne nous apportent que désillusion et amertume. Il est vrai que la générosité du président de la République est une grande motivation pour nos champions et championnes. Mais, ils ont également besoin d'équité dans le traitement de la part du gouvernement. Il est temps que le ministère de la Jeunesse et des Sports harmonise les primes pour tous les sportifs d'élite parce que, aujourd'hui, les footballeurs ne valent pas mieux que les basketteuses, les combattants du taekwondo... Cela doit être l'une des premières missions du nouveau ministre des Sports.

Et aujourd'hui, le plus grand cadeau que l'Etat puisse faire au basket-ball malien, c'est de le doter d'une salle à la hauteur de ses performances. C'est aider la Fédération à organiser des compétitions de haut niveau pour permettre à nos jeunes joueurs et joueuses de se mesurer régulièrement aux autres. C'est certainement la plus grande reconnaissance que nos reines d'Afrique attendent présentement de leur nation.

M. B.

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HAMANE NIANG

Portrait d'un “ Winner ”

Jeune, discret, svelte, Hamane Niang, la quarantaine révolue, dirige pourtant notre basket-ball avec des résultats.

Economiste de formation, M. Niang a travaillé au ministère des Finances avant de choisir le privé. Dans ce secteur, il sera pendant longtemps dans le pétrole, directeur commercial d'une grande société, une multinationale française. Toujours à la recherche de challenge, il démissionnera pour évoluer dans le secteur de la vente d'automobiles.

Hamane Niang a donné au basket-ball malien ses lettres de noblesse. En effet, depuis qu'il a pris en main les destinées de ce sport, il a engrangé des résultats considérables, tant aux niveaux, sous-régional que continental ou même mondial. Avec lui, notre basket a été de toutes les rencontres. L'homme ne s'est pas ménagé lui-même, comme il n'a pas ménagé ses proches pour porter à bras le corps cette discipline qui fait aujourd'hui la fierté de toute la nation, et qui reste pourtant un parent pauvre…

Quand Hamane Niang prenait en main les rênes de la Fédération malienne de basket-ball, ce fut un événement banal. Mais, il est sûr que sa succession sera des plus médiatisées, vu que ce sport est le seul dont le Mali, à ce jour, peut être fier, le seul qui nous ait rapporté des trophées.

Le mérite, au-delà de tout, revient personnellement à l'homme, car dans les pires adversités, il ne s'est jamais découragé ou n'a jamais arrêté de croire en un avenir pour notre basket-ball. « Si nous y croyons et si nous nous y investissons, nous pourrons rivaliser avec les grandes nations de basket », disait-il toujours, pour amener d'autres à partager son idéal.

La consécration des basketteuses à Dakar, revenues avec le titre prestigieux de championne d'Afrique, devant le Sénégal, l'Angola, la RDC ou le Cap-vert accrédite éloquemment sa thèse. Il fallait juste y croire.

A. Kalambry

 

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